Le Coup de Cœur de la semaine

  • Batman : Europa #3
Le Top de la semaine

  • Justice League #47
Le Flop de la semaine

  • Wonder Woman #47

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans votre rubrique des Review Express VO. Comme chaque semaine, cet article vous permet de retrouver les critiques du staff sur les dernières sorties DC Comics et Vertigo. Faites attention, des fois quelques spoilers peuvent se cacher dans nos reviews.

N’hésitez pas à laisser vos impressions, critiques et avis sur vos lectures de la semaine dans les commentaires ! Bonne lecture, et vive les comics !


BEYOND DC YOU

BATMAN : ARKHAM KNIGHT – BATGIRL & HARLEY QUINN SPECIAL #1

review BATMAN : ARKHAM KNIGHT - BATGIRL & HARLEY QUINN SPECIAL #1

Scénario : Tim Seeley Dessins : Matthew Clark

Rien de vraiment neuf sous le soleil d’Arkham Knight qui nous offre une histoire spécial en deux parties sur Batgirl (visiblement à ses débuts, et sur laquelle le Chevalier Noir n’a pas envie de faire confiance) et Harley Quinn (origin story à l’intérieur, pour les curieux, mais rien qui ne soit déjà connu des fans de longue date) ; Joker étant enfermé, c’est sa fan numéro un qui va s’occuper de faire le bazar dans Gotham City en profitant de la venue d’un cirque en ville. Sur une place à laquelle Barbara Gordon prend sa pause déjeuner dans son habit civil ; c’est intéressant de se mettre quelques années en arrière pour ce comicbook, plutôt tie-in au DLC « A Matter of Family », vu le costume d’Harley égalemenent, mais si Tim Seeley ne s’en sort pas trop mal à l’écriture, avec quelques lignes vraiment bien trouvées, l’ensemble n’apporte rien de nouveau aux habitués de l’univers. Les dessins de Matthew Clark sont plutôt bons, mais on regrettera l’apparence un peu trop masculine des personnages féminins sur certaines planches.

– ArnoKikoo

Note : 6/10

DC COMICS : BOMBSHELLS #24

review DC COMICS : BOMBSHELLS #23

Scénario : Marguerite Bennett Dessins : Maria-Laura Sanapo

Ha ça fait plaisir de retrouver un numéro de DC Bombshells avec des dessins aussi beaux ! Certes, on est loin de la touche pastel délicieuse d’une Marguerite Sauvage mais les traits de Sanapo sont exquis et ses personnages féminins tous plus magnifiques les uns que les autres ; la partie graphique est véritablement sans reproche ; au niveau de l’histoire, on avance aussi dans pas mal de directions : les retrouvailles de Courtney Whitmore avec son paternel (et l’occasion de placer un guest surprise à ses côtés) d’un côté, et une sinistre découverte de la part de Mera qui va plus loin que la simple présence de Tenebrae, ces ennemis mort-vivants à la solde du régime nazi, qui sont très présents depuis pas mal de numéros à présent. Entre émotion calme et action marine, le rythme se veut présent, et on ne s’ennuie pas une seconde, en attendant avec impatience le numéro suivant.

– ArnoKikoo

Note : 8,5/10

INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR FIVE #2

review INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR FIVE #2

Scénario : Brian Buccellato Dessins : Iban Coello

Injustice continue sur sa lancée avec ce chapitre #2 pour le moins excellent. On retrouve enfin la technique et tout ce qui était déjà bon au début de Injustice. Batman explique son plan à Selina mais à nous également. On peut ainsi savoir ce qui se passera prochainement et surtout les enjeux. La colorisation, certes simple dans cette série, est quand même très agréable à nos yeux. On notait clairement des faiblesses à ce niveau là durant l’année 4. Et pour le moment, ce point a été arrangé. Ainsi on enchaîne avec les événements de la semaine dernière, Superman affronte Doomsday ! C’est un beau combat, on prend vraiment conscience de l’ampleur de la force des deux protagonistes. Pour autant, on n’oublie pas Green Lantern qui été introduit dans le dernier chapitre. C’était également un défaut durant l’année 4, on ne savait pas gérer plusieurs intrigues ou expositions. Je dois dire que l’envie de continuer cette série est revenue chez moi et j’ai hâte de voir le plan de Batman se mettre encore plus en place pour arriver enfin à une évolution majeure dans la série.

