Entre taper sur Tony Bedard et le sujet facile de Rob Liefield, l’originalité est mise à défaut face aux réminiscences de colères passées. En pleine discussion avec l’ami Mocassin, la question s’était posée : Qui de la CW était censé représenter la caution comics ? Entre un Kreisberg dont on connaît déjà la catastrophe Green Arrow des New 52 et un Greg Berlanti qui tient juste à ses valises de fric et à multiplier les licences – « Tu feras tout pour avoir des milliards, quand tu auras des millions » – il ne me restait que Marc Guggenheim à me mettre sous la dent. Et devinez ce que j’ai trouvé dans ses travaux passés ! Un petit indice, lisez le titre.


Comment expliquer l’ascension de Guggenheim ?

Avant tout, observation d’une carrière qui a fait tout un chemin, que j’ai suivi depuis mes débuts dans les comics sans jamais porter attention à l’évolution du scénariste. Sans vouloir tirer de conclusion hâtive – ce n’est pas l’envie d’être de mauvaise foi qui manque – mais il a eu une sacrée chance de s’en tirer, sans la moindre histoire marquante dans ses bagages. Du moins, il n’est pas responsable du succès de ses productions.

Le scénariste commence avec un remplacement sur Aquaman, juste avant l’arc de John Arcudi et Patrick Gleason. Ensuite il arrive chez Marvel signer un arc Tie-In à Civil War, sur le titre Wolverine avec Humberto Ramos. Humberto Ramos était déjà une star possédant une vaste fan-base. Le tie-in est évidemment un succès. Le scénario étant un prétexte à la mise en scène forte, Humberto Ramos signe une performance artistique qui s’élèvera parmi les meilleurs tie-in de l’événement, malgré bien des discussions entre lecteurs sur le scénario assez simple, voir idiot. Il enchaîne d’autres comics pour arriver sur Flash et clore la troisième ongoing du personnage à son treizième numéro en 2007. Succès mitigé, mais il fait tout de même équipe avec Tony Daniel. Il revient sur Wolverine, se cachant entre des histoires de Jason Aaron, où il signe avec Howard Chaykin aux dessins, puis du Spider-man avec Salvador Larroca, ou encore Greg Land. Peu importe ce qu’il écrivait, l’artiste qui l’accompagnait assurait un succès de par sa popularité.

En 2008, on lui confie avec un jeune dessinateur le nouveau titre destiné à relancer une sorte de New Mutants moderne : Young X-Men. Il ne s’agira pas de la révélation de Guggenheim, mais bien celle de Yannick Paquette, dessinateur du titre qui arrivera ensuite aux côtés de Morrison, puis Alan Moore. Guggenheim s’en sort, et retourne sur Spider-man, aux côtés de Phil Jimenez. Il revient chez DC enterrer Justice Society of America après le départ de James Robinson, accompagné de Tom Derenick et Scott Kolins, et signe son chef d’oeuvre, Batman Confidential #50-54 : Super-Powers, avec Jerry Bingham pour mettre le tout en image.

Calm like a Bomb

Il faut commencer par le commencement : la couverture. Sur un fond de maisons orientales et une nuée de chauve-souris, Batman se trouve au dessus de hautes flammes. En plein vol ? En plein saut ? Le titre Super-Powers nous met dans le doute. Ce titre, d’ailleurs, rend tout aussi curieux que perplexe. Après lecture, je dirais effrayant et maladroit. Rien que la couverture met en confiance et annonce sur un macaron en bas de couverture « Bonus ! A Lost Silver Age Classic ! » pour te dire à quel point ils n’avaient pas confiance en ce qu’ils vendaient, et qu’il fallait absolument jouer la carte du oldies but goodies, vu que ce premier numéro annonçait une purge. Cette histoire s’avérera être une idée de Guggenheim qui tiendra à faire écho au passé de la ligue en plus de celui de Batman.

Qui n’a jamais rêvé de voir à travers les yeux de Batman ? Les toits de Gotham, la vision nocturne, les… effets numériques dégueulasses ! Et doux Jésus, les perspectives ! Les cases sont censées nous montrer ce que voit Batman, mais que nenni ! Les cases se succèdent sans respecter cette première règle inscrite dès la première case. La scène tente de nous faire comprendre que Batman se téléporte dans la Tour de Guet, que la Ligue en a après lui et qu’il hésite à focus Zatanna ou Green Lantern. Le tout avec une série de cases tentant un effet de travelling rapproché censé annoncer les éléments présents dans le numéro avec un effet d’aquarelle dans les yeux de Batman. Le rendu est plus ridicule qu’autre chose, et puis cette case finale est juste hilarante. On est à la troisième page, j’ai déjà envie de refermer ce premier numéro. Dites moi, rien qu’après ça, que c’est un bon scénariste !

