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critique superman univers #2
Review VF - Superman Univers #2 13
Les points positifs :
  • Truth fonctionne dans Superman et Action Comics .
  • Bizarro confirme la première bonne intention.
Les points négatifs :
  • Batman/Superman divise la rédaction.
  •  Superman/Wonder Woman atteint le 36eme dessous.

Truth continue à battre son plein dans la plupart des séries du magazine. Pour le reste Bizarro continue son road trip avec son pire ami en direction de la Bizarro Amérique. Mais qu’en pense la rédaction ?

Numéro précédent : Superman Univers #1 La suite dans : Superman Univers #3

Superman #42

  • Scénario: Gene Luen Yang Dessins: John Romita Jr – Colorisation : Dean White, Wil Quintana, Tomeu Morey

Superman, ou le titre censé nous éclairer sur ce qui a mené Clark a devenir ce qu’il est aujourd’hui, m’a presque déplu dans son premier numéro. Ce second renoue avec l’image que j’ai de Superman. L’on passe de cette ambiance assez mystérieuse, presque d’un film d’action avec Bruce Willis dans les bonnes années de l’acteur, à un tout autre monde presque fantaisiste.

L’on découvre la raison qui a poussé Superman à agir de manière démesurée, malheureusement rien de bien surprenant par la facilité et la manière dont les éléments sont amenés, dans une maladresse cachée par des “révélations”, des réactions exagérées, le tout emballé dans une ville/île futuriste cachée aux yeux de tous qui vend du rêve quand à son développement. Ce numéro n’en est pas mauvais pour autant, il se laisse lire, mais il donne plus une impression de déjà vu par rapport au Spider-Man de Straczynski (certainement aussi par la présence de Romita) qui appuie cette impression de réécriture du personnage, de déposer un personnage que l’on pense connaître par coeur dans une situation inédite, seulement, il s’agit d’un effet qui serait bien capable de se dissiper d’ici peu si notre cher Gene Luen Yang continue de nous jeter de la poudre aux yeux. Il s’agit certainement d’un moyen de faire progresser l’intrigue principale de manière plus rapide, seulement, j’aurais aimé prendre le temps de ce numéro pour découvrir ce monde auquel Clark est confronté, et soigner ce face à face.

Le scénariste réussit tout de même à maintenir un certain intérêt dans les mystères qui entourent la prise de connaissance de l’identité de l’homme d’acier. Par ailleurs, la présence de Jimmy et Lois est appréciable, il est vrai qu’on les voyait peu depuis quelques arcs, en revanche, Condesa est très loin d’être charismatique. Froide, sans développement, elle semble n’avoir aucune valeur à défendre, ni personnalité, je doute pouvoir la supporter encore quelques numéros. Je sais que c’est un peu gratuit comme haine envers un personnage, mais je pense que c’est encore ce lien entre cet arc et le Spider-Man de Straczynski qui me travaille et que je ne peux m’empêcher de faire par le design des personnages “civils” en dehors de Jimmy et Lois. Ce numéro reste bon dans l’ensemble, mais ne se tient qu’à très peu de choses qui sont cette île, et les révélations autour de l’identité de Superman ainsi qu’un certain personnage inconnu

– Watchful

Note : 6/10

Après son intervention super héroïque camouflée en ninja et dévoilant un bout de son costume, il était évident qu’on en arriverait à la couverture de ce magazine. Et forcément, Lois boude.

On nous dévoile ou presque l’ennemi dans l’ombre qui envoyait des sms à Clark dans une ville super secrète pleine d’Anonymous. Et ce qu’il subit à la fin tend vers l’état dans lequel est Clark désormais. Un peu simple mais réaliste, c’est assez efficace. Bien entendu, Lois déclare qu’elle s’en doutait depuis un moment mais elle hésitait. Parce que c’est son genre? Et comme elle lui en veut d’avoir menti, on se doute qu’elle voudra se venger. Romita qu’on ne présente plus, au dessin. On aime ou pas. J’ai trouvé un peu en dessous mais ça reste son style. Une bonne petite lecture. Mais à l’image de la révélation à Lois, simple. Dommage avec ce casting.

