Le Coup de Cœur de la semaine

  • Red Hood and the Outlaws Annual #2
Le Top de la semaine

  • Gotham By Midnight #2
Le Flop de la semaine

  • Batman Eternal #38

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans cette nouvelle édition des Review Express VO spécial Noël (puisque tous les singles sont sortis ce 24 décembre) dans laquelle vous retrouverez pêle-mêle des morceaux de foie gras, des huîtres, de la volaille, des marrons, une bonne bûche bien fraîche, et plein d’emballes de cadeaux éventrés !

Mais je sens bien que cela ne vous suffit pas et que vous tenez à avoir également les avis frais et avisés de notre équipe sur l’ensemble des sorties Vertigo, Beyond the New 52 et New 52 de DC Comics, nest-ce pas ? Bande de petits coquins, comme nous tenons à vous gâter, c’est exactement ce que nous vous proposons de retrouver aujourd’hui, pour une rubrique exceptionnellement longue puisqu’il y avait plus d’une vingtaine de titres New 52 à critiquer et encore une bonne dizaine d’autres ! Alors on vous a mis de côté le Robin Rises : Alpha #1 histoire que, quand même, fallait marquer le coup, et pour touuuuut le reste (les séries hebdomadaires, la triple dose de GodHead, la nouvelle série He-Man), je vous laisse prendre le soin de décortiquer tout ça, vous verrez qu’il y a eu pas mal de bonnes sorties, et aussi quelques ratés ! Comme d’habitude quoi !

Je vous invite en ces périodes de fêtes à nous laisser plein de commentaires d’amour parce que c’est la DERNIÈRE rubrique des REVO de 2014 les copains !! – mais surtout de nous partager vos avis et critiques sur les numéros que vous avez lus !! Bonnes lectures et vive les comics !


VERTIGO

 

BODIES #6

review BODIES #6

Scénario : Si Spencer Dessins : Dean Ormston, Phil Winslade, Meghan Hetrick, Tula Lotay

Au travers des époques, la personne (ou le corps) que l’on avait retrouvé décédée revient parmi les vivants et s’adresse à nos personnages principaux, qui vont alors tous passer un moment plus ou moins mauvais. Le scénario continue de s’enfoncer dans le bizarre, le malsain, et devient dérangeant de par sa confusion (et la difficulté à suivre correctement la série à ce format de publication) et la tournure inattendue qu’il prend. Il y a des idées sous-entendues qui mettent assez mal à l’aise, et comme toujours certains récits qui sont plus forts que d’autres. Il en va de même pour les périodes dessinées, j’ai toujours une grosse préférence pour celle actuelle dessinée par Meghan Hetrick (et peut-être parce que c’est l’histoire la moins bordélique au final) alors que d’autres me parlent beaucoup moins visuellement. Même si, dans l’ensemble, ce joyeux mélange continue de donner une identité à cette série, même si je crois que le tout aurait pu être mieux construit.

– ArnoKikoo

Note : 6/10

DEAD BOY DETECTIVES #12

review DEAD BOY DETECTIVES #12

Scénario : Toby Litt Dessins : Marc Buckingham et autres

Charles, Edwin et Crystal semblaient être sortis d’affaire le mois dernier. Mais ce numéro tout plein d’action vient changer la donne. Crystal se retrouve dans une situation bien compliquée dans son jeu vidéo préféré, et Charles et Edwin se retrouvent en position délicate en plein milieu d’une séance de spiritisme qui tourne mal. Heureusement d’un côté comme de l’autre ils recevront une aide incongrue qui nous entraine vers une nouvelle dynamique pour la suite de leurs aventures.

Ce numéro est tout à fait agréable, on a de nouveau droit à une petite histoire assez punchy,  avec de l’action des deux côtés, et un joli clin d’oeil aux Dead Boy Detectives qui agrandissent officiellement leur équipe. C’est tout sympathique et ça relance l’intérêt qui pouvait s’être un peu perdu dans les derniers numéros.

– Harley

Note : 6/10


BEYOND THE NEW 52

 

BATMAN ’66 #50

review BATMAN '66 #50

Scénario : Jeff Parker Dessins : Leonardo Romero

Ah, ce que j’aime ce comic-book ! Cette semaine, nous avons droit à un épisode qui ouvre un arc en deux parties. Nous y retrouvons Bruce Wayne et Dick Grayson, accompagnés par Alfred Pennyworth, qui se rendent à un festival dans le vieux Gotham, une partie de la ville qui ressemble à s’y méprendre à la Londres victorienne. De mystérieuses élèves de l’academy pour filles de Gotham, dont le dynamic duo semble ne rien connaître, font leur apparition et l’on comprend que c’est en fait Marmaduke Fog (un obscur vilain issu de la série télévisée) qui met en oeuvre son plan machiavélique à l’aide de ses “filles”. Jeff Parker signe un épisode bourré de fun, qui a le mérite de nous présenter une intrigue bien construite, tout en restant dans le style des années ’60. De son côté, Leonardo Romero nous livre une prestation correcte, dans un style cartoony que j’affectionne particulièrement. Le tout se conclue sur un cliffhanger what-the-fuckesque qui m’a donné très envie de lire le prochain numéro.

– Zeppeli

Note : 8/10

 

BATMAN : THE JIRO KUWATA BATMANGA #25

review BATMAN : THE JIRO KUWATA BATMANGA #25

Scénario : Jiro Kuwata Dessins : Jiro Kuwata

La semaine dernière, nous avons terminé l’épisode sur un combat qui opposait deux “Hangmen” sur les toits de Gotham. L’issue de l’affrontement avait été fatale pour l’un d’eux, et Batman découvre que la victime est en fait un autre catcheur, qui avait quitté le ring depuis quelques temps. Notre héros est bien décide à démasquer son nouvel ennemi, le Hangman. Cependant, ce dernier ne l’entend pas de cette oreille et aimerait aussi savoir qui se cache derière le costume de la chauve-souris. Nous avons droit cette semaine à un combat entre le chevalier noir et le lutteur, et Jiro Kuwata parvient une fois de plus à mettre en scène tout cela d’une bien belle façon. Comme d’habitude, l’épisode est à réserver à ceux qui apprécient le style du mangaka, mais cet épisode est de bonne qualité et pour une fois, l’histoire a déjà bien débuté alors que l’on n’est qu’au deuxième numéro d’un arc qui en fera quatre. Prends-en de la graine, Geoff Johns.

– Zeppeli

Note : 7/10

 

FABLES : THE WOLF AMONG US #3

review FABLES : THE WOLF AMONG US #3

Scénario : Dave Justus, Matthew Sturges Dessins : Shawn McManus

Une fois de plus, je ne saurais que déconseiller la lecture de ce numéro à ceux qui ont déjà touché au jeu vidéo de chez Telltale. Nous retrouvons Bigby, alors qu’il rentre tranquillement chez lui,à Fabletown. Il croisera le chemin de Belle, qui ne tient pas vraiment à ce que la Bête qui lui sert de mari apprenne ses agissements (dont on ne saura rien pour le moment) et l’on aura l’occasion de découvrir le lugubre appartement du protagoniste. Le cliffhanger lancera l’intrigue principale, et il est vrai que le tout est assez bien écrit. Ceux qui aiment la série Fables mais ne sont pas du tout gamers apprécieront, même si je les vois mal se tourner vers un comic-book numérique. Le but de proposer aux lecteurs une version canonique de cette préquelle est louable, mais franchement ce n’est pas très intéressant. Toutefois, il serait exagéré d’affirmer qu’il ne s’agit pas d’une lecture agréable, car ce qui me gêne avant tout, c’est cette impression de déjà vu.

