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Les points positifs :
  • L’ambiance 70’s
  • Une partie graphique très réussie
  • L’apparition d’une ennemie totalement barrée
Les points négatifs :
  • Un titre qui ne fera pas l’unanimité
  • Une simple exposition de la série

“I am a citizen of the world!” – Wonder Woman


  • Scénario : Mark Andreyko – Dessins : Ethan Van Sciver Encrage : Drew Johnson – Couleurs : Romulo Fajardo Jr. – Couverture : Nicola Scott et Annette Kwok
  • DC Comics – Wonder Woman ’77 #1 – 8 janvier 2015 – 20 pages – 0.99$

Annoncée à la New-York Comic-Con l’année dernière, Wonder Woman ’77 est une nouvelle série “digital first” qui, à la manière de Batman ’66, s’inspire de la célèbre série télévisée qui a contribué à agrandir l’aura du personnage auprès du grand public. Ce titre ne figure peut-être pas parmi les plus attendus de 2015, mais il est certain qu’une poignée de fans hardcore de la version TV où Lynda Carter jouait le rôle de l’amazone était impatients de mettre la main sur ce premier chapitre. La bande-dessinée est-elle à la hauteur du show dont elle s’inspire ? Est-ce un simple hommage à cette période incroyable qu’étaient les années 70, ou est-on en présence d’un comic-book appelé à devenir culte ? Je vais tenter de répondre en quelques lignes à toutes ces questions que vous vous posez tous (ou pas).

L’histoire est simple, et les fans de la version télévisée  ne seront pas dépaysés : nous retrouvons Diana Prince, accompagnée par Steve Trevor, en pleine lutte contre le crime, dans un contexte qui est clairement celui de la deuxième moitié des années 70. Notre héroïne va enquêter sur un mystérieux gang de patineuses de roller derby soviétiques (si vous aimez ce qui est kitsch, alors cette dernière information a probablement attiré votre attention). Les recherches du duo les mèneront jusqu’à une discothèque très ancrée dans l’époque, le Studio 52 (ils sont vraiment très attachés à ce chiffre chez DC) où ils seront confrontés à une dangereuse ennemie.

Il ne se passe pas grand chose dans ce premier épisode, qui sert véritablement d’exposition à ce nouveau titre, mais il faut avouer que l’ambiance est particulièrement réussie. Pour une fois, Mark Andreyko, dont je n’apprécie pas le travail sur Batwoman, semble avoir cerné ce qui fait l’essence de son personnage et tout est fait pour rappeler la Diana Prince qu’incarnait merveilleusement Lynda Carter à l’époque. L’un des changements les plus importants, si l’on compare ce comic-book à la version télévisée, c’est l’apparition de méchants tirés des pages de la bande-dessinée, ce qui n’était malheureusement pas le cas dans la série, où Wonder Woman affrontait surtout des nazis et des gangsters. L’intrigue très simple, voire naïve, que nous propose le scénariste colle totalement aux codes de l’époque, et le tout n’est pas dénué d’humour, sans que cela ne tombe dans la caricature des années 70. Il est amusant de redécouvrir cette version de l’amazone, très éloignée du travail d’un Azzarello par exemple, mais qui reste totalement crédible dans l’univers que l’on nous dépeint ici, les amateurs de comics du silver age seront ravis, tant cette période historique est évoquée par l’écriture du numéro.

Graphiquement, c’est de toute beauté. Le travail de Drew Johnson est remarquable, si vous avez apprécié son travail durant le run de Greg Rucka sur la série Wonder Woman pré-New 52, ou dans un récent arc de Sensation Comics, vous ne serez pas dépaysés. Le dessinateur a cependant adapté son style à l’ambiance 70’s du titre, et sa Diana ressemble trait pour trait à la sublime Lynda Carter (oui, je suis un fanboy). Si l’on veut pinailler, on pourra cependant reprocher au dessinateur de rater par moments le visage de Steve Trevor, qui ne ressemble pas toujours à Lyle Waggoner, mais c’est un détail (et puis, tout le monde se fout de ce personnage). Ajoutez à cela de magnifiques décors, très détaillés, qui capturent tout ce qui fait le charme de la période historique où se déroule l’histoire. L’aspect visuel du titre est clairement son plus gros point fort, et ce n’est pas peu dire.

Soyons honnêtes, Wonder Woman ’77 ne plaira pas à tout le monde. Les amateurs de comics récents, nourris au style “grim & gritty” n’adhéreront probablement à l’ambiance délicieusement kitsch du titre, qui rappelle habilement celle de la série télévisée. Cependant, ceux qui cherchent à découvrir d’autres styles d’écriture, où à se replonger dans des storylines qui ont la saveur de celles du silver age seront ravis, et je ne saurais que leur conseiller la lecture de ce premier numéro de cette série, qui semble bien partie pour devenir aussi bonne que Batman ’66. Et puis, franchement, qui peut résister à cette version papier de Lynda Carter ?

5 Commentaires

  1. Excusez mon ignorance (vous commencez à être habitués remarque) mais c’est quoi “digital first” Que c’est dispo juste en version numérique?
    Je serai bien tenter par une version papier en tout cas!
    merci pour la review!

    • Le digital first, c’est un mode de publication qui propose tout d’abord de brefs chapitres à 0,99€, uniquement sur la plateforme DC/Comixology. Une fois que “l’arc” est terminé, tous ces chapitres sont réunis dans un single papier (généralement deux digital first = un épisode papier). Les éditions papiers sortent donc, pour certaines séries, un mois après dans une qualité de papier plutôt moyenne (équivalent Marvel). Sinon, en TPB, c’est pas mal ! :)

  2. Je prendrai à coup sur. Ne serait-ce que Parce que je suis totalement amoureux de Lynda Carter (meme si jai ous garder subtilement ce secret depuis plusieurs années) et que j’aime beaucoup wonder woman. Puis un style plus comique comics me tente aussi.

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