En réalité, l’intention du conflit entre Zatanna et Batman est défendable (et ce sera bien la seule chose défendable de tout ce qui vous sera présenté dans cette chronique). Guggenheim fait référence à Identity Crisis, alors que Zatanna effaçait la mémoire de Dr. Light. Or, Dr. Light n’apparaît qu’en arrière-plan sur une seule case et par la suite cette scène n’aura plus aucune utilité.

(Parenthèse #1 : « He’ll keep you in a jar, and you’ll think you’re happy »)

– « T’as de beaux yeux tu sais ? » – « Embrasse moi ! »

Vous vous souvenez des flashbacks dans Arrow ? Puis des Flash-forward ? De la situation de la ligue, à travers les yeux de Batman, on passe au présent, sept ans auparavant – un flash-forward. Une femme court dans les rues (vides) de Gotham et tombe dans les bras de Batman alors qu’il se remémorait le doux temps où une trentaine de femmes étaient portées disparues et n’ont toujours pas été retrouvées. Puis, flashback, juste après le flash-forward ! Heureusement pour nous, Jerry Bingham met en évidence la différence à travers un style complètement différent, illustré à l’aquarelle. Cependant, cette écriture subtile laisse penser à une mauvaise copie de Batman : Silence. N’est pas Jeph Loeb qui veut.

Je profite de cette parenthèse aussi pour vous parler des dialogues. Vous connaissez certainement ma position concernant les dialogues de la CW (sinon rendez-vous ici), et bien vous serez heureux d’apprendre que la niaiserie des dialogues de la CW n’a rien à envier aux dialogues de Guggenheim ! Et plus particulièrement dans l’écriture de pensées des personnages, censées apporter quelque chose à l’intrigue, créer des effets ou approfondir le personnage. Côté caractérisation, on repassera. Batman est une sale cruche. En guise d’exemple dans ce cas, j’avais la Wonder Woman de Meredith Finch qui décrivait ce qui se passait, ce qu’on était capable de comprendre en voyant l’image. Je ne saurais dire si c’est pire, mais ce qui est clair, c’est que ça ne peut pas être mieux. Et le pire dans tout ça ? Il se répète. Il ne se répète pas deux ou trois fois dans le numéro. Il se répète la page suivante : les mêmes mots, dans le même ordre, et toujours, pour ne rien dire.

(Fin de parenthèse)

Lieux communs de l’ennui

Revenons à notre flashback. Bruce Wayne aquarelle va nous décrire son passage à Waiugo (qui veut dire « pays extérieur » – comme si t’avais des pays en intérieur), un pays qui se veut hors du temps. Ne me demandez pas pourquoi, ça n’a pas de sens. Bruce parle mandarin. Il se souvient que le lecteur ne parle pas mandarin et nous fait la traduction, c’est ça être un super-héros. Au cours de la discussion, il apprend qu’un méchant est venu et a tout saccagé et massacré une petite fille, parce qu’il est méchant. Ça s’annonce palpitant. Au final le mec parle anglais, du coup Bruce se dit « Pourquoi se faire chier à traduire ça pour des lecteurs qui en ont déjà marre ? » Alors il répond en anglais aussi. Aucune information intéressante, Bruce dit qu’il aime la justice (ça c’est original et finement joué !). On revient au Bruce du présent, celui du sept ans auparavant par rapport au flash-forward du début – rien de plus simple. Il analyse la femme morte tombée dans ses bras, et se pose des questions d’enquêteur : « What killed this woman ? What caused it ? What happened ? » Et il continue avec une réflexion essentielle « You can’t solve a murder without an autopsy, Alfred. » Autant vous le dire, Alfred ne savait plus quoi dire, plus où se mettre. Même le T-Rex de la Batcave le regardait de travers. Il avait les larmes aux yeux.

