Déterrons dans ce nouveau numéro du Showcase un personnage oublié ayant eu de nombreux remaniements depuis sa création en 1942 et est passé d’un éditeur à un autre, dont Impact Comics avant d’arriver en 2009 chez DC Comics. Le personnage est modifié pour coller à cet esprit de jeune super-héros qui collait à cet époque où les jeunes super-héros étaient à la mode – effet Kick-Ass oblige – intégrer ce personnage pouvait amener quelque chose de neuf. Mais qu’est-ce que le neuf lorsqu’il s’agit à première vu d’un jeune blond aux pouvoirs inconnus ? C’est donc notre John Raymond que le public aura découvert avec le numéro spécial Red Circle : The Web #1, ce nouveau héros voit ici avec le premier numéro de sa série régulière, le début de sa première aventure.

Nous sommes en novembre 2009, date de sortie de ce numéro écrit par Angela Robinson et dessiné par Roger Robinson. Le numéro s’ouvre avec une page pleine du héros sur le point de cogner, où on apprend, de par ses pensées, que son frère est mort pour de l’argent. On poursuit avec une splash-page où ce coup de poing réalise un « Krak » et était destiné à un certain Deadly Force qui, avec l’aide du Dr. Archer, a kidnappé et tué David Raymond. La bagarre se poursuit à coups de poing qui font planer l’adversaire sur des kilomètres (DBZ-style). Encastré dans un mur, notre cher John Raymond se souvient de sa journée passée. On entame donc notre flashback où il se trouve à l’écart d’une discussion entre son oncle et sa mère où ils se disputent à cause de l’absence de testament. De son côté, John se remémore le décès de son frère, dans ses bras. Ce principe magique du flashback, dans le flashback. Après mûre réflexion, John se dit qu’ils ne devraient peut-être pas connaître la vérité sur la mort de son frère.

Au final, un testament est retrouvé, et à sa lecture, il lègue une série de photos à sa mère, sa voiture à son oncle, sa maison à sa femme, April, et un pistolet à son frère, ainsi qu’un petit papier sur lequel il est écrit : « Protège April !« . Il repart avec April, et discutent. Leurs mains se touchent, et elle s’en va. Nouveau flashback où on apprend qu’ils étaient amoureux au lycée et lorsqu’ils se sont quittés, son frère l’a récupéré. En effet, c’est ce qu’on peut appeler une tournante. Néanmoins, il admirait son frère pour l’attention qu’il apportait à April et le rôle de soutien qu’il n’a jamais su jouer dans sa vie. Arrivé dans la Bat.. dans son repère qui ne ressemble en rien à la Batcave, il se demande s’il connaissait réellement son frère. Il joue avec des dés ayant appartenu à son frère et les casse révélant une poudre étrange. Histoire d’être sûr, il goûte. Et se souvient soudainement qu’il connaissait un mec qui connaissait un enfoiré. Dans une situation telle que celle-ci, pourquoi ne pas aller voir cet enfoiré ? Cet enfoiré, c’est un dealer. Un gamin pointant son Uzi sur notre cher John qui lui donne 500$ de plus que le prix convenu, pour qu’on lui livre le même jeu de dés que celui qu’il a brisé plus tôt.

Bien évidemment, les billets qu’il a donné ont un émetteur lui permettant de suivre le fourgon et dans lequel sont partis les jeunes marchands d’épices. Il s’avance donc vers sa voiture, ouvre le coffre et sort son costume High-Tech. Il vole jusqu’à l’entrepôt où les jeunes produisent de la drogue et font beaucoup d’argent. Les clichés n’ont jamais tué personne. En toute discrétion, The Web explose le local, attrape le premier gamin qui passe et lui demande pour qui il travaille. De manière totalement bad-ass, on retrouve notre méchant le plus original, Deadly Force qui fait une entrée remarquable et à peine déjà vu avec un : « C’est moi que tu cherches ?« .

