Showcase #149 – JSA All-Stars #7

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Une période chère à mon cœur malgré ses erreurs, les années 2010 marquent la chute vers les New 52. Une époque pourtant belle, entre Blackest Night et Brightest Day, pleine d’espérances. JSA All-Stars est une série secondaire mettant l’accent sur un personnage de l’équipe. Celui-ci exploite un événement survenu dans Blackest Night #4, lorsque Damage meurt sous les yeux d’Atom. En France, cette mort peut sembler anecdotique, mais il faisait parti des personnages en vogue aux yeux du lectorat de la Justice Society of America. C’en devient surprenant que l’équipe n’ait plus de série. Toujours est-il que Damage vivait depuis quelques mois des moments plutôt intenses. Il venait de retrouver son visage, et ose espérer vivre avec JudoMaster, nouveau membre de l’équipe. C’est sur elle que se concentrera ce JSA All-Stars #7.

Numéro écrit par Metthew Sturges, et dessiné par Freddie Williams II, dont on connait le style particulier. JudoMaster se retrouve face à ses fiches pour un discours qu’une amie lui a traduit, afin d’adresser ses dernières pensées à Grant Emerson, face à l’équipe au complet. Elle s’isole peu après, et alors que Cyclone, une jeune recrue, souhaite lui parler, Judomaster la rejette. L’instant suivant, Roxy lui annonce avoir trouvé les infos qu’elle cherchait. Page suivante, ça tatane dans tous les sens. Et comme tout personnage secondaire ayant un numéro se focalisant enfin sur lui, ses pensées sont ajoutées à cette scène. JudoMaster regrette de s’être octroyé l’espoir d’avoir une vie meilleure, d’avoir cru que l’amour allait la sauver d’un passé auquel elle voulait échapper en rejoignant la JSA. Après avoir bien cassé des dents, elle cherche à savoir où se trouve Tiger, l’homme qui a tué son père (non, ça n’a pas grand chose à voir avec Damage).

Alors qu’elle s’entraîne en salle, une soudaine envie de frapper violemment le sac de sable lui vient en tête. Torturée par ses pensées et l’incompréhension de son entourage, mais aussi la perte de la seule personne apte à la comprendre lui fait perdre ses moyens. Heureusement, Sandman apparaît juste derrière elle pour lui transmettre un message de la part de Damage. Il n’était pas censé le lui dire, mais Damage savait qu’il allait mourir car Sandman l’avait vu dans l’un de ses cauchemars. JudoMaster apprend donc deux choses. La première étant qu’il ne faut rien confier à Sandman, et la deuxième, que Damage s’est sacrifié. Sandman laisse Judomaster seule, lire, ou plutôt regarder, le message. L’hologramme de Damage apparaît. Il se présente comme un soldat, sachant que la mort l’appelait. A la manière de JudoMaster il dit avoir eut cette chance de la rencontrer, et que l’un comme l’autre ils ont vécus des traumatismes semblables.

Pour les mêmes raisons l’ayant poussé à taper dans le sac de sable, elle se poste sur un toit avec un fusil de précision, afin de tuer Tiger. King Chimera apparaît de la même manière que Sandman, et allez savoir pourquoi, il lui annonce qu’elle n’a pas vu la fin du message. Grant enlève son masque et lui montre que Dr. Mid-Nite pourrait lui rendre son visage, perdu de nouveau, peu de temps avant de mourir. Il tient à lui dire qu’elle ne doit pas se terrer dans le même gouffre où il se trouvait, qu’il avait perdu trop de temps à pleurer ses malheurs. Mais aussi que son titre de super-héros a su donner un sens à sa vie, en réalisant ce qui est juste. JudoMaster laisse son fusil de côté, et se dit qu’il serait plus juste d’exploser Tiger à mains nues. Elle récupère une valise d’argent qu’il tenait à la main. Retour sur la cérémonie, où Judomaster termine son discours. Elle ouvre son cœur et explique son rapport à l’amour, et aux valeurs qu’elle a découvert avec Grant. On conclut dans un hôpital où Judomaster offre les soins aux prochaines victimes avec l’argent au nom de Grant.

JSA All-Stars témoigne bien de la valeur du titre, et des titres en général dans ces dernières années 2000. Un esprit léger et efficace qui sait jouer entre action et sentiments, mais capable de vite tomber dans des facilités et incohérences. Malgré tout, JSA All-Stars #7 garde cette valeur d’épilogue à l’histoire de Damage, et clôt définitivement l’histoire du couple Damage / JudoMaster qui, s’il n’était certes pas connu du grand public, avait une grande originalité et tenait bien plus que ce désir de voir un couple de héros. Il ne s’agissait pas d’une amourette, mais de personnages brisés à leur manière, et ce numéro a su résumer cette courte histoire. Alors plutôt que de vous inviter à lire JSA All-Stars, je vous invite à lire la Justice Society of America de Geoff Johns. Travail d’une époque où Johns épatait encore le public.

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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.