Wonder Woman tome 6 couverture
Les points positifs :
  • Le travail de Chiang et Sudžuka
  • La conclusion d’un run qui nous a tenus en haleine
  • Le «casting» des dieux au complet
  • Des bonus en fin de tome
Les points négatifs :
  • Certaines scènes, un peu longuettes
  • La fin de cette équipe créative

« Ce ne sont plus les cieux et ils sont loin d’être sûrs. » – Poséidon


  • Scénario : Brian AzzarelloDessins : Cliff Chiang, Goran Sudžuka Couleur : Matthew Wilson

Wonder Woman est pour moi un des seuls titres des New 52 qui vaut vraiment la peine d’être lu (et relu). Il y a du punch, des dessins incroyables et l’intrigue est vraiment prenante. Mais, ce tome 6, il faut bien le savourer car c’est le dernier qui rassemble le travail de l’équipe créative actuelle. Comme pour les derniers, on sent qu’il y a derrière ces planches une équipe qui fonctionne bien mais qui a aussi ses petites habitudes. Elles donnent son propre style à la série mais ces ficelles peuvent parfois s’avérer irritantes quand elles se font un peu trop visibles. Toutefois, ce tome est une fin musclée et philosophique du run Azzarello-Chiang : entre coups de poings, éthique personnelle et recherche de soi-même.

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Après les évènements du tome 5, Diana doit endosser le rôle qui lui incombe: accepter les titres de déesse de la guerre et de reine des Amazones et mener l’assaut contre l’Olympe. Sa mère Hyppolita est toujours changée en terre glaise depuis la dernière crise de nerfs d’Héra qui malgré ses efforts n’a pas pu ramener à la vie la souveraine de Themysciria. Elle a toutefois rendu leur forme humaine aux sœurs de Wonder Woman qui doit les convaincre de mener ensemble une guerre contre le Premier-Né. Ce terrible premier enfant de Zeus a pris possession du trône de l’Olympe et tente d’assassiner tous ses frères et sœurs (donc les dieux et les déesses grecs) afin de régner en tant que seul maître des cieux et de la terre. Et il semble tout prêt d’y parvenir. Diana doit jouer sur plusieurs tableaux et doit faire appel à toutes ses ressources pour parvenir à mener son combat à bien et protéger Zola et son enfant. Tout cela sur fond de quête de soi-même… La belle Amazone est en perte de repères dans ce chaos où elle doit se battre sur tous les fronts. Son combat contre le Premier-Né lui rappellera qui elle est vraiment: une guerrière oui, mais qui a de la compassion et qui cherche à rendre le monde plus juste.

Il y a, comme dans le tome précédent, une touche un peu plus glauque qu’au début du run. Je pense au look «cramé» du Premier-Né, à son Olympe de chair, de crocs et de sang et à (je présume) Cronos représenté dans toute l’horreur de sa tourmente éternelle aux Enfers. Les velléités du Premier-Né rappellent d’ailleurs l’histoire de Cronos et ses enfants (le «casting» des dieux présents dans cette histoire, donc) rapportée par la mythologique grecque: ce dernier tenta de les manger tous afin de régner sans partage. Ainsi, la fin de cet arc est résolument plus noire que ces débuts, c’est certain. Ça plait ou rebute mais ça confère une ambiance de fin du monde qui sied bien au ton de l’histoire.

