Top 10 (selon nous) #29 : les lieux les plus emblématiques de l’univers DC

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L’univers DC Comics ressemble beaucoup au nôtre. Les présidents américains sont les mêmes, l’histoire du monde est la même, et à peu de chose près, les villes et pays sont identiques. Mais bien sûr, certains lieux parmi les plus fréquents, sont issus tout droit de l’imaginaire de divers auteurs, qui décident parfois de créer une ville, un pays, une base, ou autre, qui n’existent alors que dans cet univers. Aujourd’hui, les membres du staff de DC Planet vous ont concoctés ce petit guide Michelin de l’univers DC. Si un jour vous vous y téléportez subitement, vous saurez où aller.


10. Themyscira

Première apparition : All-Star Comics #8 (1941)
Créateurs : William Moulton Marston & Harry G. Peter

Aussi connu sous le nom de Paradise Island, Themyscira est la patrie des Amazones, et donc la terre natale de Wonder Woman. Cette île est gouvernée par la loi d’Aphrodite qui stipule que « aucun mâle n’a le droit de poser le pied sur cette terre, sous peine de mort. ». Cela n’empêcha pas Diana de sauver Steve Trevor, puis de l’accompagner dans notre monde pour aider les Alliés en pleine seconde guerre mondiale.

La localisation exacte de l’île n’a jamais été officiellement confirmée, mais il semblerait qu’elle se trouve dans l’océan Pacifique. La série TV des années septante (celle avec Lynda Carter) la situe dans le Triangle des Bermudes. Le film d’animation de 2009, quant à lui, la place dans la mer d’Égée.

L’île n’est donc peuplée exclusivement que de femmes, qui vivent en parfaite harmonie, dans un régime proche d’une théocratie, dirigée par Hippolyte, la mère de Diana. L’homosexualité est la norme, compte tenu de l’absence de mâle, le racisme est inexistant, et beaucoup de mots qui nous sont évidents, comme « policier », leurs sont inconnus. Après la destruction de l’île par Imperiex dans Our World at War, elle fut reconstruite dans le Triangle des Bermudes.

9. Mogo

Première apparition : Green Lantern (vol. 2) #188 (1985)
Créateurs : Alan Moore & Dave Gibbons

Voici Mogo, une planète pas comme les autres, puisqu’en plus d’être vivante et dotée de conscience, elle est membre du Green Lantern Corps, en charge du secteur 2261. Bien qu’étant un des membres les plus respectables de cette police inter-galactique, il lui arrive rarement de converser avec les autres Green Lanterns, ce qui lui vaut la réputation d’être asocial. Il assume aussi la fonction de rediriger les anneaux des membres décédés vers des successeurs dignes.

Il lui arrive de temps à autre d’héberger des civilisations sur son sol, allant parfois jusqu’à modifier ses conditions climatiques rien que pour ses habitants. Lors de la destruction de la Batterie Centrale par Hal Jordan dans Emerald Twilight, Mogo perdit conscience et erra sans but dans le cosmos. Ce sera Kyle Rayner qui le réveillera. Il rejoignit vite le Green Lantern Corps après sa résurrection, et devint une terre d’accueil pour ses collègues.

Il est un pilier de la mythologie du chevalier d’émeraude, étant au premier plan d’event comme Sinestro Corps War, Blackest Night ou encore War of the Green Lantern, dans lequel la planète est détruite. Elle revint cependant dans les New 52, puis, après la destruction de Oa lors de Light Out, devint le quartier général du Green Lantern Corps.

8. Metropolis

Première apparition : Action Comics #16 (1939)
Créateurs : Jerry Siegel & Joe Shuster

Metropolis, située dans l’état de New York et peuplée de 11 millions d’habitants (hé, ça vous le saviez pas, hein ?), est une des villes les plus grandes et les plus célèbres des États-Unis, surtout connue pour être la ville adoptive de Clark Kent alias Superman. Le dessinateur Joe Shuster a déclaré s’être inspiré de Toronto, sa ville natale, pour dessiner Metropolis. Par la suite, la ville s’est fortement inspirée de New York.

La ville fut fondée en 1634 par le hollandais Paul de Vries, sur des terres explorées en 1542 par l’italien Vicenzo Gnanatti. Au cours du 17ème et 18ème siècle, elle va grandir et prospérer, grâce à son accès à la mer, et sera un point stratégique pour les armées de George Washington. Vers 1770, elle devint le foyer de nombreuses maisons d’édition et de presse, dont l’une deviendra le Daily Planet. Son nom fut d’abord Hunterville, puis Hunter City, du nom d’un ranger qui avait farouchement défendu la ville alors qu’elle était attaquée. Elle fut aussi une cible privilégiée des migrant irlandais, et parmi eux se trouvait Edna Luthor (l’ancêtre de Lex), une femme visionnaire et fortement attachée à ses convictions morales, qui fonda une usine sidérurgique et permis à sa famille de prospérer. En 1905, peu après l’arrivée de l’aventurier et scientifique Waldo Grenmorgan à Hunter City, la ville fut renommée Metropolis.

