Batman Saga #34
Les points positifs :
  • Un Detective Comics virtuose
  • La série Batman toujours au top
Les points négatifs :
  • Nightwing qui s’achève sur un numéro qui divise en raison de sa violence
  • Batgirl, comme d’habitude….

Beaucoup de nouveautés dans le numéro de ce mois-ci, avec une des rares, mais aussi la dernière, apparition de la série Nightwing, qui laissera sa place le mois prochain à Grayson et Robin Rises Omega #1 qui lance une nouvelle phase dans la recherche du corps de Damian par son père. Pour le reste du sommaire ce sont les traditionnelles séries Batman, Detective Comics et Batgirl qui le complètent. Le tout est sorti dans les kiosques le 27 février pour la modique somme de 5 euros 60.

Numéro précédent : Batman Saga #33 La suite dans : Batman Saga #35

Batman #32

  • Scénario : Scott Snyder – Dessins : Greg Capullo – Colorisation: Fco Plascencia

Troisième chapitre de la cité sauvage. Batman est bien décidé à en découdre cette fois avec le Sphinx. Un nouveau plan se met en place avec Lucius Fox et Jim Gordon. Mais Nygma pourrait une fois de plus avoir un coup d’avance.

Scott Snyder est égal à lui même et on pourrait presque avoir un sentiment de déjà-vu à la lecture du numéro. Pourtant ça fonctionne très bien une fois de plus. On lit le tout d’une traite tant les rebondissements sont nombreux. Impossible de nier que le rendu est très dynamique et le rythme soutenu. Il est tout à fait appréciable de voir un Nygma aussi coriace. On peut critiquer cette façon de traiter le personnage en dictateur mėgalo. Mais Snyder en fait vraiment un ennemi des plus redoutables. La fin approche. Ce qui est toutefois dommage c’est que la dernière déduction de Batman en fin de numéro paraisse si facile. On pense plus à un coup de bol. Mais bon, après tous ses échecs il a le droit de réussir, enfin.

Greg Capullo est toujours aussi bon. Aidé une fois de plus par une colorisation qui donne un cachet assez unique aux dessins. C’est très réussi et ça amène un vent de fraîcheur.

– MFW

Note : 8/10

La contre attaque s’organise dans la jungle qui était autrefois Gotham. Un petit groupe de résistants se forme autour de Batman, Gordon et Fox, notamment. Il vont tenter de dénicher le Sphinx pour faire cesser sa dictature sur les rescapés du « Zero Year ».

Tout est brillant dans ce numéro: les dessins aux couleurs chatoyantes qui sont l’oeuvre de Capullo et Fco Plascencia décrivent une Gotham inhabituellement claire et colorée, ou le scénario de Snyder qui met aux prises les intellects des belligérants dans un final qui évite l’écueil de la confrontation physique. Difficile pour moi de trouver le moindre défaut à ce numéro tellement j’aime cet arc, je ne suis donc pas très objectif.

C’est le début de la fin pour « Zero Year » et avec la promesse d’une fin à la hauteur du reste de l’arc et la crainte de l’approche d’« Endgame » que les lecteurs VO nous annoncent cataclysmique. Pour l’instant savourez c’est du tout bon !

-Darthfry

Note : 9/10

Batman #32


Detective Comics #32

  • Scénario : Francis Manapul, Brian Buccellato – Dessins: Francis Manapul  – Colorisation: Brian Buccellato

Dans la même ambiance de film de genre asiatique, ce numéro de Detective Comics avance vers la conclusion de l’arc Icarus. Une enquête qui mène Batman à un repaire de clans yakuzas, où l’accueille un fantasme dérangeant de lecteur de mangas et un duel à la mexicaine entre familles rivales.

Le récit, classique dans sa construction (mais très bien réalisé, que ce soit par le choix de faire de Bullock un des personnages principaux, ou d’articuler le rapport de Batman à la fille d’une amie comme une des motivations du justicier), reste admirablement servi par une ambiance graphique époustouflante. Des découpages jusqu’à la colorisation, chaque numéro de cette nouvelle mouture de Detective Comics sous l’ère Manapul/Buccelato met une gifle à l’ensemble des séries Batman – et ce malgré un seuil de qualité assez élevé dans l’ensemble.

