Sur une suggestion d’un des membres du staff (et celle-ci a confirmé les soupçons que je portais sur son identité sexuelle), ce quinzième top 10 porte sur les personnages du DC Universe appartenant à la communauté LGBT ! Était donc admissible tout personnage homosexuel, bisexuel ou transgenre apparu dans les pages de votre éditeur préféré. On peut grossièrement les distinguer en deux catégories : tout d’abord, ceux ayant été introduits dès leur création comme des personnages LGBT, et, en second lieu, ceux ayant été retconnés homosexuels ou bi par la suite, le premier exemple de ce type étant peut-être les révélations sur Holly Robinson faites dans les pages de Catwoman. En plus de la première apparition des personnages, nous avons donc signalé le numéro où leur changement d’orientation sexuelle devenait effectif pour le statu quo ; nous avons également donné le nom de l’auteur à qui nous devons la retcon, lorsqu’il était différent du créateur du personnage.


Catwoman 10. Catwoman

Première apparition : Batman (Vol. 1) #1 (1940)
Créateurs : Bob Kane, Bill Finger
Coming-out : Catwoman (Vol. 4) #39 (2015)
Retcon :  Genevieve Valentine

Presque aussi vieille que BatmanCatwoman est une antagoniste du Chevalier Noir, apparue pour la première fois dans le Batman #1 daté de 1940, le même qui a permis au monde de découvrir le sourire inquiétant du Joker. Toutefois, au cours de sa riche carrière, Catwoman connu des évolutions bien plus conséquentes que le Prince Clown Du Crime, qu’ils aient porté sur sa moralité, son costume ou ses préférences sexuelles.

En effet, en emboîtant le pas à Ann Nocenti sur la mouture New 52 du titre, l’écrivain Genevieve Valentine afficha dès son arrivée ses intentions de s’éloigner du travail de sa prédécesseuse. C’est ainsi que Selina abandonna le costume cuir-latex pour un élégant tailleur, et c’est au sein du même run, dans le numéro #39 précisément, qu’elle embrasse une femme pour la première fois. Commence alors une relation entre elle et Eiko Hasigawa, une jeune asiatique assez douée dans les arts martiaux pour donner le change sous le costume de Catwoman pendant que Selina apprivoise sa nouvelle carrière de mafieuse.

Danny The Street 9. Danny The Street

Première apparition : Doom Patrol (Vol. 2) #35
Créateurs: Grant Morrison, Richard Case
Coming-out : 
Retcon : 

La Doom Patrol de Grant Morrison regorge d’idées saugrenues et de personnages farfelus. Au rang de ces derniers, le plus inattendu est sans doute Danny The Street puisqu’il s’agit… d’une rue ! Une rue consciente capable de se remodeler et de se déplacer à volonté ; c’est ainsi qu’elle devient le moyen de locomotion privilégié de la team une fois la connaissance de Danny faite.

Mais, fidèle à lui-même, Grant Morrison ne s’est pas contenté d’introduire une ‘rue’ au casting de son titre, il en a également fait un travesti (mâle donc). Ça tombe sous le sens lorsqu’on sait que son nom a été inspiré par celui du comique britannique Danny La Rue, connu pour ses déguisements féminins flamboyants. À l’issue du run de Morrison, il resta malheureusement cantonné en seconde zone, sa nature rendant probablement son utilisation régulière difficile au sein de séries plus terre-à-terre, mais les New 52 le ramenèrent sur le devant de la scène en l’intégrant au roster des Teen Titans.

Maggie Sawyer 8. Maggie Sawyer

Première apparition : Superman (Vol. 2) #4 (1987)
Créateur: John Byrne
Coming-out : Superman (Vol. 2) #15 (1988)
Retcon : 

Créée par John Byrne dans le cadre de sa reprise de Superman à la suite de Crisis On Infinite EarthsMaggie Sawyer est une officière en charge de la Metropolis Special Crimes Unit, une filière des forces de l’ordre de Metropolis chargée des menaces extraordinaires, de celles dont Superman est censé s’occuper. On se souvient également d’elle pour son rôle récurrent dans la série Superman : The Animated Series, où elle apparaît aux côtés du policier Dan Turpin.

