Suicide_Squad_Poster
Les points positifs :
  • Embellit les films précédents
  • Margot Robbie fait le job
  • Essaye d’animer le DCU au cinéma
  • Un ou deux clins d’oeils
Les points négatifs :
  • Un montage catastrophique
  • Réalisation sans âme qui cherche le genre
  • L’écriture dessert des acteurs parfois bons
  • Narration chaotique
  • David Ayer, pas à l’aise avec son sujet
  • Nouvelle guerre de forums en prévision
  • DC mérite mieux

« For two sweet seconds…I got hope. » – Deadshot


  • Réalisation, scénario :  David Ayer Production : Charles Roven, Richard Suckle
  • Acteurs : Will Smith, Margot Robbie, Jay Hernandez, Viola Davis, Joel Kinnaman, Jared Leto, Cara Delevingne, Jai Courtney, Adewale Akinnuoye-Agbadje, Scott Eastwood

Une constante est en train de s’établir dans les films qui portent le logo DC Comics depuis peu : chaque itération embellit la précédente, chaque nouveau moment éclaire d’une lueur nouvelle la déception d’avant. Au cas par cas, il est difficile d’être, en tant que fan, satisfait du catalogue actuel des films de la Warner, famille super-héros. De plus en plus difficile. Et quoi que je ne doute pas que ce film-là trouve son public, et que la plupart des critiques devront s’excuser ou entourer leurs avis de disclaimers pour s’éviter l’habituel cirque des insultes et accusations de corruptions (« le chèque est à la poste », m’a répété Geoff toute la matinée), quoi que chacun se fera une idée selon ses attentes, le fan de son côté attend encore le film DC qui fera honneur à ces personnages qu’il aime – qu’on lui rende, finalement, le droit d’aimer ailleurs ce qu’il trouve en BD.

Le problème de Suicide Squad est multiple, aussi va-t-on faire point par point. Le montage du film, une grosse interrogation comme dans tous les projets impliquant des reshoots, dessert toute forme de construction – le film s’ouvre sur la constitution de l’équipe, dans une présentation sommaire qui éclipse les personnages et gâche le fondement de leur background. La plupart en ressortent caricaturés, à commencer par l’Enchanteresse, qui devient un personnage motif, un « average movie character » qui ne cherche pas à compliquer l’origine de ses pouvoirs ou sa relation au seul personnage du film avec qui elle interagit en civil (celle-ci est éclipsée en une micro-scène). Les autres suivent, plus ou moins bien retranscrits, avec un usage abusif de fonds musicaux qui s’enchaînent comme une playlist sans respirations. Le film étouffe sous cette patine de cool, qui superpose des effets de réalisation étranges (qui rappellent les moments de folie de Harsh Times) sur le Joker et Harley. Plusieurs moments d’intro’ aiment aussi décaler le personnage introduit du fond de l’image, cerné de couleurs fluo dans un détourage compliqué, un hommage étrange aux cases de comics sans grande saveur, et que la promo’ avait soigneusement évité de montrer.

Le temps d’écran est très inégal entre les moments passés et présents, qui sont généralement mal insérés et deviennent un gimmick au fil du métrage. La plupart des scènes re-tournées sont faciles à identifier, on ne retrouve pas à l’identique de nombreux moments aperçus sur les photos de tournage ou dans les premières vidéos (exemple : le fameux « hurt you really bad », moins souriant), et une construction qui abuse du principe du flashback donnent à l’ensemble un aspect bricolé, manufacturé. Un film sous plastique qui cherche son identité au travers de l’avalanche de blagues et de pop, de chansons du top 50 et de bastons rarement folles à regarder. Un montage de ce genre souligne les défauts en dessous de la couche cosmétique : après les débats sur Batman V Superman, il paraît évident que le final cut n’a pas été, ici, laissé au réalisateur (?), et avec la panoplie de codes faits pour densifier artificiellement la cote d’amour du film, le machin prend des airs de produits sur une folle chaîne d’assemblage. Directement du fabricant chez le consommateur, sans s’inquiéter de problèmes de cohérence artistique, scénaristique, ou (et là, c’est à vous de voir), idéologique.