– Capugino

Note : 8/10

INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR FOUR ANNUAL #1

review INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR FOUR ANNUAL #1

Scénario : Tom Taylor Dessins : Bruno Redondo

Cet Injustice Year Four Annual est d’un haut niveau ! Tout d’abord retourner voir la vision plus humaine des événements est très agréable. Cet attentat permet vraiment de voir un peu comment le public sans pouvoirs est touché par tous ces événements entre héros. La caractérisation est respectée par rapport à ce que l’on a connu. On voit exactement la même que dans les premières années. C’est à la fois un signe de confort mais on ne peut également s’empêcher de penser « Ah ouais, en quelques années ça n’a pas évolué en fait… ». J’ai adoré la focalisation sur Plastic Man et son fils. Moi qui connaît à peine ce personnage, je suis très impressionné et intrigué par ses capacités. Cependant je pense qu’il serait un peu temps pour Injustice de savoir aller voir ailleurs. Essayer de développer la psychologie des autres personnages comme Cyborg, Barry ou Jordan. Savoir ce qu’ils pensent actuellement de tout ça. Depuis un moment, on a plus une impression de papier peint pour eux, qu’ils ne savent pas réfléchir par eux-même. Pour revenir à cet annual, il permet de faire le lien entre le début de l’année 5 et l’année 4 justement. En somme, il est excellent et ne se perd pas dans du dramatique. Il aurait été facile de faire se sacrifier Plastic Man à la fin mais non. J’ai adoré !

– Capugino

Note : 9/10

THE LEGEND OF WONDER WOMAN #8

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Scénario : Renae DeLiz Dessins : Renae DeLiz, Ray Dillon

Nous retrouvons cette semaine nos amis Steve et Diana, alors que la seconde peine à aider le premier. Il est appréciable de voir que la série prend un tournant épique, après un début plutôt contemplatif. Le récit est bien rythmé et a le mérite de laisser assez de place au développement de sa protagoniste aussi bien qu’à celui de Themiscyra et de sa situation politique bien complexe. La qualité du titre se confirme donc de numéro en numéro et c’est avec plaisir que l’on tourne les pages (numériques) de ce comic book, magnifiquement illustré par Renae de Liz.

– Zeppeli

Note : 9/10


DC YOU

BATMAN & ROBIN ETERNAL #13

review BATMAN & ROBIN ETERNAL #13

Scénario : James Tynion IV et autres Dessins : Marcio Takara

Il y a quelque chose de touchant dans ce numéro à suivre Cassandra Cain qui remonte jusqu’à la Nursery, l’endroit qui l’a vu naître comme la combattante ultime qu’elle est à présent. De fait, une grosse partie du numéro se veut assez silencieuse, faute au mutisme de la jeune fille, mais les émotions sont très bien retransmises par les dessins de Marcio Takara, qui profitent d’une colorisation efficace. Alors certes, au niveau de l’intrigue principale, on a encore l’impression de faire un peu de sur-place, le numéro servant surtout ici à se concentrer sur Cassandra et son parcours, ses difficultés psychologiques, et à faire même un petit lien (un poil forcé, je trouve) avec Endgame, histoire de rappeler que la continuité existe bel et bien. Une petite « amélioration » de design est faite pour la rattacher définitivement (?) à la Bat-Family, mais point de grosse avancée narrative malgré tout. Beaucoup de choses sont en effet redites et le cliffhanger est un tantinet forcé ; malgré tout, Batman & Robin Eternal, dans sa position de feuilleton hebdomadaire, continue d’attirer le lecteur pour le numéro suivant, ce qui est déjà bien vu que c’est son objectif.