– Zeppeli

Note : 5/10

 

HE-MAN : THE ETERNITY WAR #1

review HE-MAN : THE ETERNITY WAR #1

Scénario : Dan Abnett Dessins : Pop Mhan

Dan Abnett a la lourde tâche de proposer une grande bataille révélant avec justesse et je dirais, nostalgie, la grandeur de cette licence. Licence qui aujourd’hui, peut paraître bien désuète aux yeux de beaucoup, avec raison. Le nouvel univers dépeint par Abnett (et Giffen et Bedard avant lui) se base sur un compromis : un côté kitsch assumé avec des personnages quelque peu stéréotypés mettant cependant en scène un univers mieux explicité et moins sorti du chapeau, donnant au tout un goût vraiment particulier. J’ose imaginer que la force de la nostalgie et les souvenirs de l’auteur parlent pour lui. Ainsi, la guerre se prépare. Hordak est de retour à cause du sang d’Adam. Une quête se révèle au grand jour, avec des gros joyaux à retrouver (comme à l’époque, y’avait toujours des gros joyaux à trouver pour sauver le monde) et l’heure est à la réflexion et aux plans sérieux. Pendant que, au même moment, dans la salle du dessous, un père se bat avec des serpents pour arriver à voir sa fille et lui donner des conseils… vestimentaires. Oui, vous pouvez garder ce sourcil levé. La simple vérité c’est que les personnages sont entiers et leur nom définit même parfois leur propre rôle. Abnett assume ce côté simpliste, proposant un divertissement à la portée de tous, avec ces moments dramatiques et ces moments plus légers. D’aucuns trouveraient ça par moment complètement idiot. Moi, je trouve ça amusant. Et le côté alambiqué et épique de la mission qui se dresse devant He-Man et She-Ra m’emballe, comme quand j’étais gosse et que je regardais des bêtises à la télé, tel que le film de heu… heu… He-Man (Musclor) je suppose. Mais j’étais gosse, pardonnez-moi !

Maintenant, le numéro est un peu molasson. C’est un numéro #1, il réintroduit beaucoup de détails et pour les lecteurs de l’ancienne série, il y a beaucoup de redite. Mais le tout est magnifié par les traits de Pop Mahn, un peu plus sombres qu’à l’accoutumée ici, sans doute à cause de l’encrage, qui veut se prêter à un temps dramatique de GUERRE ! Et la guerre c’est pas rigolo…

Les amateurs de la série seront en terrain connu. Les autres curieux voulant tenter cette aventure décomplexée et se replonger dans les futilités de leur enfance sont les bienvenus. Pour tous les autres, passez votre chemin, comme vous l’avez toujours fait jusque là.

– Freytaw

Note : 6/10

 

INFINITE CRISIS : FIGHT FOR THE MULTIVERSE #30

review INFINITE CRISIS : FIGHT FOR THE MULTIVERSE #30

Scénario : Dan Abnett Dessins : Angel Hernandez

Ce nouveau numéro confirme la tendance depuis quelques semaines. Dan Abnett retrouve ses mauvaises habitudes sur Infinite Crisis. Un rythme lent, trop lent qui ne permet pas de faire assez avancer les choses chaque semaine. La progression de l’histoire est, en plus, bien trop linéaire pour surprendre et vient souligner le manque de prise de risques de l’ensemble. Il faudra donc se contenter de quelques bons moments au niveau des interactions entre les héros et d’une ou deux blagues qui fait le job (merci Captain Boomerang) pour passer un moment qui, à défaut d’être mémorable, n’est pas non plus complètement honteux. De son côté, Angel Hernandez se montre à la hauteur pour la partie artistique. Pas de fioritures sur ses planches mais une vraie efficacité dans son trait puisqu’il capte bien l’essence des personnages qu’il met en scène. Reste des inégalités ici et là au niveau des finitions mais ça tient la route. Au final, même si Infinite Crisis semble enfin avoir une ligne directrice depuis le retour du titre, c’est hélas encore trop léger pour convaincre.

– n00dle

Note : 5/10

INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR THREE #13

review INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR THREE #13

Scénario : Tom Taylor Dessins : Bruno Redondo

Question :  Est-ce que l’on a vraiment besoin d’un “What if” dans un “Else World” ? Je veux dire, donner une nouvelle version d’une histoire qui est déjà une nouvelle version ça sert à quoi à part faire du remplissage ? Donc cet arc en deux parties (heureusement que ce n’est pas plus) et dont la première partie ne sert finalement pas à grand chose nous éloigne de l’intrigue principale alors qu’il n’y en avait pas du tout besoin. Connaissant le Taylor je me dis que l’on va tout de même avoir droit à un twist pas piqué de vers à la fin de cette partie là car il est peu probable que l’auteur se permette quelque chose de ce genre. Cette semaine il faut donc prendre son mal en patience. Ce n’est pas si terrible puisque même si ça ne sert à rien c’est plutôt sympa à lire. Toute la clique est de nouveau réunie avant que tout ne parte en vrille et ce sont les limites d’un autre personnage qui seront testées. Ça ne plaira d’ailleurs pas à tous vu de qui il s’agit mais bon, chacun son tour niarkniark ! Pour le reste c’est de l’Injustice tout craché.

– Nathko

Note : 7/10

LEGENDS OF THE DARK KNIGHT #82

review LEGENDS OF THE DARK KNIGHT #82

Scénario : Ron Marz Dessins : Derec Donovan

Eeeeeeet, comme le soufflet est retombé d’un coup pour cette dernière partie, c’est bien dommage ! Déjà, sur le plan artistique, si on reste dans une certaine unité visuelle, l’artiste livre un travail bien moins impliqué que celui d’avant et ça se ressent grandement dans les planches. Et le dénouement de l’histoire est on ne peut plus simple et basique, alors que je suis persuadé qu’il aurait pu en être autrement. Vous l’aurez compris, c’était pas fameux et pas vraiment la peine de s’étendre là dessus plus longtemps. Je suis déception.

– ArnoKikoo

Note : 5/10

 

SENSATION COMICS FEAT. WONDER WOMAN #20

review SENSATION COMICS FEAT. WONDER WOMAN #20

Scénario : Amy Chu Dessins : Robert Chang

Cette semaine nous avons droit à la première partie d’une histoire en deux numéros. Wonder Woman se retrouve dans l’espace, pour aider les humains dans une aventure avec leurs vaisseaux pour rejoindre la première colonie dans l’espace. C’est original et ça surfe beaucoup sur les tendance actuelle. On y retrouve une Wonder Woman qui s’exaspère de l’engouement que provoque une photo de ses fesses et sa cellulite sur Instagram alors qu’il y a autre chose de mieux à faire dans la vie. Puis on la retrouve en mission un peu loufoque avec un mystérieux accident toujours sur la station avec la disparition sous ses yeux d’un membre de l’équipe. On a même droit à un cliffhanger qui nous dévoilera quelque chose de gros la semaine prochaine, mais pour l’instant le mystère reste entier.

Côté planches on a parfois l’impression de ne pas avoir affaire à la même Wonder Woman qui change légèrement de traits entre deux cases, mais cela reste bien plus que correct, bon et à part quelques cases sans fond aussi.

– Harley

Note : 6/10


NEW 52

 

AQUAMAN #37

review AQUAMAN #37

Scénario : Jeff Parker Dessins : Paul Pelletier, Sean Pearsons

La traque des secrets d’Atlantis est toujours en cours et elle nous mène ce mois-ci à un endroit que l’on n’aurait sans doute jamais imaginé relié à la cité sous la mer. Pourtant, à chaque page Jeff Parker nous fait une nouvelle révélation. Que ce soit sur le passé d’Atlantis, de l’histoire d’Atlana et encore bien d’autres surprises vraiment surprenantes. Pour le coup, la connexion entre les singes et le peuple Atlante est très bien justifiée et fait surtout sens. L’auteur continue donc d’explorer la mythologie qui entoure la fameuse cité des mers mais permet aussi d’approfondir celui de Katangala, la cité des singes qui parlent. Cet arc Maelstrom n’a encore rien révélé de son véritable contenu mais des indices évidents semblent se glisser subtilement dans les pages de Paul Pelletier. En parlant de l’artiste, il est dommage de constater que toutes les pages ne sont pas aussi travaillées les unes que les autres. Les scènes de batailles sont notamment un peu trop vite faites et manquent de détails. Cela n’est qu’un détail qui n’empêche pas ce numéro d’être excellent de par les nombreuses révélations qu’il fait, mais aussi par son rythme soutenu, et le fait que tout cela soit raconté pendant une bonne grosse baston comme on les aime le rend encore meilleur.