Un peu plus d’an un après sa première apparition, John Byrne révélera que Maggie était lesbienne, quand bien même elle avait été mariée par le passé. Ce statu quo resta inchangé, et l’accompagnera au fil de ses diverses apparitions, comme au sein de la mini-série Metroplis S.C.U. de 1994, dont elle était la vedette, ou au sein de 52. Les lecteurs modernes la connaissent surtout pour avoir été l’amante de Kate Kane, alias Batwoman, sous la plume de Greg Rucka. C’est d’ailleurs à cet effet qu’elle est apparue récemment dans la série DC Comics Bombshells.

Harley Quinn 7. Harley Quinn

Première apparition : Batman – The Animated Series : Joker’s Favor (1992)
Créateurs: Paul Dini, Bruce Timm
Coming-out : Harley Quinn (Vol. 2) #15 (2015)
Retcon : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti

Harley Quinn est sans doute l’un des personnages les plus populaires auprès du grand public parmi ceux dont DC Comics détient les droits. Un exploit lorsqu’on songe que sa création ne remonte qu’aux années nonante, le Joker ayant vécu un rude célibat jusqu’à ce que Paul Dini et Bruce Timm décident de l’affubler d’une prétendante (l’occasion de vous renvoyer à l’interview de Paul Dini que nous avons réalisé lors de la PCE).

D’abord personnage secondaire apparaissant de temps en temps dans Batman : The Animated Series, sa marque sur le DC Universe se fit plus visible au fur et à mesure que sa popularité crut. Elle rejoignit ainsi l’univers des comics à l’occasion de l’event No Man’s Land ; peu de temps après elle eut droit à sa propre ongoing grâce à Karl Kesel et au couple Dodson. Évidemment, on se doit de citer les jeux Arkham, qui précédèrent une seconde ongoing menée de concerts par Jimmy Palmiotti et Amanda Conner, et c’est dans les pages de ce dernier run que sa bisexualité fut révélée, suivant une logique d’émancipation du Joker que le couple suivait depuis leur arrivée.

Alan Scott 6. Alan Scott (Green Lantern)

Première apparition : All-American Comics #16 (1940)
Créateurs: Bill Finger, Martin Nodell
Coming-out : Earth-2 #1 (2012)
Retcon : James Robinson

Si le Green Lantern le plus connu auprès du grand public est incontestablement le pilote Hal Jordan, le premier à avoir porté un anneau et brandi une lanterne est Alan Scott. Créé en 1940 aux prémices du Golden Age, il a longtemps officié sur Terre-2, combattant le crime au sein de la Société de Justice d’Amérique que la Ligue de Justice rencontrait occasionnellement à l’occasion de crises impliquant les héros de différentes planètes.

Toutefois, lui et ses compagnons de cette réalité alternative furent rayé de la surface du DC Universe lorsque le reboot des New 52 entra en vigueur. Ce n’est qu’un an plus tard, lorsque le Multivers fut quasiment simultanément ramené au goût du jour par Grant Morrison dans les pages d’Action Comics et par James Robinson avec ce nouveau titre Earth-2 qu’Alan Scott fit son apparition. Mais cet Alan Scott, tout comme les différents Dr FateJay Garrick et autres qui peuplaient cette terre, étaient fort différents de leurs déclinaisons précédentes. Ainsi, le nouvel Alan Scott s’est distingué de son prédécesseur par son orientation sexuelle, affichant une préférence pour les partenaires de sexe masculin. L’occasion pour l’auteur de Starman d’explorer un thème d’une actualité cruciale dans notre monde à nous.

Apollo 5. Apollo

Première apparition : Stormwatch (Vol. 2) #4 (1998)
Créateurs: Warren Ellis, Bryan Hitch
Coming-out : 
Retcon : 

Créé par le fameux auteur de Transmetropolitan dans les pages de StormwatchApollo n’a rejoint le DC Universe qu’à l’issue du reboot des New 52, lequel a permis aux personnages de Wildstorm de croiser nos habituels Bruce Wayne et Clark Kent. Basant ses pouvoirs sur l’énergie solaire, Apollo, aux côtés du Midnighter, est sans doute l’un des personnages les plus populaires de l’écurie Wildstorm, et ce n’est pas seulement dû à sa ressemblance conceptuelle avec Superman.

Car si dans sa luminosité, Apollo rappelle à bien des égards la figure de proue de DC Comics, il s’en distingue par son orientation sexuelle, ayant été présenté, dès son introduction, comme l’amant de Midnighter. Cette relation incongrue a de plus eu le mérite d’opposer intelligemment les deux personnages, l’un sombre et acariâtre évoquant Batman, et l’autre pastiche de Superman, optimiste et inspirant. Apollo est enfin l’un des personnages homosexuels les plus importants à avoir été introduit comme tel, sans passer par une retcon ultérieure.

