Nous sommes actuellement dans une phase où les têtes pensantes chez DC (comprenez Dan Didio et Jim Lee) cherchent à nous faire revenir des personnages un peu oubliés mais qui ont tout un potentiel à développer. C’est le cas dans le Dark Universe qui s’étend et nous livre aujourd’hui le premier numéro de Ragman, puis prochainement avec The Demon : Hell is Earth ou encore Mystik U. Mais que vaut vraiment ce début de mini-série ?

Un arrière goût de déjà-vu

A la lecture de ce titre vous me direz que c’est normal, que l’on a devant les yeux un personnage qui existait déjà avant, et que l’on a également croisé plus récemment dans Arrow. Cependant, ici, nous n’avons d’une part pas de Rory Reagan mais une nouvelle identité pour le personnage principal qui se nomme Rory Harper. On retrouve l’élément central de sa vie avec son père, la boutique de ce dernier et ce qui déclenchera la colère du héros. Pourtant, tout le reste est bouleversé. Ici, Rory est un vétéran qui a été en contact avec une entité lors d’une mission dans une tombe qui reste pour l’instant mystérieuse avec son équipe. Seul survivant de cette mission, il souffre de syndrome post-traumatique et finira par se faire posséder / envelopper par l’entité qui le fera devenir Ragman pour combattre d’autres entités plus démoniaques présentes sur Terre. Vous avez suivi ? Bien car je veux en venir à un point bien précis. Bien que l’histoire prenne une tournure différente, je ne peux consentir à la décrire d’originale. Dès la preview une impression de déjà-vu me taraudait et la voilà confirmée après la lecture de ce numéro. La mission. Le lieu. La tombe. Les entités libérées involontairement. Le stress post-traumatique. Tout ceci sont des sujets évoqués et formant l’essentiel du film Deliver us from Evil avec l’esprit démoniaque du Jungler qui prend possession d’un marine, au lieu de Rory qui a un lien avec les morts et devient Ragman. Et en cela la lecture devient assez perturbante.

Oui ça se ressemble, mais c’est différent me direz-vous et pourtant. La construction reste très classique et identique là aussi au film pour ce premier numéro. La mission échoue, le héros se découvre, et la famille de se dernier en fait les frais. Pourtant, il se dégage ici une impression bien plus intéressante que dans le film qui reste plat du début à la fin malgré quelques bonnes idées mais je m’égare. Le fait de ré-inventer l’histoire de Rory et Ragman est une bonne idée de la part de Ray Fawkes. J’aime bien l’idée développer pour l’instant et je suis curieuse de voir un personnage qui couple surnaturel et capacité militaire pour affronter ces esprits qui restent très mystérieux. Je veux continuer à lire pour comprendre cette nouvelle mythologie et voir de quoi il retourne mais j’avoue que j’en attendais un peu plus pour ce premier numéro par cet auteur surtout.

Un duo artistique de grand talent

Maintenant, si l’histoire est plaisante, c’est aussi en grande partie grâce au travail d’Inaki Miranda et Eva de la Cruz, tandem que j’avais adoré sur le second tome de Fairest ou encore Coffin Hill. Si Inaki Miranda maitrise le dessin, l’esthétique et parvient à donner un côté un légèrement horrifique au titre, Eva de la Cruz épate avec des gammes de couleurs qui permettent de mettre ces planches en valeur. Ici, nous ne sommes pas dans du très lumineux comme dans Fairest et l’artiste livre des palettes qui se modifie en fonction des scènes sans être éclatantes en restant très dures et sombres. J’ai beaucoup apprécié le visuel donné par le duo, et j’aime beaucoup l’idée de démons / entités qui ne restent quasiment que des ombres pour l’instant.

Pourtant, le travail sur Ragman lui même me gêne. C’est comme si nous assistions à un mash-up entre Spiderman et une momie avec parfois l’impression de voir un peu d’esprit de The Darkness par-ci par-là. Du coup, ça colle au reste du travail proposé par Inaki Miranda, mais ça me gêne. Peut-être qu’il s’agît là d’une question d’habitude car ce n’est que le premier numéro et que l’on a l’habitude de le voir autrement. Enfin, même si on retrouve quand même des caractéristiques identiques au personnage de Arrow. Mais honnêtement, le character design me peine. Il colle parfaitement à l’histoire en faisant ressortir les yeux et l’ombre sous les bandes mais ce côté momie ne me plaît pas et je suis très curieuse d’avoir votre opinion sur ce point.

Ce premier numéro de Ragman est somme toute très classique bien que l’origine du personnage soit clairement revisitée et ce de manière très intéressante. Cela nous amène à croire à un personnage qui sera complet, à la fois par sa technique militaire, son humanité et l’entité qui lui confère ses pouvoirs. On nous tease d’ailleurs ces pouvoirs ainsi que les entités que le héros devra affronter à travers de superbes planches, mais je ne suis pas tout à fait convaincue par certains détails qui passent bien trop grossièrement. On verra ce que la suite nous réserve.

 

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Le duo Inaki Miranda / Eva de la Cruz
Des origines revisitées pour Ragman
Mais des éléments d'origine toujours présents
Les -
Le design du personnage
Une histoire pas si originale en général
J'en attendais plus de Ray Fawkes
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1 Commentaire sur "Review VO – Ragman #1"

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Harle

Le militaire en mission en orient qui trouve un tombeau antique et se fait posséder par un esprit, moi ça me rappelle surtout sacrément Moon Knight

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