– Tout va bien ?
– Vu que tu les as empêchés de nous livrer à l’ennemi, et que tu nous as sortis de l’hélico avant qu’il n’explose, plutôt bien je dirais. Merci Alex !
– Content de me voir, Blue ?
– J’avoue que je préfère te savoir dans mon camp que dans le camp adverse…
– Tu me penses si imprévisible que ça ?
– Il y a pas si longtemps, tu décidais de parasiter la planète de ton univers, tu me concéderas qu’il n’était pas impossible que tu en fasses autant avec cet endroit !
– Pas faux, mais bon, mes priorités sont différentes aujourd’hui.
– Depuis que tu as réalisé qu’en dépit de tes mutations, XANA était plus fort que toi ?
– ça a pu jouer, en effet…
– Ex… Excusez-moi monsieur, vous… vous êtes une sorte de mutant ?
– Jeune homme, c’est à la fois très juste, mais aussi un peu plus compliqué que ça.


Radical Entertainment, est une société de développement créée en 1991,  et devenue une filiale de Sierra, puis d’Activision. Après entre autres, un Terminator, un Mario, et un jeu Speed Racer, l’entreprise sort en 1999 un jeu qu’elle pense être un succès : Blood Lines. Comme vous l’aurez compris, personne à part deux/trois individus ne se souvient de cette fusion avant l’heure de Super Smash Bros. et Splatoon, saupoudrée d’une dose de punk et de dystopie, et cela pour deux raisons. Premièrement, parce que le titre n’a jamais bénéficié d’une communication suffisante face à ses concurrents, mais surtout, et secondement, parce qu’il n’était pas terrible du tout. Pourtant, pour l’équipe de développement, l’impossibilité d’une réussite commerciale ne semble pas si évidente que cela, même face à Final Fantasy VIII, Outcast, Donkey Kong 64, Castevania, Duke Nukem, Resident Evil 3 et j’en passe. Suite à cet échec annoncé, la même année, comprenant qu’elle va être obligée de rester cantonnée à des jeux pour enfants, la boite change son logo, trop agressif pour parler à un jeune public. Et, il faut bien l’avouer, un fond noir sur lequel est inscrit Radical en lettres de sang, n’est pas forcément adapté pour ce qui va suivre. En effet, les éditeurs, ceux qui injectent de l’argent dans la société, choisissent logiquement quels jeux ils veulent voir développés, et continuent plus que jamais de faire appel à elle pour des produits destinés à la jeunesse. Le studio se retrouve donc à partir de 1999, à réaliser des titres improbables, avec en 2000, Jackie Chan, en 2001, The Simpsons : Road Rage, en 2002, Tetris et Monstres et Compagnie etc… Heureusement, en 2008, la société est rachetée par Activision qui comprend enfin que laisser Radical Entertainment concevoir des jeux pour gosses n’est pas la vocation première de l’entreprise. De ce fait, le studio ayant déjà bossé sur un titre super-héroïque avec Hulk en 2003, la société mère le charge de créer de toutes pièces une aventure violente et sombre, mettant en scène un antihéros dans un monde ouvert. Et de cette idée, résultera l’année suivante Prototype.