– Nathko

Note : 9/10

ARKHAM MANOR #3

review ARKHAM MANOR #3

Scénario : Gerry Duggan Dessins : Shawn Crystal

La mini-série Arkham Manor arrive déjà à sa moitié et les choses se bousculent pas mal dans ce numéro, et force est de constater que la situation dans l’ex-Manoir Wayne est en train de dégénérer, et ce dans tous les recoins. La force de Gerry Duggan c’est de réussir à mêler toutes ses petites intrigues tout en formant un tout cohérent. On ressent très bien que Batman n’arrive pas à maîtriser une situation qui lui échappe de plus en plus, aussi bien dans le manoir qu’en dehors – ce qui pose évidemment problème puisque le Chevalier Noir est pour l’instant coincé à l’intérieur ! En ressort une ambiance véritablement claustrophobe, où l’on s’attend à voir les pires horreurs en tournant chaque page, et autant vous dire qu’en termes de stress, vous allez être servis. Un récit qui continue de s’assombrir à chaque instant, avec en prime l’identité d’un gros vilain révélée (et qui pouvait être devinée, en fait, avec d’autres lectures de cette semaine – ou de la semaine dernière – et qui montrent une certaine cohésion éditoriale, d’ailleurs ! Bon travail, Mark Doyle) et une dernière page vraiment surprenante ! Aux dessins, Shawn Crystal m’a définitivement conquis. C’est un style qui a son identité, qui correspond tout à fait à l’ambiance du titre et y participe grandement, avec des personnages inquiétants, une certaine violence graphique, et un bon sens de la mise en scène. Vivement le mois prochain !

– ArnoKikoo

Note : 8/10

 

BATMAN ANNUAL #3

review BATMAN ANNUAL #3

Scénario : James Tynion IV Dessins : Roge Antonio

Pour ce troisième Annual de la série Batman, le protégé de SnyderJames Tynion IV, nous sert une histoire qui n’a de lien avec Endgame que quelques éléments qui peuvent se rapporter à cette histoire, ainsi que la présence de Joker, mais l’ensemble peut se lire de façon complètement indépendante. En vérité c’est véritablement une histoire du Joker que nous avons : le reporter Tommy Blackcrow décide, peu de temps après le Zero Year et l’apparition du Clown dans Gotham City d’aller faire une reportage sur lui. Grand mal lui en fera puisque sa première rencontre avec Joker va amorcer une relation tordue entre les deux personnages, dont l’issue se laisse rapidement entrevoir – mais ça reste très bien raconté. En termes d’originalité, de voir le Joker s’en prendre à un citoyen lambda, et s’acharner dessus, il me semble avoir déjà lu/vu ça quelque part, mais James Tynion IV arrive avec brio à dépeindre le personnage dans toute sa folie (certaines répliques font véritablement mouche) et dans une ambiance poisseuse qui nous fait ressenti toute la tension présente dans chacune des pages. Outre de nous permettre de revoir Joker et Harley à l’époque de leur belle romance, Tynion nous offre quelques sucreries (comme l’apparition éclair du Dynamic Duo) et se veut raccord aux évènements racontés par Snyder sur la série, afin d’offrir une certaine cohérence dans le tout. Reste que le côté “nouveau” du personnage sous-entendu dans Batman #37 n’est ici pas soulevé, ce qui laisse encore planer le doute sur sa réelle nature. Les dessins de Roge Antonio rendent justice à l’atmosphère de l’histoire et certains plans sur Joker arrivent à le rendre véritablement terrifiant, même si la constance dans les planches n’est pas tout le temps présente. Si le numéro est, je crois, relativement dispensable, il n’en reste pas moins une lecture solide qui devrait vous faire passer un bon moment.

– ArnoKikoo

Note : 7/10

 

BATMAN ETERNAL #38

review BATMAN ETERNAL #38

Scénario : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Kyle Higgins et Tim Seeley Dessins : Andrea Mutti

Lecture assez éprouvante que ce numéro de Batman Eternal. Je reviens vite fait sur la partie artistique, encore assurée par Andrea Mutti, et à nouveau, ce n’est pas vraiment joli à regarder. On reprend un Clayface au design vraiment raté alors que d’autres personnages, comme Bane, ont un rendu bien meilleur, mais Batman a un costume qui ne lui donne, sous les traits de l’artiste, aucune allure, et c’est bien dommageable. Mais le plus gros problème dans ce numéro c’est ce qu’il s’y raconte. En vérité, l’histoire n’avance pas énormément même si le lien entre les évènements dépeints dans ce numéro et la montée en puissance de Selina Kyle sont faits ; et il y a à quelques endroits de gros soucis d’écriture, avec des répliques qui sonnent tout à fait hors propos. A titre d’exemple, Killer Croc qui nous apprend en plein affrontement contre Bane qu’il aime la littérature française. Franchement, ça vous inspire quoi ? Vous aurez compris l’idée, il y a quelques idées dans ces 20 pages qui tranchent de trop avec le reste de l’ambiance de la série (mince, les deux dernières cases, sérieusement ??) et l’espace d’un moment, j’ai même eu du mal à reconnaître cette série que pourtant, j’ai pu tellement apprécier. Que se passe-t-il ?

– ArnoKikoo

Note : 5/10

CATWOMAN ANNUAL #2

review CATWOMAN ANNUAL #2

Scénario : Genevieve Valentine Dessins : Patrick Olliffe

Et si on faisait un petit tour du côté de la famille Hasigawa ? On suit dans ce numéro Eiko Hasigawa, fille du chef du cartel du même nom. Elle tente de se faire sa place en secret dans le dos de son père tout en courbant l’échine devant lui. Elle est dans une position compliquée et l’arrivée de Catwoman lors de l’une de ses transactions va venir envenimer la situation. Sauf qu’avec l’arrivée de Selina Calabrese à la tête du clan Calabrese, les choses changent et Catwoman a disparu. Mais pas tant que ça, car Catwoman revient sur le devant de la scène. C’est un peu difficile à suivre, et pourtant ce numéro permet d’éclaircir la situation mystérieuse que l’on a rencontrée il y a quelques numéros avec Selina vs Catwoman. On comprend enfin ce qu’il se passe et comment nous en sommes arrivés là. C’est agréable de lire ce numéro car même si au premier abord on a l’impression d’être dupé(e) par le nom du numéro, on a bien une histoire de Catwoman, même si ce n’est pas Selina sous le costume. Original et bien travaillé, on a droit à un récit censé alors qu’il aurait vite pu partir en vrille. Les planches sont très belles, nettes et brutes à la fois. J’ai beaucoup aimé le travail fait par l’équipe créative, hormis peut-être sur quelques plans serrés sur Catwoman.

– Harley

Note : 6,5/10

DEATHSTROKE #3

review DEATHSTROKE #3

Scénario : Tony S. Daniel Dessins : Tony S. Daniel, Sandu Florea

Deathstroke par Tony S. Daniel c’est quand même la grosse surprise de DC Comics par rapport aux attentes que l’on pouvait en avoir. Il s’avère que si elle à ses soucis, ce numéro #3 confirme que l’auteur/dessinateur sait où il va et comment il y va. Il est aussi évident qu’il prend un certain plaisir à dessiner et écrire le personnage de Deathstroke. Le passé de Slade Wilson continue de refaire surface par petite touches, suffisantes pour nous intriguer, nous donner quelques réponses tout en gardant un peu de mystère sous le pied pour garder dans l’aventure. D’ailleurs, les scènes dans le présent sont relativement bavardes et il y a bien trop de bulles de pensées. L’avantage c’est qu’elles permettent quand même de donner aux lecteurs une bonne vision de ce qu’il se passe dans la tête de Wilson et mettre en évidence qui il est réellement par rapport à sa situation. Les nouveaux lecteurs peuvent donc comprendre le personnage sans le connaitre, ce qui n’est pas une mauvaise idée. L’arrivée de Bronze Tiger n’a pour le moment pas de grande influence sur le récit et ce sont surtout les séquences qui nous projettent dans le passé auprès de son fils Jericho qui sont le plus digne d’intérêt. L’action est présente là où il le faut et Daniel la met en scène parfaitement, toujours aussi sanglante, toujours aussi dynamique. Une nouvelle réussite.

