Le Coup de Cœur

     American Way: Those Above and Those Below #6

Le Top

Nightwing #39

Le Flop

Harley Quinn #38

Cette semaine est une semaine avec des hauts mais aussi des bas, certains ont eu de bonnes lectures, et pour d’autres, cela relevait plutôt de la punition. Quel est votre bilan ?


 VERTIGO

AMERICAN WAY: THOSE ABOVE AND THOSE BELOW #6

review AMERICAN WAY: THOSE ABOVE AND THOSE BELOW #6

Scénario : John RidleyDessins : Georges Jeanty

Le rythme s’accélère et Ridley fout tout en l’air. La violence entraine la violence et ce sur chaque plan. Il n’y a pas de guerre sans perte. Chaque personnage se découvre au moment opportun. Ce numéro est un condensé de ce ressenti où au moment du climax des personnages s’allient dans un même effort, associé à une tristesse par quelques scènes troublantes, extrêmes où on ne pensait pas, même pour un titre Vertigo, que le scénariste oserait. Ceci dit, cet enchainement rapide nous entraîne dans diverses situations, des climax qui se succèdent, pour une conclusion hâtive. Il semble que le titre manque d’un numéro pour nous présenter les conséquences de manière plus concrète plutôt qu’une suggestion, certes, symbolique. The American Way est néanmoins un titre à posséder. Il ne marquera pas son époque, c’est certain. Mais il est de ces petites pépites qu’on vous recommandera, ou que vous recommanderez. L’histoire est forte, soutenue par un style marqué d’un certain réalisme et une mise en page parfaite en toute situation.

– WatchfulNote : 8,5/10

 BEYOND DC UNIVERSE

BATMAN: SINS OF THE FATHER #2

review BATMAN: SINS OF THE FATHER #2

Scénario : Christos GageDessins : Raffaele Ienco

Passés les petits défauts que j’avais cités dans le premier numéro, et encore ici, c’est un peu mieux pour Bruce qui ressemble un peu plus à celui du jeu, c’est vraiment pas mal. Le scénario est réfléchi. Bruce veut vraiment bien faire et n’abandonne pas. Il va exposer son plan et chercher la vérité. Malheureusement, même avec les ennemis derrière tout ça morts, quelqu’un va chercher à cacher cette vérité. Batman va, dans cet univers, rencontrer un ennemi connu pour la première fois.
La mise en image est pas mal, un style chargé et détaillé qui colle à l’univers du jeu. Les dialogues sont bons et intelligents. C’est de qualité. Le format est un peu court mais on en a toutes les semaines… alors…

– James Edge GraysonNote : 8/10

WONDER WOMAN / CONAN #6 – Dernier Numéro

review WONDER WOMAN / CONAN #6

Scénario : Gail SimoneDessins : Aaron Lopresti, Matt Ryan

Clap de fin pour cette mini-série qui a su nous livrer une Wonder Woman à la fois des plus fortes et des plus faibles. Ce dernier numéro ne peut se qualifier d’épique, mais livre toutefois une lecture tout à fait correcte. La série en elle-même est vraiment agréable et les univers de Conan et Wonder Woman se mélange très bien, avec des villaines assez anecdotiques mais qui font le travail. Les combats de fin ne sont pas sans rappeler Evil Dead, mais c’est plaisant de voir des combats contre une armée de morts.

Par contre, l’épilogue bien que livrant une morale assez sympa est de trop à mon goût. J’aurais préféré en rester au départ de Yannah puis Diana avec le salut amazone de respect. Le reste nous sert juste a épiloguer sur une éventuelle romance de deux esprits mirroirs qui se retrouveraient.

– HarleyNote : 8/10

 

 


                          DC UNIVERSE

AQUAMAN #33

review BATGIRL AND THE BIRDS OF PREY #19

Scénario : Dan AbnettDessins : Roge Antonio

Nous arrivons à la conclusion du chapitre sur le sauvetage de Mera, mais l’histoire est heureusement bien loin d’être fini. Le numéro de cette semaine est donc une bataille pour aller détruire la Crown of Thorns qui empêche quiconque de rentrer ou sortir d’Atlantis, nous aurons donc surtout droit à des combats avec quelques moments de bravoure sympathiques, bien que l’équipe créative se hâte pour que tout tienne dans la limite des pages. Les événements se suivent tout de même très bien avec Federici toujours aussi remarquable, et l’action n’empêche pas Dan Abnett d’étoffer à petite dose ses nombreux personnages. Cette conclusion est donc moins surprenante qu’auparavant, mais toujours d’une très bonne qualité graphique et scénaristique.

