Un nouveau mois a passé et une partie de l’équipe de DC Planet se retrouve donc pour vous faire une proposition de ce qu’il ne fallait pas manquer. Un mois de juin forcément marqué par l’arrivée de Wonder Woman au cinéma, la reprise de Preacher, mais vous remarquerez que pas mal de comics ont également su retenir notre attention !

La visée de cette chronique étant communautaire, on vous invite d’emblée à partager vos propres coups de coeur du mois passé dans les commentaires !


 

La Sélec’ d’ArnoKikoo

Aquaman #25 (DC Comics)

Type : comics VO
sortie : 21 juin 2017
Prix : 4,99$

Le titre Aquaman a eu un regain de qualité avec le relaunch Rebirth, peut-être parce que Dan Abnett a réussi à trouver un bon feeling avec l’Atlante, et ça a été plutôt agréable à lire pendant une bonne année. En vérité, la seule partie qui pêchait était au niveau visuel. Se sont partagés la tâche des Scot EatonPhilippe Briones qui n’ont pas un style horrible mais qui versent dans un mainstream assez lambda, et largement pas aidé par des couleurs trop « numériques ». Quelle joie alors pour le 25e numéro anniversaire de voir Stjepan Sejic arriver et balancer un ensemble de planches plus magnifiques les unes que les autres. En plus l’histoire qui aborde un sacré tournant pour Aquaman, est également largement digne d’intérêt. J’ai bien espoir que le titre profite à mort de cette montée de qualité visuelle pour devenir une des nouvelles pépites de DC Comics. Avec un film qui arrive l’année prochaine, il n’est jamais trop tôt pour ce genre de coup de projecteur !

 

La Sélec’ de Blue

Planet of the Apes/Green Lantern #5 (IDW/DC Comics)

Type : comics VO
Sortie : 14 juin 2017
Prix : 3,99$

Planet of the Apes/Green Lantern, c’est un peu mon petit plaisir tous les mois. Dépaysant, intelligemment écrit et bourré de références aux deux licences, cette mini-série s’inscrit dans une volonté de redorer le blason de crossovers aux scénarios médiocres. Le concept est ici assez simple : un anneaux évolutif est trouvé par Cornelius qui va avoir fort à faire pour maîtriser son pouvoir. Comment ça évolutif ? Selon les sentiments ressentis par le primate, ce dernier peut utiliser les pouvoirs des différents Corps des Lanterns liés à son état d’esprit. De ce concept simple et pourtant assez intelligent naît une bonne histoire, et cet avant dernier numéro riche en émotions ne fait que me conforter sur le très bon avis que j’ai sur la série.  Ainsi, les twists scénaristiques bien pensés et ce que promet la dernière planche pour la suite me font attendre avec encore plus d’impatience le final. Par ailleurs, il est tout de même nécessaire de préciser qu’une bonne connaissance des films ainsi que la lecture du run de Geoff Johns sur Green Lantern sont nécessaires à la fois pour comprendre le récit, mais aussi pour pleinement l’apprécier. Néanmoins, dans tous les cas, novices et connaisseurs tomberont d’accord sur la qualité globale des dessins qui, en plus d’être de bonne facture, présentent un magnifique mélange de couleurs, renforcés par une colorisation de qualité.

 

La Sélec’ de Darthfry

Les Losers par Jack Kirby (Urban Comics)

Type : comics VF
Sortie : 2 juin 2017
Prix : 22,5€

Parce que lorsqu’il y a du Kirby c’est toujours immanquable et bien plus en ses temps de festivités du 100éme anniversaire de la naissance du bonhomme. Ce n’est probablement pas le travail auquel on pense le premier lorsque l’on pense au King chez DC. Mais c’est aussi et probablement un des plus personnels car il parle du plus grand traumatisme de l’homme. Un exercice contraint bien loin de la liberté des ses autres travaux chez l’éditeur. Mais c’est ce qui le rend passionnant.

 

La Sélec’ d’Harley

Wonder Woman (Warner Bros)

Type : cinéma
Sortie : 7 juin 2017

Ce mois-ci mon choix est simple, et je pense que je ne suis pas la seule. Il s’agit du film Wonder Woman. Pourquoi ? Car l’héroïne de mon enfance (avec Xéna) a pris vie sur grand écran. Elle est belle, puissante, humaine. L’écriture n’est pas sans défaut, mais j’ai adoré ce film. J’ai adoré les scènes d’action, oui même les ralentis. J’ai adoré la relation avec entre Diana et Steve Trevor. Parce que la bande son est magnifique. Parce que j’ai eu des frissons de voir Themyscira, j’ai pleuré, de fangirling, de tristesse, de colère, j’ai ri, j’ai aimé.  J’avais de plus en plus peur de le voir, et puis le film a eu un bon accueil, et lorsque je suis sortie de la salle de cinéma, je n’étais qu’une enfant qui avait eu un rendez-vous avec l’une de ses idoles. Et franchement, juste pour ça, je remercie l’équipe du film et surtout Gal Gadot d’incarner à merveille Wonder Woman.