– Nathko

Note : 7,5/10

EARTH 2 : WORLD’S END #12

review EARTH 2 : WORLD'S END #12

Scénario : Daniel H. Wilson, Marguerite Bennett et Mike Johnson Dessins : Eddy Barrows et d’autres

Inutile de vous dire que ce n’est toujours pas la joie cette semaine sur Earth 2. La série, résolument sombre depuis ses débuts, poursuit dans cette voie avec des héros qui en prennent encore pour leur grade. De ce côté, Daniel H. Wilson et son équipe jonglent toujours habilement entre les différents arcs en cours sans que l’on ne perçoive une baisse de régime au niveau du rythme. Deux, trois pages maximum par intrigue mais l’ensemble ne semble pour autant pas décousu. Le rythme donc, principale qualité du titre puisqu’il faut bien avouer que ce numéro se dévore sans laisser de place à l’ennui. Malgré tout, il est parfois difficile de s’investir émotionnellement dans le destin des personnages tant on est baladé aux quatre coins de la planète au détour de chaque page. Comme d’habitude, c’est une armée d’artistes qui se charge d’illustrer le numéro et il faudra vraiment faire la fine bouche pour ne pas trouver son bonheur à un moment ou un autre de l’épisode. Sans surprendre, Earth 2 : World’s End poursuit donc son chemin et il n’y pas de raison que ceux qui sont déjà conquis changent d’avis avec cet épisode.

– n00dle

Note : 7/10

GOTHAM BY MIDNIGHT #2

review GOTHAM BY MIDNIGHT #2

Scénario : Ray Fawkes Dessins : Ben Templesmith

L’intrigue se précise dans ce second numéro pour Gotham By Midnight, mais ce qui est intéressant dans ce numéro, c’est que l’on découvre une partie du passé de l’un des protagonistes : Sister Justine. On découvre le lien entre l’histoire actuelle et une histoire qu’elle a déjà vécue, qui lui a d’ailleurs permis de rencontrer Jim Corrigan. J’ai beaucoup aimé l’ambiance qui se dégage de l’écriture de Ray Fawkes. C’est glauque, ça fait penser à certains films de genre, les histoires de possession au sein de l’église tout ça. En plus, Ben Templesmith illustre cette ambiance avec brio. C’est sale, c’est sombre, la colorisation est justement choisie. Et au moment où on se dit que l’histoire est finie, Sister Justine se met à comprendre que la menace est encore bien pire que ce que l’on a aperçu pour le moment. Un autre point appréciable, on ne voit que certaines parties du corps du Spectre. On sait qu’il est là, qu’il a agi, mais on ne le voit pas en entier et ça laisse une place certaine à l’imagination en attendant de le voir entier.

Franchement, c’est vraiment top. J’avais peur que l’équipe donne tout au premier numéro pour au final nous perdre un peu dans le second. Mais non, ils livrent un numéro très intéressant, que l’on lit avec un plaisir sordide, un sourire malsain aux lèvres. Vivement la suite.

– Harley

Note : 9/10

J’ai envie de balancer la note maximale parce que j’ai pris un putain de pied en lisant ce numéro. Alors oui, on pourra rediscuter de la pertinence du titre et de l’utilisation du sigle Gotham plus comme une image de marque que comme un réel élément utilisé pour construire la série, mais Ray Fawkes nous balade dans un pur conte de terreur que Ben Templesmith illustre à merveille. Ces deux là sont faits pour s’entendre et on le ressent à chaque page, on en tremble littéralement. Fawkes se permet de boucler une première partie de l’intrigue (en nous annonçant d’autres horreurs cachées à Gotham) et d’explorer également le passé d’un des protagonistes – ce qui est bienvenu – et nous flanque une frousse mémorable avec ses histoires de possessions ultra lugubres. Et puis je le répète, mais Templesmith dans le récit d’horreur, c’est une merveille à chaque planche, les dessins prennent au tripe, et le découpage, la mise en en scène participent complètement au grand frisson : l’extase totale !

– ArnoKikoo

Note : 10/10

GRAYSON ANNUAL #1

review GRAYSON ANNUAL #1

Scénario : Tom King, Tim Seeley Dessins : Stephen Mooney

La série s’offre donc son premier annual et se targue de nous révéler les origines de cette nouvelle Helena Bertinelli ! Voyons ça… Etant donné que cette série se contente de nous amuser avec des one-shots depuis le début, cet annual ne vient pas trop se distinguer dans la forme ni dans le fond, en dehors sûrement du léger supplément de pages (et du prix, oui, je suis au courant les radins). Ce numéro était dans tous les cas fort sympathique, avec son lot d’espionnage et de coups tordus, même si le twist de fin, en plus de s’auto-griller en mi-parcours pour qui connaît bien les noms de code dans l’univers de Batman, était prévisible dès le départ (surtout quand on nous sort LE plus obvious). Dans tous les cas, on admire le professionnalisme du duo Helena/Dick et on prend toujours plaisir à les voir mener à bien leur oeuvre. Bien que des questions sur le but de la mission (comme souvent d’ailleurs) restent toujours en suspens. Qui c’est ce Saint Francis qui se la joue Jesus Christ version peinture ? Oui, faut voir l’image pour comprendre… Le plus intéressant restant le cadre du numéro (on fait un peu le tour du monde avec cette série en fait) qui nous emmène à Dublin. En plus, les auteurs se la jouent local jusqu’au bout en plaçant ici un petit conte mythologique du pays irlandais, faisant un parallèle assez amusant sur l’histoire en cours… Ou comment gagner un combat sans se battre (ou presque). Il reste la partie “origin story” sur Bertinelli qui est à mon goût bien trop légère. Et aucun lien véritable avec l’usurpation d’identité de l’autre Helena, si ce n’est l’Italie et une disparition/mort suggérée pour cette nouvelle alliée de Grayson. Rien de bien dommageable en soi, mais vous savez que j’attache de l’importance à ce genre de petits détails éditoriaux. Sinon, on retrouve les bases des liens de famille de l’ancienne Bertinelli, avec la mafia, ce genre de joyeusetés. Oui, léger, j’ai dit…


Niveau des dessins, ce n’est pas Mikel Janin, mais ce n’est pas mal du tout. Les décors et l’ambiance s’en ressentent dans le positif, et les visages ont parfois des expressions vraiment sympathiques, qui font mouche. Un bon compromis, à défaut d’avoir des scènes d’actions époustouflantes !

– Freytaw

Note : 7/10

GREEN LANTERN ANNUAL #3 – GodHead, Acte 3 partie 6

review GREEN LANTERN ANNUAL #3

Scénario : Robert Venditti Dessins : Billy Tan, Rob Hunter

Godhead termine sa splendide course ici dans un final qui n’a pas froid aux yeux. Robert Venditti parvient à mixer une bataille finale absolument épique et des moments forts pour des personnages comme Saint Walker et Kyle Rayner. Ces deux-là sont probablement ceux qui profitent le plus de ce final qui leur donne une sorte de nouveau départ. C’est sans doute là l’une des plus grandes forces de ce Godhead qui est parvenu à faire quelque chose de grand, avec tous les codes classiques du genre tout en faisant de ses personnages qui ne sont pas simplement baladés à gauche à droite par la force du destin. Ce sont leurs décisions qui ont façonné l’issue de cette aventure et ça c’est bon ! Le talent de Billy Tan donne à certaines scènes la démesure qu’elles méritent et vous verrez bien de laquelle je parle parce que vous aussi elle va vous décrocher la mâchoire. Cette scène mérite d’ailleurs à elle seule la lecture de tout ce qui précède tant elle est complètement folle dans le concept et pourtant extrêmement logique et fluide dans son exécution. Pour faire simple, je suis totalement conquis par ce final et s’il y a un petit souci à noter c’est du côté des New Gods et principalement Highfather qui a tendance à changer d’avis un peu trop vite. Parce que bon, quand on fait ce qu’il a fait, aussi durement, aussi fort et avec autant de conviction, on n’a pas le cœur qui change de bord aussi rapidement, même si le pitch de Leader Jordan n’était pas dénué de sens. La toute fin m’a également un peu saoulé parce qu’après tout ça, on nous relance sur un nouveau cliffhanger qui n’était pas nécessaire, l’ensemble se suffit à lui-même. Maintenant j’attends de relire la chose dans un beau TPB qui je pense est encore le meilleur moyen d’aborder ce GodHead !

