– Bon, écoutez-moi bien soldats, nous survolerons dans quelques minutes la ville !
– On… On est obligé de porter ces cagoules ?
– Petit, il faudra éviter les logiciels de reconnaissances faciales quand vous serez au sol. Blue, une question ?
– Comment être sûr que les canons anti-aériens ne nous abattrons pas.
– Ils ne nous détecteront pas, tout es prévu pour que nous soyons invisibles, que ce soit le matériel utilisé, ou nous même grâce à notre entrainement. Ce n’est pas notre premier rodéo, tous les deux jours, nous faisons un aller-retour pour rapatrier les habitants vers Racoon City.
– Vous voulez dire que les gens préfèrent vivre dans un endroit infesté de zombies qu’ici ?
– Au moins là-bas, ils ont une chance de pouvoir respirer sans être analysés, et ont l’opportunité d’émettre une critique sans se faire exécuter en place publique.
– Mais… Mais, Monsieur, vous, n’avez pas peur ?
– Non gamin, nous sommes les Ghost, mais plus que ça, nous sommes américains !


Call of Duty, tout le monde connait, c’est LE jeu américain par excellence. Les méchants sont soit des nazis, soit des russes, soit des chinois du Viêt-Nam, et lorsqu’on veut un peu de nouveauté, on introduit des révolutionnaires qui font barrage d’une façon où d’une autre à l’aigle américain. Ajoutons à cela un agent double voire triple, une petite trahison de la part d’un des amis du héros, et vous avez la recette parfaite à reproduire tous les ans et à servir chaude sous le sapin. Depuis 2003, la licence éditée par Activision voit ses deux filiales Infinity Ward et Treyarch se renvoyer la balle dans un système bien rodé,  permettant à chacun des jeux à venir de bénéficier d’un développement d’environ deux ans.  Une émulation entre les deux studios s’est même créée au fil des ans, chacun essayant de se démarquer par ses nouveautés. Ainsi, Infinity Ward joue la carte de la modernité, s’enclavant dans un modèle qui finira par envoyer des soldats dans l’espace, alors que Treyarch connait un grand succès grâce à son célèbre mode zombie. Sledgehammer Games, autre société appartenant à Activision, s’est aussi progressivement ajoutée  à l’équation, d’abord en tant qu’aide sur certains jeux de la licence, pour finir par développer elle-même certains opus. Bien que Call of Duty soit toujours autant une réussite commerciale –entre 15 et 30 millions de copies vendues-, à défaut de l’être forcement critiquement, surtout actuellement, la campagne proposée réussit généralement à être plus ou moins divertissante, faisant un bon complément à l’intérêt principal de la série : le multi-joueurs. En effet, si les acheteurs se procurent un Call of Duty, ce n’est certainement pas pour sa campagne cousue de fil blanc terminable en 5-6 heures, mais pour jouer avec d’autres individus tout autour du globe.

Si vous avez grandi dans les années 2000/2010, vous avez grandi à l’époque où la saga était à son zénith. La quasi-totalité des gosses en parlaient, y jouaient, permettant à n’importe quel organisme en charge du Pegi de comprendre l’inutilité de son travail une fois l’âge de 12 ans atteint par l’enfant. Cette époque marque aussi l’essor de Youtube, avec lequel des stars telles que DiabloX9 ou Wartek, légèrement tombées dans l’oubli, se sont fait connaitre. En effet, la saga a permis de démocratiser la consommation de vidéos online, petits et grands se rendant sur internet pour mettre en ligne et visionner des compilations  de kills, généralement sur fond  de musiques techno d’assez mauvais goût –avec du recul, il faut le reconnaitre-. À l’époque, il était inimaginable qu’un Call of Duty fasse moins de 25 millions de ventes, mais malheureusement pour l’éditeur, toute mode est appelée à passer. Les joueurs ont fini par se lasser d’avoir à quelques exceptions près, toujours le même jeu chaque année pour Noël, et la concurrence dans le monde du FPS mutli est devenue rude, avec des jeux pensés à la base pour le solo, mais s’efforçant de proposer un mode à plusieurs tels que Bioshock II et ses plusieurs cartes multi, ou Far Cry dès l’opus numéro trois. S’ajoutent à cela de nouvelles licences comme Borderlands de plus en plus acclamées par les joueurs et mettant la coopération en avant, et surtout, un retour en force de l’éternel second, Battlefield.