Cela étant, même monté dans le bon sens, Suicide Squad ne fera pas non plus l’unanimité à ceux qui accusaient déjà Zack Snyder d’un abus forcé d’effets de styles. Dans des intérieurs cloisonnés où la mise en scène ne respire pas, ou bien sur des décors vides où tout fait toc, tournage et plateaux, la caméra se promène sans rien de ce qui a fait les réussites de la carrière d’Ayer – le problème tient aussi de sa direction d’acteurs, le réalisateur n’étant manifestement pas à l’aise pour filmer des échanges humoristiques, souvent mal intercalés. Habitué à rechercher le terre-à-terre dans ses héros, il ne trouve pas ici de taulard crédible, de tueur à gage borderline ou de vraie femme fatale pour nourrir son cinéma usuel – parce que Deadshot doit être cool et sympa’, que Boomerang doit être ridicule mais s’impliquer, et qu’Harley est piégée entre son itération cartoon et son itération porn-parody.

En terme de réalisation, pour revenir sur l’accord montage/caméra, le film s’ouvre sur une constitution d’équipe (à la Soderbergh), avant de présenter la menace ou l’élément déclencheur. Les personnages sont présentés autour de la figure de Waller, qu’on va ensuite peu à peu éloigner de l’écran à mesure que Deadshot et Harley s’y imposent. Le film n’est pas construit de manière chronologique, il est facile de s’y perdre ou de s’y ennuyer, et disperse tout un tas de fausses fausses pistes en parallèle de l’intrigue principale. Les plans finaux sont catastrophiques de mise en scène et font penser à certains ratages récents dans la sphère super-héros (du côté de la Fox), avec un enchaîné de clichés problématiques dans la réalisation (les héros qui se battent l’un après l’autre contre le gros vilain CGI ?) et la production. On commence à compter les décors vers la fin du film, et quoi que le film arrive à être vaguement généreux en terme de namedropping, il est d’une pauvreté aride sur ses valeurs de prod’, de plans et de variété. Bureaux, rues délabrées et fonds verts, le pain quotidien très gris d’un film qui a commencé par là (à Toronto) avant de se payer un ravalement de façade coloré qui casse l’unité graphique.

Tout ça, évidemment, ne sont que des détails si on ne recherche dans le film que l’humour et l’excuse pop-corn. Maintenant, se pose le problème de savoir si un fan doit ou pas s’estimer floué. S’agissant d’une review sans spoiler, je ne peux hélas pas vous détailler les easter-eggs présents çà et là, mais on peut dire qu’ils sont aussi nombreux que ceux de BvS, et même plus engageants. Une scène est directement issue du comics avec le Captain Boomerang, une couverture est traduite visuellement sans tricher, un ou deux noms d’auteurs se baladent sur les noms de rues ou de bâtiments, et, oui, il y a plus que des vilains dans le film et la scène post-générique. Modérez cependant vos attentes.

Le problème, c’est que là où des fans pouvaient défendre de Batman V Superman une vision de réalisateur, ici, le film sent surtout la vision de studio. La cohérence vis a vis du même BvS et ses vilains mafieux russes ou combat d’entrepôt à la grenade se trouve difficilement, dans ce qui prend ici des allures de films de genre où tout n’est qu’exagération. La stylistique s’éloigne des deux premières pierres du DC cinématographique, sa photographie blanche épurée ou noire étouffante. Artistiquement, les films ne se répondent pas, et là où ce serait normalement une bonne nouvelle (de se dire que même dans ce cadre, chaque cinéaste aura le droit à son propre style), il en ressort surtout un manque de direction d’ensemble terrifiant – ce film apparaît comme la série B du forcing, un monde qui emprunte des codes de comédie dans un autre, plus sérieux. DC renoue en plus ici avec la scène post-générique, une manière pas très habile de relancer les débats de cour de récré’.