– Nathko

Note : 8,5/10

HARLEY QUINN #13

review HARLEY QUINN #13

Scénario : Amanda Conner, Jimmy Palmiotti Dessins : Chad Hardin

Ce numéro d’Harley Quinn risque de faire crier certains fans, en exaspérer d’autres ou encore dérouter les derniers, mais personne ne s’en sortira indemne. On a droit à de l’humour vaseux, peut-être encore plus vaseux que d’habitude, des gros seins, Harley Quinn qui montre ses fesses (je ne pensais pas que son costume serait ouvert de la sorte sur son postérieur). Mais après, ça reste drôle. Voir cette petite chouquette mignonne et crétine face à Power Girl, la masse grincheuse, c’est un duo d’enfer. Sauf que ce duo touche à sa fin et Harley Quinn en fera les frais. Et puis, voir Harley Quinn en mode Chat Potté franchement, c’est déplacé, exagéré, trop manga peut être, mais j’ai ri. C’est tellement mignon et inattendu.

Pour ce final, c’est un festival de n’importe quoi, avec même un chat de l’espace et la Tour Eiffel. Je vous le dis, si vous allez à la Tour Eiffel regardez bien en haut on ne sait jamais, peut-être qu’une surprise vous y attend. Harley Quinn, un titre toujours aussi imprévisible et agréable à lire bien que parfois l’humour tourne un peu en rond et on se retrouve face à des blagues assez prévisibles. Pas logique n’est-ce pas ? En même temps, c’est Harley

– Harley

Note : 7/10

INFINITY MAN AND THE FOREVER PEOPLE #6

review INFINITY MAN AND THE FOREVER PEOPLE #6

Scénario : Dan Jurgens, Keith Giffen Dessins : Tom Grummet et autres

La couverture annonçait du grand n’importe quoi, et en quelque sorte, c’est un peu ce que nous avons eu. Est-ce vraiment dans le mauvais sens ? Je ne pense pas. Faut avouer, les Green Lanterns qui se la jouent “mecha” et qui se battent contre Infinity Man en mode “géant” pour l’occasion, c’était assez… marrant. Après, je dois bien admettre que la partie couillonne de cette première partie, avec ces gens qui refusent de parler et veulent absolument se confronter à l’impossible (hein Guy Gardner ?) ça me fatigue un peu. Mais bon, en contrepoids, on a un Infinity Man complètement bad-ass et super malin, alors j’avoue que mon coeur balance. Ensuite, plusieurs bons points pour ce numéro. Le premier situe l’errance de Guy Gardner par rapport au reste de l’event GodHead. Et un autre, plus mystérieux, rattache Infinity Man à un personnage seulement vu dans Futures End (???) mais qui pourrait donner un début de réponse sur lui. Le truc qu’on attendait absolument pas ici. Vous savez que j’attache de l’importance à ce genre de petits détails éditoriaux. Et enfin, le destin des Forever People dans leur ensemble, qui avec la fin de leur série approchant (bon dieu, ils sont arrivés hier quand même), me semble d’un seul coup, bien périlleux. En tout cas, je suis certain qu’on aura très vite quelques réponses sur Infinity Man et le lien qui unit ces jeunes gens qui semblent finalement se faire promener depuis le départ (et nous avec par la même occasion, mais je crois que c’est le but en fait). Niveau dessins, Tom Grummett n’est pas Keith Giffen, et ça se sent, mais bon, il s’en sort bien le bougre et je crois qu’il s’est aussi amusé à dessiner ce “Mecha-Darkseid” ! Un numéro à la fois décomplexé et fun, et pourtant désignant un fond relativement important pour la suite de l’univers DC !

– Freytaw

Note : 8/10

JUSTICE LEAGUE DARK #37

review JUSTICE LEAGUE DARK #37

Scénario : J.M. DeMatteis Dessins : Andres Guinaldo et autres

Wow. J’essaye encore d’exercer mon esprit à se frayer un chemin parmi cette multitude d’idées spirituelles extravagantes. Il est évident que DeMatteis pousse le concept de la Justice League Dark et de la magie qui l’entoure à son paroxysme, mêlant les mythologies avec un certain brio que certains, je l’entend d’ici, ne pourront s’empêcher de qualifier de pompeux. À mon sens, on est “pompeux” seulement si on donne des formes à une idée qu’on ne comprend pas. Seulement voilà, DeMatteis n’est pas de ce genre, du moins, pas à ma connaissance, et le chemin sur lequel cette “Justice League” est, est en vérité plein de sens. Ici, c’est au tour de Xanadu d’affronter ses démons et je dois dire que j’ai été touché dans le mille. J’aime lire cette série. Différente et marquée par un côté spirituel qui lui va bien, et qui me ramène aux meilleurs heures de la série Phantom Stranger. On pourrait reprocher à l’auteur de faire vivre à tous ses personnages le même schéma d’affrontement de soi et de rédemption, il est clairement évident qu’il en fait un genre de fer de lance. Mais il comprend tellement bien les personnages qu’il manipule et les place chacun dans des situations tellement complexes et différentes, que c’est pour moi à chaque fois une réjouissance de les voir affronter ce qu’ils sont. Il est évident que le chemin ici se voit barré par une étrangeté encore plus frappante que les bizarreries qui parcourent ce numéro, et certains mystères ne me parlent pas encore. Mais je suis cette équipe avec coeur et je suis porté par leur voyage mystique, j’ai hâte de découvrir où tout ceci va les mener. La suite est susceptible de nous apporter de nouvelles réponses, bien qu’il y aura sûrement d’autres démons “métaphysiques” à affronter ! Les dessins sont quant à eux clairement à la hauteur de l’ambiance mystérieuse que dégage ce titre, et c’est juste ce que l’on demande.

– Freytaw

Note : 8/10

 

RED HOOD AND THE OUTLAWS ANNUAL #2

review RED HOOD AND THE OUTLAWS ANNUAL #2

Scénario : Scott Lobdell Dessins : Tom Derenick et autres

La drogue, les amis. La drogue. C’est bien. Scott Lobdell a dû en prendre en écrivant ce numéro, et nous propose dans les 3 premiers quarts une histoire ahurissante qui nous montre Jason ToddRoy Harper et Starfire enfants (mais déjà super amis) qui partent à la recherche du Père Noël qui a visiblement été enlevé, voire pire, assassiné. Le tout en s’enfuyant à dos de T-Rex depuis la Batcave (oui, ce T-Rex là même), en parcourant le monde avec un traîneau magique, avec ce qu’il faut de rennes zombies et de combats contre des pains d’épice géants. Oui, c’est complètement dingue, mais ça s’enchaîne naturellement comme un gros délire sous acide, ça reste facile à suivre, c’est drôle, fun, un bon joyeux bazar qui trouve de plus (naturellement !) sa justification dans les dernières pages, où l’on retombe dans une atmosphère plus terre-à-terre avec un Red Hood qui, pour une fois, colle bien à son personnage, tout en cynisme. Lobdell en profite également pour aborder son prochain arc avec le vilain qui arrivera prochainement, on s’en doute (peut-être après Convergence) ; les dessins eux remplissent parfaitement leur office, les Outlaws en version gamins sont assez tordants dans leurs mimiques, l’action est là ! C’est vraiment chouette de retrouver un numéro comme celui-là qui arrive à ne pas se prendre au sérieux, tout en proposant quelque chose de suffisamment bien écrit pour que le divertissement soit bien présent ! Ca doit être ça, la magie de Noël…

– ArnoKikoo

Note : 8/10

RED LANTERNS #37 – GodHead, Acte 3 partie 4

review RED LANTERNS #37

Scénario : Charles Soule Dessins : Jim Calafiore

On sent bien que la fin arrive à grand pas et que la bataille finale n’est qu’au détour de la prochaine page. Dans ce Red Lanterns #37 on retrouve Simon et Guy qui sont coincés dans leur prison. Cela ne va pas durer longtemps et ils vont s’en sortir. La suite c’est à vous de la lire mais vous pouvez être sûr que ça vaut le coup. Les ingrédients sont les mêmes que dans les précédents numéros. Deux personnages qui ne se ressemblent pas, de deux couleurs différentes, qui vont travailler ensemble pour mettre fin aux plans de Highfather. Meladron est toujours dans les parages et sans lui les Lanterns n’en seraient sûrement pas là et la situation serait bien plus grave. Guy Garnder essaye toujours de se faire tuer du fait de son SPT alors que Simon Baz ressemble plus à un Blue Lantern qu’à un Green. On a droit à une bonne grosse baston qui met en avant le potentiel du travail d’équipe entre les différents Corps. Tous les acteurs sont en place pour jouer la partition finale. C’est tout aussi cool et puissant qu’intéressant.

