Nouveau palier atteint pour la chronique avec ce cent cinquantième numéro de Showcase. Bien qu’une surprise aurait été attendue, nous persistons à sortir des numéros de manière plus ou moins aléatoire. C’est donc un petit rendez-vous avec la légion, avec ce numéro 266 datant de 1980, signé Gerry Conway au scénario ainsi que Jimmy Janes et Frank Charamonte au dessin. Un moyen de vous présenter l’équipe qui, on l’espère, fera son retour l’année prochaine.

L’histoire commence avec Duo Damsel qui branchent de gros câbles sur Hoth… sur Wondil IX. Une planète qui ressemble étrangement à Hoth – le numéro est publié deux mois après le film, je vous laisse choisir entre coïncidence ou complot. Pendant ce temps, Bouncing Boy est en prise à des difficultés aux commandes d’un canon laser, dont l’objectif est décidément de faire fondre les parois d’une grotte. Alors qu’il brise la glace, une « anomalie magnétique » est détectée sur son GPS. Anomalie qui fait dévie le rayon, entraînant une superbe page relevant plus d’une scène des Rois du Patin que d’un comic-book de S-F jusqu’à ce que la machine sur laquelle était Bouncing Boy reçoive ce rayon et explose dans une onomatopée sensationnelle : Bararoom!

Dieu merci, Bouncing Boy rebondit. Car c’est bien connu, rebondir vous permet de survire aux explosions. Il s’évanouit néanmoins, et Duo Damsel l’éloigne du lieu de l’accident. Pour le soigner, Duo Damsel ne trouve rien de mieux que de l’embrasser. L’amour lui sauve la vie, et il lui retourne le baiser. Il avoue avoir fait semblant pour l’embrasser, et Duo Damsel prend un air surpris, à peine exagéré. A peine remis de ce climax, ils s’aventurent ensemble dans la brèche provoquée par l’explosion trouver l’origine de cette anomalie. Quelques mètres plus loin, Bouncing Boy trouve un récipient doré pris dans la glace. Il s’empresse de sortir son tourne-vis pour le retirer. A peine le récipient a-t-il bougé qu’il explose. S’en suit une explosion plus forte et apparaît un génie maléfique. A ce moment précis, Duo Damsel prononce la phrase la plus censée de ces dix premières pages : « I’ve got a really bad feeling about this…« .

A peine sortie, notre génie maléfique se met à raconter son histoire pour montrer à quel point il a été méchant. Sauf qu’il n’a que l’allure d’un méchant. De ce qu’il raconte, Kantuu a été fait prisonnier et ne supporte plus le fait d’être enfermé dans les ténèbres. Après ça, Kantuu s’envole dans un rire maléfique et disparaît. Le duo sauve un vaisseau qui a été percuté par l’envolée du génie. Bouncing Boy regarde son micro-censeur qui lui permet de retrouver le génie, obsédé par l’idée de devoir réparer son erreur. Il déduit, de par le fait que le génie parle une langue arabe, qu’il se dirige vers la Terre. Et justement, sur Terre, Element Lad et Colossal Boy s’entraînent. Element Lad transforme du titane en glace et le fait fondre – il y a clairement un problème avec le réchauffement climatique dans ce numéro – alors que Colossal Boy fait sa musculation. L’alarme sonne et les deux héros répondent à l’appel de Duo Damsel qui leur raconte les événements passés et leur demande de se tenir prêt si ce génie est aussi dangereux qu’il le laisse paraître.

Bouncing Boy et Duo Damsel suivent Kantuu à la trace, alors que Colossal Boy et Element Lad prennent un vaisseau spatial pour les rejoindre et les assister. Pendant le trajet, Colossal Boy nous fait part de sa culture en expliquant la langue utilisée par le génie, et en déduit qu’il est une créature mythique arabe. Et alors qu’il débat avec Element Lad sur l’existence de cette créature, celle-ci fonce tout droit sur leur vaisseau et frappe de son poing. S’en suit un combat mêlant rayons lasers et lancer d’astéroïdes. Le tout dans le discours classique du « Vous êtes des mortels, je suis un dieu, donc je vous écrase. » Bouncing Boy et Duo Damsel arrivent à temps pour aider les deux héros. Bouncing Boy demande à Kantuu de rentrer dans sa prison, ce à quoi le génie répond : Non, je suis un demi-dieu. Il balaie les héros de la main et se dirige vers la Terre.

TO BE CONTINUED…

Juger d’un numéro de ce type, surtout concernant la Légion, est très difficile. Le principe même de la Légion est de jouer sur les clichés de la science-fiction. D’user des principes les plus basiques, de mêler tout ce qui peut sembler ridicule et sérieux sur le ton jovial, épique et coloré des comics. Donc, bien sûr, c’est assez ridicule lorsqu’il s’agit de le raconter, mais la Légion est la référence dans le genre. On peut se plaindre de tous les défauts que l’histoire accumule, et ce sera le cas sur bien d’autres numéros, mais des années 60 à 80, l’équipe joue sur ses défauts pour en faire son charme. Il s’agit d’une série B assumée, conservatrice d’un esprit du Silver Age, qui vous est servi comme tel et dont vous pouvez rire ou être émerveillé.

Article précédentSDCC 2017 – Des infos et images pour Young Justice: Outsiders
Article suivantBruce Timm évoque la possibilité d’autres films animés dans le style Batman : TAS
Avatar
Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

Poster un Commentaire

Veuillez Connexion pour commenter

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  S’abonner  
Notifier de