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Avant les New 52

Après les New 52

Les Incontournables

Avant les New 52

Justice League Anthologie (Urban Comics)

L’anthologie Urban est un bon compromis rassemblant un échantillon de chacune des séries présentées. Cependant, ce sont pour la plupart des introductions, ou des numéros phares dont le contexte est présenté par l’éditeur. Cette anthologie est idéale pour un lecteur désireux d’avoir un premier contact avec la Justice League et son rapport avec l’histoire des comics. Un album qui saura placer vos attentes sur telle ou telle série. Il ne s’agit donc pas réellement d’un point d’entrée direct, mais un point d’orientation de lecture à partir de certains numéros et informations de l’éditeur. Passons aux choses sérieuses.

Justice League of America : The Silver Age (VO)

La série d’origine de la Justice League of America, créée par Gardner Fox que vous pouvez retrouver en VO dans la collection que je vous recommande fortement en Omnibus ou en album souple : Justice League of America : The Silver Age. Une collection en plusieurs albums disponible en VO, qui permettront aux plus curieux de commencer par le commencement, la création de l’équipe d’origine et leurs premières aventures écrites par leurs créateurs. Un moyen efficace d’associer découverte du comic-book d’un temps révolu et rencontre avec les membres fondateurs d’une équipe devenue culte. Il est à noter que ces aventures datent et ne conviennent pas à un large public. Le ton est très différent par rapport aux comics modernes, et cela agit fortement sur la caractérisation des personnages, que je peux cependant conseiller aux lecteurs VF n’ayant pas trop peur de la langue de Shakespeare et ayant apprécié l’album de Urban Comics Flash, la légende qui reprenait le premier volume de cette même collection concernant le héros aux collants rouges. Pour les personnes quelque peu allergiques à cette écriture ou incertaine d’y trouver satisfaction, je vous invite à poursuivre la lecture.

Et après ça ? Vous aurez les bases solides pour poursuivre une lecture chronologique.

Justice League of America : The Bronze Age (VO) / Crisis Le Compagnon (Urban Comics)

Collection toujours en VO faisant suite à la première, cette époque légèrement plus moderne trouve une équipe créative qui marquera à jamais la ligue. Gerry Conway et Dick Dillin vont signer leur plus grand travail. Un run qui durera de nombreuses années, et qui évoluera vers une modernisation progressive de l’équipe. Ces volumes contiennent des aventures variées, basculant entre guerres spatiales et royaumes magiques, Gerry Conway fait preuve d’une inventivité sans fin. Encore une fois, ces histoires peuvent rebuter et on ne peut obliger cette lecture. Elle fournit cependant un ton unique qu’aucun autre titre n’a su retrouver. Avis aux curieux et amateurs du Bronze Age, une époque qui plait pourtant à une grande majorité des lecteurs. Pour la VF, l’album Crisis Le Compagnon reprend une partie des épisodes les plus marquants introduits par certains issus du Silver Age. Un compromis efficace et qui saura vous donner un aperçu de ces différentes époques tout en vous donnant les bases du multivers.

Et après ça ? Le Bronze Age se suffisant à lui seul et présente une multitude de personnages à travers une ligue qui évolue au fil du temps, vous aurez acquis une vaste connaissance de l’univers DC, et pouvez donc lire ce que bon vous semble.

Legends / La Légende de Darkseid (Urban Comics)