– Nathko

Note : 8/10

SECRET ORIGINS #8

review SECRET ORIGINS #8

Scénario : Jeff Lemire et autres Dessins : Travel Foreman et autres

Une fois de plus, il faudra bien prendre conscience du public auquel s’adresse la série. On commence un récit qui revient sur le choix d’Helena Bertinelli pour prendre Dick Grayson pour devenir le prochain agent de la Spyral, avec l’occasion de revenir sur tout le travail effectué par ce dernier, depuis la mort de ses parents jusqu’à sa “mort” dans Forever Evil. L’occasion, néanmoins surprenante de voir que le jeune homme a bien fait partie, dans cette continuité, des Teen Titans (façon Wolfman et Pérez) et qu’il a bien eu une aventure avec Starfire (ce qui avait été mentionné quelques fois dans Red Hood mais jamais vraiment montré, il me semble). Mais il n’y a rien de neuf à l’horizon. Et c’est encore pire pour le récit sur Animal Man qui est en fait un gros résumé des 5 tomes parus dans les New 52. Limite, il n’y a même pas besoin de lire le run de Lemire puisque le gros est là, et le récit nous invite juste, subtilement (ou pas), à poursuivre la lecture des aventures du héros dans Justice League United (d’ailleurs l’histoire vaut le coup juste pour voir la dite Ligue dessinée par Travel Foreman). Reste la dernière partie sur Katana écrite par Ann Nocenti qui est celle qui m’a le plus intéressée (forcément, puisque je ne connais pas le personnage), avec un récit qui mêle éléments passés et ce que je pense être quelque chose de plus actuel, avec une narration assez fluide et loin du n’importe quoi que l’auteure a pu me donner sur d’autres numéros. Reste que pour moi, dans l’ensemble, ce numéro reste dispensable au vu de ce qu’il propose. Les novices du DCU façon New 52 auront sûrement un regard plus curieux sur la chose.

– ArnoKikoo

Note : 6/10

SINESTRO #8 – GodHead, Acte 3 partie 5

review SINESTRO #8

Scénario : Cullen Bunn Dessins : Dale Eaglesham

Après Red Lanterns #37 on enchaîne avec Sinestro #8 qui va faire une belle démonstration de toute la folie mégalomaniaque qui fait le sel du personnage depuis sa création. Et il ne pourrait y avoir meilleure situation pour le Kogurian de montrer toute l’étendue de sa puissance que d’affronter des Dieux, sinon le père de tous. Évidemment ça ne loupe pas puisque dans toute sa grandeur on retrouve le Sinestro que nous avions quitté juste à la fin du run de Johns, vous savez, celui avec les épaulettes. Un peu comme si Sinestro passait en mode Super Saiyan. D’ailleurs si l’on continue à user de Dragon Ball comme comparaison, il est clair que Sinestro est plus proche d’un Végéta que de n’importe qui d’autre. Du coup, comme il n’y plus grand-chose à dire ça fait un peu remplissage et certaines scènes ne sont là que pour sublimer le personnage principal. Un numéro qui ne fait avancer l’intrigue générale que d’un petit pouce mais les fans (et même les autres) vont carrément aimer toute cette esbroufe, d’autant que la fin du numéro montre très bien la complexité du plus grand des Lanterns.

– Nathko

Note : 8/10

STAR-SPANGLED WAR STORIES FEATURING G.I. ZOMBIE #5

review STAR-SPANGLED WAR STORIES FEATURING G.I. ZOMBIE #5

Scénario : Justin Gray, Jimmy Palmiotti Dessins : Scott Hampton

Cette série est cool ! Bon, c’est une mini-série pour le coup, mais je ne vais pas m’énerver inutilement avec ça. Je vais plutôt vous conter ce que vous ratez. Ca vous fera les pieds. Déjà, l’intrigue avance toujours, et ça, toutes les séries du moment ne peuvent pas s’en vanter. Ensuite, le fait d’avoir un héros zombie, c’est toujours trippant, surtout quand il s’embarrasse de situations pas possibles (bon, des fois, il le fait pas exprès). De plus, rien à voir, mais Gray et Palmiotti tâclent le gouvernement des USA gentiment à travers deux trois punchlines de personnages secondaires (dont un qui fait bien penser à un genre de Chuck Norris à la retraite qui n’est pas surpris d’avoir eu un zombie en tant que partenaire). Le plan des vilains est complètement mégalo et Carmen, toujours infiltré, se gausse d’eux en live sans qu’ils s’en aperçoivent et comparant la situation actuelle avec celle d’un film de James Bond. Le tout forme une série de suspense, espionnage, tension, et blagues morbides (oui, ça c’est la partie où Jared doit se rassasier) vachement bien rythmée qui ne demande qu’à être lue. Merde, le héros est un zombie ! Les zombies c’est trop cool déjà, alors imaginez les héros zombies ? Sinon, Scott Hampton continue avec son style particulier tout sauf mainstream et qu’est-ce qu’on s’y attache au final ! Au moins, avec un peu de chance, vous prendrez ce titre en TPB… Comme d’hab’ quoi !

– Freytaw

Note : 9/10

SUPERMAN #37

review SUPERMAN #37

Scénario : Geoff Johns Dessins : John Romita Jr., Klaus Janson

Difficile de ne pas blâmer le premier arc de Geoff Johns depuis son retour sur Superman depuis les New 52 avec aux dessins le controversé John Romita Jr. On en attend toujours beaucoup de l’auteur, surtout quand il s’attaque à Superman ; après tout il est responsable, entre autres, de Superman : Brainiac et Superman : Secret Origin. Mais là, pour le coup c’est compliqué puisque l’histoire qu’il nous raconte n’est pas tout ce qu’il y a de plus original et son rythme n’est pas non plus idéal. Ce nouveau numéro joue un peu trop sur la corde sensible utilisée un milliard de fois : « et tes parents ils en penseraient quoi », « ce n’est pas ce que tes parents voudraient », blablabla. Même Ulysses fait la réflexion à Superman, c’est dire ! Du coup ça vire au ridicule et ça dessert même complètement les deux personnages principaux de l’histoire. Le seul élément qui m’a étonné c’est que Superman parvient une nouvelle fois à retourner la situation en insufflant de l’espoir dans le cœur des désespérés, mais cette fois-ci le résultat n’est pas du tout celui que l’on s’imagine. Terminé, ceux qui pensaient que Superman parvient toujours à sauver tout le monde et gagner à la fin. Et juste grâce à ce petit truc, on se demande bien où est-ce que ça va se terminer. On arrêtera une bonne fois pour toutes les commentaires sur le style de Romita Jr. pour n’en dire que l’artiste n’arrive pas maintenir un niveau de détails tout au long du numéro. Il n’en reste pas moins que les combats sont vraiment dynamiques !

– Nathko

Note : 7/10

SUPERMAN/WONDER WOMAN #14

review SUPERMAN/WONDER WOMAN #14

Scénario : Peter J. Tomasi Dessins : Doug Mahnke

La prise de pouvoir de l’équipe Peter J. Tomasi et Doug Manhke s’est faite tout en douceur puisque le premier numéro de leur collaboration datant du mois dernier n’apportait pas de chamboulement. Pour ce deuxième chapitre le nouveau personnage Wonderstar prend toute la place. Nos deux héros cherchent à savoir qui il est et ce qu’il prépare. Pour être tout à fait franc, si le numéro est agréable à lire, on a un peu l’impression d’avoir une coquille vide devant les yeux. Wonderstar n’est pas un personnage spécialement attachant ni mémorable. On passe d’une scène à l’autre sans transition ni réel fil conducteur. Et comme il s’agit de Superman et Wonder Woman souhaitant découvrir le mystère Wonderstar, c’est une enquête que nos héros mènent. Malheureusement ça fait un peu le même effet que l’eau et l’huile, ça ne se mélange pas très bien. Surtout que lorsque la fin du numéro arrive on se rend compte que tout cela n’était que pour introduire un autre personnage qui fait son retour dans une version New 52. Si ce que l’on peut connaitre de son histoire grâce à ce numéro annonce des choses intéressantes, cela ne suffit pas à faire de ce Superman/Wonder Woman #14 une super lecture. Que dire de Doug Manhke qui fait exactement comme le mois dernier, c’est-à-dire qu’il souffle le chaud et le froid. Wonder Woman a toujours des problèmes de faciès, Superman aussi d’ailleurs alors que la dernière double-page est sublime.