– Plus que deux minutes avant d’entrer dans le périmètre aérien !
– Vous nous déposez où ?
– Sur un toit à proximité du centre ville ! Préparez-vous à sauter !
– Pardon ?
– Hors de question qu’on se pose, trop risqué !
– Et hors de question qu’on vous laisser sauter, messieurs !
– Soldat Williams, qu’est-ce que vous fai… Arggghhh !
– Vous… Vous lui avez tiré dessus !!!
– Désolé chef, mais nous avons reçu d’autres ordres ! Maintenant, gamin, posez votre cul, et tenez-vous tranquille jusqu’à ce que nous soyons arrivés ! Blue, ça vaut aussi pour vous ! Quelque chose à ajouter ?
– Moi qui croyais que nous allions échapper au poncif de la trahison clichée…


En novembre 2009, afin de promouvoir la sortie de Call of Duty : Modern Warfare 2, parait la mini-série Modern Warfare 2 : Ghost, résultant de l’association entre DC et Activision. Du très très lourd, avec des gros bras, une naine, et du sang.

En Ukraine, un groupe de rebelles/terroristes retiennent en otage une classe de primaires, mais aussi un soldat portant une cagoule noire aux motifs squelettiques. Alors que l’un des criminels annonce que dans une heure, il va commencer à descendre des gosses parce qu’il est très méchant, mais surtout, il est russe, l’homme encagoulé se dit qu’une heure suffit pour raconter son histoire.

Coahuila (Mexique), le SAS (Special Air Service) est dans la place depuis plusieurs jours -entre visite dans des bars, et drague de naines-, comptant  dans ses rangs un des meilleurs agents de tous les temps, Simon Riley. L’équipe est là pour abattre dans les règles de l’art un baron de la drogue local, Manuel Roba, et pour ce faire, s’infiltre en se maquillant, la fête des morts battant son plein. Une fois dans la maison du baron, notre héros se rend compte qu’un de ses coéquipiers, Vernon, l’a trahi, et a flingué une partie de ses autres potes à l’exception de Sparks et Washinghton. Riley comprend que la mort d’un de ses collègues, décédé suite à un mauvais atterrissage du à un parachute défectueux, n’était finalement pas un accident, et s’enfuit en courant du manoir du Pablo Escobar du pauvre. Malheureusement pour lui, les mercenaires à la solde du parrain lui tire de dessus, et le soldat se fait capturer. Riley est torturé mais résiste, ayant acquis une capacité à encaisser autant physiquement que mentalement au cours de sa vie. En effet, le bonhomme a tout de même eu une enfance de merde. Son père était alcoolique, se battait, parfois le battait, et se ramenait avec un putain de boa constrictor à la maison, juste pour le fun, pendant que sa mère trompait son paternel, et que son frère se droguait. Manuel Roba le force à combattre dans une arène, l’accroche de temps en temps à un croc de boucher, et  l’enferme dans une boite avec un scorpion, jusqu’au jour où il l’enferme dans un cercueil où pourri le corps de Vernon, le coéquipier l’ayant trahi. Etrangement, tous ces événements n’ont  pas un effet très positif sur la santé mentale de notre héros qui tient quand même bon, arrache la mâchoire en décomposition du traitre qui se décroche sans mal , et s’en sert pour casser le caisson en bois et remonter à la surface.