Après Crisis on Infinite Earths qui voit s’entrechoquer les planètes comme les boules d’une partie de pétanque, DC nous fait son premier relaunch. Première chose à faire pour l’éditeur, reformer l’équipe qui était juste avant une composition de nouveaux et jeunes héros. Un échec qui a mené en partie à cette remise à zéro. Darkseid compte se venger des défenseurs de la Terre et les briser de l’intérieur en remettant leur popularité de héros en question. Pression médiatique, haine du peuple, face à cette invasion discrète, les super-héros de l’univers DC devront s’unir pour mettre fin à cette situation. Le tout est orchestré par Len Wein (Swamp Thing, Wolverine) et John Ostrander (Les Archives de la Suicide Squad), et illustré par le grand John Byrne (Man of Steel, Wonder Woman, Action Comics). Pour ce récit, pas d’excuse. Cette mini-série qui se suffit à elle seule est disponible chez Urban sous le titre La Légende de Darkseid, et complété par des numéros de Jack Kirby sur le Fourth World. En VO la mini-série est complète et est inclus le Companion qui englobe tous les tie-in de l’époque, que je vous recommande. Legends c’est un peu Infinite Crisis avant l’heure. Des tie-in rependus partout, ayant tous leur importance pour la plupart, et malheureusement toujours indisponibles en France.

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Et après ça ? Legends n’est qu’un événement introductif, il est donc conseillé de poursuivre avec la ligue qui se créé par la suite : la Justice League International.

Justice League International (Urban Comics)

Après un relaunch, il y a la série régulière. Et avec ça il y a de quoi se régaler. En VF Urban est actuellement en train de nous livrer Justice League International de Keith Giffen et J. M. Dematteis, deux scénaristes, deux compères qui partagent dans ce titre leur humour complètement fou faisant de la ligue une équipe de super-amis modernes. Le tout est dessiné par Kevin McGuire, un artiste sensationnel qui maîtrise à la perfection ses planches, ses scènes, l’action comme l’émotion. Du génie. Une autre vision bien originale elle aussi de l’équipe, composée de seconds couteaux et dirigée par deux membres fondateurs de la ligue : Batman et Martian Manhunter (aussi appelé J’onn J’onzz). En VO si les anciennes éditions sont difficilement trouvables, ou alors à des prix exorbitants, une réédition est prévue en Omnibus avec une couverture inédite réalisée par Kevin McGuire lui-même. Que demander de plus ? J’inclus ici l’album VO Justice League : Breakdowns qui signe la fin du run de Keith Giffen et J. M. Dematteis, seulement rien ne dit qu’Urban laissera ce récit passer à la trappe. Un récit d’une importance capitale dans l’histoire de l’équipe qui, je l’espère, trouvera sa place dans le dernier volume de l’édition française.

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Et après ça ? La suite directe de la série.

Superman and the Justice League of America (VO)

Suite directe du titre Justice League International, l’équipe change de nom (mais reste la même) sous la gouverne de Superman. Le scénariste change aussi, puisque Dan Jurgens prend les commandes. Ce second papa de Superman offrira au premier super-héros le titre de leader de l’équipe jusqu’à sa célèbre mort en 1993. Une série en deux volumes exclusivement en VO pour le moment – reste à voir si Urban connaîtra un succès suffisant pour poursuivre la publication du titre. Ces épisodes ne sont pas mémorables, mais restent un très bon complément et introduction à la mort de Superman scénarisée par le même auteur/dessinateur. Plus de Kevin McGuire, mais un Dan Jurgens dessinateur aux côté du talentueux Rick Burchett. Un run considéré en deçà du précédent, car en effet, bien plus classique, mais néanmoins très sympathique.

Et après ça ? Pour les plus curieux, je vous invite à poursuivre avec la collection Wonder Woman and the Justice League of America, qui fait suite à la disparition de Superman. Collection poursuivant cette baisse de qualité, que je ne peux pas vraiment conseiller si ce n’est aux lecteurs intéressés et avertis. Sinon je vous recommande de lire Infinite Crisis, puis Blackest Night et Brightest Day et d’enchaîner avec Justice League Generation Lost.

Justice League Generation Lost (VO)

Avec ce grande retour à la vie de la moitié de l’univers, l’éditeur devait bien recycler ses héros. Et quoi de mieux qu’un bon retour en arrière et la formation nouvelle de la Justice League International ? Keith Giffen revient pour le plot et Judd Winick s’occupe du scénario tandis que Aaron Laporesti est aux dessins. Avec le retour à la vie de tant de personnages la Justice League International se reforme pour retrouver Maxwell Lord porté disparu. La chasse à l’homme est ouverte. Une toute autre image de cette équipe du passé se dégage du titre, mais est un complément intéressant pour les lecteurs.