Fin du flashbak, et on se retourne vers John, les fesses incrustées dans le mur, la tête baissée, se dit être prêt à mourir pour avoir des réponses. Il saisit Deadly Force et lui fracasse la tête contre le sol à quatorze reprises en lui demandant de manière tout à fait polie où se trouve Archer. Pour le moins effrayé, Deadly Force lui répond qu’il travaille à Bellevue. En tant que copie non-officiel de Batman, The Web ligote Deadly Force à un building et prend la pose. Il prend une vidéo afin d’avertir les forces de l’ordre pour que ceux-ci récupèrent ce danger. The Web enchaîne avec l’hôpital de Bellevue, ressemblant étrangement à Arkham avec ce côté manoir ne collant absolument pas avec l’image qu’on peut se faire d’un hôpital. De même pour l’intérieur du bâtiment, et de manière toujours aussi discrète, John enfonce la porte du bureau en quête de réponses. Il trouve facilement la liste des patients du docteur posé sur son bureau avec le nom de son frère, découvrant par la même occasion que le docteur réalise des expériences étranges.

La lumière s’allume, Archer était derrière lui et déduit qu’il a pu remonter jusqu’à lui. Quel génie ! Archer est un docteur en fauteuil roulant et donc à première vue inoffensif. C’était sans compter sur son petit clavier possédant d’étranges touches lui donnant la capacité de paralyser et d’infliger mille douleurs à notre super-héros préféré, prisonnier d’un champ de force électrique. La fin du numéro approchant, Archer est forcé de lui avouer que April a été kidnappée pour le bien du cliffhanger sur lequel se conclut ce premier numéro de The Web.

Derrière un costume assez cool, The Web n’est au final qu’une bien pâle copie de ce qui était en vogue pour l’époque regroupant tous les défauts et éléments déjà vus à de nombreuses reprises. Ce ramassis de clichés fait donc perdre au personnage toute capacité à se démarquer dans la nuée de super-héros déjà existants. Ce qui est bien dommage. De plus, si Roger Robinson est un dessinateur surprenant (pour un titre perdu comme celui-ci), et s’essaie à diverses mises en page en quête d’une quelconque originalité, empruntant parfois même à ce qui est souvent associé au personnage de Batman (cf. la dernière illustration), The Web ne convenait pas à cette représentation classique qu’on pourrait voir sur un titre comme Birds of Prey. Tant d’éléments qui font que The Web n’est pas à conseiller, et dont l’annulation au bout de dix numéros n’a rien d’étonnant. Néanmoins, The Web reste un personnage qui n’a de cesse d’être réinventé chez de petits éditeurs. Un héros dont on ne parle pas, mais qui pourrait bien un jour nous surprendre – tout comme a pu le faire Airboy.

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Étrange personnage constitué de framboises. La légende raconte qu’il aurait une quelconque appartenance à l’école du micro d’argent. Il consolide sa morphologie linguistique et cherche à se perfectionner dès que possible. Profondément inspiré par Françoise Hardi et Zizi Jeanmaire, il écrit par passion. Amoureux de culture, il n’a jamais su se détourner de son premier amour qu’est le monde des comics. Élevé dès ses premiers pas par Bruce Timm qui lui a montré la voie de la sagesse, il s’entraine depuis comme un samouraï et accumule les reliures, les brochures, et se (re)découvre au fur et à mesure des coups de cœur. Rapidement détourné de l’univers Marvelien moderne depuis Marvel Now, il ne jure plus que par Image et DC Comics. Le fan de comics qu’il est attend sagement le retour d’une époque pour le moins révolue où le fan de comics prône sur les lecteurs éphémères qui ne se limitent qu’aux grands personnages publicités ou adaptés le temps de quelques mois. Éternel insatisfait, il n’aime pas cette présentation, et tout ce que l’on doit en retenir est qu’il écrit par passion dans le but de la partager.

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ian0delond
ian0delond

Red Circle à la base c’est une propriété d’Archie Comics qui voulait varier son offre.
Ensuite c’est passé de mains en mains.

Aujourd’hui c’est de nouveau chez Archie Comics et quelques titres avaient été rebooté sous la bannière « Dark Circle ».
On a eu des reboot de The Shield, Hangman, et the Black Hood.

The Web avait été annoncé faire partie du reboot et aurait dû être lancé en 2016.
Ca c’est pas fait. Les séries déjà sorties accumulaient dès la première année des retards dingues et ça a tué le reboot dans l’oeuf. Aujourd’hui seul Black Hood survit avec un rythme quasi bimestriel.

Mais si ça t’intéresse voici l’annonce de The Web(2016) avec une interview de l’auteur qui explique la nouvelle direction et une cover
http://www.cbr.com/sdcc-exclusive-archies-dark-circle-introduces-teen-hero-in-the-web/