– James Edge Grayson

Note : 8/10

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Action Comics #42

  • Scénario : Greg Pak, Aaron Kuder – Dessins : Aaron Kuder Colorisation: Tomeu Morey, Hi-Fi, Blond

D’un côté, Clark qui finit son combat contre le monstre et de l’autre, des policiers qui veulent marcher sur Kentville et ses habitants qui veulent manifester pacifiquement. Mais voilà, la tension monte et il ne faut que Clark pour stopper le drame… ou pas. Il crée une chaîne, vraiment, pour stopper l’avancée de la police et en prend plein la figure pour ça…

Une histoire vraiment tournée sur le point de vue humain, même pour Clark qui se souvient de tous ceux qu’il a sauvé. C’était pas mal. Mention spéciale à l’homme à la batte.
Je ne m’attendais quand même pas qu’on reste aussi coincé dans ce quartier et qu’on passe autant de temps sans Clark. Comme si le monstre à combattre n’était là que pour une partie blockbuster et pour englober le thème de l’arc. Je ne sais pas si sans le dessin je serai aussi conciliant ou si ça pourra durer plusieurs numéros. Pour les dessins : j’adore le trait d’Aaron Kuder même si je préférais la mise en couleurs de l’arc d’avant. Mais je ne vais pas me plaindre. J’aime beaucoup le look et le dynamisme de son Superman.

– James Edge Grayson

Note : 8/10

Ce mois-ci, Superman chante Assassin de la Police (le saviez-vous ? La version de Cut Killer rendue célèbre dans le film La Haine est en fait la reprise de Sound of da Police du légendaire KRS-One, sur l’album Return of the Boom Bap, et c’est une information essentielle à placer dans ce genre de reviews), en retrouvant un peu de la justice sociale propre au personnage – parfois – dans cet autre tie-in à Truth pas très conséquent.

Il a surtout pour valeur de jolies planches de Kuder, qui s’en sort étonnamment mieux sur les civils que sur Clark lui même, avec une jolie colo’ plutôt réussie. Le reste n’est que symbolisme : Superman héros des civils plutôt que de l’état et des lois, la figure du martyr, une certaine empathie pour le kryptonien affaibli, en somme, du déjà vu mais qui marche plutôt pas si mal pour peu qu’on ait rien lu d’autre auparavant.

Maintenant, Truth reste un arc en majeure partie décevant pour son classicisme et son esbroufe générale – poser la question du Superman sans identité et sans pouvoirs pour en faire si peu de choses et casser cette idée sur l’autel d’un petit événement temporaire – et pas forcément l’idée révolutionnaire que les fans du héros en bleu attendaient pour le moderniser. Il faudra plutôt aller chercher du côté d’American Alien pour ça, et vous mettre enfin à lire des numéros V.O..

– Corentin

Note : 7/10

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Batman/Superman #22

  • Scénario : Greg Pak – Dessins : Ardian Syaf – Colorisation: Dean White, Beth Sotelo, Blond

Ce titre est un petit bonheur, la pause blockbuster du magazine dans la sous-catégorie testostérone. Alors que l’on s’attendait pleinement à un affrontement entre Chapinounet et Super-T-shirt, Clark tente de s’associer à ce faux Batman.

Assez déçu, le traitement des personnages par Greg Pak montre une toute autre approche, toujours dans cette optique de thématique à développer, qui est ici la confiance à établir dans cette situation où l’on est vulnérable. Clark se surprend, peine à être prudent, mais sa mentalité de héros pourrait lui nuire. Et alors que l’on sort d’un Superman Univers Hors Série centré sur la relation “officielle” entre Superman et Batman, ce numéro est comme la première partie de cette confiance qui pourrait s’appliquer.

Le scénariste ne tombe pas dans le ridicule, il montre cette opposition nécessaire entre les personnages de manière assez subtile, et brise ainsi ce cliché de l’affrontement nécessaire entre héros. De plus, il est plaisant de retrouver un ennemi pour le moins inattendu, mais qui nécessite une lecture qui semble assez secondaire. C’est finalement une très bonne surprise, alors que l’on perçoit ce titre comme un blockbuster stupide, il surprend par sa très bonne écriture, et qui remplit parfaitement son objectif de divertir le lecteur, sans parler des très belles planches d’Adrian Syaf dont je n’ai pas pour coutume de complimenter.

– Watchful

Note : 8/10

John Cena vs Robocop le retour. On a droit cette fois-ci à une rapide réconciliation des deux héros, qui vont très vite collaborer (et pourtant, la mère de Jim Gordon ne s’appelle pas Martha, à ma connaissance).

Greg Pak signe un script totalement bateau qui repose sur des personnages assez mal caractérisés. Mais soit. J’imagine que certains y trouvent leur compte, mais il faut aimer les blockbusters basiques. Franchement, c’est divertissant, mais ça reste assez bancal. Seuls restent les dessins de Syaf, qui sont d’une très bonne qualité, et qui contribuent à faire de ce numéro un comic-book qui reste lisible. A réserver aux gens qui aiment les comics totalement décomplexés, qui se vendent uniquement sur le spectacle.