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Pour le côté esthétique, rien à redire. Comme dans toute la série, j’apprécie vraiment les magnifiques dessins de Cliff Chiang, associés à la coloration sans fautes de Matthew Wilston. Mais ce que j’apprécie vraiment c’est leur design des personnages. Ils ont réinventé les dieux grecs et certains personnages mythologiques… les dessiner dans une version «classique» n’aurait pas été intéressante et les faire de manière trop originale aurait pu rebuter ou aurait été difficile à comprendre. Or, avec leur version, les fans de mythologies se délectent de clins d’oeils et les novices identifient facilement les dieux grâce à leur look particulier, qui va me rester à l’esprit j’imagine. J’aime aussi la version moins « sexy-sée » de Wondie qui en jette en déesse «bad-ass» de la guerre, tout en gardant un coeur noble et une coiffure parfaite en plein combat. En bref, j’adore l’univers que cette équipe créative a créé autour du personnage, à la fois relativement loin de ses origines mais plus près qu’il n’y paraît. J’ai très peur que le nouveau team, avec à leur tête Meredith (Grimm Fairy Tales, Grimm Tales of Terror) et David Finch (Forever Evil, Justice League of America, Avengers, Daredevil, …), arrivent avec leurs gros sabots et leurs envies de tout changer et égratignent tout cela… mais qui vivra verra. Un truc qui m’a plu dans ce tome mais aussi dans les autres, c’est le découpage de l’histoire. Plusieurs choses se passent en même temps et on bascule de l’une à l’autre, le tout toujours lié par une petite phrase bien sentie. Ce qui souligne le côté pseudo-psychologique que ce comics affectionne (recherche de son identité et de ses valeurs, toussa)… mais ça agace parfois. Comme je l’ai souligné plus haut, c’est une des ficelles que les auteurs utilisent pour donner du rythme à l’histoire et une fois qu’on s’en rend compte, ça peut devenir trop… voyant, fréquent. Personnellement, sur l’ensemble du volume, ça ne m’a pas dérangé. Mais en y repensant, et aussi aux autres tomes, ça m’a un peu agacé.

Ce tome 6 comporte deux gros boni : les esquisses et recherches de personnages de Chiang à la fin du volume. Si on aime son style, on s’en délecte. Et le numéro Secret Origins #6, très rafraîchissant, très sexy, très lesbian-friendly et avec les dessins lumineux de Sudžuka. L’histoire n’a pas grand chose à voir avec le reste du tome et se rapporte plutôt au début de l’histoire (origine secrète, en même temps…) et apporte un peu de soleil après cet épisode guerrier et sanguinolent.

Ainsi, Wonder Woman tome 6 signe l’apogée et la fin de l’équipe Chiang-Azzarello sur ce titre des New 52. Pour moi un des meilleurs, voire un des seuls qui valent vraiment la peine. Dommage que le rythme de la série soit parfois un peu cahotant et mériterait un coup de boost de temps en temps parce qu’il serait sinon clairement LE meilleur titre du reboot de DC Comics. Dans tous les cas, La Chute de l’Olympe, s’il n’est pas un chef-d’oeuvre parfait (si ça existe), est un must-have pour tous les fans de la série Wonder Woman et tous les moins fans vachement curieux de savoir comment cette affaire va se finir. Je ne dis rien pour ne pas spoiler mais il y a un plot-twist assez bluffant à la fin. En tout cas la blonde que je suis ne s’y attendait pas ! Bonne lecture !

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6 Commentaires sur "Review VF – Wonder Woman tome 6: la Chute de l’Olympe"

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Conclusion d’un run excellent , l’un des meilleurs du new52.

alphacharliecho

les seuls trucs qui m’ont génés dans se tome c’est la varacterisation des new-gods, serieux orion qui se fait victimiser par hera ! et le deuxieme c la fin, en fait **spoiler** c juste zeus qui est un gros egoiste et qui se foutait bien que les autres souffrent tant qu il revenait a la vie

Green Lantern

Totalement d’accord avec toi sur la caractérisation d’Orion. Et puis pour un nouveau Dieu il se fait retourner comme un débutant … dommage.

cedricibiz

Un run exellent !! La suite par contre cest de la M****

Green Lantern

Pour moi le run dans son ensemble vaut bien 4,5 étoiles, mais ce dernier tome est un ton en-dessous. Graphiquement on a certaines cases moins soignées que d’autres. Niveau scénario on a quelques raccourcis, des problèmes de caractérisation (Orion?) et une fin un peu trop facile.

Dans l’ensemble ça reste très bon mais j’ai moins apprécié que certaines tomes précédent.

Flycatcher
Avec du recul’ je m’aperçois que j’ai préféré les origines revisitées de JMS à celles de Azzarello. Si j’ai vraiment bien apprécié ce run, il faut reconnaître que l’ensemble reste très simpliste, là où Straczynski, en trois fois moins d’épisodes, parvenait à apporter une définition bien plus réfléchie et iconique quant à la caractérisation de Wonder Woman, ainsi qu’une utilisation plus intelligente et référencée de tout ce background mythologique. Le plus intéressant dans le travail de Azzarello aura été, à mon sens, ce sens de l’imagerie et du symbolisme développé à travers les différentes figures du Panthéon olympien (la première… Lire la suite »
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