Si Guggenheim avait gagné un prix pour ses comics, ça aurait été pour sa capacité à écrire pour ne rien dire. Oh wait, ça vaut aussi pour ses séries ! (Pour m’insulter gratuitement, suivez moi sur Twitter). Finalement il retrouve trois substances non-naturelles dans son flashback aquarelle et décide d’aller à Star Labs. Et comme toujours à Star Labs des voleurs masqués fouillent dans les caisses à chercher le loot sans passer le boss. S’en suit une scène d’action pas trop mauvaise avec une concordance bien menée avec le flashback. C’était complètement inutile, mais plutôt joli. Ensuite on revient au flashback aquarelle, où on suit un personnage féminin, de type bimbo asiatique en kimono très léger sous la neige. Elle suit Bruce qui retrouve le méchant en train de prier, alors que dans le présent, Batman rencontre une sorte de robot cliché des 70 qui s’appellerait Fortas : Sale nom de médicament pour un ennemi sans charisme. (n.b. : le back-up est pas terrible non plus)

(Parenthèse #2 – Savoir écrire la relation Bruce / Alfred)

Scène de ménage à la Batcave

Que serait Batman sans Alfred ? Qu’aurait été Batman sans le modèle qui l’a accompagné toute son enfance ? Au fur et à mesure de la construction du mythe de Batman, Alfred a été le rapport à l’humain, le garde fou du personnage dans l’ascension du héros. Cette relation s’oriente vers un aspect conflictuelle, par des piques, des remarques salées, de l’inquiète, mais toujours avec une petite pointe d’amour paternel. Je ne sais pas si c’est la bêtise des dialogues ou si c’est l’incapacité du scénariste à reproduire cette relation emblématique et propre à chacune des aventures de Batman, mais Bruce tient plus du comportement de David Mazouz dans Gotham que de la complicité avec Alfred dans le run de Peter Tomasi ou Morrison.

Guggenheim a cru que seul Alfred avait de l’affection pour Bruce et que Bruce était véritablement l’enfoiré richissime qu’il cherche à être aux yeux de la population de Gotham. Tout en exécutant les grandes lignes d’une aventure lambda de Batman (c’est dire : situation problème, recherche, défaite probable, résolution, puis victoire), le scénariste réussit à tacler les règles d’or. Et si je dresse ici le schéma de l’aventure lambda, vous vous doutez bien qu’il réussit à l’exécuter de la pire des manières. Parce que ce ne sera pas l’unique règle d’or bafouée. Le meilleur est à venir.

(Fin de parenthèse)

« Le respect roulait à plus de 80km/h, je n’ai pas pu le rattraper » – Guggenheim

Bruce Wayne devient Wei Shen dans ses flashbacks… Bruce Wei(she)n ?

On enchaîne avec la seconde partie, la première était tellement bien ! On reprend le flashback aquarelle avec des positions et une tenue de Bruce rappelant plus Sleeping Dogs que Bruce Wayne. Bruce se défend alors que madame kimono se demande si elle ne devrait pas aller l’aider. En plein tourment, Guggenheim se rend compte qu’on s’en fout et passe au présent pour tenter un rapport avec le duel dans le premier flashback où Batman domine. Fortas s’échappe par la fenêtre.. en deltaplane. Message à la CW : N’augmentez plus le budget des séries. STOP. Ce type va vous coller des deltaplanes partout ! Du côté du flashback, Bruce se fait mettre à mal et est recueilli par Huairen. Malgré ses blessures, il se bat et… meurt. On touche à la première grosse insulte de Guggenheim à Batman. Bruce Wayne serait mort à Waiugo, alors que Batman tente de survivre face à une machine gigantesque après avoir retrouvé Fortas.

Fortas (qui est en réalité un alien sous le masque du Caméléon) se bat contre Batman. Le chevalier noir se dit que son adversaire est quand même plus fort que ses ennemis habituels. La preuve en est qu’il est en train de l’étrangler. A bout de souffle, il se remémore un instant où.. il était mort. Passons sur cette nouvelle incohérence. Ce flashback nous renvoie vers ce personnage féminin qui observait Bruce, et qui s’appelle Ri – no comment. Remplie de remords pour ne pas s’être décidée à agir, elle souhaite rendre la vie à Bruce (sans déconner) et demande de l’aide à son équipe. Retour au présent, étrangement, Batman se relève, Fortas s’est éloigné sans raison, et Batman le… tue, avec un magnifique headshot au Batarang !