En tant que tel, d’autres problèmes se posent (ou ne se posent pas, selon vous) : la Suicide Squad a rarement été une série penchée sur la déconne, et l’utiliser à cette fin sent l’envie de naviguer sur une vague d’anti-héros cools et blagueurs. L’équipe est vidée de la substance politique posée par Ostrander – il ne suffit pas de nommer l’auteur dans le film pour comprendre en quoi ce qu’il a fait était bon – de même que sa bonne écriture de groupe, et l’empathie du lecteur pour ses personnages. Parce que rien n’est sérieux, et que les moments de sérieux eux mêmes n’ont pas l’air d’y croire, le principe même de « l’équipe sacrificielle » où tout le monde peut y rester se disloque peu à peu, la cohérence d’équipe devient prétexte à un suivi de blagues entre des personnages qui ne se connaissent pas et semblent plus fédérés par le fait de trouver Harley sexy que par un quelconque engagement pour la mission ou le fait de « sauver le monde » comme le dit Deadshot (ou bien, le dit il, dans cette version là du cut ?). Par rapport à ce qu’est la Suicide Squad en BD, le film ne fait aucun effort. Quant à Mad Love, c’est encore un autre problème.

Parce que oui, il reste de vrais morceaux de Mad Love dans ce film, malgré un nouveau montage manifestement moins ample avec l’oeuvre de Paul Dini. Si vous êtes fans de ce comics, on va la faire courte : le rendu est catastrophique. Jamais le film n’essaye d’expliquer pourquoi le Joker et Harley sont amoureux, comment le Joker a pu la manipuler, si cette relation a quoi que ce soit d’intéressant par rapport à celle entretenue en version papier. Ils sont ici un couple de l’évidence, deux truands passionnels et fusionnels – un Joker desservi par l’écriture qui ressemble à un criminel fou de plus dans le cinéma moderne, n’a rien de comique, rien de joyeux, aucune de sa moralité grinçante et clownesque en reflet du sérieux opaque de Batman. Harley danse sur une piste, lèche un barreau de cellule, et quoi que le débat sur « peut on faire d’une femme sexy une femme forte ? » reste d’actualité (ma réponse générale reste oui), la question est plutôt ici « peut on faire d’une femme sexy une femme encore plus sexy ? ». Harley est un pic à l’enfance, un personnage qu’on arrache de l’imaginaire Paul Dini et qu’on balance dans un train fantôme de sexualisation, ce qui est un parti-pris (chacun son truc), mais pas forcément celui qui se défend le mieux. A défaut d’avoir été bien écrite, Margot Robbie aura fait de son mieux pour sauver le rôle par sa prestation, qui reste honnête et pleine d’envie.

Maintenant, dans l’ensemble, les critiques seront négatives, et ça n’empêchera personne de prendre son pied. Fan, pas fan, toutes ces questions vous regardent, et croyez-moi quand je vous dis que j’aurais moi aussi aimer rire pendant deux heures et me dire « c’était pas mal, vivement le prochain » à la sortie de la salle. Soit il y a quelque chose que moi et une partie (j’espère, vaste) du public n’a pas compris, soit ce film est un faille de plus dans l’écosystème Hollywoodien et la direction d’ensemble de DC. Même en acceptant les règles, même en acceptant le contrat, ce film dessert un éditeur, une équipe, un run, des personnages. Pire, il vous fait du mal à vous, les fans, en vous confondant au milieu de la masse du grand public consommateur de punchlines et de nénettes en bikini, une formule parmi les formules sans recherche, valeurs de productions ou effort quelconque. Le studio a bouffé sa base artistique, le contenant a bouffé le contenu – Suicide Squad est un ratage (un de plus !) dans les films DC au cinéma. Pas inquiétant, parce que pas encore concerné par l’arrivée de Johns et (peut-être) les embellies à venir. Mais même à ceux qui ont apprécié le film, j’ai envie de demander : est-ce que ça vous suffit ? Voire, est ce que vous auriez envie que les prochains ressemblent à ça ?

Suicide Squad est une douche glaciale dans l’été des films à gros budgets (décidément pas le meilleur de ces dernières années). Avec un film mal monté, réalisé sans efforts et une direction d’acteurs visiblement mal à l’aise avec l’avalanche de vannes pied au plancher, le dernier né de David Ayer n’est pas à la hauteur des attentes minimales. Entre sa quête du drôle, sa quête du cool et sa quête du sexy, le film fait comme beaucoup l’amalgame entre la qualité et la tonalité – personne n’a reproché aux films précédents d’être sérieux. On leur a reproché, en revanche, d’être parfois mal écrits, souvent mal filmés – en essayant de trouver un créneau entre les réussites récentes de Marvel et la Fox sur ces films funs, décomplexés et à la bande-son entêtante. Ici, le film veut trop en faire et n’est pas bons aux autres endroits : sur le fanservice, il s’échoue en n’étant jamais surprenant, sur les scènes d’actions rien ne crève l’œil et les affrontements finaux enchaînent les erreurs basiques, et sur la construction d’univers, le footage de Justice League présenté à la SDCC vous sera surement plus utile pour les films suivants.