– Nathko

Note : 6,5/10

THE FLASH #37

review THE FLASH #37

Scénario : Van Jensen, Robert Venditti Dessins : Brett Booth, Norm Rapmund

Avec The Flash #37, Robert Venditti et Van Jensen veulent peut-être trop en faire en développant trois intrigues à la fois et finissent hélas par bâcler la plupart de leurs idées. Les aventures de Barry Allen dans la Speed Force, la vie de son double à Central City et une enquête menée par Iris West, il faut avouer que ça fait beaucoup à placer en 20 pages. Pour ce faire, les auteurs semblent faire le choix de tout expliciter, très vite, dans des dialogues qui réduisent les personnages au plus simple de leur caractérisation afin de faire passer les choses. Reste malgré tout, des séquences sympathiques et une irrémédiable envie d’en savoir plus sur tous les éléments mis en place ici. A condition, en tout cas, que le rythme soit mieux dosé à l’avenir. Côté dessins, Brett Booth semble de plus en plus à l’aise sur la série. On passera donc sur les quelques   problèmes de proportions qu’on retrouve souvent dans son style, pour apprécier ses pages très  chargées et dynamiques mais qui restent malgré tout assez sobres pour servir l’histoire. Les designs des personnages et des créatures sont, en plus, plutôt bien sentis. Le potentiel est donc bien là pour l’arc en cours et il ne reste plus qu’à espérer que l’ensemble soit mieux équilibré par la suite.

– n00dle

Note : 6/10

THE NEW 52 : FUTURES END #34

review THE NEW 52 : FUTURES END #3

Scénario : Keith Giffen, Dan Jurgens, Jeff Lemire, Brian Azzarello Dessins : Patrick Zircher

Cette semaine dans The New 52 : Futures End #34 on nous demande d’être patient. Pas grand-chose à se mettre sous la dent très concrètement mais les différents pions de l’histoire se mettent en mouvement pour tout simplement se mettre en action un peu plus tard. On se retrouve donc avec un chapitre un peu mou du genou et dans lequel il ne se passe pas grand-chose de palpitant. Il est question de faire avec les conséquences des révélations, des découvertes et autres retrouvailles de la semaine dernière. Le groupe de Cole ne fait que discuter de ses plans avec Faraday, ses agents féminins c’est un peu la même chose sauf qu’elles ne font que se plaindre alors que Ray Palmer s’amuse avec un poulpe et qu’un immortel meurt ; et Firestorm apprend les rudiments du super héroïsme. Si l’ensemble reste tout à fait cohérent et logique, on ne peut que constater que toutes les intrigues ne se valent pas toutes. Pareil du côté artistique, mais ça c’est une habitude depuis les débuts de la série, rien de nouveau, donc. Bon il est possible que je sois un peu dur avec ce chapitre et son rythme, surtout que la série nous a habitués à raconter son histoire lentement, en prenant son temps.

– Nathko

Note : 6,5/10

 

13 Commentaires

  1. Horrible pour Secret Origins, je ne l’ai pas acheté et là on a des vrais révélations sur le passé de Dick Grayson … Comment ne pas être désireux de le lire ?!

  2. Je n’ai pas encore lu la partie 3 de Godhead ( Je suis pas a Paris et j’attendais d’avoir toutes les parties) et vous m’avez donné clairement envie ^^

  3. […] Après la semaine de malade mental que nous avons eu pour Noël, DC Comics a largement calmé le jeu cette semaine et seules les séries hebdomadaires des New 52 subsistent, vaillamment. Si vous n’en suivez aucune, vous pourrez profiter du 31 pour faire quelques économies et surtout faire la fête sans vous préoccuper de vos lectures ! Reste qu’il y a certains titres de la gamme Digital First qui pourraient toujours vous intéresser, non ? […]

  4. Une première fournée. Je finirai un peu plus tard avec les derniers annuals. :-)
    – Aquaman. Sans être accro, je trouve cet arc assez sympathique pour le moment et ce numéro nous balance pas mal d’informations appréciables. Il y a moyen que Maelstrom soit une bonne étape dans cette série.
    – Arkham Manor. Je me régale avec cette petite série. On a quand même droit à quelques beaux retournements de situation dans ce numéro et graphiquement c’est toujours parfaitement adapté à l’ambiance que propose le scénario.
    – Batman Eternal. J’ai un peu l’impression que la série redescend. Niveau rythme ça se calme et la recherche par Batman du cerveau de l’affaire est un peu poussive. La métamorphose de Bard donne un peu l’impression qu’il s’est passé six mois depuis sa chute. Bane a l’air un peu fatigué, etc. Bref, c’est très moyen tout ça.
    – Deathstroke. Pour l’instant je trouve que ça ne casse pas trois pattes à un canard au niveau du scénario et j’ai toujours du mal avec ce Slade rajeunit, mais il faut quand même reconnaître que Daniel dessine bien, le bougre.
    – E2WE. On est reparti dans les numéros qui couvrent trente-six trucs en même temps, c’est un peu dommage. Du coup, comme tout progresse par petits morceaux, j’ai toujours plus de mal à me faire une opinion. Apparemment, il y a un personnage qui va peut-être enfin prendre ce qu’il mérite dans la tête et ça ne lui ferait pas de mal. Par contre, l’arc Grayson/Gordon, je n’en vois toujours pas l’intérêt.
    – Gotham by Midnight. Le premier numéro de cette série m’a bien emballé et le ce deuxième numéro confirme ma bonne impression. J’espère que ça ne fera pas partie des trucs annulés en moins d’un an, surtout si ça continue à ce niveau. Et ça me réconcilie un peu avec Fawkes, sans parler des beaux dessins de Templesmith que je découvre. L’ambiance générale me rappelle un peu par moment l’univers d’Hellboy, et c’est un compliment.
    – Green Lantern Annual. Je trouve la fin de ce crossover un peu facile, les méchants ne sont finalement pas si méchants, on pardonne tout et on rentre peinard chez soi. Avec le petit truc à la fin pour préparer le crossover suivant. L’univers des Lantern est d’ailleurs celui qui enchaîne le plus les events cohérents, mais ça étouffe parfois un peu les spécificités de chaque série. En tout cas, cet event était pas mal du tout, même si j’en attendais quand même un peu plus et si ça pouvait peut-être tenir en un peu moins de numéros (dix-sept numéros sans les tie-in). Et Highfather se laisse convaincre un peu trop facilement à mon goût. Par contre, il y a de très belles planches dans ce numéro.
    – Harley Quinn. Ça ne change pas, c’est toujours aussi crétin et ça m’amuse toujours autant.
    – Infinity Man. Comme pour le numéro précédent, je trouve qu’en avoir fait un tie-in de Godhead n’est pas vraiment une bonne idée. Ça ne fera pas de mal à la série de revenir sur un terrain plus spécifique, même elle ne survivra pas longtemps du fait de sa prochaine annulation.
    – Justice League Dark. Tiens, on voit pointer à nouveau l’intérêt de DeMatteis pour les problèmes religieux et moraux. Un numéro pas très rythmé, mais néanmoins intéressant. Je suis curieux de voir comment tous les membres de la JLD vont se retrouver et si leur QG a résisté à tout ça.
    – Red Lanterns. Le moins qu’on puisse dire c’est que la défection de Malhedron est tout de même bien pratique. Sans lui les choses seraient nettement moins faciles pour les Lantern. En dehors de ça, le crossover poursuit son bonhomme de chemin et la confrontation finale se prépare.
    – Sinestro. C’est un peu la guerre des ego entre Highfather et Sinestro et ce dernier est fidèle à lui-même : capable de sacrifier n’importe qui et retors à souhait. Il y a quelques cases où c’est un peu vite dessiné, mais dans l’ensemble c’est quand même fort joli. Je suis curieux de voir dans quelle direction va s’orienter Sinestro une fois ce crossover terminé.
    – Star Spangled War Stories. Ça fait partie des séries récentes qui me plaisent vraiment bien. Le style graphique passe toujours aussi bien et si l’intrigue n’a pas énormément progresser pendant ce numéro, on développe assez bien le personnage de Jared. Dommage que ça fasse partie des séries prochainement annulées.
    – Superman. On a donc le fin mot de l’histoire, ou presque. Je suis assez curieux de voir comment Superman va réagir à ce qu’il vient de provoquer, il y a matière à des choses intéressantes et pour une fois ça nous change. Niveau dessin, j’aime bien ce que fait Romita Jr.
    – Superman – Wonder Woman. Toute la séquence « oh, je suis gentil et amnésique » est un poil pénible tellement on voit à travers comme une fenêtre ouverte. Et si par moment c’est pas mal niveau dessin, j’ai quand même du mal avec certains visages, Mahnke c’est pas toujours ça en terme de constance.
    – The Flash. Tout ça avance tout doucement, mais j’apprécie assez la direction du truc. Par contre, la nouvelle menace qui apparaît à l’horizon, je demande à voir parce que ça semble rajouter encore une couche d’intrigue sur une histoire déjà assez chargée.
    – TN52FE. Visiblement, ça va se remettre un peu à bouger dans le prochain numéro. J’ai avec cette série un peu le même problème qu’avec E2WE : il y a des personnages que je ne connaissais pas avant de commencer la série et que je n’arrive toujours pas replacer à chaque fois qu’ils apparaissent. C’est un peu agaçant à force. Et je n’en peux plus du Dr. Yamatruc avec sa haine des super-héros. J’ai l’impression que le type tourne en boucle avec le même refrain depuis vingt-cinq numéros, ça devient franchement pénible.

