9782365770262-couv-M244x367
Les points positifs:
  • Encore une histoire prenante
  • Un univers qui semble inépuisable
Le point négatif:
  • Des dessins qui peuvent rebuter
  • Des problème d’impression…et de collage…

« Crachez le morceau! Qui m’a piqué mes balles en téflon? »


  • Scénario : Bill Willingham – Dessin: Mark Buckingham – Couleur : Daniel Vozzo
  • VERTIGO CLASSIQUES – Fables Tome 2 – 13 avril 2012 – 144 pages – 15 €

Il était une fois, une fois de plus, Fables. Cette fois c’est le #2 de la série (bah oui, je ne vais pas faire la review du tome 1 plusieurs fois…) qui passe l’épreuve du test. Juste histoire de vous raconter ma life, je suis littéralement en amour devant les illustrations des covers de Fables. Elles sont vraiment sublimes. Ce qui serait bien c’est qu’elles poussent les gens à s’intéresser à cette série parce que, soyons honnêtes, elle déchire !

Suite directe du précédent numéro, Jack et Rose doivent se repentir de leurs actes. C’est Blanche qui avait alors prononcé les sentences. Forcément, le blondinet écope des corvées d’usages telles que le passage de balais et le récurage de sols. La punition de Rose ? Accompagner sa sœur pour un road trip un peu spécial. Destination la Ferme des Animaux. Élément évoqué assez souvent lors des conversations du tome 1, la Ferme est l’endroit où les Fables non-humains résident, à l’abri des regards des Communs. Résident, résident…c’est vite dit selon certains qui voient plus leur condition comme un isolement forcé, une prison.

fables_tome_2_0

C’était inévitable ! À la Ferme la révolte gronde au moins autant que Bernard Thibault et très vite un mouvement d’insurgés s’organise. Les Fables non humains se divisent alors en deux groupes tandis qu’une grande majorité attentiste ne se rangera que du côté des gagnants. Mort aux vaches qu’ils disaient ! C’est donc autour de cet évènement que tourne l’intrigue principale de ce Fables #2, mêlant encore une fois des problèmes bien connus de nous les humains et pas forcément ce qu’il y de plus passionnant. Le truc, c’est qu’avec Fables ça fonctionne. Voir les 3 Petits Cochons s’entre déchirer parce qu’ils ont des vues politiques différentes et Boucle d’Or tourner en activiste révolutionnaire radicale n’a pas de prix. Les dialogues sonnent juste à chaque fois, pour chaque personnage et permet de bien installer les personnalités de chacun. D’ailleurs, je suis prêt à mettre ma main à couper que la blondinette à bouclette nous allons la revoir assez vite et qu’elle aura un rôle important dans l’avenir de Fables. Je pense même que ce numéro est un tournant sur le long terme (mais bon, ce que je pense on s’en tape le coquillard alors la suite!). D’autres questions et intrigues se posent en parallèle et il me tarde de les voir se développer dans les prochaines aventures des Fables.

fables_tome_2_1

Visuellement c’est la même chose qu’avant. Pas vraiment beau, ni laid, le style commence peu à peu à prouver son charme et sa redoutable efficacité. Le pire, c’est que j’ai l’impression de les apprécier de plus en plus, alors que je les trouvais quand même bien moche au départ !

Heureusement on peut toujours compter sur le « Il était une fable » en fin de livre pour nous dire qui est qui, d’où provient tel personnage ou encore de quelle histoire est inspirée cet évènement. Ce petit « plus » n’a l’air de rien mais il participe aussi au plaisir de lecture de Fables tellement Willigham semble se fait un malin plaisir de démonter tous ces classiques.

Le premier tome était une très bonne surprise et un joli coup de cœur. Le deuxième volume de la série confirme tout le potentiel et la qualité dont fait preuve cette série. Même si elle n’est pas exempte de tout défauts et surtout qu’elle ne plaira toujours pas à tout monde, ce titre possède un tel charme qu’il est difficile de décoller le nez du livre après l’avoir commencé. Pour l’instant, Fables, c’est comme le bon pain. Ça se mange sans fin.