 

La Sélec’ de James Edge Grayson

Wonder Woman (Warner Bros)

Type : cinéma
Sortie : 7 juin 2017

Alors je n’irai pas jusqu’à dire que c’est le meilleur film du DCU, ça reste Batman V Superman, et je ne suis pas du tout un fan de Wonder Woman, jusqu’ici. Et ce n’est pas sa courte apparition qui permet de vraiment la découvrir. Mais voilà, ce film change ça. On découvre une femme forte, légèrement naïve par son éducation, avec un grand coeur et beaucoup d’optimisme. Les scènes d’actions sont toutes excellentes avec des ralentis bien placés et des coups donnés qu’on ressent, sans 3D parce que c’est inutile. La mise en scène aussi est bien parce qu’elle réussit à te faire douter quand comme moi tu devines le twist final en avance et qu’un autre détail te fait dire “Ah mais en fait non…”. Bref, les pistes sont plutôt bien brouillées. Et même si j’ai deviné avant la fin, j’ai trouvé les motivations du méchants tellement justes que ça passe à l’aise. Les petits bémols du film sont le final et la plaque d’immatriculation française toute pétée au début du film. Pour la fin, qui garde un espoir qui est correct avec le sens du film ne marche pas avec les dialogues de Diana dans BvS. Mais parlons de la fin et parlons de Steve Trevor. Le personnage masculin principal qui n’est pas un stéréotype d’homme bodybuildé et qui a ce qu’il faut de charisme et d’humour. Il se retrouve donc dans des situations assez drôles mais pas gênantes ni ridicules. Et bien sûr, il y a les personnages secondaires pas toujours anecdotiques. Antiope est un bon exemple, personnage qui marquera tous les spectateurs. Une petite mention à la VF qui donne un léger accent aux Amazones auquel je n’avais pas prêté attention dans BvS. Donc, voyez le film et revoyez-le, c’est ce que je ferai. Car ce film donne de l’espoir pour DC au cinéma, et ça, c’est super important.

 

La Sélec’ de n00dle

Preacher Saison 2 (AMC)

Type : séries tv
Sortie : 25 juin 2017

Plus cool, plus drôle, plus maîtrisée, plus directe dans sa narration, plus fidèle au comicbook de Garth Ennis et Steve Dillon et tout aussi violente que la première saison, le début de la saison 2 de Preacher montre une série qui a enfin su trouver son rythme de croisière, sans perdre pour autant son esprit. Avec des interprétations toujours au top, un aspect visuel qui envoie du lourd la plupart du temps et l’arrivée définitive du Saint of Killers, les fans du comics mais aussi ceux de films de genre ou de séries qui assument, tout simplement, leurs postulats de départ un peu fou devraient accueillir ce retour avec un plaisir total. L’avenir nous dira si Rogen, Goldberg et Catlin parviendront à maintenir le niveau jusqu’au bout. En attendant les deux premières heures sont déjà disponibles et vous l’aurez compris, c’est une réussite alors même si la saison précédente vous a déçu, le moment de vous affaler devant l’écran le plus proche est venu.

 

La Sélec’ de Sledgy7

The Lego Batman Movie (Warner Bros)

Type : cinéma
Sortie : 14 juin 2017
Prix : 15-25€ (prix moyen)

Ayant refusé de voir The Lego Batman Movie en VF au cinéma, j’ai préféré attendre la sortie du blu-ray et, comme je m’y attendais, ce fut un très bon moment. Ce film à l’animation tellement appréciable est drôle et bien référencé (on parle des films Batman, mais aussi des comics avec une superbe liste de vilains ridicules que les fans reconnaîtront), mais il ne s’arrête pas là. Il arrive à être original avec notre héros et même sur sa relation avec le Joker, ce qui est devenu carrément rare, et se permet plusieurs messages pour les plus jeunes, lui donnant un petit côté touchant. Évidemment, tout ça est surtout permis par le fait que le film n’a pas à répondre aux demandes qu’un « vrai » film Batman aurait eu, ce qui cause un manque d’impact. D’autres défauts sont à signaler, comme le fait qu’il soit trop long pour un film d’animation ou la musique de production typique de ces dernières années assez exécrable, copiant là où elle le peut (notamment Fury Road). Mais finalement, on passe un très bon moment devant The Lego Batman Movie, qui arrive à être drôle tout en étant pertinent sur plein d’aspects.

 

La Sélec’ de Watchful

Last Days of the Justice Society of America (DC Comics)

Type : comics VO
Sortie : 23 mai 2017
Prix : 29,99$

Sans réellement le vouloir, me renseigner sur Roy Thomas m’a permis de croiser cette réédition qui regroupe une petite partie de son travail avec sa femme chez DC. Maigre morceau dans sa carrière chez l’éditeur, Last Days of The Justice Society of America est un numéro assez spécial, et méconnu de l’autre côté de l’Atlantique. Il s’agit des derniers instants de l’équipe avant les conséquences de Crisis on Infinite Earths et de certains survivants. Maigre album pour un prix assez conséquent, d’autant plus pour un softcover, puisque ce numéro ne tient que 68 pages sur les 336 que compte la reliure. On pourrait donc s’attendre à un remplissage aléatoire, mais l’éditeur reste cohérent. Remplissage, oui, mais avec des épisodes de Secret Origins tous scénarisés par Roy et Dann Thomas, présentant de la meilleure des manières l’équipe et certains de ses membres. Ces numéros de Secret Origins pourraient repousser, mais on ne peut que recommander un album comme celui-ci, parfait pour les complétistes pour son rapport à Crisis, comme pour ceux qui souhaiteraient trouver un point d’accès pour découvrir la Société. Commencer par la fin est pour le moins original, mais cette édition a cette capacité d’atteindre un large public, comme celui d’intéresser le consommateur régulier de comics. Et puis les origines de Flash dessinées par George Tuska, Green Lantern par George Freeman, et celles de Dr. Fate par Michael Bair, ça ne se refuse pas.