– ArnoKikoo

Note : 7/10

BATMAN : EUROPA #3

review BATMAN : EUROPA #3

Scénario : Matteo Casali, Brian Azzarello Dessins : Giuseppe Camuncoli, Diego Latorre

Pour ce troisième numéro, notre duo de choc se retrouve à Paris, notre belle capitale ; architecture gothique, visite de carte postale sur les premières pages, comme la mini-série nous en a donné l’habitude, mais l’intrigue avance, avec une aventurée dans les catacombes qui se finit sur les toits de Notre-Dame, et la révélation du vilain de l’histoire, qui donne un certain sens à la formation du duo damné que l’on suit depuis le début. Le drama s’intensifie alors que la noirceur du récit prend le dessus sur la logique, on navigue dans un véritable cauchemar qui est superbement illustré par Diego Latorre, qui combine une style presque photo-réaliste avec une ambiance hallucinée, servie par une colorisation dingue, et le tout n’est pas sans rappeler les planches intérieures, par moment, d’un certain Arkham Asylum… Mais dans la dépiction de Paris également, les monuments montrés sont magnifiques (il n’y a qu’à voir la page d’ouverture) et on reste scotchés par ces pages qui ont une vraie personnalité, un trait sous lequel nos personnages préférés prennent une nouvelle vie. Et juste pour la claque graphique qu’est Batman : Europa #3, je pourrais le classer parmi mes numéros préférés de l’année. Tout juste !

– ArnoKikoo

Note : 9/10

BLACK CANARY #6

review BLACK CANARY #6

Scénario : Brenden Fletcher Dessins : Annie Wu

Medley de rebondissements dans ce sixième numéro de la série Black Canary. Une battle de groupes, un label pour Dinah et ses potes, la recherche graphique habituelle, le topo est routinier. Particulière en revanche, l’écriture va, comme Batgirl ou Gotham Accademy, déconcerter les sceptiques de cette recherche du genre au sein du DCU : dans l’ère moderne, Batgirl est branchée mode et réseaux sociaux, Grayson espionne et Black Canary fait du rock. Le récit ressemble à un genre d’épisode concept de Totally Spies, où ça bastonne sur scène, un ensemble grotesque plutôt foireux, qui cherche l’humour là où il n’y en a pas. Pourtant, là où le récit semble se prendre au sérieux, on découvre une sorte d’énergie absurde, de ce monde curieux où la scène du rock underground devient une annexe des batailles de super-héros et des complots de sociétés secrète, et où les enjeux sont placés à la manière des battles musicales de Scott Pilgrim ou d’un bon vieux shonen musical. C’est là que le titre trouve son intérêt, dans sa capacité à assumer le délire, et le porter de manière exceptionnelle par certaines planches où les compositions répandent la même énergie musicale sur la colo’ et les effets de styles. Passé les dialogues de forceur, les situations fonctionnent, le rythme est là et la série est un bon ovni, encore plaisant après la première rencontre.

Corentin

Note : 7/10

DOCTOR FATE #7

review DOCTOR FATE #7

Scénario : Paul Levitz Dessins : Sonny Liew

Doctor Fate #7 se conclut par la phrase suivante « Accept your Fate » et il serait bien temps que Khalid, le personnage principal s’en tienne à ce principe car il est très difficile de suivre sérieusement une série quand le héros, lui même, refuse de croire à la mythologie développée par celle-ci. C’est bien là le principal problème du titre car malgré tout ce qu’il a accompli jusque là, Khalid en revient toujours à questionner ce qui lui arrive et ne peut en conséquence pas accéder pleinement à son rang de héros. Ça lui donne aussi un côté insupportable et le moment est venu pour lui d’accepter son rôle pour que la série puisse passer à la vitesse supérieure. En l’état, Levitz semble avancer avec le frein à main, ce qui vient gangrener un récit pourtant intéressant sur pleins d’aspects mais auquel il manque un vrai souffle épique, même quand on assiste littéralement à un combat entre des divinités. La faute a une construction narrative trop timide qui ne parvient pas à faire monter la pression pour servir pleinement les moments forts du script. Heureusement Sonny Liew poursuit son travail brillant sur la partie artistique en livrant des compositions de planches très recherchées mais qui restent lisible en permanence. Tout ça, en plus, en développant une imagerie puissante et pleine de symboles. En définitive, la série Doctor Fate conclut sa première année de publication, comme elle l’avait commencé : avec beaucoup de promesses mais très peu qui sont tenues jusqu’au bout.