Énorme déception. Suicide Squad avait tout pour être une chouette série B un peu barge et marrante, et enfin le point de ralliement (même timide) des fans de DC au cinéma. En définitive, écœuré par le trop plein de tout et l’emballage blister, le film ne réussit qu’une chose : améliorer rétrospectivement l’expérience Batman V Superman, qui reste mieux filmé en comparaison et moins suiviste dans son idée de drame politique désarticulé. Ne reste qu’à espérer un Wonder Woman encore moins bon, qu’on ait le droit de se dire pour celui-ci « allez, finalement, c’était pas si mal. »

Un deuxième avis c’est bien aussi !

Une fois de plus, la consécration n’aura pas été au rendez-vous. Suicide Squad est là pour amener quelque chose de nouveau dans le DCEU, et le pari est à moitié réussi, à moitié raté. Qu’on se comprenne bien, je ressens la déception que mon collègue du dessus a eu, et le film est (comme BvS dans son montage ciné) imparfait. Est-il réellement mauvais pour autant ? Non, certaines choses sont définitivement à sauver (il y a de très belles images et de séquences, Harley est pas mal fichue, Amanda Waller est très réussie, Boomerang est plutôt fun, il y a quelques bonnes références aux comics d’Ostrander) et feront vraiment plaisir aux fans, mais au jeu des attentes, Suicide Squad se prend les pieds dans le tapis. Le plus gros problème reste son montage, vraiment criant ici de problèmes, les reshoots sont facilement visibles, et alors que la Suicide Squad a un superbe matériel de base dans les comics, le film est plombé par des poncifs du cinéma d’action américain qui auraient très bien pu ne pas y figurer. En général, pour moi, le second visionnage passe toujours mieux car il permet de mieux apprécier les points positifs (qui sont là !) et de nuancer les défauts. Mais j’aimerais quand même que Warner me propose des films que je pourrais pleinement apprécier dès la première fois ! Allez, la prochaine sera la bonne, et j’ai envie de dire : donnez-nous le Director’s Cut !

– ArnoKikoo

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manu80
manu80

et le pire c’est que ca a l’air unanime partout…la Warner a interet a faire gaffe par contre…

Bon j’irai quand meme pour juger sur place….

TheHolyBat
TheHolyBat

« personne n’a reproché aux films précédents d’être sérieux » ?!
Ben je crois que si justement… :|

Sambrez
Sambrez

Je n’ai pas passé un mauvais moment, mais je regrette aussi la structure du film, trop linéaire finalement. Et ce que je reproche aux films Marvel, le bad guy oubliable qui aurait pu être mieux exploité. C’est dommage, mais j’en tire quand même des points positifs. Je n’ai pas vu beaucoup de film de Ayer, mais Fury avait les même problèmes selon moi, c’est rugueux, pas super fluide, je ne pense pas que les reshoots aient imposé une autre vision. J’en attendais plus, et maintenant c’est reparti pour 10 mois de débats et « DC sucks ». C’est dommage, comme vous dites cet univers mérite mieux.

Belziane
Belziane

Je viens de voir le film et perso… ben je ne suis pas forcément sur le cul mais je ne vais pas le démonter car j’ai vu un film suicide squad comme je lis actuellement le comics. Sympa mais on passe vite à la suite. J’ai jamais vraiment vu la suicide squad comme la révolution en comics, surtout ces dernières années mais un moment coupable.

Pour Harley peut être trop niveau suggestifs mais elle est à l’image de son créateur donc au final je sais pas si c’est est si misogyne qu’on le dit.

Pour le joker… je suis partagé je pense que j’ai du mal car en fait à aucun moment j’ai peur de lui c’est peut être ça.