Aujourd’hui, la ville accueille le siège de la multi-nationale LexCorp, le fameux journal Daily Planet, ainsi que le quartier général de S.T.A.R. Labs.

7. Atlantis

Première apparition : Adventure Comics #260 (1959)
Créateurs : Robert Bernstein & Ramona Fradon

Si dans notre réalité Atlantis est un lieu mythique, ce n’est pas le cas dans l’univers DC Comics. La ville sous-marine fut mentionnée plusieurs fois avant l’existence d’Aquaman, et c’est depuis Adventure Comics #260 en 1959 qu’Atlantis est définie comme le lieu d’origine du super-héros.

Le continent d’Atlantis fut colonisé il y a 65 millions d’années, par une race d’extra-terrestre humanoïde qui a, au passage, exterminé les dinosaures. Cette race, dotée de pouvoirs magiques, fut baptisée Homo Magi. Aujourd’hui encore, des descendants de cette races existent et sont dotés de pouvoirs. Les Homo Magi décidèrent finalement d’émigrer de la Terre, et Atlantis fut occupé par des humains, qui développèrent une civilisation bien plus développée que dans le reste du monde de l’époque. Son roi, Orin, ordonna la construction d’un dôme autour de la ville pour la protéger des invasions barbares. Lors du Grand Déluge, causé par la chute d’une météorite il y a 9600 ans, la ville se retrouve submergée et emportée au fond de l’océan, toujours protégée par son dôme. Par la suite, les scientifiques du roi Orin développèrent un sérum permettant aux atlantes de respirer sous l’eau et de vivre aux profondeurs des océans.

J’ai passé sous silence une grande partie de la mythologie atlante, qui inclut moult dieux et magiciens, parce que sinon on est encore là demain.

6. La Forteresse de solitude

Première apparition : Action Comics #251 (1958)
Créateurs : Jerry Coleman & Wayne Boring

Si on devait résumer Superman en trois lieux, ce serait Smallville, Metropolis, et la Forteresse de Solitude. Cette dernière est le lieu de repos secret de l’homme d’acier. Dans sa version du Silver Age, la forteresse est verrouillée par une clef gigantesque, de sorte que seul Clark puisse être capable de l’ouvrir.

Elle contient divers vestiges de la civilisation kryptonienne, tel qu’un Projecteur Fantôme ou la version miniature de la ville de Kandor. Elle contient aussi un zoo regroupant moult espèces extra-terrestres, du matériel d’entraînement adapté à Superman, un robot qui joue aux échecs, et j’en passe. Dans cette version pré-crisis, la Forteresse a été construite par Superman et se situe au Pôle Nord.

Après Crisis on Infinite Earth, ça devient un poil plus compliqué, puisqu’il y en a pas une, mais trois. La première est très similaire à sa version pré-crisis, et sera détruite lors de For Tomorrow. Par la suite, il la reconstruira cette fois en Amérique du Sud, afin d’exprimer un changement de mentalité chez l’homme d’acier. Après la destruction (encore) de celle-ci lors de Infinite Crisis naquit la troisième Forteresse de Solitude, en Antartique cette fois, grâce à un artefact kyptonien, l’Eradicator.

L’aspect en cristal de la Forteresse est directement inspirée de celle du film Superman de 1989 réalisé par Richard Donner. Dans les New 52, la Forteresse de Solitude est le vaisseau de Brainiac que Superman utilisera comme repère après l’avoir vaincu. Ce vaisseau fut détruit et laissa place à une nouvelle Forteresse, semblable à sa version pré-52.

5. Apokolips

Première apparition : New Gods #1 (1971)
Créateur : Jack Kirby

On ne doute pas un instant de votre esprit aventurier, mais on va tout de même vous déconseiller fortement de poser le pied sur la seconde planète du classement. Véritable concrétisation de l’Œcuménopole (ne mentez pas, personne d’entre vous ne connaissait ce mot), Apokolips est probablement le lieu dans l’univers se rapprochant le plus de l’enfer tel que le conçoit la culture populaire. Des puits qui crachent perpétuellement des flammes, une absence de nature et de végétation, et gouvernée par la main de fer de son despote, Darkseid.

