Après quelques one shots sur les Dark Knights certes inégaux mais qui auront eu le mérite de montrer la dangerosité de ces personnages, Metal continue. N’oublions pas tout de même les ties in qui forment l’arc Gotham Resistance qu’il est tout de même judicieux de lire en préambule à ce numéro.

Un numéro à lire en faisant le signe des cornes et du headbang

Enfin Metal commence à véritablement porter son titre et ne l’usurpe pas tant la musicalité et l’univers sont importants et sont le gros point fort de ce #3. On attend de pied ferme la soundtrack officielle par Tyler Bates qui s’adaptera certainement à la lecture. En attendant continuons à suivre la playlist spotify de Scott Snyder pour profiter. Dès les premières pages avec un Damian Punk marquant nous rentrons dans l’esprit rock and roll. Sans être lourdes, les références vont se multiplier jusqu’au point critique où la guitare elle même devient le fusil de Tchekhov du numéro.

Sur ce point c’est très réussi et n’en déplaise aux haters il faut finir par assimiler le fait que c’est un event over the top qui ose des outrances. Mais pour le coup le ton reste juste et rien n’est profondément ridicule comme dans ce satané numéro #1. Donc on se relaxe et on assiste à une crise fun, décomplexée où le désespoir est roi.

L’anti Final Crisis

J’ai pu discuter du numéro avec quelques amis et l’on m’a fait la réflexion que c’était finalement une sorte de Final Crisis à l’envers qui nous était proposée. Dans un sens précis : il n’y a pas d’espoir ou presque plus. En l’espace d’une semaine nos Dark Knights ont déjà pris intégralement le contrôle du monde et nos héros sont complètement impuissants.

Capullo qu’on adore dans le style horrifique qui a longtemps été son domaine de prédilection dépeint très bien cela. Toutes les planches avec Barbatos et ses comparses ont un trait viscéral et sont assez somptueuses.

Superman prend alors les devants mais se retrouve impuissant. Dans un lieu sécurisé (pour un certain temps) il faut prendre des décisions. C’est certainement la partie qui rebutera certains. Snyder prend le temps de tout expliquer avec des dialogues qui n’en finissent plus. On parle de l’histoire de DC, du plan à suivre, des team up à former. Parce que tout le monde se retrouve chez Oblivion Bar et la présence de Nightmaster, personnage obscur mais membre d’un groupe de hard rock n’est pas anodine. En bonus Detective Chimp parce que c’est cool.

Mais derrière ces dialogues qui effectivement préparent la suite, on assiste à des joutes verbales intéressantes, des différences de points de vue et une réelle réflexion sur Batman. Finalement la caractérisation la plus réussie reste celle de Superman qui croit profondément en son ami et le message qu’il pense avoir reçu. En opposition mais pour d’autres raisons nous avons Nightwing. Il y a un véritable effort pour faire vivre toute cette brochette de personnages. Un récit choral réussi mais il faut lire entre les lignes car il est bien vrai que le rythme du numéro est un peu en dent de scie. Comme si l’on commençait avec un gros riff et des basses puissantes pour se reposer dans sa seconde moitié avec du drone doom racé type Sunn o))) avant une nouvelle explosion finale qui n’est que désespoir et hurlement à la Mayhem.

Vers un récit trop simpliste ?

Si certains peuvent regretter cette avalanche d’explications qui peuvent sembler redondantes, si on a lu tous les ties in, il y a une autre critique potentielle. Pour le coup on peut encore être surpris d’autant que le mois prochain nous aurons Batman Lost #1. Cependant les team up forcés et cette quête très classique d’objets qui s’annonce (ici de Nth Metal) peuvent faire perdre de l’ambition à un récit complètement barré et qui assume son côté wtf tout comme son importance. Espérons vraiment que Snyder évitera d’être trop classique dans son approche future ou que cette partie « fetch quest » sera vite expédiée. On est ici pour parler de Comics, d’amour de la continuité, de Robins tenus en laisse et de Metal oui ou non ?

Over the Top comme toujours et teinté d’un désespoir certain, ce numéro #3 réussi à convaincre. Déjà parce que sa narration et ses références rock et metal sont plaisantes et sont mêmes au cœur de l’intrigue. Quitte à ce que le tout soit complètement WTF mais après le Megazord ou Baby Darkseid finalement je pense que tout le monde aura compris. Peut être un peu trop bavard il est vrai et beaucoup trop dans l’explication dans sa deuxième partie. Comme un blockbuster qui prendrait son spectateur pour un imbécile, serait-ce meta ? Ou du Snyderisme ? On redemande en tout cas de cette tension et de ce lien étroit entre musique et comics qui m’a touché. Plus qu’un gimmick pour le coup c’est une réussite. Si Capullo sorti des passages les plus hype du numéro peut sembler parfois rusher quelques planches, il livre ici son meilleur travail depuis le début et le voir dessiner ces personnages iconiques est un pur plaisir. Let’s rock ! 

Très Bon Notre avis
8 Votre avis (1 vote)
Les +
- Punk Rock Damian/20
- Une ambiance de désespoir absolu
- Les liens avec la musique au cœur du récit
- Capullo livre son meilleur travail sur le titre
- C'est WTF est c'est ça qu'on aime
Les -
- Des dialogues qui paraîtront interminables à certains
- La peur que le récit devienne beaucoup plus classique
- Clivant, comme d'habitude finalement
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Grand gagnant du concours Picsou Magazine Batman et Robin (True Story), Superman de Donner est son film d’enfance préféré même devant les goonies. Il tombe dans la Batmania des années 90 ruinant ses parents au magasin de jouet. Il lit à l’époque toutes les sorties Image chez Semic et reste un amoureux de Spawn. Les années passent la passion pour DC grandi et surtout son univers cosmique. La vénération de les Légion des Super Héros et de Booster Gold peut commencer. La série hebdomadaire 52 a changé sa vie de lecteur de comics.

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10 Commentaires sur "Review VO – Dark Nights Metal #3"

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Mortphine

Du coup si on aime le drone. On va aimer le numero tout du long?

MaxouHBK29
Perso,j’ai été assez indulgent sur le run de Snyder ( new 52) mais là j’ai un peu de mal. L’event est bien bavard et veut rameuter pas mal de choses de l’univers DC. Ce qui peut avoir un côté réjouissant mais aussi rébarbatif et inutile. Les dessins de Capullo sont plutôt de bonne facture, je préfère nettement le rendu quand Glapion s’en occupe comme sur la Cour des hiboux , comparé à Miki. On n’en parle pas assez mais sur le run Batman et ici , je trouve que les couleurs de FCO Plascensia sont fantastiques. Après je suis juste… Lire la suite »
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