Bien avant que Gal Gadot ou Tori Black ne viennent incarner en dehors des cases de BD la célèbre égérie Amazone de DC Comics, le public lui connaissait une version télévisuelle, culte en son temps, sous les traits de l’actrice Lynda Carter. Souvenir ému des spectateurs dans les 70’s, la série TV Wonder Woman s’apprête à être ravivée, sous la forme d’une série digitale inspirée par le succès de Batman ’66, autre “adaptation d’une adaptation”, kitch mais incontournable, et hommage à la grande époque du Batman d’Adam West.

En charge du projet, Marc Andreyko fait de lui même le parallèle évident unissant les deux séries, annonçant même dans une interview de Newsrama un crossover probable entre ces deux univers – ce qui a tout du paradoxe temporel, mais serait tout de même assez cool en définitive.

Beaucoup de gens ont découvert le personnage de Wonder Woman via cette série TV. Quand nous avons annoncé le projet à la Comic Con, il y a eu quelque chose comme 29 000 retweets. Le sujet était presque dans les tendances. Le succès de la série se résume pour moi en deux mots : Lynda Carter. Ce qui était génial dans sa performance, et ce pourquoi elle est devenue aussi iconique tient aussi au fait qu’à l’époque, les super-héros n’étaient pas si présents que ça dans les grands médias. Il n’y avait pas encore de grosse production à 400 millions de dollars, à l’époque il n’y avait que la série TV Hulk (qui est arrivée après Wonder Woman), Adam West, et quelques dessins animés.

Le show étaient un des premiers à vraiment rendre hommage au personnage et faire les choses sérieusement. Il y avait aussi de l’humour, mais ce n’était pas prétentieux, ou sombre. Lynda incarnait une femme élégante, distinguée, maternelle, qui inspirait à devenir quelqu’un de meilleur. Il y avait quelque chose de pur et de respectueux là dedans. Elle prenait le rôle au sérieux, comme si c’était du Shakespeare, et ça a traversé les époques, pour les enfants et les femmes qui ont découvert cette série à l’époque, c’est pourquoi elle est encore résonnante aujourd’hui.

L’auteur, qui explique également avoir revu l’entièreté de la série après avoir écrit le pitch du comics (et être passé jeter un oeil au pilote invalidé de Lee Crosby, dans une version plus récente), détaille les liens unissant la série Wonder Woman ’77 avec le Batman ’66 de Jeff Parker.

Le ton sera le même. C’est le travail accompli sur Batman ’66 qui a motivé la création de cette série. Il y a de cela un an, je déjeunais avec Hank Kanalz, un des décideurs de la branche DC Digital, et je lui ai dit “hé, après le succès de la série Batman ’66, quand est ce qu’on aura droit à la même chose pour la série Wonder Woman de ’77 avec Lynda Carter?”. Il a commencé par me regarder en sourcillant, et quelques mois plus tard, je reçois un mail de Jim Chadwick qui me demande si je veux travailler sur la série. Evidemment ! Ça n’avait pas intérêt à être quelqu’un d’autre que moi.

La série se passera bien dans les années ’70. On suivra Wonder Woman, connue dans le civil sous le nom Diana Prince, et qui travaille dans une agence gouvernementale dirigée par Steve Trevor. La série utilisera beaucoup de l’imagerie visuelle des 70’s, le premier arc débutera d’ailleurs dans le Studio 52, une discothèque de New York.

Comme dans Batman ’66, les héros “reprendront leur rôle”, ou en tout cas, seront le portrait choisi de la version papier. Steve Trevor ressemblera à Lyle Waggoner, Wonder Woman sera bien évidemment Lynda Carter, mais ce seront les deux seuls vrais personnages récurrents. Mais également à l’image de Batman ’66, d’autres personnages pourront revenir sous une apparence modifiée (question de droits).

De nombreux personnages jamais apparus dans le show seront de la partie. Nous avons les mains libres, les comics étant moins problématiques à réaliser qu’une série TV avec un budget limité. Nous avons aussi prévu un crossover avec Jeff Parker, j’ai quelques idées à lui soumettre, et je pense qu’on pourra faire décoller le truc.

La série d’Andreyko devrait donc être un plaisir de fan, pour les nostalgique des années Carter, et ceux qui n’ont pas connu cette décennie mémorable – dont l’histoire s’est chargée de conserver le meilleur (Dallas, Starsky et Hutch, Abba…), y compris dans le monde cloisonné des comic books. L’auteur finit sur une petite hypothèse qui fera plaisir à des nostalgiques d’un autre genre, et laisserait même entrevoir un futur titre Superman ’78 aux plus rêveurs d’entre nous.

Je prends beaucoup de plaisir à écrire la série, j’espère que ce sera aussi le cas des lecteurs. C’est un honneur et un privilège de pouvoir utiliser des personnages et un concept qui ont marqué la vie d’autant de gens. Et quant à la possibilité de voir le Superman de Christopher Reeve dans le comics, hé bien… Ils n’ont qu’un an d’écart, après tout. Donc…

6 Commentaires

  1. Même si elle ne l’a incarné que le temps d’un pilote, vous auriez quand même pu citer Adrianne Palicki (qui, au passage, était assez crédible dans le rôle…)

  2. Si ça continue dans 30 ans on aura The Dark Knight 2k’s en hologrammes ^^
    Et Tori Black le pire cast de Wonder Woman qui ait jamais existé. :)

  3. C’est dingue de voir que l’interview en elle même sucite moins de réactions que le namedropping d’une pornstar. Vous avez le droit d’aller au delà de la première phrase les gars. Dans les interviews, c’est même en général à ce moment là seulement que ça devient intéressant.

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