Showcase #145 – The New Teen Titans #2

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Avec la publication du crossover Lazarus Contract dont le titre est un hommage au célèbre arc de Marv Wolfman et George Perez, il est plutôt bon de porter son regard vers les numéros auxquels fait référence ce nouveau crossover. Alors plutôt que de se contenter de flashbacks et de réécritures à la Teen Titans #0 par Rob Liefield, profitons d’un Showcase dédié aux premiers pas des New Teen Titans. Ah, et le site tout neuf au passage.

Alors que la jeune équipe se reforme dans une version plus adulte avec ses membres d’origines dont Wonder Girl, Robin, Beast Boy et Kid Flash, l’équipe accueil de nouveaux personnages comme Cyborg, ou la mystérieuse Raven. Ensemble ils ont repoussés les flottes Gordaniennes et défendus la Princesse Koriand’r, devenue la Starfire préférée de notre rédac-chef. Le numéro qui nous concerne s’ouvre avec l’arrivée de Deathstroke dans un endroit mystérieux où les membres masqués de la H.I.V.E. tentent d’embaucher le meilleur assassin au monde pour éliminer les Teen Titans. La H.I.V.E. refuse de le payer d’avance, il refuse le contrat et décide de s’en aller. Des mitrailleuses sortent des murs et tirent. Deathsroke esquive et détruit toute arme présente. Au moment d’attaquer l’un des hommes masqués à l’aide de son épée, il comprend qu’il s’agit d’un hologramme. Il quitte la pièce. On retrouve les membres de la H.I.V.E. qui étaient bien entendus cachés, et testaient les capacités de l’assassin pour les analyser et apprendre à les dupliquer.

On arrive à un appartement situé à Manhattan où on retrouve un certain Grant en pleine dispute avec sa copine, Carol. La raison évoquée étant qu’il possède des contacts avec des personnes ayant une influence néfaste sur son comportement et qu’elle n’apprécie pas celui qu’il est devenu. Elle lui demande de partir. Grant, vexé, la saisit violemment par le bras, et reçoit un violent rayon d’énergie. La case suivante, Starfire entre avec Wonder Girl, défendant la jeune femme. Grant sort en claquant la porte, et en jurant de se venger de ses amies à elle. Kid Flash apparaît et annonce une urgence. Ils rejoignent les autres membres de l’équipe, à l’exception de Raven, près du port où se déroule un trafic de produits pharmaceutiques. L’équipe passe à l’action. Ces voleurs sont en réalité des robots, Starfire se déchaîne et détruit accidentellement les preuves. Robin la plaque au sol pour l’arrêter, et Starfire en profite pour l’embrasser langoureusement. Changelin demande la même chose à Starfire qui de ce fait a apprit à parler anglais, pendant que Cyborg masse le dos de Wonder Girl. Robin approche Cyborg et demande l’aide de son père, Cyborg refuse.

D’un toit, Deathstroke observe et comprend les inquiétudes de la H.I.V.E. . Il appelle Wintergreen afin d’avoir plus d’informations concernant cette organisation. Pendant ce temps, Grant retrouve la H.I.V.E. pour décupler ses capacités malgré les risques. On retrouve ensuite Raven, partie parler à son père qui fait les gros yeux et l’envoie balader. A Blue Valley, Kid Flash rentre chez lui et trouve sur son lit, Raven épuisée. Elle s’apprête à lui avouer qui elle est, mais se rend compte du danger et s’évapore. Kid Flash se dit qu’elle est pas mal, mais qu’elle doit porter un lourd secret. Le lendemain c’est réunion piscine chez les Titans : Wonder Girl apprend à Starfire le principe du bikini, et les raisons pour lesquelles, se balader nu n’est pas une bonne idée. Dick drague Starfire, Starfire drague Dick, Kid Flash et Beast Boy font des trucs cools avec leurs pouvoirs, et on passe à Victor Stone parti voir son père.

Wolfman nous révèle pourquoi leur relation père/fils est si complexe. Le professeur se sent coupable de l’accident qu’a subit son fils, ce que Cyborg voit comme étant la faute de son père et souligne sa difficulté à lui pardonner. Cyborg quitte le laboratoire, et une explosion détruit un mur face à lui. Ravager en sort et un affrontement en découle. Cyborg réussit en deux pages à mettre Ravager hors combat, jusqu’à ce que Deathstroke vienne sauver ce jeune super-vilain. De retour à la piscine, Kid Flash et Beast Boy échangent sur l’utilité de l’identité secrète, et alors que Starfire allait lancer les flashbacks sur sa planète natale, Cyborg surgit d’un buisson pour prévenir de ce qui lui est arrivé.

On retourne vers Deathstroke qui a mit Grant au lit. Une fois réveillé, Deathstroke le prévient des dangers qu’il court, que l’opération subie risque de le tuer s’il ne se repose pas. Grant n’a pas de race, et saute par la fenêtre pour se venger de nouveau des Titans et prouver qu’il est meilleur que Deathstroke. Ce dernier, ayant eu le bec cloué, demande à Wintergreen de préparer ses armes, persuadé que le jeune électron libre aura besoin d’aide. Le jeune rebelle fonce tête baissé chez les Titans et est surpris d’avoir été suivi par Deathstroke. De leur côté, les mystérieux membres de la H.I.V.E. se réjouissent d’avoir fait des économies en observant les deux exécuteurs coopérer. L’affrontement commence, mais rapidement, Ravager est exposé aux tirs de Starfire qui tir volontairement à côté pour le faire reculer. Ravager tombe à terre, Raven apparaît, et montre à Grant l’image produite par sa haine avant qu’il ne meurt. Deathstroke tient les Titans pour responsables et s’en va avec le corps de Grant. Slade se rend sur la tombe de Grant, et se rend compte que sans le savoir, l’assassin qu’il est a fini par inspirer son fils malgré lui.

A son résumé seul, le numéro est déjà légendaire. Une histoire au final assez simple, mais où on retrouve de nombreux éléments définissant le héros. Qu’il s’agisse de sa vie quotidienne (preuve des années d’expérience des artistes chez Marvel) comme des thématiques abordées, le lien entre le héros et son ennemi, la gestion de l’identité secrète, tout en entretenant l’origine d’une légende à travers le personnage de Deathstroke au charisme flagrant dès les premières pages. Et tout ça, sans parler des planches incroyables de George Perez. Du découpage dynamique, malgré les critiques générales de son style, aux plans focalisés sur des détails comme des larmes, ou l’impact d’une épée, l’artiste réussit à passer d’un état à un autre sans jamais donner cette sensation d’un découpage abrupte. C’est un numéro incontournable et intemporel, où se retrouve une équipe de héros en pleine création, où les liens ne sont pas encore tissés, mais dont on connait les aboutissants. Après avoir lu ça, Lazarus Contract risque d’avoir une toute autre saveur.

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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.