Justice League of America Year One / Année Un (Urban Comics)

Sur le phénomène de la célèbre année un (Year One) démocratisée par Frank Miller sur Batman, DC Comics l’a adopté pour chacun de ses personnages. Beaucoup de ratés, très peu de succès, mais parmi ceux-ci Justice League of America Year One marque un renouveau. Après l’annulation du titre précédent, l’éditeur hésitait grandement à relancer l’équipe. Mark Waid et Barry Kitson prennent le pari de présenter de nouveau l’équipe emblématique avec ses membres fondateurs. Une origin-story qui a su lier la forme classique du super-héros avec une écriture moderne du trouble et de l’incertitude. Quelques modifications sont à signaler, car point de Wonder Woman, mais une Black Canary qui s’est implanté dans l’équipe depuis Legends. Une maxi-série en douze parties faisant office de tremplin à la série régulière qui a suivi.

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Et après ça ? Une origin-story parfaite pour découvrir la ligue, ou pour commencer à s’attaquer à quelque chose de solide : la JLA.

JLA (1997-2005) / Justice League of America (Urban Comics)

La JLA de Grant Morrison traduite en France chez Panini puis Urban. Une série régulière qui a marqué son époque, et malgré quelques critiques pointant du doigt des dessins vieillissant pour les premiers arcs, ce titre est le point d’ancrage parfait pour les nouveaux lecteurs. Un moyen de commencer avec un titre mettant en scène les membres fondateurs, avec une narration et un dessin moderne. Des histoires devenues des classiques incluant l’invasion des martiens blancs, un futur alternatif contre Darkseid, et l’arrivée de nouveaux personnages. La publication ne se limitera pas à Grant Morrison, puisqu’il sera suivi de Mark Waid, Joe Kelly, Dennis O’Neil et bien d’autres. On peut simplement regretter une limitation de l’événement One Million qui aurait pu avoir un album complet lui étant consacré. Pour ceux qui auraient envie de s’y intéresser plus en détail, et pour les plus fortunés, DC Comics a publié un Omnibus comprenant l’intégralité de l’événement de Grant Morrison. Ce dernier conseil étant vraiment destiné aux grands fans du scénariste. Pour finir à propos de JLA, vous l’aurez compris, l’intégralité de la série est à conseiller malgré un dernier volume composé d’arcs de qualité moindre. JLA reste l’un des meilleurs points d’entrée dans l’univers de la Justice League et de l’univers DC en général.

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Et après ça ?

Justice League : La Tour de Babel (Urban Comics)

Attention, cet arc est présent dans la série JLA et fait partie du run de Mark Waid sur le titre. Il y a de grandes chances que Urban le réédite dans sa collection Justice League of America, car malgré les réimpressions avec le film animé Echec, l’album semble jusqu’alors épuisé. La Tour de Babel est un arc majeur du titre pour son originalité et ses conséquences sur la caractérisation d’un Batman manipulateur et prévoyant jusqu’à manquer de confiance envers ses amis. Le tout servi par une intrigue centrée sur le personnage de Batman, toujours aussi froid et pourtant impliqué personnellement. Un premier récit efficace dévoilant une partie de l’originalité présente dans les récits de super-héros.

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Et après ça ? Si après environ 150 numéros vous n’en avez pas eu assez, vous pouvez lire ce que bon vous semble, commencer une nouvelle époque, une nouvelle équipe. Puisque vous avez désormais toutes les clés pour comprendre l’univers de la Justice League. Conseil, tournez vous vers les incontournables.

