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Humeur du Lundi

(Attention, cet article contient quelques spoilers haineux envers un film fraîchement sorti en salle susceptibles de choquer les âmes sensibles)

Nous sommes lundi, et comme chaque lundi, je me sens obligé de vous raconter ce que j’ai fait de mon week-end. Non pas qu’un quelconque intérêt puisse en ressortir, mais bien lâcher ces poids accumulés au court des deux heures perdues de ma vie. Vous le sentez venir, il s’agira encore d’une humeur morose pour commencer cette semaine. Ne me blâmez pas, Justice League en est responsable.

Un rapport cinématographique non-consenti

Fraîchement sorti d’un Podcast News, c’est avec de grands espoirs et quelques appréhensions, que je me réveille dans l’idée d’aller voir ce film au cinéma. Quelques détails pouvaient me laisser penser que le destin m’incitait à reculer. Mais c’est en bravant divers déboires que j’entre dans la salle obscure alors que Ben Affleck tabasse du Paradémon.

D’entrée de jeu, je reconnais la patte Snyder, ce qui est assez rassurant (n’en déplaise à certains). Le drame se produit dès la minute suivante avec un générique immonde, autant par l’absence de cohérence de l’image, et d’une bande-son que personne n’aurait pu imaginer voir ici. Je vais vous éviter d’énumérer les catastrophes réalisées, puisque calculer que le nombre d’incohérences dans ce film serait le travail de toute une vie. J’en ressors avec un sacré dégoût, une profonde déception, et le regret que cette première adaptation de la Justice League au cinéma n’ait pas été réalisée par George Miller. Une fois le dégoût écarté, le jugement de cette oeuvre se fixe rapidement pour passer à autre chose. Vous vous dites que ce n’est qu’un mec qui a vu un film pourri. Si ça ne s’était tenu qu’à ça, l’humeur du lundi porterait sur un autre sujet, certainement plus gai. La qualité du film est un autre sujet qu’on abordera dans un autre article.

Quitte à se tirer une balle dans le pied, autant vider le chargeur complet.

Une phrase qui a certainement du inspirer Warner lorsque on voit le résultat d’un film attendu depuis tant d’années. Zack Snyder quitte le projet et nous dit le mettre entre de bonnes mains. Des propos qui mettent en confiance son public, pour un résultat nous donnant l’impression ou bien qu’il n’était pas certain des mains qui tenaient son projet, ou bien une parfaite langue de bois. Outre l’évidence même d’une musique de Danny Elfman dont on devait se méfier, le montage de Joss Whedon est une boucherie des plus sanglantes, éléments participant à la mauvaise qualité du film. Ce qui attise ma rage, c’est cette annonce. Un réel foutage de gueule de la part du studio que de créer chez ce film une majeure partie de ses incohérences, son humour créateur de malaise, et surtout amoindrir (si ce n’est supprimer) sa tonalité dramatique.

Je ne vais pas vous faire la liste, mais quand une équipe se casse l’arrière-train à faire un design de Darkseid (dont j’aimerais bien voir le résultat), à faire apparaître Kilowog et Tomar-Re, quand des scénaristes cherchent à approfondir rapidement certains personnages, pourquoi passer dessus ? A quoi bon lorsqu’on sait que Suicide Squad a été un four partiellement par cette raison ? Un manque de confiance envers une possible suite ? Le problème étant qu’ils ont déjà eu ce comportement avec Batman V Superman sans atteindre l’excès actuel. Rappelez vous, Steppenwolf était un élément uniquement présent dans les scènes coupées.

On ne sait vraiment sur qui taper, et déchaîner sa colère. L’implication de Joss Whedon semblait être connue de Zack Snyder, mais on ne sait si Whedon a subit une pression des studios vis à vis du film ou s’il ne s’agissait pas d’un compromis. On peut enchaîner les suppositions, on ne fera que tourner autour d’un fait qui restera inconnu. Avec le souvenir des productions de Zack Snyder, on retrouve ces éléments scénaristiques récurrents (incluant cette étude thématique de la figure divine arrivée sur Terre). Ils sont ici écartés avec le réalisateur Snyder. Et je suppose grandement que les studios en ont profité pour tenter d’imiter le succès Avengers (dans sa simplicité et son humour) avec la patte Snyder incorporée dans l’image, pour conserver cette appartenance à l’univers DC dans cette transition aussi saine que la peste.

Retirer ces scènes, qui vont au delà du simple teasing des scènes coupées de BvS, et qui devaient être le film, c’est se foutre de son public. Lui faire un doigt et lui faire cracher son fric en rappelant que tout le potentiel était derrière, que cette horreur aurait pu répondre à nos attentes.

Studios de merde.

Watchful

Watchful

Rédacteur depuis 2015, j'écris dans le but de partager ma passion pour les comics et entretenir ce sentiment de découverte. Bercé par Batman, mon cœur se dirige toujours vers l'éditeur aux deux lettres capitales.