Constantine 4. John Constantine

Première apparition : The Saga of the Swamp Thing #37 (1985)
Créateurs: Alan Moore, Stephen Bissette, John Totleben
Coming-out : Hellblazer #51 (1992)
Retcon : John Smith

Figure emblématique du label Vertigo, John Constantine précède sa création de quelques années puisqu’il est apparu pour la première fois dans les pages du Swamp Thing d’Alan Moore en tant que personnage secondaire. C’est à Jamie Delano qu’on doit plus tard le démarrage de sa propre série, qui intégrera Vertigo à sa fondation par Karen Berger, pour se poursuivre sur plus de 300 numéros jusqu’à l’annulation de la série et l’intégration d’un nouveau titre, baptisé Constantine, aux New 52 fraîchement lancés. Au fil des années, de nombreux auteurs de talents se sont succédé sur le titre, au nombre desquels on peut citer, en plus de Delano, Garth Ennis, Warren Ellis ou Brian Azzarello.

C’est ce dernier qui explora probablement le mieux la bisexualité de Constantine, révélée par John Smith dans le Hellblazer #51Azzarello s’en servit plus précisément au cours de l’arc Ashes & Dust in the City of Angeles, qui s’est étiré sur les numéros #170 à #175 de la série. L’orientation sexuelle originale du personnage est restée un élément de background que les auteurs choisissaient ou non d’utiliser, et elle fut réaffirmée dans la dernière série consacrée au personnage, Constantine : The Hellblazer, lancée en 2015, scénarisée par Ming Doyle et James Tynion IV.

Midnighter 3. Midnighter

Première apparition : Stormwatch (Vol. 2) #4 (1998)
Créateurs: Warren Ellis, Bryan Hitch
Coming-out : 
Retcon : 

Alors qu’Apollo décrochait l’honorable cinquième place de ce classement, le Midnighter fait encore plus fort en se hissant jusqu’au trio de tête. Il faut dire que, dès son introduction aux côtés de son amant, il a toujours connu une popularité légèrement plus retentissante, menant par exemple au lancement de sa propre série en 2006, puis d’une seconde itération plus récemment en 2015, liée au titre Grayson.

Tandis qu’Apollo est une variation de SupermanMidnighter se présente comme un pastiche de l’autre vedette de DC ComicsBatman. Mais, ici encore, il se détache de son modèle par quelques éléments non-négligeables, comme son goût inquiétant pour la violence et le meurtre, ou… son orientation sexuelle. Apollo et Midnighter forment un couple incontournable dans l’histoire des thèmes LGBT dans les comics, puisque leur mariage, célébré dans The Authority #29, en 2002, étaient le premier du genre à figurer dans un comics mainstream. Encore aujourd’hui, ils restent l’un des couples homosexuels plus iconiques, tout éditeur confondu.

Renee Montoya 2. Renee Montoya (The Question)

Première apparition : Batman (Vol. 1) #475 (1992)
Créateurs: Sean Catherine Derek, Laren Bright, Mitch Brian
Coming-out : Gotham Central #6 (2003)
Retcon : Greg Rucka

Créée pour Batman : The Animated SeriesRenee Montoya fut présentée comme une membre du Gotham City Police Department d’origine hispanique. Personnage secondaire récurrent de la série, elle s’affichait généralement aux côtés de Harvey Bullock, contribuant à insuffler davantage d’identité à un corps de police jusque là plus ou moins limité à Jim Gordon.

Toutefois, l’importance et la popularité de Montoya crurent lorsque Ed Brubaker et Greg Rucka décidèrent de se pencher sur le quotidien des flics de la ville de Batman dans leur série Gotham Central. L’homosexualité de Montoya y fut révélée et traitée avec une attention toute particulière, pointant du doigt les brimades qu’elle y subissait une fois son orientation révélée au grand jour. Elle franchit un pas supplémentaire lorsqu’elle endossa par la suite le costume de la Question dans la maxi-série 52, rejoignant définitivement le panthéon des personnages costumés affiliés au mouvement LGBT.