– n00dle

Note : 6/10

HARLEY QUINN & POWER GIRL #6 – Dernier numéro !

review HARLEY QUINN & POWER GIRL #6

Scénario : Amanda Conner, Justin Gray, Jimmy Palmiotti Dessins : Stephane Roux et autres

Fin de la mini-série consacrée au team-up le plus loufoque de l’univers DC, qui se voit plus ou moins remplacé, dans l’esprit par le titre Harley’s little black book. C’est toujours aussi fun, mais il faut avouer que l’on commence à prendre l’habitude de ce type d’écriture, et l’on sent que l’équipe chargée du scénario peine à renouveler ses vannes. Cependant, certains traits d’humour fonctionnent toujours, notamment en ce qui concerne le personnage de Vartox, qui reste franchement hilarant. Il faut avouer qu’en dépit de ce côté répétitif, c’est toujours lisible et le récit se clôt de façon efficace, ce qui en fait une agréable lecture. Graphiquement, c’est réussi et la multitude d’artistes qui prend en charge le numéro s’en tire avec les honneurs.

– Zeppeli

Note : 6,5/10

JUSTICE LEAGUE #47

review JUSTICE LEAGUE #47

Scénario : Geoff Johns Dessins : Jason Fabok

On commence le troisième acte de cette Darkseid War alors que les héros de la Justice League, malgré leur transformation, commencent à être maîtres d’eux-même (ceux qu’on voit, en fait, les autres on ne sait pas), et que la recherche de réponses concernant l’Anti-Monitor doit passer par des retrouvailles avec de vieilles connaissances. On voit que Geoff Johns avait de la suite dans les idées depuis fort longtemps et c’est avec grand plaisir que nous retrouvons ces personnages, même si l’influence de Power Ring donne un côté Deus Ex Machina qui accélère les choses. Mais le sentiment de grandeur de cet arc n’en finit pas de s’accentuer, malgré la durée qu’il occupe ; Darkseid War c’est une grande saga de type blockbuster, mais qui s’avère très excitante : la nouvelle équipe teasée (encore !), le team-up de dingue qui s’annonce, avec un affrontement dont les tenants et aboutissants ne semblent pas aussi simples qu’ils en ont l’air (n’oubliez pas ce que fabrique Grail dans son coin), le tout servi par des dessins absoluments MAGNIFIQUES de Jason Fabok, le nec plus ultra du mainstream (même si je suis moins fan du design de l’Anti-Monitor 2.0) qui nous envoie des étoiles dans les yeux à chaque planche. La tuerie absolue du super-héroïque en cette fin d’année.

– ArnoKikoo

Note : 9/10

SUPERMAN ANNUAL #3

review SUPERMAN ANNUAL #3

Scénario : Gene Luen Yang Dessins : Dan Jurgens et autres

Superman commence réellement à devenir intéressant depuis quelques mois. Et c’est avec intérêt que s’offre à nous ce Superman Annual #3. Cet annual sert de transition entre la dernière saga de Superman et la prochaine. Il présente l’histoire globale de Savage mais surtout la place que Superman occupe maintenant qu’il a perdu ses pouvoirs. On peut y voir un Superman perdu, à la recherche de sa place comme héros dans le monde. On ne peut pas dire qu’il trouvera un soutien en la personne de Luthor, qui lui fait remarquer que Superman n’occupe plus la même place. En somme, c’est très intéressant, on voit comment l’obsession de Savage a commencé et que Superman , même si il assume son statut à la fin, recherche tout de même à redevenir ce qu’il était.