Le héros du jeu, Alex Mercer, se réveille durant sa propre autopsie dans une morgue située dans les sous-sols de Gentek, une entreprise de manipulation génétique.  Alors qu’il réussit à s’échapper, des militaires débarquent, et tuent les scientifiques afin de ne laisser aucun témoin, et ainsi camoufler l’existence du mystérieux virus ayant infecté une partie de la population. Le héros va donc devoir tenter de découvrir les origines de sa maladie, tout en luttant contre l’armée, bien décidée à se servir de lui comme sujet d’études/cobaye, ou à tout simplement le tuer. Voilà pour le pitch. Dès sa sortie, Prototype rencontre un franc succès de la part de la critique et des joueurs, et cela pour plusieurs raisons ? La première, est logiquement la diversité de pouvoirs déblocables.  La première mutation apprise par Alex lui permet d’absorber des individus afin de prendre leur apparence, lui laissant la possibilité de se camoufler, de s’infiltrer, et le plus souvent, de fuir. Car oui, un des points forts de l’aventure est la gestion exemplaire de la courbe de progression du personnage, commençant à un niveau où quelques balles suffisent à le tuer, le forçant à se cacher constamment après chaque attaque, pour finir, en fin de partie, sur du lancer de tanks, du tranchage d’hélicoptère, et du découpage de militaires par packs de douze. Les déplacements dans Manhattan se font se manière fluide, Mercer pouvant courir le long des façades, façon de se déplacer que reprendrons les jeux Spider-Man suivants –avant, il n’était possible que de monter lentement aux façades, les toiles faisant le reste-, et débloque au fil de l’expérience accumulée la possibilité de faire des bonds faramineux et de planer dans les airs. La violence et le gore du jeu contribuent aussi énormément à la reconnaissance du jeu, mais les joueurs regrettent tout de même l’absence d’un système d’alignement comme le propose un autre titre sorti la même année : Infamous. Vient aussi ternir le tableau des combats souvent bordéliques au possible dont, manette en main, il souvent obligatoire de s’extraire quelques instants pour pouvoir comprendre ce qu’il se passe à l’écran. Prototype 2, sorti en 2012, malgré une qualité très correcte, ne réalisera pas l’exploit de son prédécesseur, tombant par malchance face à Diablo III et Max Payne III. Ne réalisant pas les ventes espérées par l’éditeur, Radical Entertainment est réduite, et affectée à la suppléance d’autres filiales.


– Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
– Sachant que vous arriviez, la résistance a décidé de lancer l’attaque finale, le but est que vous atteignez la salle de commande du Dominion.
– Comment saviez-vous que nous étions en chemin ?
– Quelqu’un a envoyé un message directement sur notre base de données.
– Jeremy ?
*Ne me remercie pas, je sais que j’assure !*
– Pfff… On va au devant d’ennuis je suppose ?
– Mon armée ne devrait pas tarder à nous dégager la voie.
– Attends, depuis quand tu as une armée ?!!


Afin de vendre son jeu, Activistion/Radical Entertainment s’associe en 2009 avec DC Comics pour  créer une histoire originale revenant sur les origines du virus et dévoilant certaines informations sur le passé des personnages. Publiée sous le label Wildstorm, la mini-série compte six numéros, et est écrite par Jimmy Palmiotti et Justin Gray, avec Darick Robertson aux dessins.

Bien avant les événements du premier jeu, en 1969, le Lieutenant Peter Randall –le méchant- commande un bataillon envoyé dans le but de lutter contre la peste communiste en pleine guerre du Viêt-Nam.  Avançant en plein camps adverse, il croise la route du Général Stillwell. Ce dernier, suivant les ordres dictés par la hiérarchie, abat tous les hommes du lieutenant, puis lui explique qu’il est réassigné aux Blackwatch. Dirigeant une nouvelle équipe, Randall est chargé de s’infiltrer à Hope, ville de l’Idaho, afin de mettre en sécurité le virus Redlight avant que la ville ne soit rasée, ce que réussit à faire le militaire. Sur place, il rencontre une autre équipe de Blackwatch, avec laquelle lui et ses hommes se barricadent dans un hôpital en attendant une potentielle extraction, la ville étant cernée par des infectés. En 2008, Ella Garcia et McKlusky, deux inspecteurs de la police newyorkaise, sont chargés d’élucider une série de meurtres brutaux. Remontant la piste jusqu’à une petite communauté de SDF, ils découvrent sur place un monticule de corps découpés. La police scientifique, arrivée sur les lieux quelques minutes plus tard, y voit l’œuvre d’un animal, d’une bête. Les deux agents de police utilisent des infos fournies par le FBI pour remonter jusqu’à un certain Alex Mercer, qui selon McLusky, travaillerait sur un projet d’armes génétiques pour Gentek. Suite à cela, il reçoit un appel téléphonique de témoins ayant aperçu une attaque de monstres en plein Manhattan, ce qui ramène aussitôt les Blackwatch qui déclare la loi martiale. Se rendant à Soho, les deux policiers retrouvent Maxwell Robins, un informateur, qui leur explique que la raison pour laquelle l’armée est intervenue aussi vite, est que celle-ci a perdu un virus dans la ville.  Pour obtenir ces informations, le petit génie a hacké la base militaire, ce qui lui vaut, une fois les informations transmises aux deux inspecteurs, de se prendre une balle en pleine tête.

