Review TV : The Brave and the Bold, saison 02, épisode 15

Les points positifs :
  • Un scénario super
  • Un épisode profondément ancré dans l’univers des comics
  • Un côté bon enfant vraiment touchant
Les points négatifs :
  • Les dessins un peu old school qui peuvent surprendre
  • Quelques blagues pour les plus jeunes

« – Is that… ? – He’s back! – I promised myself I wouldn’t cry » Heat Wave, Captain Cold et Weather Wizard


  • The Brave and the Bold Saison 02 Épisode : 15 – Titre : Requiem for a Scarlet Speedster ! (Trois Flash valent mieux qu’un)
  • Réalisé par Michael Chang  Écrit par Greg Weisman  1 octobre 2010

Dans le cadre du 75ème anniversaire de Flash, voici un petit focus sur un épisode particulier de la série Batman : The Brave and the Bold qui est directement lié à la mythologie du personnage de Flash puisqu’il met en scène plusieurs bolides, quatre pour être plus précise, qui ont chacun une grande importance. Alors remettons-nous dans le contexte, il s’agit d’une excellente série animée avec un regard extrêmement lucide sur l’univers de Batman et des comics DC en général et c’est donc avec un plaisir non dissimulé que je vais vous présenter l’épisode « Requiem for a Scarlet Speedster », traduit « Trois Flash valent mieux qu’un » en version française. D’ailleurs, pour information, l’épisode 14 (celui-ci) aux États-Unis correspond à l’épisode 15 pour les francophones, alors ne soyez pas surpris !

Bien que ce ne soit pas tout à fait le sujet qui nous intéresse ici, je vais tout de même faire une review complète et vous parler brièvement de la scène pré-générique. On y retrouve la secte de Kobra qui va faire un sacrifice sur une jeune fille afin d’entrer dans l’ère du chaos. Batman tentera alors de les en empêcher, aidé par les Outsiders. Comme à chaque épisode, le court-métrage qui précède le générique est très bref et empêche donc l’élaboration d’un scénario très poussé. Ici, on mise surtout sur l’action et l’humour, qui s’adresse plutôt aux plus jeunes, mais la présence des Outsiders reste une référence intéressante aussi pour les plus âgés. Rien d’incroyable donc mais rien de particulièrement agaçant non plus, dans tous les cas c’est si vite terminé qu’on a pas le temps d’y réfléchir beaucoup.

Pour en venir au vif du sujet, cet épisode raconte comment, après un long combat contre le Professeur Zoom, Barry Allen a disparu de Central City, laissant Jay Garrick et Kid Flash seuls et attristés par sa disparition tragique. Grâce à l’aide de Batman, ils découvrent un jour qu’il n’est en réalité pas mort mais coincé dans le futur, esclavagé par le Professeur Zoom. Ils feront tout, dès lors, pour lui venir en aide. L’épisode commence déjà très bien, en quelques courtes séquences bien choisies le contexte est posé. On comprend l’enjeu des personnages, les relations entre eux et aussi, grâce aux Rogues notamment, on comprend la valeur de Flash, soit Barry Allen, pour autant que le spectateur ne soit pas déjà familier avec le personnage. Il y a quelques ennemis ou alliés de Flash bien choisis pour qu’on soit imprégné de l’univers du Bolide Écarlate sans pour autant submerger les novices, qui ont tous les outils nécessaires à une parfaite compréhension de l’intrigue.

Dans le déroulement du reste de l’épisode, les événements autour de la disparition de Flash s’éclaircissent peu à peu, le suspens est plutôt bien géré et les relations conflictuelles s’apaisent, laissant la place à la résolution d’un problème plus grave encore. Pour ce qui est de la présence de l’humour dans cet épisode, puisqu’il y en a quand même un peu, c’est généralement bien dosé, vous vous surprendrez probablement à rire à une ou deux plaisanteries. Malgré tout, certains traits d’humour s’adressent exclusivement aux enfants, ce qui est bien normal puisque c’est le public cible de la série, mais tout ça sans que ça ne devienne lourd ou grossier à quelque moment que ce soit.

Finalement, même si l’animation de la série est vraiment bonne, les dessins risquent d’en rebuter certains. C’est assez cartoon, avec des designs de personnages plutôt old school notamment avec un Batman en bleu et gris qui peut surprendre, surtout si vous venez de regarder un épisode de la série animée de Batman de 1992. Cependant, on peut tout de même apprécier l’originalité de la série qui assume totalement la direction prise et qui se distingue de cette manière des autres séries, plus sombres, autour du Chevalier Noir.

Un bilan très positif pour cet épisode, qui est profondément lié à l’univers des comics finalement et qui fait honneur au personnage de Flash, pas seulement au travers de Barry Allen mais aussi en soulignant l’importance de l’héritage du costume en mettant en scène Jay Garrick et Kid Flash. Le scénario est assez classique mais très bien exécuté, avec un Batman cool mais pas trop présent non plus pour ne pas voler la vedette aux bolides. Les dessins pourraient ne pas plaire à tout le monde mais se révèlent être très riches quand on apprend à les apprécier et permettent alors de profiter d’un scénario intéressant. Si ce n’est pas fait, je vous invite à visionner cet épisode, et n’hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires !


UN DEUXIÈME AVIS C’EST BIEN AUSSI !!

C’est un fait, j’aime beaucoup les réunions de famille chez les Flash. Ici nous en avons une, qui est assez sympathique. Je ne peux pas dire originale car après avoir lu The Flash : Rebirth, il y a certaines similitudes. Dans cet épisode, on revient sur la disparition de Flash, Barry Allen, qui n’est pas ce qu’elle semble être. On a donc droit à l’éternel refrain sur la culpabilité, l’histoire de la course entre Flash et le Reverse Flash qui conduit au-delà de notre dimension. Sauf que cette fois, l’issue est différente puisque l’on retrouve le Reverse Flash en maître du monde dans le futur. C’est sympa comme idée, mais voir Batman arriver à suivre le rythme de course de Jay Garrick et Kid Flash sur le tapis de course cosmique, j’ai du mal à avaler cette grossièreté.
Sinon, les thèmes abordés sont bien travaillés, on a toujours les rancœurs et remords au sein de la famille des Flashs, les voyages dans le temps, les voyages dans l’espace, la perversité et la folie de Zoom, avec l’intelligence de Batman au milieu. En plus de ça, on a les Rogues qui pleurent leur Flash, et franchement, j’ai beaucoup aimé ces passages car sans Flash (Barry Allen) ce n’est plus pareil, son intrépidité, son humour, non, vraiment, personne ne lui arrive à la botte.

– Harley