Bruce se réveille plus tard dans un lit d’hôpital et répond à des questions d’un flic plus idiot que tout ce qui a pu se passer jusque là. Mais attendez ! On n’a pas fini le flashback de la résurrection de Bruce Wayne en Chine ! L’équipe de Ri accoure pour sauver Bruce Wayne dont le cadavre allait être jeté au feu. Ri se précipite pour le sauver des flammes et le faire revenir à la vie. Pendant ce temps, l’équipe se fait déchirer par Huairen. Guanxi, le chef de l’équipe, pleure son camarade qui s’est fait Fatality par Huairen et trouve ça stupide. Ce qui est rassurant, c’est qu’on a trouvé l’unique cerveau de l’histoire. Ce qui l’est moins, c’est que Huairen a mal pris le fait de ne pas avoir pu cramer Bruce Wayne et veut les tuer… parce qu’il est méchant. Il lève donc une armée. C’est bien connu, tout bon méchant (très méchant) a toujours une armée de prête dans son placard à balais. Je rappelle que quelques pages plus tôt, il était tout seul en train de prier. On me dira que c’est le talent de scénariste qui veut ça.

« Un jour, je me suis intéressé aux comics. J’ai demandé conseil à mon ami Tony Bedard, et il m’a recommandé Batman : Year Two. C’est devenu mon comics préféré ! Alors quand on m’a proposé d’écrire une histoire sur Batman, j’ai tout de suite accepté, en espérant réussir à faire pire encore ! « 

Pendant ce temps, dans le présent, Bruce dans son lit d’hôpital se dit que son plus grand pouvoir est de s’informer, et intelligent comme il est il va se renseigner comme le plus grand des détectives : il va faire des recherches sur Giggle (le Google by Guggenheim). Il comprend, on ne sait vraiment comment, que la Ligue est impliquée dans les affaires de Lexcorp et doit leur soutirer des informations. La page suivante, Batman part se battre contre la Ligue.

(Parenthèse #3 – Batman Kills DC Universe)

Si vous avez lu Justice League International, déjà je vous en félicite, ensuite je vous dirais qu’en dehors de l’aspect comique, il reste une dimension rarement exploitée en général. Il s’agit de l’aspect relationnel entre diverses structures et pays. Et si je vous en parle, c’est parce que la scène qui suit risque bien de vous paraître absurde. La discussion est souvent bannie au profit d’une bonne grosse baston dans le monde des comics, l’argument de l’éditeur étant « Je vais vous vendre une confrontation du tonnerre ! » La diplomatie se fait donc rare, mais pas inexistante. D’autant plus que ces confrontations, même si quelque peu faciles, trouvent des justifications.

Et bien même ça, Marc Guggenheim n’est pas foutu d’en trouver une seule en dehors de « Je veux des informations. Vous avez aidé Lexcorp. J’aime pas Lexcorp. » Jusque là, Guggenheim ne respecte même pas les codes de la confrontation classique entre super-héros, ne trouve pas le moindre prétexte. Autant pour moi, Flash précise que s’ils se battent, c’est parce que Batman a franchi les systèmes de sécurité, et ils étaient cachés dans une cave alors que Batman n’était pas invité. Je pourrais d’ailleurs faire une parenthèse complète sur le problème de la localisation, j’ai passé mon temps à relire chaque numéro parce que je ne savais plus où l’action était supposé se passer, et la plupart du temps rien ne nous renseigne. J’ai un léger doute concernant les connaissances de Guggenheim vis à vis des membres de la ligue. Ou alors il ne les aime, vraiment, mais vraiment pas.

Attention, ça va aller vite. Flash fonce sur Batman. Il riposte avec une balle fumigène et saute sur Wonder Woman, donne un coup de poing, se rappelle qu’elle est invulnérable (no joke), et lui donne un coup de pied dans le ventre. Il attrape Aquaman qui se prend un rayon de Green Lantern, en même temps Batman donne un coup de pied pour repousser Martian Manhunter, puis lance un grappin au poignet de Green Lantern et tire pour le lui casser. La fumée se dissipe et tout le monde est à terre. Et Flash me direz vous ? Et bien on n’en sait rien, il est juste allongé. Si vous vous questionnez sur le problème du rapport de force, c’est normal. Guggenheim a tout fait sauter. Mais ce que je me suis dit, c’est plus : Heureusement que Superman n’était pas de la partie. Batman l’aurait giflé et ça aurait suffit. Martian Manhunter se relève, demande à Batman pourquoi il les a affronté, la lumière s’éteint et Batman a disparu. Comme quoi, ça ne sert vraiment à rien d’avoir des pouvoirs. La Justice League n’est même pas foutue de garder une grotte.