Bref film sympa mais sans plus : 2,75/5

jihem
jihem

Vous êtes trop généreux dans la note

DetectiveD2
DetectiveD2

Bon, pour le moment c’est quand même plutôt l’échec pour le DCEU…

pacboy
pacboy

« j’ai envie de demander : est-ce que ça vous suffit ? Voire, est ce que vous auriez envie que les prochains ressemblent à ça ? »

Non cela ne m’a pas suffit dans le sens, où j’ai vu un public rire et apprécier le film et donc que j’aurais aimé rester encore plus longtemps et surtout cela manque de plan iconique là où BVS était remplis à ras bord. Mais pour ça que je me dis vivement un 2 !

Non j’ai pas envie que les prochains ressemblent à ça, je veux que Suicide Squad ressemble à Suicide Squad et que les autres ressemblent à ce qu’ils doivent ressembler ! Chacun ont leur propre vision de réalisateur, et si je veux voir des films qui se ressemblent, sans ame, j’ai Marvel pour ça et ça m’intéresse pas.

Je ressens effectivement un montage studio qui a été priviligié pour ce film, et le fait qu’Ayer sera ou non de retour pour le 2, confirmera la chose, et même si en l’état, je préfère MOS ou BVS, je me suis bien poilé et amusé devant ce film. ^^

ForTep
ForTep

Sabotage 2

Raptaman
Raptaman

Waaaaaaaaaah, je comprends vraiment pas, moi j’ai bien aimé ce film.
Clairement le plus gros problème c’est le montage final qui donne un sale coup dans les gencives du film qui aurait besoin de plus de temps, notamment pour les relations entre les personnages (autant dire que j’ai hâte de voir la Director’s Cut). Sinon je vais pas mentir ici : je n’ai jamais eu l’occasion de lire la Suicide Squad d’Ostrander, j’attends avec hâte l’édition d’Urban. Je ne me rends donc pas compte de certains aspects savoureux de son run (même si j’en connais certaines choses, notamment son Comte Vertigo qui a l’air très bien écrit, etc…).
Pour le reste je vais essayer d’expliquer en quoi j’ai aimé ce film en essayant de me baser sur ce qui lui est reproché. Certes le villain est oubliable (mais au moins ils ont fait l’effort de le lié à la Suicide Squad ce qui permet de développer un peu plus l’Enchanteress aussi au passage), mais dans une logique d’univers étendu au cinéma, ça ne m’étonne pas du tout que l’ennemi des méchants ne soit « qu’une épreuve », dans le sens où leur mission est secrète et que des bad guys n’affronteront jamais un mythique Lex Luthor au cinéma. Peu de décor, cela est logique au vu du scénario ça ne m’a donc pas gêné. Bastons mollassonnes, oui mais elles ont leurs petits moments épiques tout de même je trouve. Humour forcé, là je suis pas d’accord, au final à part les voix dans la tête d’Harley (qui rendait mieux dans les bandes annonces), je trouve que le reste s’intègre bien. De même je ne suis pas choqué que Deadshot soit cynique (et donc drôle par moment), qu’Harley soit drôle (traîner trop longtemps avec le Joker ça vous change) ni même que Captain Boomerang (<3) soit drôle, il a toujours été plus ou moins un looser magnifique, et parfois (souvent ?) doublé d'un beauf. J'ai ri de bon cœur à des moments sans m'en sentir forcé par le film (je précise que je l'ai vu en VO, l'accent Aussie de Boomerang est un régal), déjà bien plus que devant cette daube d'Antman que les gens ont trouvé drôle et apprécié alors que je trouve que c’est incroyablement mauvais et qui a 81% sur Rotten Tomatoes (et Thor 2 a 66%, désolé mais ça me donne quand même envie de croire à un bâchage de DC Comics de la part d'une grande majorité de personnes). Antman pour le coup me semble vraiment un film sans saveur, creux, sans aucune originalité. Là, mince quand même, premier film sur des vilains (qui auraient pu l'être plus, là dessus aussi je suis entièrement d'accord, encore une fois pas mal de coupes dans le film, y a qu'à voir les bandes annonces) avec un vrai travail sur la DA je trouve (moi j'aime bien, je ne l'explique pas vraiment, les goûts et les couleurs). J'avoue également ne pas comprendre pourquoi ne pas avoir gardé le "hurt really, really bad" des bandes annonces qui était nettement mieux je trouve. L'inégalité de temps à l'écran pour les membres de la Skwad est très dommage, je suis d'accord (encore une fois, hâte de voir le film en entier, c'est affolant de voir tout ce qu'il manque par rapport juste aux bandes annonces et c’est extrêmement dommage pour Katana que j’attendais avec impatience parce que Karen Fukuhara est trop mignonne <3). Je trouve la réalisation plus qu'honnête, encore une fois, une question de goût je pense. Il y aurait long à dire sur le personnage d'Harley très bien campé par Margot Robbie. Globalement je l'ai beaucoup aimé et je pense qu'il serait malhonnête de reprocher au film de la sexualiser quand les comics l'ont fait depuis plus de 5 ans maintenant. Personnellement les flash backs ne m'ont pas dérangés, en réalité il est rare que des flash backs me dérangent, ils ne sortent pas de nul part et suivent le scénario. Je trouve les acteurs très bons (sauf la démarche de Croc je dois bien avouer, j'aurais préféré que le côté animal soit plus subtil, mais mention spécial à son maquillage et à ses yeux) et Jai Courtney qui joue enfin bien au cinéma, en même temps le pauvre : Divergente, Die Hard 5 et Terminator Genesis, voilà quoi. Pareil, j'ai aucun problème avec la bande son du film, je trouve que ça colle avec le reste. Le personnage du Joker est très inédit, c'est la première fois qu'on le voit aussi amoureux (ce qui me semble intéressant), mais il reste diablement effrayant et menaçant (coucou les prises d'otages filmé en Ipad). Sinon le fait qu’ils attaquent un par un à la fin, ben ils se sont jamais entraînés ensemble, ça s’improvise pas des attaques coordonnées, c’est surtout un coup à se blesser les uns les autres.
En conclusion, je reproche à ce film son montage et du coup sa courte durée, qui entraîne des évolutions dans les relations entre les personnages trop rapides, certains personnages trop passés au second plan et des méchants qui auraient pu être plus méchant, mais sinon j’ai pris mon pied : du serious business quand il en fallait, du rire franc, de l’action et Captain Boomerang <3 J’ai honnêtement beaucoup moins de choses à reprocher à ce film qu’à Batman v Superman.

