Comme annoncé, Milk Wars débouche sur le nouveau catalogue Young Animal. Après le premier numéro de Shade The Changing Woman, Eternity Girl est en quelque sorte le titre attendu. Il apporte une nouvelle équipe créative au label, un nouveau personnage ainsi qu’un nouveau contexte, encore une fois, très particulier.

The End of Eternity

Review VO - Eternity Girl #1 1C’est sous la plume de Magdelene Visaggio que nous arrive cette série. Un peu sortie de nulle part, Eternity Girl mise énormément sur son principe d’un personnage en marge de notre monde, au caractère dépressif. Dans l’incapacité de mourir, Caroline Sharp se retrouve dans cette situation quelque peu problématique, où tout lui semble insupportable. Quelques éléments coincent. On réfute facilement la cas de Caroline, tantôt triste d’une situation, une fois celle-ci débloquée, elle ne change pas de tempérament et reste figée dans cette envie de mourir.

Un contre-sens à la fois dérangeant et compréhensible, que le lecteur peut saisir comme une démarche réaliste de l’auteur, censée démontrer la gravité de l’état psychologique de Caroline. Dans son ambiance, le titre se tourne vers le fantastique. Le personnage est sujet à diverses capacités, mais seul son apparence suggère et rappelle le ton général de Young Animal. A un point où on se demande si cette incrustation d’éléments et d’une esthétique psychédélique et nécessaire pour chaque nouveau titre, alors que Mother Panic s’en tire parfaitement sans.

Resonance of Fate

Review VO - Eternity Girl #1 2Derrière ces quelques défauts, le titre s’annonce intéressant, mais se traîne et peine à trouver son chemin. Si bien qu’après la lecture, il est difficile de savoir ce qui motive tant le personnage. Le caractère dépressif est forcément motivé par un ou plusieurs éléments, mais semble inné chez le personnage de Eternity Girl. Entre fantastique et référencé aux comic-books, suite à Milk Wars (le titre ne nécessite pas la lecture de l’événement, au passage), Eternity Girl réussit à se montrer amusant mais ne satisfait pas pleinement. On ne reste qu’intrigué par ce personnage, et cet univers. L’écriture est pourtant fluide. Cet entre-deux d’un élément étranger imbriqué dans ce monde « réel » surprend.

De son côté, Sonny Liew marque son retour pour DC Comics et son arrivée pour Young Animal avec une couverture exceptionnelle. Il joue parfaitement avec la notion d’identités et s’apprête parfaitement à l’aspect psychédélique qu’on retrouvait déjà dans ses travaux sur Doctor Fate lors du DC You. Ses mises en pages sont très belles, mais rappellent bien trop ce qui s’est vu jusqu’alors sur l’ensemble des titres Young Animal. A trop miser sur le psychédélique, il semble y avoir une limite. De plus, Sonny Liew manque de précision comparé à ses travaux passés. Ses personnages semblent communs, et ses scènes d’actions se veulent impressionnantes, ce que le style de l’artiste permet difficilement. On sent réellement le potentiel de l’artiste sur différentes pages, ainsi que son travail réalisé, tout comme on pense être en mesure d’en attendre un peu plus dans sa capacité à se démarquer et à surprendre.

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- Un personnage aussi flou que profond
- Sonny Liew
- Une bonne écriture du caractère dépressif
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- Assez lent
- Une esthétique codifiée ?
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