Review TV : The Flash – Saison 01, épisode 21

Les points positifs :
  • Ambiance particulière
  • Un Grodd pas trop ridicule
  • Un ennemi de taille
Les points négatifs :
  • L’habituelle rancune post-mensonge
  • L’amour plus fort que tout
  • Le nouveau style de Wells

« Grodd hate banana. » –  Grodd


  • Réalisé par Dermott Downs Écrit par Grainne Godfree et Kai Yu Wu  – 5 mai 2015

Après avoir longtemps teasé ce personnage à coup de cliffhangers riches en fourrure, on découvre enfin un épisode centré sur Grodd où l’on peut l’observer en pleine action avec ses pouvoirs psychiques. Au final, de bonnes et moins bonnes choses sont montrées pour un bilan plutôt positif tout de même.

La première chose qui frappe ici est l’ambiance particulière, mystérieuse et un peu inquiétante, qui règne tout au long de l’épisode. The Flash, série habituellement lumineuse, se permet ici de faire un léger contraste avec les autres épisodes pour introduire ce nouveau personnage assez particulier. La manière d’amener ce nouvel ennemi est plutôt réussi, les plus perspicaces d’entre vous avaient peut-être compris d’avance qui était ce mystérieux personnage masqué au début, mais j’admets n’avoir pas imaginé une seule seconde que ça puisse être lui. Depuis le départ, on s’attend forcément à l’intervention du gorille puisque l’épisode porte son nom, mais il ne se joint pas à l’action aussi tôt qu’on pourrait le penser, ce qui nous laisse un élément de surprise non négligeable. C’est un ennemi de taille, qui n’est pas du tout ridicule quand il apparaît (et pourtant, un gorille qui parle, ç’aurait été aisé d’en faire une grosse blague sans le vouloir) et qui fonctionne plutôt bien. Pour ce qui est de ses apparitions concrètes, on suit le schéma habituel de l’ennemi d’abord trop puissant puis le deuxième combat où il semble reprendre à nouveau le dessus avant que le cœur vaillant du héros l’amène à la victoire. Malheureusement, ce schéma trop classique apparaît quasi systématiquement et ça en devient lassant à force. On accepte cependant cette structure ici puisque l’ennemi est particulièrement original, mais tout de même, il serait mieux d’éviter à l’avenir.

Pour continuer dans les schémas qu’on voit toujours dans ces séries, le syndrome de la rancune post-mensongère, comme je vais l’appeler ici, commence gentiment à devenir pénible. Justifier qu’on en veuille à quelqu’un une fois pour un mensonge, ça passe. Deux fois, exceptionnellement d’accord, mais régulièrement, ça perd vraiment en cohérence. Si la personne est trop rancunière pour pardonner tous ces mensonges, elle ne pardonne pas, et si son attachement à la personne est plus important que de se prendre la tête avec le passé maintenant qu’on a découvert la vérité, pas besoin d’être rancunier. Mais là, c’est un entre-deux perpétuel dans lequel les personnages, ici Iris, se trouve qui finit pas simplement pourrir la relation pour le spectateur. En vouloir à quelqu’un quand il se passe quelque chose de grave, oui, mais s’engueuler dès qu’il se passe un truc, à l’écran c’est pas cool. Dernier schéma qu’on a trop vu dans cette série, l’amour (ou l’amitié) qui permet au héros de se dépasser, chose qui se justifie parfaitement mais là encore, la répétition trop fréquente de ce type de moments les rend de moins en moins cohérents. Finalement, petit détail pas très important, Harrison Wells qui, depuis qu’il est un méchant assumé, n’a plus du tout la même démarche (et pourtant on l’avait déjà vu marcher avant) et se met à sauter dès qu’il y a un barreau d’échelle près du sol pour bien souligner au spectateur que non, il n’est plus en chaise roulante, vous avez vu ? Parfois il faudrait peut-être faire plus confiance au spectateur et se permettre de rester subtil. Au niveau du style aussi, petit point à Wells qui porte désormais du crayon noir sous les yeux, pour assombrir son regard maintenant qu’il est méchant. Si avec tout ça, vous avez pas compris que c’est un méchant, la série a déjà malheureusement fait son maximum pour vous pointer du doigt grossièrement que c’était le cas.

Même si je parle assez longuement des points négatifs dans cette review, j’ai tout de même un sentiment plutôt positif en sortant de l’épisode grâce à cette ambiance particulière amenée par un des gorilles les plus charismatiques de l’univers DC (en étroite concurrence avec Monsieur Mallah). L’intrigue avec le Reverse Flash avance finalement assez peu, espérons qu’on en saura plus dans les épisodes des semaines prochaines, qui viendront conclure cette première saison de The Flash.