– Capugino

Note : 7,5/10

SUPERMAN : LOIS & CLARK #3

review SUPERMAN : LOIS & CLARK #3

Scénario : Dan Jurgens Dessins : Lee Weeks

Enfin le Lois & Clark #3, cette série est tout simplement monstrueuse. A chaque fois on retrouve ce même sentiment que l’on avait en lisant du Superman avant l’ère New 52. Je ne dis pas que le Superman New 52 est mauvais, mais il ne donne pas ce sentiment comme l’ancien. C’est ce prodige qui est réussi dans cette série. Redonner ce sentiment après autant d’années d’absence. Dans ce numéro #3, Superman continue de veiller sur sa famille et rassure Lois à propos de l’attaque subie dans le chapitre précédent. Les choses se mettent en place, le potentiel ennemi de cette saga se présente par un flashback, ceci n’apporte pas de grande information mais sensibilise le lecteur à son arrivée potentielle. Dans l’ensemble, ce chapitre sensibilise à ce qui va arriver prochainement. Et c’est que du bon. Mais peut être trop justement, on se demande comment Superman va gérer tout ça en même. Peut être va-t-il devoir dévoiler son identité et demander de l’aide. On ne sait pas vraiment mais j’ai très envie de le découvrir. Une série que je ne peux que conseiller encore une fois.

– Capugino

Note : 8/10

SUPERMAN/WONDER WOMAN #24

review SUPERMAN/WONDER WOMAN #24

Scénario : Peter J. Tomasi Dessins : Doug Mahnke

D’accord, c’est génial : mettez un Kryptonien et une Amazone dans une pièce, et dites leur de faire des bébés. Plein de scénarios se développent, ne serait ce que sur le plan symbolique. Problème, DC Comics a décidé de breveter rapidement la pilule du lendemain éditorial, en proposant une série au départ sympathique sous la plume d’un Soule inspiré par cette romance naissante (et en livre une gentille et émouvante histoire d’amour), et la confie ensuite à un Tomasi qui, malgré toutes ses qualités, reste un artisan docile à la solde des décisions d’autres auteurs en charge des séries principales. Ne lui en voulez pas, le bonhomme a un gosse à nourrir, et ça pourrait être pire : encore une fois, ce numéro n’est pas mauvais. C’est juste un numéro de plus, dans un arc de plus, avec un vilain de plus, une résolution de plus, dans le plus plus plus du super-héros jusqu’auboutiste, et rien de moins. Automatique à en crever, cette série devenue le refuge des tie-ins inavoués aux récits en cours de la vie de Superman n’a plus grande valeur, le couple étant relégué au second plan en attendant que Johns se souvienne pourquoi il l’a formé (“beh, on en parlait avec Dan. Hé, en fait, tu vois, il m’a dit ‘bro, j’ai tellement une bonne idée pour faire grimper les ventes’. On s’est fait un high five avant d’éclater en coeur d’un rire démoniaque. Je l’aime, ce mec”). Résultat, reste une inoffensive série de super-héros de plus parmi tant d’autres, bridée par son manque de liberté et l’inspiration assez légère entreprise par un Tomasi qui s’exécute, sans s’affirmer. Idem pour Mahnke, tantôt bon, tantôt paresseux. Bref, franchement, voir que rien de vraiment bon n’arrive à sortir d’une histoire d’amour aussi prometteuse, d’un couple si bien assorti, on a plus envie d’y croire. C’est à se demander si les nécrophiles ne sont pas de grands incompris.

– Corentin

Note : 5/10

SUPERMAN/WONDER WOMAN ANNUAL #2

review SUPERMAN/WONDER WOMAN ANNUAL #2

Scénario : Peter J. Tomasi Dessins : Yanick Paquette et autres

… Ouais, non. C’était pas bien. Relisez le paragraphe supérieur (ou inférieur, je laisse ça à la discrétion de mon estimé rédac chef), rayez les parties inutiles, et retenez que bonnant malant, il n’y a aucune idée ou direction quant au couple Superman/Wonder Woman, qui donne son titre à la série. Un relié de petites histoires, qui discutent pas mal, pour la plupart, autour de la pertinence de caractère entre les deux héros. Sympathique, d’accord, mais vraiment répétitif et sans ambitions, à part répéter les scènes déjà vues dans le run original de la série ou quelques numéros de Geoff Johns, portés par une inégalité graphique malvenue. Sans disserter, si relaunch il doit y avoir tout bientôt pour l’un comme l’autre de ces deux héros, j’avance l’hypothèse que le concept du super-couple disparaîtra du tronc principal de continuité. Oui, j’ose. Ce sera un bon souvenir à ressortir dans dix ans, ou peut-être le Rachel et Ross de DC (taisez vous, cette référence est mortelle), mais tel quel, cet annual parle pour ne rien dire et rien n’avance d’aucun côté.

