Annoncée en août 2016, Freedom Fighters: The Ray est la seconde série animée DC de la plateforme CW Seed après Vixen qui avait eu droit à ce traitement dès 2015. Celle-ci met en scène Earth-X, une Terre où les Nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale et asservissent désormais le monde. Une seule force leur fait encore face : les Freedom Fighters, une équipe composée de super-héros peu connus dont fait partie The Ray, sur lequel la série se concentrera tout particulièrement.

Une nouvelle pierre à l’édifice Crisis on Earth-X

Freedom Fighters: The Ray n’est en réalité par le premier contact du spectateur avec Earth-X, puisque celle-ci était au cœur du crossover Crisis on Earth-X, qui voyaient les leaders de ce régime nazi envahir Terre-1. Ainsi, cette série animée se déroule avant les événements narrés dans le crossover, puisque celui-ci voyait Earth-X débarrassé des leaders du régime nazi. La CW met alors toutes les chances de son côté pour inviter son audience à jeter un œil à sa nouvelle série, et on saluera cet effort de liaison entre les différents projets que comporte leur univers. A peu de choses près, on pourrait parler d’un exemple de construction pour un univers partagé. Malheureusement, la cohérence entre Freedom Fighters: The Ray et Crisis on Earth-X n’est pas complète. Tout d’abord, par les costumes des différents personnages, qui ne sont pas les mêmes entre les deux médias. Et surtout pour l’identité du leader du Reich d’Earth-X, qui se voit ici incarné par Overgirl alors que le crossover nous avait présenté Dark Arrow comme le nouveau Führer du régime. Le doute planait déjà quelque peu lors du crossover, notamment par la situation dans laquelle se retrouvait cet Oliver Queen nazi, mais il ne semble être ici qu’un bras droit (même si cela n’est indiqué que par une scène). On comprend aisément la raison de ce choix pourtant incohérent : pour quelque raison que ce soit, Stephen Amell n’est pas au casting vocal de la série, son personnage se voyant incarner ici par la voix de Matthew Mercer. En revanche, Melissa Benoist compte bien parmi les rangs des comédiens de la série, ce que l’on remarquera même sans s’y référer puisque c’est ce personnage que l’on entend le plus parmi le trio de vilains.

Autre surprise :  les six épisodes que contient la série ne se suffisent pas à eux-mêmes. En d’autres termes : une saison deux est à prévoir, le dernier épisode nous laissant sur un cliffhanger. De plus, il reste encore de nombreux événements à se produire avant d’arriver à la situation présentée dans Crisis on Earth-X. En effet, la série se permet de lancer une intrigue dont il n’avais jamais été fait mention dans le crossover, et doit également expliquer pourquoi Blitzkrieg, le Flash nazi (non doublé par Grant Gustin), n’y apparaît pas au profit d’Eobard Thawne. Finalement, le personnage que la série nous présente dès son titre comme y étant au cœur a encore du chemin à parcourir avant de devenir celui que l’on a rencontré le mois dernier. La CW prend donc le risque de faire durer la série au risque que le spectateur ne soit plus tellement intéressé par celle-ci, celui-ci sachant dans un premier temps comment tout cela se terminera, et dans un second temps, pouvant perdre de l’intérêt étant donné que le crossover sera de l’histoire ancienne lorsque la saison 2 sortira. Une décision à double-tranchant puisque cela pourrait tout aussi bien permettre de donner une durée de vie supplémentaire à cet événement.

Une série portée par les valeurs de The Ray

En dehors de ces considérations, que vaut cette série ? De quoi parle-t-elle réellement ? Car en effet, l’aperçu donné dans le trailer dévoilé à la San Diego Comic Con ne reflète pas forcément ce dont traite majoritairement la série puisque l’action ne se déroule sur Earth-X que dans deux épisodes, les premiers. A noter par ailleurs que le format n’est pas des plus judicieux, l’action étant coupée en plein cours dans le premier épisode. Une fois ce temps écoulé et après une transition jouant sur le Multiverse, nous suivons alors Ray Terrill de Terre-1, dans une ambiance bien moins apocalyptique donc. Vous l’aurez compris, il s’agit ici de montrer comment un habitant de la Terre principale a pu se retrouver impliquée dans une guerre et un monde qui ne sont pas les siens. Même si on aurait aimé suivre uniquement Earth-X pour la singularité qu’elle propose, il apparaît qu’il est quelque part rassurant de changer complètement d’ambiance, les deux premiers épisodes n’étant absolument pas bavard. On suivra ainsi la vie banale d’un homme principalement caractérisé par son homosexualité. On retrouve donc le message de tolérance et d’acception qui était déjà présent dans Crisis on Earth-X, mais ici dans une série qui se révèle être un plaidoyer pour ces valeurs. Très clairement, cela ne plaira pas à tout le monde même s’il ne s’agit que d’une mise en avant de ce que défend finalement chaque super-héros. Cependant, malgré l’intention très honorable, le format de la série, à savoir une poignée d’épisodes de cinq minutes, ne permet pas réellement d’explorer son potentiel comme elle l’aurait méritée.

Cette limite de temps semble prendre son sens de par la qualité de l’animation proposée ici. Bien que les graphismes soient d’une correcte qualité, l’animation qui leur est donnée manque de fluidité, ce qui réduit les mouvements et fait perdre de leur humanité aux personnages. L’action, que l’on avait déjà bien découverte dans le trailer, se montre agréable à suivre, notamment par le travail d’équipe qu’opèrent les Freedom Fighters, mais aurait probablement pu se montrer plus ambitieuse si un budget plus conséquent y était accordé. Comme toujours avec la CW, l’ambition est clairement là, mais se voit limitée par la technique. Néanmoins, malgré ces ombres, le tableau reste plaisant à regarder et n’a rien de honteux.

Freedom Fighters: The Ray est clairement une série qui est à juger en prenant en compte les différents paramètres la limitant, et notamment son format. Le potentiel est ici à peine présenté que la première saison prend fin, laissant le spectateur sur sa faim malgré le bon moment passé. La série aurait pu aisément dépassé le stade d’oeuvre correcte si elle s’était laissée au moins le temps de poser d’avantage ses personnages et ses enjeux. Il reste donc maintenant à espérer que la CW poursuivra ses efforts et saura en tirer des leçons.

Correct / 10 Notre avis
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Un univers qui se construit toujours plus
Les valeurs que porte la série
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Animation saccadée
Manque de cohérence avec le crossover
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thekomkiller
thekomkiller

moi j’aimerai biens avoir si c’est dispo en Téléchargement ou si comme pour vixen il faut attendre plusieurs mois ?
et est ce que vous savez quand sera diffusé la saison de constantine ?

Luci Morningstar
Luci Morningstar

Où avez-vous réussi à voir la série ?

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