Wow, just wow. Scott Snyder est décidément capable du meilleur comme du pire et cette remontada qualitative de l’event/Crisis Metal est incroyable.

Riche en révélations, haletant avec un final particulièrement brutal qui met bien sur le derrière, cette lecture est un vrai plaisir. Attention risques de spoilers si vous n’avez pas lu Dark Nights : Metal #1 et ses deux prologues sortis juste avant.

Quand Snyder s’affranchit de l’exposition abusive et va droit au but on ne s’ennuie pas une seule seconde. L’enjeu est clair et on tient un grand comics blockbuster plus qu’efficace. Mais pourquoi Metal #2 fonctionne là ou le premier échouait ? Réponses.

Quand la référence et l’analogie se met enfin au service du récit

Nous l’avions vu lors des précédents numéros et de façon bien trop appuyée, Metal est la suite directe de la continuité établie non seulement après les new 52 mais aussi des travaux de Grant Morrison sur Final Crisis et The Return of Bruce Wayne. Malheureusement le tout était dilué dans une multitude de références lourdingues ou de teasing. Ici il nous est rappelé la cohérence de l’univers DC et surtout ce satané journal de Carter Hall, enfin, donne vraiment du sens au numéro. L’analogie avec Krona qui a voulu en savoir plus, toujours plus, est très pertinente.

Le numéro est bien écrit sans scène foncièrement ridicule, un léger trait d’humour au tout début (le We are Apes F*** You lancé à Green Arrow est assez savoureux) mais l’ambiance est beaucoup plus pesante. La menace arrive et Superman fait tout son possible pour retrouver son bro alors que la Bat Family tente de se réunir pour leurrer la Justice League et leurs alliés. On sent que tout l’univers DC est concerné avec une tension qui ne descend pas d’un iota.

Le tout début est clairement mouvementé mais cette action qui n’en finit plus révèle l’ingéniosité du plan du Chevalier Noir qui a cette fois-ci besoin du génie de ses compagnons de Gotham. Et les scènes d’explications sur la menace ou sur les différents métaux sont bien amenées, déjà pour donner une petite piqûre de rappel à ceux qui avaient oubliés et ces dernières servent le numéro. Tout comme la réunion des immortels est très bien dialoguée.

Tout le run construit par Snyder dans les new 52 trouve ici du sens, je ne pensais pas qu’il retomberait ainsi sur ses pattes. Tout était parti de la Cour des Hiboux jusqu’à Batman #51 et l’avènement des Strigydae. Rien n’a été vraiment mis de côté. Tout comme finalement Darkseid War et le fait que Batman se souvienne d’événements pré-Flashpoint.

L’héritage de Final Crisis et de tout ce qu’a construit Morrison par la suite, The Return of Bruce Wayne évidemment, est respecté. J’ai toujours pensé que chez DC la continuité devait passer avant tout et Snyder respecte cela. Je me fiche de son ego ou de cette Dark Crisis renommée Metal, donnez-moi une issue satisfaisante et je ne ragerai pas.

La menace est enfin là, l’émotion aussi

Quand un Superman désespéré lance « I know your heartbeat nearly as well as Lois » on sent vraiment une belle exploration de la bromance entre nos héros. Mais c’est quand l’on retrouve un Batman acculé et finalement manipulé que l’on apprécie encore plus ce personnage si cher à nos cœurs. Comme sa personnalité limite suicidaire dans le run de Tom King, nous avons un personnage qui est prêt à sacrifier sa vie pour sauver le multiverse et le monde, toujours au plus prêt de la mort.

Il était évident que les choses tourneraient mal. Et ceci est bien exécuté, intelligent, sans fioritures. L’arrivée de Barbatos et des Evil Batmen (Les Dark Knights) est en soi un moment plutôt terrifiant surtout avec ce Batman who Laughs complètement timbré avec ses Robin cannibales. Pour le coup l’expérience de Capullo sur un titre horrifique comme Spawn paye encore et s’il était un peu en deçà sur le numéro précédent je l’ai trouvé en bien meilleure forme, il livre quelques planches absolument fabuleuses. La team est de retour, formidable Jonathan Glapion à l’encrage et un FCO Plascenscia remarquable.