– Sledgy7

Note : 8/10

BATMAN #41

review BATMAN #41

Scénario : Tom KingDessins : Mikel Janin

Cette semaine Tom King début son nouvel arc. Après les amis de Bruce, voici maintenant venir Poison Ivy. Cette dernière a la main mise sur le monde entier à l’exception de Bruce Wayne et Selina Kyle grâce à la prévision de Bruce. Le développement de Poison Ivy en Reine Verte est très bien géré. C’est un peu comme si on retrouvait la Ivy toute en séduction et en force qui avait disparu des radars ou ne servait que de plan de secours à Harley Quinn dans sa série.

C’est donc un réel plaisir de lire cette introduction qui nous ferait bien sentir que Batman devra trouver un moyen de contourner le plan d’Ivy à travers un jeu. L’écriture de Tom King me plait bien. De plus, il est accompagné par Mikel Janin qui est plutôt bien en forme et livres de superbes planches surtout concernant Poison Ivy. Malheureusement parfois l’encrage se fait léger et le rendu des cases étrange, mais honnêtement, ce numéro est totalement envoûtant.

– Harley

Note : 8/10

 

BATMAN & THE SIGNAL #2

review BATMAN & THE SIGNAL #2

Scénario : Tony Patrick, Scott SnyderDessins : Cully Hamner

Après un numéro correct voire moyen, voici la suite des aventures en solo (plus si solo) de The Signal. L’histoire par complètement en vrille et en effet se rapproche de l’aftermath de Metal avec le travail sur le Nth Metal. Cependant, on sent une volonté de l’équipe de vouloir trop en faire. La menace est bien trop absurde et énorme pour que personne n’ait rien vu venir. On est dans un monde où la famille représente un danger général. Et malheureusement le pitch bien trop gros ne passe pas. On se doute bien dès les premières pas que les éléments seront ré-utilisés et on anticipe bien trop facilement le twist. C’est très dommage. Ce numéro fournit également tous les défauts de l’event Metal actuel : on prend toutes les continuité, on les met dans un pot, on ferme, on secoue, et on voit ce qu’il en sort : un truc qui est indigeste, et si seulement trois numéros sont prévus, on en vient à penser qu’il vaudrait mieux ne plus utiliser The Signal à la fin.

Ce numéro se voit être à la fois très pauvre et très riche. Outre la bonne utilisation de Detective Chimp qui se pose en « futur » héros et l’ajout d’une nouvelle mythologie Morrisonienne, il ne reste qu’une seule bonne idée qui se trouve dans la caractérisation de l’un des Dark Knights. Pour le reste, ça reste une vaste blague du tel est pris qui croyait prendre et il reste un goût amer de déception en fin de lecture.

Si beaucoup blâmeront Scott Snyder, il n’est pas seul maître à bord dans ce numéro, et il est assez difficile d’identifier quel élément correspond à quel auteur. Par contre, ce numéro bavard a tendance à être très agréable visuellement et heureusement car sinon c’était l’échec et la torture assurée.

– Harley

Note : 5/10

 

BATMAN/TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES II #4

review BATMAN/TEENAGE MUTANT NINJA TURTLES II #4

Scénario : James Tynion IV, Ryan FerrierDessins : Freddie Williams II

Les tensions et affrontements continuent dans la mini-série. Hormis quelques actions bien placées, les ressentiments et concours entre les nouveaux alliés n’ont de cesse. Bane est toujours une montagne abominable dont l’égo est encore plus gros que la circonférence de la Lune. On peut noter quelques tentatives de développement au niveau de Batman ou certaines Tortues mais au final, cela ne prend pas.

L’écriture de James Tynion IV est bien moins intéressante que celle pour Detective Comics, et pourtant, ici aussi il parvient à briser une équipe pourtant soudée. A croire qu’il est fâché avec l’esprit d’équipe et qu’il a décidé de se venger via tous ses titres au détriment des lecteurs.

– HarleyNote : 4,5/10

BATWOMAN #12

review BATWOMAN #12

Scénario : Marguerite BennettDessins : Scott Godlewski, John Rauch

La relation entre Safiyah et Kate prend un tournant étonnant et nous avons enfin droit à la fin de l’histoire sur l’île et comment Kate s’en est échappée. L’écriture de Marguerite Bennett ne tombe pas dans le sentimentalisme et garde une pointe assez incisive. Elle arrive à faire ressentir de la rancoeur au lecteur, de l’empathie mais aussi malheureusement pas de grande surprise pour la suite. Bien que je fasse confiance à Bennett, j’ai peur qu’elle ne tombe dans la facilité pour la suite de l’histoire avec Safiyah, Alice et Kate. Par contre, j’aime beaucoup le fait d’avoir coupée l’histoire de l’île en plusieurs parties  pour nous conduire à ce point actuel. C’était intelligent de faire travailler l’esprit de Kate à travers l’arc avec Scarecrow pour nous conduire aux révélations de l’arc.

