Visiblement les experts cinéma qui pullulent chez les reviewers de DCP sont trop occupés à lire Télérama pour savoir que penser de la dernière palme d’or Azerbaïdjanaise pour vous livrer leur analyse pointue du film de Patty Jenkins. C’est donc moi, simple spectateur lambda qui vais vous livrer, mon impression, bien plus que ma critique.

Et pour moi, c’est très clair, c’est le meilleur film DC de ces 40 dernières années. Je ne suis pas sûr que réellement ce film éclipse complètement la trilogie du Dark Knight ou les films de Burton, mais la prise de risque est bien supérieure avec comme personnage principal Wonder Woman.

Pour faire court, le film est plein d’émotion, d’humour (mais sans grosses blagues à la Tony Stark), d’action, de surprises et de ralentis (on y reviendra). Le film est féministe sans être militant, parfois cru, mais toujours beau. Et surtout, et c’est une première depuis BvS, le film est maîtrisé techniquement, sans montage étrange.

Le film s’ouvre sur l’enfance de Diana sur l’île de Themiscyra, on y découvre une petite fille impétueuse et têtue attirée pas les arts de la guerre, entourée par deux figures maternelles bien différentes : Hyppolite, bien sur, mais aussi Antiope. La jeune fille grandit jusqu’à devenir une femme et un guerrière accomplie. Mais un avion se crashe au large de l’île faisait basculer le destin de Diana qui va prendre le chemin du front de l’immonde boucherie que l’on appelle maintenant la Première Guerre Mondiale.

Et très curieusement, la première partie sur l’île ne m’a pas spécialement convaincu. Quelque chose ne fonctionne pas, sans que j’arrive à mettre le doigt dessus. Est ce cette île peuplée de femmes superbes qui passe mal à l’écran, est ce le trop plein de CGI, sont ce les chorégraphies très aériennes des combats mettant en scène les Amazones contre la brutalité des soldats ? Aucune idée et probablement tout cela en même temps. C’est pourquoi, j’ai été très déçu dés le début du film et très inquiet.

Mais tout ceci c’est envolé, quand Diana met les pieds sur le monde des hommes. On passe directement du paradis à l’enfer glauques des humains. Elle est confrontée à la pauvreté, la mort, le machisme, la bêtise pour la première fois… Et traverse tout cela la tête haute, avec naïveté et pleine de bons sentiments, mais sans jamais paraître bête. Finalement, sa présence ne fait que souligner l’absurdité de ce sur quoi est bâti notre monde.

Et d’ailleurs ceci ne serait pas possible sans la magnifique performance d’actrice de Gal Gadot. Si son CV (Fast and Furious) et, je vais être très honnête, son physique d’ablette avait soulevé dans mon esprit des objections, il faut reconnaître qu’elle crève l’écran. Déjà sa présence dans BvS avait quasiment volé la vedette à ses deux compères masculins, mais dans Wonder Woman, elle donne la pleine mesure de son talent. Belle, sans jamais être un objet sexuel, naïve sans paraître idiote, elle respire le charisme et la force tranquille, traversant les événement sans jamais perdre de sa superbe. Dans les villes comme dans les théâtres de guerre, ou son personnage donne la pleine mesure de son talent.

On est dans le respect le plus absolu du personnages, tel qu’il apparaît dans les comics. Elle incarne le féminisme par sa fierté de ce qu’elle est et par ce qui parait de effronterie dans cette époque dominée par les hommes. Néanmoins, elle ne fait pas de compromis et suit sa mission, découvrant au passage que le monde des hommes n’est pas que guerre et domination machiste, mais aussi un monde peuplé d’individus capable de sentiments, de sacrifices altruistes malgré les tragédies.

Il faut aussi souligner la force des personnages secondaire, comme Etta Candy campée par Lucy Davis, relativement fidèle au personnage original des comics, sans encore une fois tomber dans la bêtise. Dany Houston et David Thewlis fantastiques dans les rôles respectifs d’un soldat Allemand et d’un Sir Anglais. Mais ceux qui crèvent l’écran sont les compagnons d’armes de Wondy, à commencer par le frenchy Said Taghmaoui qui incarne formidablement Sameer, tout en surfant habilement avec les clichés de l’époque notamment dans une scène d’infiltration. J’ajouterai Eugene Brave Rock dans le rôle de Chef et Awen Bremner dans le rôle de Charlie, respectivement un contrebandier Amérindien et un sniper Écossais rattrapé par ses démons. Des rôles qui  rappellent le côté international du conflit qui agita l’Europe et amènent un peu d’humanité dans un monde de brute. Et plutôt que de prendre des stars, Patty Jenkins à choisi de prendre des gueules et de formidables acteurs et j’adore ça !

Le rythme du film est soutenu, sans temps mort, sans être non plus frénétique. Et bourré de scènes d’actions parfaitement chorégraphiées. Néanmoins, on peut regretter l’omniprésence des ralentis lors desdites scènes. Alors certes, cela participe à une certaine esthétisation, mais trop c’est trop et le recours systématique à ce genre de technique est un peu lourd.

Et encore une fois, je reviendrais sur certains effets spéciaux un peu limite, ce qui est scandaleux sur ce genre de films. Je me souvient qu’il y a une dizaine d’années, je me disait que plus jamais nous ne distinguerions le vrai du faux. Mais l’omniprésence d’effet spéciaux digitaux dans les films, en ont fait baisser la qualité et c’est un défaut généralisé dans la production Hollywoodienne.

Mais le gros plus, ce sont les rebondissements entourant l’identité du grand méchant du film, qui ne nous est révélé que vers la fin, dans un rebondissement totalement inattendu et assez bien trouvé ! De plus le choix de l’acteur qui l’incarne est vraiment génial.

Vous attendiez le premier bon film du DCEU ? Vous l’avez. Vous cherchiez un film pour renvoyer les films Marvel au rang de distraction pour petits garçons ? Vous l’avez. Vous cherchiez un film qui rivalise avec les grandes heures des films de Super Héros de DC, Trilogie du Dark Knight, Batman de Burton et Superman ’78 ? Le voici ! Je ne peux m’empêcher de me dire que j’ai encore tellement de choses à dire sur ce film, qui a aussi séduit mon fils de 9 ans qui en a fait directement son film de Super Héros préféré, mais la place et votre capacité d’attention sur cet article est forcément limitée. Et je ne peux que vous donner ce conseil : allez le voir ou le revoir ! Néanmoins, maintenant je ne peux que m’empêcher de me demander ce que va donner le film Justice League qui va faire suite dans le DCEU, et qui va probablement faire pâle figure à coté. La barre à été placée très haute et l’Amazone a frappé un grand coup.

Très Bon / 10 Notre avis
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Les +
Des acteurs fantastiques
Un scénario béton
L'originalité du choix
de la première guerre mondiale en toile de fond
Gal Gadot au top
Les -
Les ralentis incessants
La première partie
sur Themyscira
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