Le récit événement Batman Métal est enfin arrivé en France. L’histoire de Scott Snyder annoncée pour se faire plaisir mais aux répercussions sur tout l’univers DC s’offre donc enfin aux lecteurs français. Que vaut donc ce récit ?

Les prémices d’une guerre du multiverse

Ce premier tome de Batman Métal nous offre le début de l’histoire. On peut le dire de suite, la publication de Urban Comics est idéale pour découvrir l’événement car l’éditeur publie tous les numéros selon l’ordre chronologique. Nous avons ici le prélude, les premiers numéros de la mini-série principale, puis l’arc Gotham Resistance.

 

 

 

 

 

 

Le second tome sera consacré aux Dark Knights eux-mêmes en rassemblant tous les one-shots, puis le troisième à l’arc Bats out of Hell puis la fin de la mini-série et les one-shots associés. C’est donc une publication intelligente qui aide à mieux surmonter la lecture de l’histoire. Pour faire court, dans ce tome, nous découvrons que Batman cache un secret mystérieux depuis le début des New 52, un secret qui va conduire le monde à sa perte. Trame classique avec une chasse à Batman qui a toujours une longueur d’avance sur tous les autres personnages, nous plongerons tout de même dans une histoire qui nous entraine dans le fin fond du multivers de Grant Morrison, enfin, de l’autre côté du multivers avec le dark universe, et en nous proposant des éléments empruntés à la fois au run de Snyder et au run de Morrison sur Batman.

Dit comme ça, on dirait une histoire totalement faite pour les fans de la chauve souris, et cela aurait pu l’être. Malheureusement, ce n’est pas le cas.

De bonnes intentions mal travaillées

Si l’on conçoit facilement les envies de l’auteur principal, il n’en reste pas moins que l’exécution est bien trop lourde. La lecture de ce titre, de ce tome, est longue, lourde, et l’on s’y perd facilement. C’est un peu comme un plat appétissant sur lequel on se jette mais qui nous étouffe à la première bouchée, pourtant, on veut quand même toujours aller plus loin. Les idées deviennent grossières, les points tels que les lignées ne sont que vite faits posés là, et Batman est mis au rang d’un personnage absolument insupportable.

Une fois les numéros préquelles et les premiers numéros de la mini-série, j’ai bien aimé l’arc Gotham Resistance. Il est intéressant de trouver tous les autres personnages du DCU qui s’unissent, sans qu’il n’y a ait plus de camp à proprement parler. Cependant, les artistes officiant sur les numéros ont des styles très différents et nous offrent une migraine plutôt qu’une lecture fluide. Ce qui n’arrange pas vraiment la partie lourde et insistante du Batman Who Laughs bien trop mis en avant pour rien.

La lecture de Batman Métal peut se faire rapidement pour lire un récit boosté d’action et qui offre une large pléiade de personnages. Pourtant, en poussant plus loin, il y a des éléments très intéressants que les fans attendaient de retrouver depuis longtemps. Une écriture moins brouillon et plus fine aurait pu permettre un beau récit. Mais malheureusement Scott Snyder perd le lecteur à coup de situations clichés et d’effets de style qui n’ont pas leur place ici. C’est dommage.

PS : Le megazord Justice League est exclu volontairement de cette review. 

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Les +
- De bonnes idées par endroits
- Une ambition claire
- Suicide Squad #26 par Stjepan Sejic
- Une publication suivant la chronologie
Les -
- Un manque de finesse dans l'écriture
- C'est trop lourd à lire
- Une différence de niveau artistique qui donne la migraine
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