(Fin de parenthèse)

« Quelques années plus tard, dans les locaux de la CW, je cherchais une idée pour la série spin-off sur Felicity. en fouillant dans un placard, j’ai retrouvé, entre quelques valises de fric et QUELQUES mannequins un vieil album en lien avec Year Two. Ca s’appelait year one. Déjà je ne trouvais pas ça original comme titre, même pour un préquel. Après l’avoir lu je me suis dit qu’heureusement, je n’ai pas été influencé par cette daube. C’est quand même prétentieux de vouloir imposer des origines à un personnage. De toute façon, je les avais déjà écrites. »

La fin des haricots magiques

Batman arrive à la machine qui est en réalité le vaisseau des aliens contre lesquels la ligue s’était battue durant le Silver Age (selon Guggenheim) et dont elle n’a pu en venir à bout. En même temps, dans les flashbacks aquarelle, Bruce s’entraîne à lancer des batarangs, torse nu, avec ses copains, torses nus. Ri se dit que c’est vraiment trop pour être une coïncidence. D’autant plus que c’est l’unique personnage féminin de cet arc – en dehors de Wonder Woman qui s’est faite maîtrisée en deux coups. Guanxi – le chef de l’équipe de héros chinois – donne une fiole à Bruce qui la boit. Il trouve que ça a un goût de chiotte. Ça fait rire Guanxi. Bruce s’évanouit et Ri accourt en se demandant ce qu’il se passe. Retour sur Batman qui croise un alien. Il réussit à le maîtriser, mais le cliffhanger arrive au mouvais moment. Les portes s’ouvrent et l’alien présente ses fils – une bonne trentaine.

Les Kamen Rider n’ont qu’à bien se tenir !

Dernier épisode, et il faut que je vous laisse profiter de cette naissance du mythe de Batman par Guggenheim. Mr. CW vous présente Hei An Wushuh ! Car quand on pense Batman, bien entendu, on pense à un super-héros chinois ! Huairen tue Guanxi, et Hei An Wushuh (Batman pour les intimes) le plante par derrière avec une épée. Morale : Batman n’a pas de race. Pourquoi s’être tapé tous ces flashbacks ? Et bien pour cette fin moisie où Ri donne une petite fiole à Bruce avant son départ, pour qu’il l’utilise dans son combat contre les aliens. Alors ? C’est pas intelligent ça ? D’autant plus que dans le présent, Batman ne prend pas cette potion mais se prend une rouste terrible à un contre quarante. Par la magie du souvenir, Batman parvient à les repousser. Quand tout à coup, la Ligue vient l’aider dans son combat. Interloqué, Batman se demande comment ils l’ont retrouvé ! Aquaman informe Batman que Martian Manhunter avait placé un traceur sur sa cape. Mais sérieusement ! Batman vient de vous foutre à terre et vous venez l’aider maintenant ? Et vous avez besoin d’un traceur pour le retrouver alors que vous défendiez la zone ? C’est quoi cette Ligue des cerveaux en panne ?

Conclusion du récit : Bruce a quitté sa ligue chinoise parce qu’il ne voulait pas de pouvoirs, malgré les mots doux de Ri. S’en suit une jolie comparaison niaise comme il faut entre la ligue de héros chinois et la ligue que nous connaissons, pour finir sur Batman, fier de ce qu’il peut faire de ses deux mains. Et dans cet élan d’assurance, il brise la fiole et répond à un appel de la JLA.

Est-ce si étonnant d’apprendre qu’il s’agit des derniers travaux de Jerry Bingham, lui-même qui a  dessiné le célèbre récit Batman : Son of the Demon  ? On savait que bon nombre de scénaristes se sont essayés à réécrire les origines de personnages, mais c’est bien parce qu’en général ils respectent l’origin-story et ne procure pas un apport important, ne se démarquent pas. Jamais il n’avait été pensable que certains aient osé livrer une origin story improbable et aussi honteuse ! Et je dois vous confesser que jamais je n’avais lu une merde pareille. L’avantage, c’est qu’au moins, je mettrai tout le monde d’accord. L’inconvénient dans tout ça, c’est que c’est réédité en TPB le 27 Février.

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Watchful
Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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Blue
Blue

Peut être un temps ont-il cru qu’un mauvais auteur, perdu, et en pilote automatique pouvait faire quelque chose. Et puis… https://www.youtube.com/watch?v=YAg-WauGrLU
PS : cette vidéo fonctionne aussi pour le DCEU et Warner

Albash
Albash

j’ai bien ris en tout cas merci ^^