Cette planète est née de la mort des Anciens Dieux, après s’être séparée de sa planète-sœur, Neo-Genesis. Les deux mondes ont alors connu des années de guerre perpétuelle, qui aboutiront finalement à une trêve entre les deux partis, trêve qui inclura un échange d’enfants entre les chefs des deux civilisations.

La population est majoritairement constituée de Hunger Dogs, une race chauve à laquelle des années d’oppression et d’exploitation on enlevé tout sens de l’amour-propre, et qui sert d’esclave aux classes supérieures. Au-dessus se trouve les Paradémons, l’armée de Darkseid, chargée de faire régner l’ordre sur la planète. Ensuite, les Female Furies, la garde personnelle du tyran, dirigée par Granny Goodness, et enfin Darkseid lui-même et son conseiller et maître-bourreau, Desaad. Pour plus de détails, consultez notre top des des New Gods.

4. La Watchtower

Première apparition : JLA #4 (1997)
Créateurs : Grant Morrison & Howard Porter

Lors de sa formation, la Justice League s’est installée dans le Mont Justice. Mais des ennemis de la ligue découvrirent la localisation de leur base, et l’équipe décida d’occuper un grand satellite en orbite autour de la Terre. Il sera à plusieurs reprises attaqué, abandonné et réaffecté au fil des mésaventures de la ligues. Il ne se nomme pas « Watchtower », mais il en est l’ancêtre.

En 1997, dans JLA #4, Grant Morrison dote la ligue d’une base secrète posé sur la Lune, en forme de tour. C’est la première Watchtower, ou Tour de Garde en VF. Majoritairement construite en prométhéum, un métal quasi-indestructible, elle combine des technologies de Mars, Thanagar, Krypton, et même Apokolips. Ce complexe qui s’étend sur plusieurs kilomètres sert de QG à la ligue, et comprend divers laboratoires, une infirmerie, une salle des trophées, une salle de conférence, des quartiers pour chacun des membres, et j’en passe. Ces dernier accède à la Watchtower en utilisant des téléporteurs.

Malgré ses multiples systèmes de sécurité, la Tour de Garde fut quelque fois attaquée, et Prometheus réussit même à se procurer les plans détaillés de celle-ci. Elle fut finalement détruite par Superboy-Prime dans Infinite Crisis. Elle fut alors remplacée par un satellite ayant un peu la forme d’une tour, et organisé de manière similaire à l’originale, puisqu’on y retrouve les mêmes salles. Depuis les New 52, le siège de la ligue est toujours dans ce satellite.

3. Gotham City

Première apparition : Batman #4 (1940)
Créateurs : Bill Finger & Bob Kane

Frank Miller a dit un jour : « Metropolis, c’est New York de jour. Gotham City, c’est New York de nuit. ». Gotham est la seconde grande ville du classement. Elle se trouve dans l’état du New Jersey, géographiquement proche de Metropolis. Si cette ville figure si haut, c’est bien entendu puisqu’elle est sous la protection de Batman. D’autres super-héros y opèrent, mais ils sont tous supervisés par le chevalier noir.

Ce sera Alan Moore qui, dans Swamp Thing #53, racontera les origines de la ville. Elle a été fondée par un mercenaire norvégien, avant d’être conquise par les anglais, et fut témoins d’une bataille décisive lors de la Guerre d’Indépendance des États-Unis. Certains d’entre vous l’auront remarqué, cette histoire est similaire à celle de New York. Alan Wayne (l’ancêtre de Bruce), Theodore Cobblepot (l’ancêtre de Oswald) et Edward Elliot (l’ancêtre de Thomas, alias Hush, ou Silence en VF) sont considérés comme les pères fondateurs de Gotham. En 1881, ils bâtirent trois ponts, surnommés les Portes de Gotham, chacun d’eux portant leur nom respectif. La ville possède aussi un héritage occulte. Elle a en effet été bâti sur le lieu de repos d’un être maléfique endormi depuis 40 000 ans.

Sa population était de 8 millions d’habitants avant un terrible tremblement de terre qui détruisit la ville lors de l’event Cataclysme, ce qui la fit passer à moins de 3 millions. La ville a ensuite été déclarée comme zone de non-droit par Washington, laissant ses habitants en proie aux guerres de gang. Lex Luthor aidera à rebâtir la ville, ce qui lui fit une excellente publicité pour sa campagne présidentielle. Gotham City est aussi tristement célèbre pour être particulièrement corrompue, que ce soit au niveau des politiciens ou de la police.