Batwoman 1. Batwoman (Katherine ‘Kate’ Kane)

Première apparition : 52 #7 (2006)
Créateurs: Greg Rucka, Ken Lashley
Coming-out : 
Retcon : 

Il est amusant de constater que c’est à l’excellent Greg Rucka qu’on doit les deux entrées de tête de ce top, puisqu’il est à la fois responsable du coming-out de Renee Montoya et de la création de la nouvelle Batwoman dans les pages de 52. Tandis que la Batwoman d’origine avait disparu sous l’initiative de Dennis O’Neil en plein Bronze Age, le scénariste eut l’idée d’introduire une déclinaison moderne du personnage, portant toutefois un nom légèrement différent (ce qui laissa le champ libre à Grant Morrison plus tard pour confronter les deux Batwoman dans les pages de Batman Incorporated).

Tout dans Batwoman semblait annoncer un succès. Son costume flamboyant d’abord, tout en rouge et noir, lui assurait une identité visuelle forte, tandis que son background était développé avec soin, faisant d’elle une fille de militaire ayant elle-même servi sous les drapeaux américains. Mais la particularité qu’on retient souvent d’elle, c’est son homosexualité, qui lui permet de se détacher de la masse des super-héros écumant le marché de DC Comics tout en servant, lorsque c’est nécessaire, de moteur d’intrigues, comme celles articulées autour de ses romances successives avec Renee Montoya et Maggie Sawyer.


On aurait aimé citer de nombreux autres personnages, comme le Péruvien déjanté Extraño ou Dick Grayson (faut pas se mentir, les faits sont là), mais si l’on devait n’en garder que dix, les voici ! Et vous, quels sont vos personnages LGBT favoris ? Faites-le nous savoir dans les commentaires !

22 Commentaires

  1. Mes deux chouchous sont de loin Midnighter et Apollo (dommage d’ailleurs que la série de Midnighter ne poursuivra pas sa route dans Rebirth). Batwoman arrive juste après (mais surtout parce que je suis un homme donc je m’identifie plus aux deux autres)

    • Ils ont eu leur réputation dans les années 60 avec la série TV. lol Mais quand tu vois, dans cette série, la relation de Catwoman/Batman, tout de même ça dit tout. lol

    • Bizarrement je dirais bien Batman et superman… (Damian et le fils de clark dont j’oublie tout le temps le nom) ^^

  2. Putain ! LE TOP PARFAIT !!!
    Ce genre de sujet sont souvent utilisés sur des sites de pop-culture avec des tops ratés ou de personnes ne s’y connaissant pas assez et là, quel plaisir ! Merci à DC Planet d’avoir réalisé ce top extrêmement bon et qui permettra à certains de découvrir des personnages méconnus. Un top de qualité avec un beau travail. On notera surtout l’évidence des meilleurs coming-out (Catwoman, Constantine) qui permettent d’éviter la création de personnages issus de minorités sexuelles juste pour faire vendre.
    J’adore ces personnages si bien construits et si proche de la réalité par leurs complexités.

  3. Constantine ? Dur à avaler, dans la mesure où rien de ce que j’ai lu jusqu’ici (Panini + Urban ) ne confirme cette thèse! Que 5 épisodes introuvables existent sur ce sujet ne change rien au fait que cette vision particulière est très minoritaire sur le personnage, et donc pas vraiment canonique !

    • Sauf que ce ne sont pas que “5 épisodes introuvables” qui existent sur ce sujet. Ce n’est pas parce que tu n’as rien lu dessus que ce n’est pas canonique et qu’il s’agit d’une vision minoritaire puisque comme le précise très bien le dossier, c’est quelque chose qui est apparu dans les années 1990 et qui est ensuite revenu à de multiples reprises (chez Azzarelo puis les New 52 notamment).

      • Azzarello c’est en gros 30 épisodes, “Constantine” (new52) juste 23 , donc sur plus de 300 Hellblazer c’est ce que j’appelle minoritaire, oui. Maintenant j’attends de lire ça avec impatience pour voir ce que ça apporte au personnage – ou pas.

        • Ouais enfin ça fait 53 numéros (en utulisant tes chiffres), ce qui correspond exactement au nombre de numéros des séries N52 qui ont duré, ce qui correspond à 5 ans de publications. C’est tout sauf négligeable.

  4. Quand les auteurs ont besoin d’inventer des sexualités bizarres à des personnages pour les rendre intéressants, c’est qu’il n’ont en général pas grand chose à dire. Exit Montoya et Kane, qui ont de vraie histoires.

