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Batman & Robin tome 6
Les points positifs :
  • Le petit coucou d’Andy Kubert
  • Le retour de la Ligue des Assassins dans toute sa splendeur
  • Le team-up avec Frankenstein, je kiffe !
Les points négatifs :
  • Toujours pas de Robin
  • On sent qu’on veut faire monter la sauce mais c’est un peu long sur un tome

« -Où vas-tu? – N’importe où ailleurs qu’ici. » – Frankenstein à Superman


  • Scénario : Peter J. TomasiDessins : Patrick Gleason, Doug Mahnke, Andy Kubert, Couleurs : John Kalisz, Brad Anderson- Encrage: Mick Gray, Christian Alamy, Keith Champagne, Mark Irwin, Norm Rapmund, Jonathan Clapion, Tom Nguyen

Voilà, je le tiens enfin entre mes mains, ce tome 6 de Batman et Robin. La manière dont tome 5 s’est terminé m’avait laissé sur ma faim et donné envie de savoir la suite. Que va-t-il advenir d’Erin ? Double-Face s’est-il vraiment supprimé ? Eh bien, je n’en sais toujours pas plus. Parce que l’histoire se concentre à nouveau sur Batman et sa quête pour retrouver son fils Damian, le dernier Robin en date. Bon, vous me direz, c’est logique, la série s’appelle Batman ET Robin. Ouais. Alors revenons rapidement ensemble sur ce qui se passe dans ce tome.

À la recherche de Robin

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Alors que Bruce Wayne, après un deuil difficile et mouvementé (relaté dans Requiem), a enfin fait la paix avec l’idée que son fils doit reposer en paix. Mais le grand-père de Damian, Ra’s Al Guhl n’est pas de cet avis : l’assassin dérobe les dépouilles de Damian et sa mère Talia qui reposaient dans le jardin des Wayne, dans l’espoir de ranimer leurs corps. Il souhaite les plonger dans un puits de Lazare, ce qui les ramènerait à la vie mais effacerait également toute mémoire de leur vie précédente, faisant de leurs esprits une table rase que Ra’s pourrait modeler à sa guise. Batman, aidé de Frankenstein – qu’il avait déjà croisé lors de Requiem – puis de la Ligue de Justice, est bien décidé à tout faire pour empêcher Ra’s de parvenir à son but. Mais c’est sans compter les démons d’Apokolips envoyés par Kalibak qui forceront des ennemis mortels à s’allier momentanément.

Team-ups d’anthologie et qualité graphique

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Ainsi, contrairement à l’arc précédent (Brûlure) qui se positionnait plutôt comme un histoire de détective classique, avec des thèmes chers aux séries Batman comme la limite entre le bien et le mal, cet arc frôle le récit fantastique avec des créatures désormais légendaires comme le monstre de Frankenstein et les Amazones, et des lieux mythiques tels l’Île du Paradis. Mais il s’inscrit aussi dans la plus pure tradition du comic book de super-héros avec des antagonismes mortels, des team-ups d’anthologique (Batman s’allie avec Aquaman, Wonder Woman et même Frankenstein) et des combats épiques. Cette pléthore de personnages laisse peu de place à la caractérisation et l’on retombe dans des mécanismes scénaristiques classiques, comme la rivalité à mort de Batman et Ra’s (qui d’ailleurs frôle le fanatisme et la démence, comme toujours) ou le conflit entre le Chevalier Noir et ses alliés de la Ligue lorsqu’il s’agit de prendre une décision qui met sa vie en péril. Bruce demandera alors à sa « famille » de l’aider à tromper les justiciers de la Ligue et trouvera étonnamment de l’aide auprès d’un vieil ennemi.

Pour ce qui est du visuel, on se régale dans ce numéro. Pas seulement avec le numéro dessiné par le grand Andy Kubert mais aussi avec ceux produits par l’équipe créative habituelle. Je ne vais pas réitérer les louanges que j’ai faites lors de ma critique du tome précédent, mais je pense que le style est tout aussi bon. Gleason et Tomasi sont toujours excellents lors des épisodes muets (qui ne sont pas aussi longs que dans Requiem mais quelques planches sans paroles ont un effet percutant) et la coloration de Kalisz sait flatter l’oeil. L’encrage de Mick Gray, qui me déplaisait au début de la série – en effet, je le trouvais très grossier – a su s’affiner et s’adapter au style de Gleason. Toutefois, certains visages ont toujours des proportions parfois bizarres, surtout les visages féminins. J’ai tout particulièrement apprécié le design d’Aquaman et de Wonder Woman par Gleason.

En bref, ce tome 6 nous conforte dans l’idée que Batman et Robin est une des seules séries des New 52 qui vaille vraiment la peine. Nous sommes face à une équipe relativement réduite (malgré l’armée d’encreurs) qui est capable de produire du travail de qualité avec constance, ce qui est loin d’être le cas des autres séries de DC. Le seul défaut de ce tome serait que, surtout lors des deux derniers numéros, on peut avoir l’impression que cela traîne en longueur. Autrement : à lire, absolument !

SuperAudy

SuperAudy