Justice League of America – Tornado’s Path (VO)

La Justice League s’est perdue, et le monde ne peut rester sans une équipe. Il est temps pour la trinité de se réunir et de sélectionner ses membres. L’univers DC a évolué, la ligue doit en faire autant. C’est Brad Meltzer qui est chargé d’écrire ce renouveau de la ligue, avec une nouvelle composition et un ton plus axé sur les relations entre les membres. Brad Meltzer auteur de Crise d’Identité, est accompagné du dessinateur star de DC de l’époque : Ed Benes. Les grands atouts de ce lancement est la caractérisation de personnages secondaires comme Vixen ou Red Tornado dont le retour se présente ici. Meltzer pose des bases nouvelles qui seront pour certaines malheureusement effacées. Un album à lire pour les idées avancées, et pour réfléchir sur les possibilités de certains personnages que nous avons tendance à oublier.

Et après ça ?

Justice League of America – Lightning Saga (VO)

Le second arc de cette série pose un certain problème d’accessibilité par la multitude de personnages présents et peu connus. Cet album peut toutefois convenir à une approche de l’ensemble des équipes de l’univers DC rassemblées ici. La Justice League va croiser le chemin de la JSA pour résoudre ensemble une énigme qui les dépasse de loin. Concernant un artiste souhaitant accentuer l’aspect relationnel de l’équipe, cette saga, pourtant très discutée parmi les lecteurs de l’époque, réussit à ne délaisser aucun personnage. Une rencontre unique, ramenant à une tradition perdue depuis longtemps maintenant où les deux équipes se croisaient chaque année. Une histoire à lire si vous ressentez l’envie d’en lire plus après Tornado’s Path.

Et après ça ?

Justice League of America – Injustice League (VO)

Vous en voulez encore plus ? Brad Meltzer laisse ici sa place à Dwayn McDuffie le regretté créateur de Static Shock. Toujours accompagné de Ed Benes, mais cette fois-ci il est épaulé par Joe Benitez. Le gang de l’injustice est une équipe se voulant être la némésis de la ligue. Dwayn McDuffie voit les choses en grand et fait de ce gang une ligue au grand nombre. La pluralité des personnages fait une des qualités premières du titre. Les intrigues sont légères, une succession de cause à conséquence à savourer comme un épisode de dessin animé. À prendre en tant que tel sous peine d’être déçu, et c’est là la limite que je peux conseiller sur le titre Justice League of America, la suite n’ayant qu’une valeur anecdotique jusqu’à son arrêt pour les New 52.

Et après ça ? Vous pouvez poursuivre le titre Justice League of America et l’associer aux événements auxquels il est lié (Blackest Night, Brightest Day, …). Malgré la présence d’artistes reconnus (Mark Bagley, James Robinson, …) le titre ne fera que baisser en terme de qualité. Penchez vous plutôt sur les incontournables (c’est deux pages plus loin), et si vous cherchez absolument quelque chose de plus moderne et penché sur l’action, les New 52 pourraient vous satisfaire.

6 Commentaires

    • Mes récits préférés c’est Gerry Conway et Dick Dillin dans les années fin 70 début 80 (incluant Apokolyps Now), la Justice League of America de Meltzer et Ed Benes, qui reste un run trop court à mes yeux. Ce sont les deux plus gros coups de cœur pour ne citer qu’eux, auxquels s’ajoutent le reste de la sélection dans les incontournables et la sélection pré-52.

  1. Super boulot, Watchful.

    Reste que mon petit coeur de fanboy pleure en l’absence du JLA n°200 dans ta liste. Numéro que l’on pouvait trouver dans la Ligue de Justice n° 8 publier par Artima et qui vient d’être republier par Urban dans son anthologie Justice League. C’est un numéro que je mettrais quasiment à égalité avec les JLA n°183, 184,185 et son fameux Apokolips now.

    Par contre grace à toi, je sais maintenant, que je dois jeter mon dévolus sur le Justice League of America de Brad Meltzer (j’ai tellement adoré son Identity Crisis).

    Alors, merci à toi.

  2. Merci les gars! Je connais la plupart de ces récits, mais j’en ai découvert quelques uns!

    Les “Par où commencer” de DCP c’est le top quand on se lance! Je les recommande tout le temps ^^

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