En ce jour de Showcase, on m’a dit clairement « tiens, celui là, il est pour toi avec tes humeurs changeantes à cause de tes hormones ». Du coup, me voilà ici pour vous parler de Shade, The Changing Man #1 (de 1990 et non pas 1977). J’aimerais bien les y voir les messieurs là du bureau avec des hormones comme les nôtres, ce serait bien marrant. Non parce que ça retombe toujours sur nous… Et oui, bref, je sens un regard insistant sur mon épaule, place au numéro !


Shade, The Changing Man (volume 2) #1, a donc été publié en 1990 sous la plume de Peter Milligan qui est accompagné par Chris Bachalo et Mark Pennington sur les dessins des planches intérieures. C’est Daniel Vozzo qui s’occupe de la colorisation.

Le numéro s’ouvre sur une jeune femme qui se parle à elle même. Elle semble perturbée et hantée dans les rues. On en apprend un peu plus au fil des cases suivantes. Tous les soirs elle reçoit la visite d’un homme qui lui rappelle qui elle est. Alors qu’elle se retrouve dans un motel à côté d’un cadavre, on découvre comment elle s’est retrouvée folle, enfin selon elle.

Avec son amour du moment elle rêvait d’une rencontre avec ses parents. En chemin, ils prennent du retard. C’est une fois arrivée chez elle qu’elle raconte aux lecteurs quelques évènements de son passé alors qu’elle passe la porte de chez elle. Et là, elle se retrouve nez à nez avec le psychopathe qui vient de tuer, enfin massacrer ses parents. Le problème, c’est que son homme tente de s’interposer et paiera le prix d’une balle en pleine tête. Elle finit en hôpital psychiatrique à rêver chaque nuit qu’elle massacre le tueur de ses bien-aimés.

Elle erre sur les routes, perdue, en plein doute sur ce qu’elle va faire par la suite. Jusqu’au jour où elle entend parler d’un tueur en série, et qu’elle décide de mettre les voiles pour revenir dans le Sud. Elle s’imagine ce que peut ressentir celui qui a massacré sa famille trois ans plus tôt, s’immisçant dans sa tête. Un fou furieux, qui s’excite à la l’idée de tuer, de mourir sur la chaise se persuadant d’être un héros.  On se retrouve plongé dans la psyché d’un être complètement fou, dénué de toute humanité, n’ayant peur de rien. C’est ainsi que notre héroïne voit cet exécuteur.

Sauf qu’au moment de passer sur la chaise, le psychopathe cherche à se repentir. Il change d’avis et ne veut plus mourir. C’est alors que se passe l’improbable, et elle le sent à distance, de l’autre côté des murs de la prison. Elle cherche à s’enfuir, mais se retrouve prise au piège par une chaise électrique, avant de se retrouver dans sa voiture en compagnie du psychopathe qui n’est plus vraiment lui. En effet, Shade a pris son corps pour arriver sur Terre causant des perturbations sur son passage. On en revient ensuite au motel, et à la mort d’un nouveau corps dans une explosion chimique qui alerte les autorités. Notre héroïne quant à elle va devoir affronter à nouveau la violence de la mort de ses parents et faire face au psychopathe qui en est responsable le temps que Shade trouve comment faire pour combattre les esprits. Elle parviendra à tuer le psychopathe et prendre la fuite avec Shade pour de nouvelles aventures, des aventures de folie, oui, de folie, de madness, c’est ça.