Duo à l’écriture et à l’ambiance, la symbiose entre les deux partenaires est totale, et l’on sent dans chaque étape du scénario le plaisir pris par le scénariste à pitcher des scènes de haute volée pour son dessinateur. On retrouve une Gotham City différente, qui compile une somme considérable d’ambiances, de l’urbaine réaliste à la Bermejo aux idées tortueuses et abracadabrantes de Bruce Timm, tout en gardant la cité sombre inspirée par Chicago des récits de Loeb/Miller. Un Detective Comics qui entend rester proche de cette qualité d’enquête policière « à la Batman », en faisant la part des choses entre l’homme, le héros et l’enquêteur. C’est encore une fois un excellent boulot.

– Corentin

Note : 9/10

L’arc Icarus,qui marque l’arrivée du duo Manapul-Buccelato sur le titre se poursuit dans ce numéro qui place la barre très haut. Soyons francs, il s’agit probablement du titre le mieux écrit du magazine, n’en déplaise aux aficionados de Scott Snyder. On retrouve notre héros en plein coeur de son enquête, qui le mène dans un repaire de criminels où il devra affronter des yakuzas ainsi que leur compagnon tentaculaire. Parallèlement, on suit le personnage d’Harvey Bullock, ce qui donne à la série un petit côté “Gotham Central” du plus bel effet, qui nous rappelle que c’est bien “Detective Comics” que l’on est en train de lire.

L’ambiance du titre est incroyable et le personnage de Batman est caractérisé d’une manière remarquable : on le voit très impliqué dans sa lutte contre le crime, qu’il sait interminable et son dialogue avec la fille de la victime est tout a fait magistral. Ajoutons à cela un style graphique inimitable qui rend tout à fait justice à l’univers du chevalier noir. Gotham est à la fois gothique et moderne, rappelant tout autant la version de Bruce Timm que celle de Christopher Nolan, l’équipe créative mettant un point d’honneur à équilibrer les deux aspects de ce comic-book, à savoir le polar et l’action super-héroïque. Nous sommes ici en présence d’une histoire qui pourrait bien devenir un classique.

– Zeppeli

Note : 9/10

Detective Comics #32


Robin Rises: Omega #1

  • Scénario : Peter J. Tomasi – Dessins : Andy Kubert – Colorisation: Brad Anderson

Un envoyé de Darkseid appelé Glorius Godfrey a débarqué alors que Ra’s al Ghul et Batman luttaient. Ce nouvel ennemi tout droit venu d’Apokolips souhaite récupérer un fragment.

Avant qu’un combat acharné ne s’engage, le scénariste Peter Tomasi entreprend de nous faire un petit résumé assez inutile et bien trop long de toute l’histoire de Damian. C’est bien pour ceux qui n’auraient pas suivi mais le tout est dispensable. Pour le reste du numéro, c’est de l’action non stop. Une lutte acharnée pour empêcher que le cercueil de Damian ne soit volé.  Batman est bien obligé de s’allier à Ra’s mais cela sera t-il suffisant ?

Il faut avouer que même si ça ne vole pas bien haut niveau réflexion, le tout reste accrocheur. On ressent toute la détermination de Batman et ses alliés.  De l’action bourrine mais bien faite qui amène à une nouvelle étape dans la recherche de Robin.

Andy Kubert aux dessins se montre à la hauteur. Il livre de belles doubles pages et des planchent détaillées. Cela permet d’avoir un rendu dynamique et très lisible.

– MFW

Note : 7/10

Apres un laborieux et complètement inutile résumé de la (courte) vie de Damian, le numéro nous apprend les suites de l’arrivée de Glorius Godfrey et surtout ses motivations, car on se doute que peu lui chaut de récupèrer deux cadavres ! Ils s’avère qu’un fragment de cristal qu’il convoite se trouve dans le cercueil du fils Wayne. S’ensuit une bonne grosse distribution de salade de phalange à l’ancienne où Batman et Ra’s Al Ghul défendront un objectif en commun : Garder les deux cercueils sur terre !

