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Les points positifs :
  • Un côté feel good dans ces retrouvailles
  • Compromis pour les nouveaux et anciens lecteurs
  • Damian + le Midnighter
  • Fidèle à la continuité du personnage
Les points négatifs :
  • Un aspect déjà vu côté Grayson
  • Feeling “série d’éditeur”
  • Vous allez devoir racheter votre masque Cour des Hiboux

“Tsuchigumo, bro” – Agent 37


  • Scénario : Tim Seeley – Dessins : Yannick Paquette – Couleurs : Nathan Fairbairn – Couverture : Javier Fernandez & Chris Sotomayor

La promesse de DC Rebirth était franche : revenir aux fondamentaux. On oublie donc le passé (dans l’ensemble réussi) de l’espion Grayson, qui enfile à nouveau ses bottes de super-héros, réinvestit ses quartiers à Gotham City et reprend peu ou prou là où sa carrière de justicier l’avait menée aux premiers temps de l’avant-avant-dernier relaunch, dans un numéro qui remplit le contrat et offre aux fans du héros ce qu’ils demandaient. Une entrée en matière feel-good avec pas mal de fanservice, poreuse pour les nouveaux entrants et plaisante pour les familiers de son entourage.

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A l’image de plusieurs autres numéros sous le sigle Rebirth, l’intrigue tient ici une place de note d’intention, assez légère sur le papier mais remplie d’indices quant au futur, et pas seulement du côté de Nightwing. On se plaît à retrouver Helena Bertinelli, dont la présence sert à amener la future série Bird of PreyDamian qui reviendra très bientôt dans Super Sons et le Midnighter dans sa mini-série à lui. Ces deux personnages contribuent en grande partie au plaisir de lecture, de même que les clins d’oeil de Seeley aux protagonistes de Grayson, avec les Nightwinguettes ou Tiger, alias Tony comme le tigre de Frosties. C’est géant. Le scénario qui suit une journée entre les deux bat-frangins est léger, un début à la salle d’arcade façon Amblin et une scène familiale qui renvoie tout de suite à l’intérêt de Nightwing, perso’ sympa qui illumine les justiciers de Gotham par ses blagues et sa dynamique de fils préféré.

En terme de pénétrabilité, ces moments là servent aussi au lecteur standard qui aurait pu lâcher en cours de route les aventures du trapéziste, peut-être pas séduit par la promesse espionne ou juste lassé du run précédent. Somme toute, l’écriture va chercher du côté du premier arc de Snyder sur Gotham pour reprendre les choses où Dick les avait laissés, un compromis plutôt réussi entre le rappel des faits pour les petits nouveaux et la nostalgie des conséquences de la Cour des Hiboux et Talon.

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Pour savoir ce qui ne va pas, on peut (gentiment) reprocher à Paquette de ne pas retrouver son niveau de Swamp Thing ou Wonder Woman : Earth One – mais bon, trois ans d’attente, il avait logiquement eu le temps de bosser ses crayons – quoi que l’ensemble reste joli tout en tranchant suffisamment avec le trait de Janin et un Dick plus massif, moins playboy, pour les allergiques de l’homo-érotisme ambiant cher à King et son copain hispanique. Difficile d’être plus critique, le numéro remplit toutes ses promesses, sans époustoufler ou décevoir, en se contentant d’être bon et fidèle à l’offre initiale.

Donc : Robin, Nightwing, Grayon, Nightwing (suivez le cycle), revenu avec masque et spandex tonfas au vent, l’espion n’est plus et le justicier reprend. Un numéro plutôt réussi, plutôt joli et plutôt agréable, qui vaut en tout cas son prix à défaut d’être le vent d’originalité et de fraîcheur que Grayson était dans ses premiers pas. Dick ne ressemble plus à Archer, Damian est adorable, le Midnighter a la classe, et Batman sourit (say what ?!), une bonne lecture un peu naïve et fastoche, pour se rassurer en attendant All-Star.

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