Après quelques évolutions éditoriales et faisant partie de la seconde vague de DC Rebirth, Super Sons avait vraiment fait monter la hype (il suffit de lire les commentaires sur les news concernant le titre). Ainsi, après avoir écrit Damian dans Batman and Robin version New 52 et Jon dans Superman version Rebirth (et parce qu’il sait vraiment écrire les enfants), la série s’est vu être confiée au non moins talentueux Peter J. Tomasi, accompagné de Jorge Jiménez aux dessins. Autant dire que le titre était attendu au tournant. Ainsi, il semblait logique qu’Urban Comics propose cette série au lectorat francophone. Mais trêve de blabla, on se lance dans la review !

Des personnages remarquables

Comme dit un peu plus haut, Peter Tomasi a un talent certain pour ce qui est de l’écriture des enfants. Et il le démontre de nouveau ici. Les deux héros ont véritablement une attitude d’enfants crédible. Fiers, innocents, apeurés, intrépides et irresponsables, leur caractérisation est une pure merveille et on se retrouve à lire leurs échanges avec grand plaisir. Le caractère borné et insupportable de Damian se retrouve confronté à celui plus réservé de Jon. Amis, ils font tout leur possible pour ne jamais avouer qu’ils s’apprécient mutuellement. C’est ce qui rend le tome vraiment très bon. On se retrouve à sourire devant de telles situations que Tomasi dépeint avec brio. Ce dernier ne tombe pas dans la caricature et laisse à chacun des protagonistes ses moments de gloire. Et même si on aura tendance à être davantage du côté de Jon, le comportement de Damian ne le rend pas antipathique pour autant.

Les autres personnages ne sont pas en reste. Si on peut discuter de la réelle utilité de Luthor dans le titre, le reste des protagonistes est vraiment bien utilisé. Pour ne pas rester « entre héros », ce sont Lois et Alfred qui jouent ici les rôles d’encadrants et, même si leur présence est limitée, leurs interventions sont tout aussi bien écrites que celles des deux enfants. Quant aux papas respectifs de ces derniers, ils seront davantage les exemples des Super Sons. Voulant leur ressembler, ils seront à plusieurs reprises des prétextes aux disputes amusantes auxquelles on aura le droit tout au long du livre. Tout cela dans le but de faire avancer la relation qui lie Superboy et Robin, dont l’auteur tente de montrer l’évolution à la fin du tome.

Une intrigue au service des personnages

Tout cela est bien joli, mais quand on se concentre autant sur les personnages, il n’est pas aisé de rendre l’intrigue tout aussi intéressante. Et même s’il faut avouer que cette dernière n’est pas déplaisante, elle sera surtout un prétexte pour écrire Jon et Damian. Néanmoins, même si celle-ci n’est pas le plus gros point fort du tome elle n’en reste pas moins réussie. D’une part, elle est bien écrite et sort un peu des schémas habituels dans son approche, même si le fond n’est pas nouveau, et d’autre part il y a un petit côté feel good que l’on pourrait avoir devant une bonne série animée. Sans prise de tête, elle suffit à assez vous intéresser pour vous sentir concerné. Il est quand même intéressant de noter que c’est l’extrême réussite côté personnages qui permet de relativiser le niveau l’intrigue. Autrement, dans un titre différent, plus classique, celle-ci serait assurément qualifiée d’au moins bonne.

Jorge Jiménez !

C’est magnifique ! Vraiment. Jorgé Jiménez, qui officie sur les quatre premiers numéros, délivre un travail d’une qualité impressionnante. Les détails, les expressions, l’action, tout est réussi. Ce résultat est également dû aux couleurs éclatantes mais non moins justes de Alejandro Sanchez. Un coloriste à surveiller. Néanmoins, certains pourraient être gênés par les expressions des personnages très détaillés, se rapprochant d’un style manga par moments. Mais eh ! On ne va pas non plus se plaindre même quand le niveau est aussi élevé ! Pour le dernier numéro présent dans ce tome c’est Alisson Borges qui prend le relais. Et même si le travail de l’artiste  est pas mal du tout, le passage après Jiménez se fait sentir et on se retrouve quelque peu déçu des dessins en fin de d’histoire même si, je le rappelle, son travail est intéressant également. Pour vous faire une idée, prenez l’image juste au-dessus. Ça s’appelle chipoter quand le titre est trop bon pour dégager de vrais défauts.

En conclusion, on peut dire que la lecture de ce premier tome de Super Sons est loin d’être décevante. Les attentes sont comblées grâce au remarquable travail de Tomasi sur les personnages et aux superbes dessins de Jiménez. Certainement l’une des meilleures séries de DC Rebirth, il ne faut surtout pas passer à côté de ce titre qui n’est plus simplement prometteur mais qui fait ses preuves dès le premier numéro.

Excellent / 10 Notre avis
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Les +
- L'une des meilleures séries de DC Rebirth
- Le duo Jon/Damian
- L'excellente écriture de Tomasi
- Le côté feel good
- Les dessins de Jorge Jiménez
Les -
- Les dessins de Borges qui passe après Jiménez
- Une intrigue "outil" (chipotage)
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Mocassin

La meilleure série de Rebirth, le top du top, l’avenir de DC. Dommage que ce soit bientôt la fin…

Maitre Bruce
Maitre Bruce

la fin de quoi? de cette serie? ou de DC?