J’aime sa caractérisation pour Batwoman et j’espère qu’elle restera encore un long moment sur le titre.

– Harley

Note : 8/10

DAMAGE #2

review DAMAGE #2

Scénario : Tony S. Daniel, Robert VendittiDessins : Tony S. Daniel

Ah… C’est dommage, ça a failli ne pas être mauvais. Le numéro ne commence pas trop mal, laissant penser au lecteur que la psychologie du personnage va être développée. Ce dernier comprend qu’il a été manipulé, et puis… Combats ! Bien que personne n’attendait cet Hulk au rabais sans charisme, il est triste de voir un comics réduit à de la baston bas du front. Heureusement que les dessins relèvent le niveau.

– Blue

Note : 3/10

FUTURE QUEST PRESENTS #7

review FUTURE QUEST PRESENTS #7

Scénario : Phil HesterDessins : Steve Rude

Un bijou venu tout droit du Silver Age. Un moyen de remonter le temps vers une époque lointaine et inconnue et goûter aux charmes d’un héros qu’on ne penserait pas crédible mais qui, sous les pinceaux de Steve Rude, gagne en force et en émotion malgré le masque entre l’artiste et le lecteur. Même pour une conclusion, il ne se passe que peu de choses, mais la situation se complexifie, gagne en intensité. Et alors que je ne croyais pas en ce cliffhanger le numéro précédent, Phil Hester reste sur sa position et ne déçoit pas le lecteur. L’action prédomine, et de loin. Mais grâce aux envolées et digressions de Steve Rude qui livre de sublimes planches pour y ajouter une seconde lecture religieuse, l’intensité de l’affrontement reste continue. On ne peut que déplorer une fin presque un peu facile. Cette aventure se termine ici, et c’est avec un petit pincement au coeur et une larme de crocodile qu’il faut saluer une équipe créative qui aurait mérité bien plus de reconnaissance.

– Watchful

Note : 9/10

GREEN LANTERNS #41

review GREEN LANTERNS #41

Scénario : Tim Seeley
Dessins : Barnaby Bagenda

Les Green Lanterns suivent une piste pour comprendre quel est le réseau criminel qui se sert d’une application de dating pour super-héros pour les enlever, ce qui les emmène en infiltration sur une planète où aucune loi  n’a cours. La direction mi-espionnage mi-action (parce qu’il faut bien un peu d’action) que donne Tim Seeley à ce numéro est amusante, bien que le tout aille assez vite pour donner une réelle sensation d’importance à ce qu’il se passe. On appréciera la tentative de l’auteur d’amener une nouvelle héroïne à l’univers DC, plus pour des questions de représentations qu’un réel intérêt pour le personnage ou son écriture, mais c’est un peu à ça que sert récemment Green Lanterns. Alors que l’histoire suit un cours somme toute assez classique, le titre reste plutôt agréable à suivre. Les dessins de Barnaby Bagenda eux, restent dans une certaine norme. On a vu clairement plus original de la part de l’artiste, mais on arrive à s’en contenter pour le moment.

– ArnokikooNote : 6,5/10

HARLEY QUINN #38

review HARLEY QUINN #38

Scénario : Frank Tieri
Dessins : Mirka Andolfo, Eleonora Carlini

Bon, à noter pour la suite : LE GANG OF HARLEYS NE SERT A RIEN. Cette caution humour nazouillard est bien plus lourd qu’autre chose et non, ce n’est pas parce que l’un des membres fait une référence qui nous passe aussi par la tête que cela allège la lourdeur de leurs scènes. Mais côté Harley Quinn, ce n’est pas la quille non plus. Tous les méchants sont lâchés, elle se bat contre des gorilles et finit acclamée. WOUWOU.

Mis à part ça, je me demande comment Frank Tieri va se sortir de la situation avec Killer Croc. C’est bien beau de vouloir insérer de temps en temps des liens avec la continuité actuelle de Suicide Squad mais pour le coup, je suis impatiente de voir le traitement de leur relation. Enfin bon.