Si j’ai adhéré à l’histoire dans son ensemble, quelques détails m’ont gêné. Comme la violence excessive de Bruce après le départ des envoyés d’Apokolips, pourquoi, alors qu’on le décrit en général plutôt comme quelqu’un plein de sang-froid, Batman perd-il les pédales ? Il y a aussi la caractérisation de Shazam, décrit comme un benêt, pour ne pas dire plus… Mais, bon, à part quelques détails gênants, l’histoire reste pleine de tenue et demeure intéressante.

Les dessins de Kubert sont plutôt jolis, même s’ils n’ont pas soulevé chez moi un enthousiasme formidable, alors qu’objectivement j’ai bien du mal à leurs trouver de vrais défauts….

Un bon numéro, pas totalement dénué de défauts, qui laisse entrevoir un affrontement futur prometteur !

-Darthfry

Note : 6,5/10

Robin Rises: Omega #1


Batgirl #32

  • Scénario : Gail Simone Dessins : Fernando Pasarin – Colorisation: Blond

Soyons honnêtes, lorsque je lis Batgirl, je me fais du mal. Beaucoup de mal. C’est quand même incroyable de voir à quel point une scénariste de talent comme Gail Simone a su complètement détruire ce titre. Comme toujours, nous retrouvons ici notre héroïne dans une histoire sombre, dans un style grim & gritty totalement forcé qui nous rappelle les pire histoires de Spawn écrites par Todd McFarlane dans les années 90.

On a droit aux retrouvailles entre Barbara et une ancienne camarade ultra musclée qui travaille maintenant pour une organisation secrète et souhaite mettre un terme aux agissements de la fameuse Knightfall, vous savez, celle que l’on voit régulièrement dans le titre et qui ne sert pas à grand chose, sinon à faire un clin d’oeil très appuyé au nom d’une saga assez moyenne qui a rempli les pages de tous les titres du Bat-verse pendant de longs mois.

Comme toujours, le titre contient de nombreuses scènes de baston pas toujours justifiées, on a droit à un dialogue stupide entre Barbara et sa colocataire et tout cela rend ce comic-book à la fois trop niais et trop “dark”. Et que dire de ce cliffhanger qui nous amène une héroïne dont la versionNnew 52 n’a pas été une franche réussite ?

– Zeppeli

Note : 2/10

C’est en procédant du même style bavard et introspectif que se poursuivent ce mois-ci les aventures de Barbara Gordon. Toujours sans relief, sans envie, le récit de Gail Simone laisse à la lecture un goût d’amère désespérance – pas du côté lecteur, mais de celui de l’auteur. Le récit en soit est lourd à la lecture, pose des enjeux lointains où l’on peine à se sentir concerné, et où on peine également à trouver la place d’une Batgirl diminuée.

D’une certaine façon, on peut se dire que cette itération post-Oracle de la rouquine est influencée par d’autres séries établies depuis les débuts de son infirmité. Trop grim, trop gritty, la série Batgirl ressemble à ces comics des années 90’s, loin des problématiques humaines et trop autocentrées, dont le seul but est de trouver à chaque arc un nouveau gros vilain qui tabasse, et qui va poser problème au héros – parce que le but du héros, c’est d’en prendre plein la tronche, en définitive. Ici, on ajoute à cette formule une autre caractéristique des 90’s, avec le mauvais goût, d’une rogue gallery composée de nanas sur-musclées au point de défier certains grands principes anatomiques (pour le plaisir des yeux), un raccourci un peu premier degré de la femme forte, et une caricature du vilain un peu pénible en général. Manque en plus à tout ça une cadence, un rythme, et à suivre sur plusieurs numéros, la série devient un complément  »bonus » aux autres titres Batman largement meilleurs, dont on pourrait se passer (mais c’est compris dans le prix, donc pourquoi pas).

Voilà pour ce qui est de l’avis détaillé. Si vous préférez un résumé plus rapide, je dirais simplement que ce comics n’est pas bon.