Lantern2814
Lantern2814

Bon bien ce que je craignais. Tout comme BvS, la Warner privilégie son montage à celui du réal et fait tout foirer, une fois de plus. Ayer est un réal géniallisime et j’en attendais beaucoup.
Je vais le voir à 19h donc je verrais bien par moi-même de toutes façons.

batloen
batloen

@Corentin : comme je l’ai tweeté à Arno, il serait intéressant de faire un podcast spécial sur pourquoi le DCCU ne parvient pas à convaincre et pourquoi il n’arrive pas à trouver la bonne recette.
Il me semble que c’est le dernier film produit par Charles Roven et Richard Suckle (Geoff Johns est quand même producteurs délégués, au même titre que Zack Snyder, Deborah Snyder, Colin Wilson).

BlueRobin
BlueRobin

C’est un cauchemar ou quoi ?…

Harle
Harle

Pour tous ceux qui hésitent encore, matez-vous plutôt The Losers, une bonne adaptation de comics DC avec une équipe bien badass et de l’humour qui fait mouche, et un casting de ouf’. Bref ce que ce Suicide Squad aurait dû être.

Mroneill
Mroneill

J attend de le voir pour juger mais bon je suis asse bon public et je prend les films comme ils viennent je ne cherche pas à critiquer le moindre millimètre de pellicule au nom d une pseudo connaissance en matière de montage ou réalisation de film….

coma199402
coma199402

J’ai adoré BvS, je ne l’ai pas jugé sur son montage imparfait mais plutôt sur l’ambiance, les prises de vues et les personnages.
Je vois surtout beaucoup de gens pester contre le montage et ça je m’en cogne complètement…
Je pense que je vais bien accrocher au film mais bon, tout peu arriver….

Le dernier film en date dont j’étais sur d’accrocher était Civil War et j’ai détesté.
Mais dire que Ayer ne se sent pas à l’aise alors que c’est la meilleure expérience de sa vie et qu’il explique qu’il a adoré bosser avec ces persos et est super fier de son travail, ça me laisse un peu perplexe.

Bref je vais le voir fin de semaine et j’espère que je vais kiffer ma race. Au pire y aura les Pop! pour me consoler haha