– Corentin

Note : 4/10

THE FLASH #47

review THE FLASH #47

Scénario : Van Jensen, Robert Venditti Dessins : Brett Booth, Norm Rapmund

L’année 2015 aura été bien fade pour le Flash, la faute à un duo de scénaristes pas toujours très inspiré et le moins que l’on puisse dire, c’est que le dernier numéro de l’année est, finalement, à l’image du reste. Au programme de la baston et encore de la baston pendant 20 pages. Le problème c’est que Venditti et Van Jensen semblent en pilote automatique et ne parviennent jamais à offrir une portée émotionnelle à leur récit. Tout simplement parce qu’entre les coups échangés par les deux adversaires, le numéro ne raconte rien et ne fait que ressasser des informations déjà connues dans des dialogues, là aussi, sans surprises. En conséquence, il est bien difficile de pleinement s’impliquer dans tout ça, d’autant plus que l’issue du combat ne fait aucun doute. Même si je ne suis pas le plus grand fan de Brett Booth, c’est bien lui qui apporte un peu de vie au titre en faisant ce qu’il fait de mieux : illustrer de l’action. Avant son départ du titre, l’artiste se fait donc plaisir et livre des planches dynamiques qui amènent un rythme soutenu à une oeuvre qui en a bien besoin. C’est donc plutôt joli mais c’est quand même trop léger pour s’enthousiasmer davantage. Alors que faut-il retenir de cet arc au final ? Thawne est de retour mais, hélas, on l’a connu plus à son avantage…

– n00dle

Note : 5/10

THE OMEGA MEN #7

review THE OMEGA MEN #7

Scénario : Tom King Dessins : Barnaby Bagenda

Tom King vient confirmer la qualité de sa série avec ce septième numéro d’Omega Men, qui vient nous conter les aventures de la princesse Kalista et de l’ancien Green Lantern Kyle Rayner, qui sont en fuite, suite aux tragiques événements du numéro précédent. C’est franchement bien écrit et l’on apprécie le travail de storytelling de l’équipe créative. On se plaît à découvrir la partie cosmique de l’univers DC, qui se montre bien différente de ce que l’on connaissait. Le changement de statu quo renforce l’efficacité du récit et permet de favoriser la caractérisation des survivants, ce qui vient remédier à l’une des principales faiblesses de la série. Graphiquement, c’est toujours aussi solide, et si vous adhérez au design de cet univers de science-fiction bien particulier. The Omega Men est donc l’un des titres les plus originaux de DC You, et il serait bien dommage de passer à côté.

– Zeppeli

Note : 8/10

WONDER WOMAN #47

review WONDER WOMAN #47

Scénario : Meredith Finch Dessins : David Finch, Miguel Mendonca

C’est le début d’un nouvel arc pour Wonder Woman cette semaine et hélas Meredith Finch ne semble pas plus inspirée que pour le précédent. Pire, on retrouve toutes les limites du talent de la scénariste dès les premières pages avec une exposition extrêmement laborieuse. En effet, puisqu’elle semble nous prendre un peu pour des cons, la scénariste livre d’entrée un dialogue purement mécanique qui n’a pour intérêt que d’exposer les enjeux de son histoire mais qui ne raconte rien de substantiel. La suite n’est pas plus brillante puisqu’on retrouve le reste des mauvaises habitudes de Finch avec des personnages qui parlent tout seul pour nous rappeler qui ils sont et ce qu’ils veulent et éviter ainsi toute situation un peu trouble parce que, rappelez-vous, chez les Finch on prend le lecteur pour un con ! Je pourrais et je devrais même sûrement m’arrêter là mais la grosse blague que représente ce numéro se poursuit alors que l’intrigue en vient à se résoudre, littéralement, toute seule sans que l’héroïne n’ait à faire quoique ce soit. Il n’y alors plus qu’à se consoler avec les dessins de Miguel Mendonca qui assure l’essentiel en livrant des pages plutôt propres dans un style qui convient bien à l’ambiance de la série. Sale année jusqu’au bout donc pour Wonder Woman. Espérons au moins que 2016 apporte un peu de changement pour l’Amazone.

– n00dle

Note : 3/10