      • Je pense qu’il veut parler du fait que certains deviennent gay/bisexuelle du jour au lendemain sans aucune raison apparente si ce n’est faire passer leurs auteurs pour des “ouverts d’esprit” ou rendre un personnage plus intéressant. Exemple Catwoman que j’ai arrêté au numéro16 tellement c’était inintéressant, là je découvre qu’elle a eu ou a encore une relation avecune femme… Mouais c’est pas son changement de sexualité qui va redonner envie de lire à nouveau va falloir trouver mieux.
        C’est surtout de l’hypocrisie ou un manque de créativité de la part des auteurs, qu”ils créent des nouveaux personnages au lieu de remanier sans cesse les existants.
        C’est le même problème pour le “swap color”, on change la couleur juste pour paraître plus moderne, alors que ça n’apporte rien au personnage, avant on savait créer des personnages issues des “minorité” et les rendre intéressants (Montoya, Midnighter, John Stewart etc…), d’ailleurs depuis que j’ai vu le Midnighter dans Grayson j’envisage sérieusement de sa série quand j’aurai du temps.
        Aujourd’hui on bascule dans la facilité, tu deviens bixesuelle, gay, afro-americain, hispanique etc… et c’est fini.

        • Je vois ce que tu veux dire, mais je ne suis pas d’accord sur le côté “faut que ce soit intéressant ou que ça apporte quelque chose au personnage”. Justement, je trouve ça bien que ça n’apporte rien de significatif. En revanche, je suis d’accord avec toi sur la paresse créative. Ils pourraient se sortir les doigts en inventant des personnages tout neufs qui soient noirs, latinos, blanc, hétéros ou pas etc. Mais j’y vois plus une contrainte venue de l’éditeur, qui préfère modifier des personnages existants (ce qui est donc plus rassurant au niveau commercial), que de prendre un vrai risque éditorial.

          Pour revenir à la sexualité, à part pour des personnages qui se sont définis et construits dessus (genre Batwoman qui s’en est pris plein la gueule à l’armée pour cette raison), je pense que l’intérêt vient aussi du fait que leur orientation sexuelle n’ait rien d’intéressant, n’influe en rien sur leur combat ou leur idéal. Comme dans la vraie vie quoi. Je me réjouis quand on a des personnages issus de minorités et dont la couleur de peau ou la sexualité ne bénéficie pas d’un traitement particulier.

  5. Moi aussi je trouve qu’au lieu de rendre gays/bisexuels sur le tard des personnages qui ne l’étaient pas au départ (Harley Quinn, Constantine) ils feraient mieux d’exploiter vraiment leurs personnages gays et intéressants comme Montoya ou Batwoman au lieu de les mettre sur une voie de garage. on dirait qu’ils sont vraiment tiraillés entre l”envie contradictoire d’avoir l’air très modernes et “minority friendly” et la peur d’en faire trop et de choquer la majorité (le mariage de Batwoman)

    • Non mais Harley est dès sa création représentée comme un personnage n’ayant pas une sexualité pleinement définie et/ou stable. On la voit passer d’un épisode à l’autre du Joker à Poison Ivy avec dans les deux cas des sous-entendus. Ce n’est donc pas dit clairement mais ça reste quelque chose plus ou moins présent chez le personnage depuis sa création. Constantine on en a discuté mais ça remonte à 1992 son coming-out soit sept ans après sa création, ce n’est donc pas un changement sur le tard. Si l’on parle de changement sur le tard beh ça donne les autres personnages que tu cites : Batwoman (le personnage de Rucka n’est ni plus ni moins qu’une réinterprétation et modernisation du personnage de Kathy Kane créée en 1956) et Montoya (coming out neuf ans après sa création).

  6. Mention special à pied piper qui aurait mériter sa place ici, à la place de catwoman par exemple. Pour le reste j’aime bien le listing

  7. Pareil, même si on joue beaucoup sur le côté sexy de Dick dans les comics, il est officiellement hétéro, et même roussophile… Mais c’est vrai qu’il pourrait très bien être bi.

  8. Il est vrai que parfois ces changements se font purement pour des raisons mercantile ou pour le buzz maus parfois c’est purement créatif, cela peut servir au développement du personnage et cela amène un renouveau et c’est parfois même logique avec la caractérisation du personnage comme Constantine par exemple.
    Et pour certains personages comme Harley, Poison Ivy ou Catwoman j’ai toujours pensé qu’elles étaient bi.

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