– Zeppeli

Note : 5/10

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Superman/Wonder Woman #19

Scénario : Peter J. Tomasi – Dessins : Doug Mahnke Colorisation: Will Quintana

La série que j’attendais au tournant, qui avait quelques défauts, finit par se révéler comme la série faible du magazine. Scénarisée par Tomasi, dessinée par Doug Mahnke, et pourtant, beaucoup est à jeter, à commencer par les enjeux qui sont tout simplement inexistants. Le mystère est un enjeu, une raison de se battre, il y a un semblant d’énigme politique. Le problème ? Aucune finesse. Pourquoi Tomasi ? Pourquoi te lancer dans ce que tu fais le moins bien ? Autant il est bon pour des séries comme Green Lantern Corps, pour tout cet aspect militaire bas du front avec quelques vannes, ou dans les relations père/fils, seulement pour ce qui est d’une relation amoureuse, Tomasi semble totalement perdu.

Heureusement, pour sauver la série du naufrage total, Doug Mahnke signe de très belles pages, avec une Harley Quinn aussi dérangeante que sexy (ce qui convient tout à fait à l’idée que je m’en fait actuellement).  En bref, Superman & Wonder Woman, c’est très loin de la qualité générale du magazine.

– Watchful

Note : 4/10

Le run de Peter Tomasi sur la série n’est pas une franche réussite. L’intrigue est inconsistante et l’on peine à adhérer à la relation entre les deux personnages. Le titre peine à convaincre et le scénario commence à tourner en rond.

On a droit à un affrontement stupide contre le Suicide Squad, pour mettre en avant cette équipe qui aura droit à son film, et le combat en lui même est totalement stupide et ressemble à ce que pourrait scénariser votre petit cousin de neuf ans qui joue avec ses figurines. Seuls ceux qui aiment les comics totalement bourrins façon école image des années 90 devraient apprécier.

Graphiquement, le travail de Doug Mahnke reste franchement efficace et à la hauteur de la dimension blockbusteresque des combats, même si certaines poses sont beaucoup trop statiques et manquent de dynamisme. Malheureusement, il faut se résoudre à classer ces titres parmi les choses les plus dispensables des publications DC Comics chez Urban Comics.

– Zeppeli

Note : 3/10

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 Bizarro #2

  • Scénario : Heath Corson Dessins : Gustavo Duarte, Bill Sienkiewicz – Colorisation: Pete Pantazis

Bizarro est un titre plutôt solide. Série comique totalement déjantée qui met en scène un team-up improbable entre ce personnage et son nouveau meilleur pote Jimmy Olsen, Bizarro complète habilement le magazine en apportant une touche de légèreté.

L’ambiance est réussie et on se marre à presque toutes les pages. Ce n’est clairement pas du grand comic-book, mais c’est tout à fait correct et on se plaît à découvrir les différents clins d’oeil à d’autres titres de du DC Universe, ce qui plaira forcément aux gros nerds que vous êtes. La mini-série s’annonce franchement bien et on peut pleinement apprécier ce titre pour ce qu’il est. Graphiquement, c’est réussi et le style très cartoony colle parfaitement à la dimension “kiddy” du titre, qui rappelle les petits dessins animés Teen Titans Go ou DC NationEssayez donc Bizarro.

– Zeppeli

Note : 7/10

Bizarro, sympathique petit road trip entre un alien à la polarité de langage inversée et un journaliste roux parodique comme jamais. Ce mois-ci les aventures de Jimmy et de son pote alien maximonstre se poursuivent dans la bonne humeur générale d’un dessin animé Canal J, ni hilarant ni renversant mais qui fait le taff en tant que mini-série.

L’ambiance vaut pour beaucoup sur les dessins qui assument à fond l’idée d’une série enfantine. Le récit en lui même va un peu vite pour placer différents héros du catalogue DC (avec des clins d’oeils à d’autres dessinateurs), ce qui est marrant sans voler très haut. On sent l’envie de parodie freinée par la place du titre – six numéros seulement – ou la redondance d’idées qu’on commence à avoir l’habitude de voir dans les Teen Titans GO!, Robot Chicken, LEGO, ou tout aussi récemment, Section 8, une auto-parodie contenue et plutôt sage des héros de DC qui fonctionne sans se réinventer fondamentalement.

Maintenant, Bizarro est une petite série inoffensive, à réserver à des lecteurs moins chevronnés. Elle reste un divertissement agréable dans ce magazine, qui empile souvent des titres très premier degré.

– Corentin

Note : 7/10

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darthfry

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