2. L’Asile d’Arkham

Première apparition : Batman #258 (1974)
Créateurs : Dennis O’Neil & Irv Novick

Si un jour par hasard vous vous téléportez dans l’univers DC Comics, évitez d’aller à Gotham City. Mais si par malheur vous vous retrouvez dans Gotham City, évitez d’aller à l’Asile d’Arkham. Fortement inspiré de la ville fictive d’Arkham, née de l’imagination de H.P. Lovecraft, L’Elizabeth Arkham Asylum for the Criminally Insane, aussi appelé plus sobrement Asile d’Arkham ou Arkham, est un hôpital psychiatrique situé dans Gotham, qui a la particularité d’accueillir une grande partie de la galerie de vilains du chevalier noir, notamment ceux qui sont mentalement dérangés, tel que le Joker, le Chapelier Fou, Poison Ivy ou encore Double-Face. Que de gens fort sympathiques !

La folie est l’élément central de l’histoire de l’hôpital. En plus d’accueillir des malades mentaux, certains de ses employés, comme le Dr. Harleen Quinzel, le Dr. Jonathan Crane ou encore Hugo Strange, ont fini par devenir fous, et par se retrouver enfermés dans ce même asile. Ce fut aussi le cas de l’architecte qui le bâtit, après qu’il massacra ses ouvriers à coup de hache. Le premier patient fut Martin Hawkins, alias Mad Dog, qui avait tué la femme et le fils du fondateur Amadeus Arkham. Ce dernier essaya de le guérir, mais finit par le tuer en l’électrocutant, avant de progressivement perdre la raison. Après l’incarcération de son oncle dans son propre asile, Jeremiah Arkham en reprit les commandes, le rénova entièrement, et conçut un système de sécurité à toute épreuve. Bien sûr, les cas d’évasion furent hélas légion dans l’histoire de l’hôpital.

1. La Batcave

Première apparition : The Batman chp. 2 : The Bat’s Cave (1943)
Première apparition en comics : Detective Comics #83 (1944)
Créateurs : Bill Finger & Bob Kane

L’origine du QG de Batman est plutôt ardue à définir précisément. L’ancêtre de la Batcave apparaît très tôt dans les publications sur le croisé encapé, et n’est alors qu’un tunnel secret qui mène vers une grange où est entreposée la Batmobile. Dans Batman #12, Bill Finger fait mention d’un hangar sous-terrain secret. Le serial Batman de 1943 va introduire un laboratoire complet dans le deuxième volet, intitulé… The Bat’s Cave. Bill Finger et Bob Kane décidèrent de s’inspirer du serial pour créer une base sous-terraine qui fera ses débuts dans Detective Comics #83.

Découverte accidentellement par Bruce (alors qu’il était enfant, ou adulte en compagnie de Robin, selon les versions), la Batcave sert de quartier général, de laboratoire, mais aussi, comme la Forteresse de Solitude, de lieu de repos. Plusieurs accès mènent à la cave. Citons parmi eux une porte dissimulée derrière une horloge qui s’escamote lorsque les aiguilles pointent 10h47 (heure de la mort des parents Wayne), une autre cachée par un hologramme ou une chute d’eau qui sert de sortie pour la Batmobile, encore une autre derrière une bibliothèque qui s’ouvre lorsqu’on appuie sur un bouton dans un buste de Shakespeare (cette entrée nous viens de la série de 1966), ou en jouant une séquence de notes précise sur un piano (celle-ci vient des films de Christopher Nolan).

La pièce centrale de la cave est un super-ordinateur qui, à l’aide d’un réseau de satellites rien que pour lui, permet à Batman d’observer Gotham ainsi que le reste du monde depuis son fauteuil. Elle contient aussi un laboratoire de police scientifique, un atelier pour son équipements, un téléporteur vers la Watchtower, une salle de gym, une salle des trophées (où on peut trouver un tyrannosaure, une carte du joker sur-dimensionnée, ou un penny Lincoln géant), et j’en passe. La Batcave est bien évidemment protégée par le système de sécurité le plus pointu au monde.


Comme lors du top 10 des super-vilaines, le podium est composé uniquement d’éléments du Bat-verse, et ce sans compter le manoir Wayne, qui était onzième ex-æquo avec la Titans Tower. L’univers de Superman n’est pas en reste non plus, avec deux place dans le classement, et de nombreux autre candidats qui avaient leurs chances, comme le Daily Planet, Kandor ou tout simplement Krypton. Je ne peux pas en dire autant pour Flash, dont la ville, Central City, se trouve loin derrière, juste à côté d‘Oa.

Concernant les lieux non-terriens, la liste des recalés est longue comme mon bras. Entre la Tour de Fate, le Bar de l’Oubli, Thanagar ou Ysmault, le staff de DC Planet confirme qu’il ne s’intéresse que trop peu au cosmique ou à la magie. Maintenant, c’est à votre tour, cher lecteurs ! Où iriez-vous si vous pouviez visiter l’univers DC ?