Exit le ridicule, la surexposition ou les lourdeurs. Scott Snyder gomme en partie ses défauts habituels pour livrer un vrai récit blockbuster haletant de bout en bout. Une narration fluide et une tension croissante avec un récit qui a du sens, il n’en fallait pas plus pour lancer la machine. Barbatos et ses sbires sont dans la place et ça va saigner. Si l’on peut regretter qu’il ait fallu trois numéros pour en arriver là, il est clair que ce #2 laisse sans voix. Intelligent dans son écriture et ses rebondissements, fidèle à la continuité sans que l’on y décèle la moindre trahison, c’est un récit à fort potentiel qui se met en place. Et quel final ! Servi en plus par un Greg Capullo qui, à défaut d’être constant, livre des planches magnifiques. Je dois bien faire mon mea culpa. C’est excellent. Tu vois, Scott, quand tu veux.

Excellent Notre avis
7 Votre avis (5 votes)
Les +
- Une remontée qualitative spectaculaire
- La narration est fluide sans gimmicks lourdingues
- Une tension permanente et un final explosif
- Bourré de rebondissements
- Le blockbuster qu'on attendait et la continuité
- Capullo monte encore d'un cran
Les -
- Il aura fallu 3 numéros pour en arriver là
- Quitte à avoir utilisé Dream ce serait bien qu'il serve
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Grand gagnant du concours Picsou Magazine Batman et Robin (True Story), Superman de Donner est son film d’enfance préféré même devant les goonies. Il tombe dans la Batmania des années 90 ruinant ses parents au magasin de jouet. Il lit à l’époque toutes les sorties Image chez Semic et reste un amoureux de Spawn. Les années passent la passion pour DC grandi et surtout son univers cosmique. La vénération de les Légion des Super Héros et de Booster Gold peut commencer. La série hebdomadaire 52 a changé sa vie de lecteur de comics.

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6 Commentaires sur "Review VO – Dark Nights Metal #2"

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50 nuances de Vitto

« Le numéro est bien écrit sans scène foncièrement ridicule […] Exit le ridicule, la surexposition ou les lourdeurs. » On a quand même le sempiternel « Tout était prévu !!! », des types qui pense que se servir d’un cerveau d’une des pires menaces du DCU comme bombe, c’est une foutrement bonne idée, ou encore un Batman aux abois qui veut se faire sauter le caisson à grand coup de Baby Darkseid. AMHA, ça reste du Scott Snyder pur jus et à l’image de ses récentes publications.

Harley
Honnêtement, je trouve que ça reste quand même bien dans la veine de Dark Nights : Metal #1 en moins bavard juste. Certains éléments sont subtils, d’autres beaucoup moins, d’autres sont tout bonnement juste là pour du fan service. Pour moi c’est juste la seconde partie d’une introduction pour l’event qui ne commence que dans la dernière partie du numéro avec les pièces qui se mettent en place pour la nouvel partie d’échec entre les gentils et les vilains. J’avoue que j’aurais aimé un truc bien plus sombre et plus épique que ça même si j’ai beaucoup aimé la lecture.… Lire la suite »
Overlord
Merci de m’avoir donné envie d’acheter le titre ( le premier numéro de Dark Nights Metal m’avais tout simplement découragé d’acheter de suite, attendant des retours), et finalement je suis plutôt d’accords, c’est clairement mieux que les 3 chapitres d’introductions qu’on a eu avant. Même si je pense que justement, suis à trois chapitres introductif, je suis plus réceptif à l’action qui découle du numéro. Il reste encore du chemin avant que l’event ne se lance véritablement, mais les dernières cases du titre ( I’m right here <3 ) me hype de nouveau, je suis donc impatient de voir ce… Lire la suite »
Harle
Je suis pas vraiment emballé. Par contre je trouve que ça illustre parfaitement les différences entre le New52 et Rebirth : la conspiration pour faire venir sur Terre une menace du Multivers m’a beaucoup fait penser à Trinity War, mais là où cet Event et les New52 tirait son intérêt du côté « neuf » de ses personnages et de ses concepts (menace inconnue, héros la rencontrant pour la première fois…) et la curiosité de voir comment allaient être réinventés de vieux aspects du DCU (Terre-3, l’Anti-Monitor), Metal et Rebirth jouent à fonds sur l’exploitation de la continuité et le fait de… Lire la suite »
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