– HarleyNote : 4/10

 NIGHTWING #39

review NIGHTWING #39

Scénario : Sam HumphriesDessins : Jamal Campbell, Phil Jimenez

Petite claque visuelle dans cet épisode du meilleur héros de tous les temps. Déjà la cover mérite d’être achetée tellement elle est belle. Ensuite, petit flashback pendant que Nightwing discute avec le Juge. Et si Jamal Campbell assure parfaitement le présent avec un encrage et une mise en couleur très agréables, le célèbre Phil Jiménez, en couverture aussi, gère le passé. Et comme l’épisode précédent, c’est amusant que ce soit un vétéran qui vienne rappeler des souvenirs aux anciens lecteurs avec son style qu’on connaît déjà et qu’on aime. On retrouvera aussi le costume Discowing original, pro-Nightwing. L’épisode est bourré de détail qui plairont aux anciens lecteurs et à ceux qui en veulent plus sur Dick et son passé.

Et donc on aura aussi l’origin story du Juge et qui il est. Avec ça, plus le cliffhanger, on peut dire que Nightwing est dans de beaux draps. Humphries fait monter la pression. Et depuis un moment, c’est Nightwing qui selon moi est meilleur que Batman. Un coup de cœur. Merci Phil Jimenez.

– James Edge GraysonNote : 9/10

SUPER SONS #13

review SUPER SONS #13

Scénario :Peter TomasiDessins : Carlo Barberi

Les Super Sons se sont accommodés à une certaine routine, mais après que Batman ait présenté sa fiancée à Talia, cette dernière devait bien resurgir quelque part. En total contraste avec cet exemple, Peter Tomasi joue parfaitement – et légèrement – sur le côté décalé de la situation. Jon découvre les coulisses de la ligue des assassins, et le contexte familial de Damian. On saluera la très bonne sélection d’artistes, à laquelle s’ajoute Carlo Barberi, sur le titre qui, s’ils ont chacun un style différent, possèdent un ton définissant la série Super Sons. On reprochera un cliffhanger facile, loin d’être nécessaire, et qui aurait été bien plus apprécié si cette information s’était simplement inscrite dans le déroulement de l’histoire, et non comme un fait surprenant. Le numéro reste agréable, mais manque d’éléments. Après la construction du duo, l’établissement d’une base, et d’une véritable dynamique entretenue, l’histoire autour de la famille semble presque forcée et facile. Pour autant, l’ensemble est plaisant et fait preuve d’un talent d’écriture dans les échanges entre les deux personnages principaux, mais souffre d’une aventure manquant d’originalité.

– WatchfulNote : 6,5/10

 

SUPERMAN #41

review SUPERMAN #41

Scénario : James RobinsonDessins : Ed Benes

Après un premier numéro alarmant, l’histoire touche déjà à sa conclusion. James Robinson trouve une parade forte en émotion pour conclure cette histoire où le lecteur ne possède aucune affinité avec ce peuple décidé à se sacrifier. Emprunt d’une certaine philosophie mélancolique, le numéro avait tout pour mener à bien un débat intéressant. Seulement, l’insertion vers ce monde a été plus que maladroite. De l’autre côté, Doug Mahnke laisse place à Ed Benes. Vous connaissez mon amour pour l’artiste, et force est d’avouer que son arrivée rend un grand service au numéro. Superman retrouve de son aura et Jon a retrouvé une apparence normale et sable. Le tout sans parler d’une mise en page juste, créant des moments forts qui résonnent après la lecture. Un sursaut qui se fait tarder, mais on prend étonnamment plaisir à lire ce numéro dont on n’attendait vraiment rien. Finalement, l’arrivée de Robinson pourrait nous surprendre. En bien, cette fois-ci.

– WatchfulNote : 6/10

TRINITY #18

review TRINITY #18

Scénario : James RobinsonDessins : Patrick Zircher

Dépaysant, amusant, mais pas passionnant. La quête pour Shamballah continue dans le bestiaire de Warlord. Il est vrai que voir la Trinité se battre avec des chauves-souris géantes et un kraken en chevauchant des licornes sort de l’ordinaire et se distingue du reste du catalogue DC, mais rien de folichon non plus. C’est à une ballade que James Robinson convie le lecteur, mais les enjeux n’étant développés que dans les dernières pages, le numéro se contente d’être une simple course en avant sur fond d’heroic fantasy.

Les dessins restent de qualité, mais certains visages font tâches. Il est pour le moment trop tôt pour savoir si l’arc réussira à convaincre sur le long terme.

– BlueNote : 6/10