American Pie : String Academy

Une fois à la surface, il rejoint la base armée la plus proche, et explique ce qu’il s’est passé. Plusieurs mois plus tard, Riley fait encore des cauchemars, et est retourné vivre chez sa mère, étant en permission prolongée, et son père ayant un cancer. Un jour, à sa porte sonne Sparks, un de ses coéquipiers torturés par Roba, mais qui a réussi à sortir en compagnie de Washington, un autre soldat de l’escouade. Riley passe la soirée avec son ancien frère d’arme, qui se met à agir étrangement, agressant une jeune femme et rentrant par effraction chez des inconnus. Alors que notre héros commence à se demander le pourquoi du comment de tout cela, Sparks tente de le tuer, vite rejoint par Washinghton, et le soldat en permission n’a d’autre choix que de se défenestrer pour s’échapper. Il comprend alors que ses amis ont subi un lavage de cerveau lorsqu’ils étaient les prisonniers de Roba, et court chez lui vérifier que personne ne s’en soit pris à sa famille. Trop tard, tout le monde est mort, ce qui est assez fâcheux.  Riley vrille totalement, partant dans un grand fou rire avant de difficilement tenter de se reprendre, mais ses anciens camarades ne lui laissent pas vraiment le temps de souffler, tirant au lance-grenades dans la maison de sa mère. Encore une fois, notre héros en réchappe et part trouver son père, seul proche vivant qu’il lui reste. Flashbacks, flashbacks, son paternel lui rappelle le bon vieux temps, celui où on pouvait s’enfoncer une seringue dans le bras avec une prostitué, et lui demande de le débrancher, ne supportant plus les traitements. Riley se barre furieux, et ses poursuivants arrivent trop tard dans la chambre du vieil homme. Ce dernier refuse de leur donner des informations à propos de son fils, puis les provoque afin de se faire tirer dessus et enfin en finir.

Le soir, notre héros s’introduit silencieusement de  nuit dans la base militaire, égorge Washington dans son sommeil, et capture Sparks. L’emmenant dans la maison de sa mère décédée –qui n’est déjà plus sous surveillance-, il abat le traitre lorsque celui-ci se libère et tente de le tuer.  Quelques temps plus tard, à Coahuila (Mexique), des soldats de Roba abattent des américains venus tenter de monter un business dans la ville. Le chef de ce petit groupe à la solde du baron de la drogue entre dans le bar dont sortaient les étrangers, et demande à boire au barman. Ce dernier, de dos, se retourne, et se révèle être Riley. Le soldat assomme sa proie, qui se réveille dans une pièce où il est torturé par notre héros, s’étant peinturluré le visage de façon à ressembler à un crâne. Pendant ce temps là, à la base, l’armée a enfin retrouvé les cassettes d’enregistrement. Un des généraux reconnait le soldat censé être en permission, et se met en quête de le retrouver. Puis on enchaîne sur l’acte final. Riley part à la conquête du fort de Roba armé de sa bite et son couteau, récupère le programme de lavage de cerveau de son ennemi juré, et trucide à peu près tout le monde sur son passage jusqu’au boss. Un combat de uzis s’engage entre les deux hommes, et le méchant reçoit assez de balles pour le tuer dix fois.

Retour au présent, dans l’école ukrainienne, où on apprend que, spoiler, l’homme à la cagoule tête de mort est en fait Riley. Ce dernier donne le signal, et son escouade traverse les fenêtres du bâtiment, abattant les preneurs d’otages. Surprise, suite au massacre de Roba, le général ayant regardé la vidéo surveillance de la base de l’armée est venu chercher le soldat afin de l’enrôler comme chef d’une nouvelle division des forces spéciales.


– Pour quelle somme vous nous avez trahis ?
– Nous ne faisons pas ça pour l’argent.
– Ne me dites pas que c’est par par conviction…
– Non non, encore moins, plus en échange d’un service à vrai dire. La possibilité d’explorer un autre monde, le monde dont vous, vous venez !
– Et vous croyez vraiment que c’est possible ? Vous vous êtes faits avoir !
– Peut-être, mais nous prenons le risque.
– Chef Williamson, quelque chose ne va pas !
– Qu’est-ce qu’il se passe soldat ?
– Objet non identifié en approche !
– Il doit y avoir une erreur, nous sommes d’habitude indétectables par les canons anti-aériens, et ils ont de toute façon reçu l’ordre de ne pas ouvrir le feu.
– Ce n’est pas une roquette ou un missile, chef, c’est un humain ! Il se rapproche de plus en plus vi…. Oh mon dieu, c’est… c’est Alex Mercer !  

A SUIVRE

 

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