Malheureusement, McLusky et Garcia sont maintenant aussi en possession de cette information, et la garde nationale n’a pas l’intention de les laisser en vie. Désarmant leurs agresseurs rapidement, ils apprennent que l’ordre de tuer tous les infectés de la zone a été donné. Soudain, un monstre brise le toit, et les héros ont à peine le temps de s’enfuir. Dans son bureau, Randall reçoit un appel pour l’avertir que les deux fugitifs sont toujours en vie, et,  bien décidé à stopper leur cavale, appelle le Lieutenant Cross –autre méchant du premier jeu- afin qu’il se charge d’eux et capture par tous les moyens Zeus (Alex Mercer). Utilisant un taxi pour fuir le monstre, Garcia et son coéquipier sont très vite rattrapés, mais alors que tout semble fini, un hélicoptère débarque, trucide la bête, et menace d’ouvrir le feu si nos héros ne sortent pas de la voiture. Sorti de nulle part, Alex Mercer intervient, laissant aux enquêteurs le temps de fuir, attire l’hélico jusqu’à un building dans lequel l’infecté prend l’apparence d’un employé,  et réussit par conséquent à échapper aux Blackwatch. Les policiers tentent de quitter Manhattan mais sont confrontés à l’état de quarantaine. Enfilant des uniformes de l’armée, ils parcourent les rues jusqu’au tunnel permettant de sortir de la ville.

 Arrivés devant celui-ci, ils sont arrêtés par des soldats qui commencent à les questionner, méfiants. Comprenant que leur couverture est foutue, McLusky mitraille à tout va, liquide ses opposants, et court dans le tunnel menant hors de la quarantaine. Mais très vite, ils se rendent compte qu’ils ne sont pas seuls, et que des monstres les entourent.  Recommençant à courir, McLusky se fait mortellement blesser, et Garcia, en rage, se débrouille pour tuer les créatures. Là, nos héros s’avouent leur amour et s’embrassent, jusqu’à ce que le  policier ordonne à sa coéquipière de fuir, lui expliquant qu’il sent depuis peu qu’il a été infecté, et qu’il ne va pas tarder à muter. Garcia le laisse, mais McLusky se transforme et s’en prend à elle, la forçant à l’abattre. La jeune femme continue d’avancer, mais malheureusement, elle a aussi été contaminée en embrassant son ami/amant. De ce fait, alors qu’elle était encore humaine à l’entrée du tunnel menant hors de Manhattan, elle en ressort sous la forme d’un monstre. Massacrant les soldats essayant de la stopper, elle quitte l’île, propageant le virus dans le reste de New York.


– B… Blue, des monstres débarquent sur tous les toits !
– J’ai vu Billy !
– Ils sont avec moi, ça veut dire que nous pouvons y aller. Prêts ?
– N… Non ?
– On n’a pas le choix ! Billy, cette fois, on ne peut plus reculer ! Quoiqu’il arrive, on ne s’arrête pas, on  continue à avancer !
– O… Ok !
– Juste une dernière chose… Alex, l’homme foudre qui vient de traverser le ciel dans un éclair, il est avec nous ? Dis-moi qu’il l’est !
– Raiden ? Non, malheureusement, il est passé à l’ennemi.
– Il… Il vient de massacrer la moitié de votre armée.
*Blue, tirez-vous !*
– Merde…

A SUIVRE

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Mortal Kombat ! tut tututut.

Sinon pour le jeux, j’ai toujours en mémoire un jeux violents avec des pouvoirs organiques assez classe, par contre le « héros » du 1 m’a moins marqué que celui du 2.

Bref un des rares jeux existant sur des « SH » crée par les JV.