– Corentin

Note : 4/10

Batgirl #32


Nightwing #30

  • Scénario : Tim Seeley, Tom King – Dessins Javier Garro, Jorge Lucas, Mikel Janin – Colorisation: Jeromy Cox

Dick Grayson a vécu, en tant que Robin, en tant que Titan en tant que Batman et en tant que Nightwing. La série éponyme dédiée au premier des Boy Wonders s’achève ainsi, sous la forme d’un backdoor pilote à ses prochaines aventures dans un autre contexte.

Brisé, affaibli, diminué par sa défaite dans Forever Evil, Dick doit d’abord se relever avant de pouvoir assumer son nouveau rôle dans la bat-family (espion et contre-espion), naît alors un affrontement père-fils avec Bruce d’une rare violence, un poil abusée (mais juste un poil), où meurt le symbole de Nightwing pour naître celui de Grayson. Pas hyper subtil, mais quand même nécessaire. Le reste du numéro introduit les premiers éléments de Spyral, offre une sorte de bande-annonce de ce que sera Grayson (une série qui tient toutes ses promesses, rappelons-le), on assiste même à l’introduction du dessinateur Mikel Janin aux dessins pour faciliter la transition du lectorat.

Le reste des planches est en revanche moins agréable, un chouilla desservi par une violence déshumanisée et exagérée, qui démolit la Bat-Cave pour donner de l’emphase à une transfiguration quelque peu forcée. On comprend l’idée, mais pour résumer, c’est quand même assez moche. Reste que la série Nightwing, jamais inoubliable ni franchement transcendante se finit bien, vers une émancipation de son héros, qui était nécessaire, et fait partie des bonnes idées et des changements originaux apportés dans cette ère New 52.

On garde, clap de fin, adieu Nightwing, bonjour Spyral (et lisez la suite, parce que c’est vraiment bien).

– Corentin

Note : 7/10

Ce numéro m’a sérieusement mis mal à l’aise. Après un petit prologue il rentre dans le vif du sujet avec un affrontement sanglant entre Dick et Bruce. La symbolique voudrait que ce soit plus qu’un test mais une renaissance de Dick Grayson que tout le monde croit mort. Ce n’est absolument pas subtil mais en plus c’est affreusement violent. Des corps meurtris et du sang qui gicle. Je ne suis pas client quand c’est aussi mal amené et que ça concerne des héros aussi iconiques. J’ai refermé le numéro dans un soupir de soulagement. Quand le comic book rencontre le torture porn, on a ça. Je ne comprends pas. Par la suite on a une petite preview de Grayson avec Dick qui travaille pour Spyral. On souffle un peu et on tente d’oublier ce que l’on vient de lire. Peut être suis-je une petite nature toutefois.

Jorge Lucas qui illustre ce combat fait un travail dégueulasse.  C’est moche et brouillon. Heureusement que Mikel Janin sauve la mise sur la fin du numéro. Mais ça donne un résultat totalement hétérogène du plus mauvais effet.

– MFW

Note : 3/10

Nightwing #30

22 Commentaires

  1. alors moi j’ai pas encore tout lu, juste Nightwing / Grayson – et Robin Rise.
    Rien que pour ça je suis content.
    Concernant Batgirl, j’ai arrêté de lire ça, à force il n’y avait plus que de la bile à sortir…
    C’est dommage parce que les Couv sont mieux que les dessins ^^…

  2. Perso je trouve que batgirl est rester a un bon niveau.

    Par contre detective comics je l’ai trouvé… lourd.

    Zero years etait plus ou moins barbant comme d’habitudes, et je n’ai pas encore lus nightwing et robin rises.

  3. Lol, je l’ai acheter hier (voyage à Paris; viens de Belgique); franchement 6,50 €, j’en ai profité : en Belgique c’est 25 € !!! (alors qu’un comics basique, c’est genre 15 €, si sa c’est pas du vole…)

  4. Lol, je l’ai acheter hier (voyage à Paris; viens de Belgique); franchement 6,50 €, j’en ai profité : en Belgique c’est 25 € !!! (alors qu’un comics basique, c’est genre 15 €, si sa c’est pas du vole…).

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