    • Notre lecteur chevronné est de retour, youpii ^^

      C’est marrant, Freytaw trouve (voir les dernières REVO) que ces derniers numéros scriptés par Seeley faisaient avancer la chose, je ne le rejoins pas du tout là dessus, les #37_38 on se faisait ch… à mort. Fin ça fait depuis la trentaine qu’ils sont passés en deuxième vitesse, c’est dommage.

      Pour Futures End, complètement d’accord sur pour le docteur “vilain générique qu’on a créé pour remplir de l’espace dans une hebdo”. Inutile, et design ultra moche.

      • Ben moi, c’est sur ceux d’avant où je me suis fait chier, avec Bard et compagnie là, puis ces histoires de “caches secrètes” (mais bon, j’en ai déjà parlé). J’imagine que ça joue. En fait, j’ai bien accroché à l’intrigue des échapés d’Arkham et de Catwoman, tout simplement. Ca tape un peu dans l’espionnage et la conspiration. Et Croc est je trouve, fort bien utilisé, ce qui est rare (et oui, ça me fait marrer moi qu’il cite de la littérature française, justement, c’est le Killer Croc un peu boudeur qui a des choses à prouver, c’est terriblement juste). Même les références à Arkham War (vraiment pourri à la base), se justifie aussi, donnant un tout cohérent et sympathique. Clairement, on change un peu le ton et l’ambiance. Je trouve ça plus logique, donc ça me plait mieux :D

      • Et à contrario, je comprend vraiment pas comment on ne peut pas s’accrocher à Worlds End, qui est clairement le titre le plus rythmé des New 52. Pour une fois qu’on nous raconte des trucs en 30 pages… ^^

        • Facile :
          – Trop de fils narratifs par épisode, ce qui fait qu’on a pas le temps de se remettre dans un fil qu’on doit déjà passer au suivant.
          – Trop de personnages que je ne connais pas ou que je ne reconnais plus et pourtant j’ai lu Earth 2. Je n’ose même pas imaginer ce que ça donne pour les gens qui n’ont pas lu Earth 2… :p
          Quand on additionne les deux on a des séquences de trois pages où je n’ai même pas eu le temps de replacer qui sont les personnages qu’on doit déjà passer à autre chose.
          Je l’ai déjà dit plusieurs fois mais je le répète : c’est une série hebdomadaire, on ne devrait donc pas voir les auteurs essayer presque systématiquement de nous mettre tout le monde dans chaque numéro. Pour moi ce n’est pas de la compression à l’ancienne, c’est carrément du zapping, chaque scène n’a pas le temps de poser une ambiance et ça ne fournit parfois rien d’utile à l’intrigue tellement c’est court.
          Je m’en sors mieux sur Batman Eternal et sur Futures End parce que je connais plus de personnages mais aussi parce ces deux séries ont fini par faire des numéros moins zapping.

          • Ben j’ai pas suivi Earth-2 (j’en suis au tome 3 en TPB) et j’arrive à tout capter (et je suis loin d’être un génie). Et je trouve que l’ambiance est justement top du fait que ça soit bien speed et compressé, on ne s’ennui pas et la tension est à son comble. Franchement, en comparaison, je m’ennuis terriblement sur Batman Eternal et Futures End, sans compter qu’on oublie régulièrement certaines intrigues (et tu veux qu’on parle de Grifter ? Perso, ça, je le “zapperais” bien moi). Maintenant, c’est surtout une question d’appréciation. Mais cette décompression, qui s’est généralisé à tout les comics, ben, même si ça va pas forcément m’empêcher d’apprécier certaines histoires, ça rend quand même certains titres vachement fade sur le long terme, surtout sur une hebdomadaire. Quand tu te tapes trois semaines de vide par exemple, ben ça se sent aussi ! Moi je suis pour 30 pages de mouvement et moins clients de 30 pages de vide avec des dialogues inexistant et des bulles de réflexions qui réexplique la case que tu regardes… Chacun son truc ^^

          • Oui, chacun son appréciation. Sauf que pour moi compressé ce n’est pas changer de fils toutes les trois pages. J’oublie des intrigues dans World’s End, c’est assez facile puisqu’on y consacre deux pages une fois de temps en temps avant de passer à autre chose. La plupart des personnages de la série pourraient mourir sans que ça me touche le moins du monde. De toute façon on n’a fait que les apercevoir rapidement ici et là sans jamais se poser.
            J’aime bien les trucs compressés et je trouve que World’s End n’est pas une série compressée (je suis en train de relire mes Blueberry, ça c’était du compressé). :-)

  5. Fin des lectures de cette semaine. Je vais embrayer avec le peu de titres sortis le 31 décembre.
    – Injustice. Mouahaha, cette fin assez WTF. Je me disais que ça allait être un peu rasoir cette séquence « je rêvais d’un autre monde » mais Taylor arrive quand même à me surprendre. Je vais le regretter quand il ne sera plus sur le titre.
    – Batman Annual. Je trouve ça plutôt bon. Une longue descente aux enfers pour le type qui pensait que tout le monde en faisait trop sur un simple clown. Apparemment c’est plus ou moins raccord avec Arkham Manor. Par contre, sur le plan graphique il y a des moments où ce n’est pas très bon même si dans l’ensemble on a bien une ambiance un peu glauque par moment. Un numéro assez anecdotique, puisque ça n’influe pas sur le reste, mais franchement agréable pour ceux qui aime bien voir mis en scène le clown le plus sinistre de Gotham.
    – Catwoman Annual. Un autre annual dans la catégorie « trucs parallèles plus ou moins anecdotique et donc pas indispensable. » Je ne suis pas très fan des changements de dessin en cours de route, ça a toujours tendance à me sortir un peu du récit. Ce n’était pas inintéressant de plonger un peu dans la vie d’Eiko, mais j’ai trouvé le rythme légèrement trop lent.
    – Grayson Annual. Là aussi, un truc anecdotique. Il est assez intéressant de voir comment Grayson raconte finalement assez peu de mensonge, mais que ses interlocuteurs ayant un contexte différent l’interprètent à leur façon. Par contre, on voit clairement dès le début que les personnages sont menés en bateau. Finalement, le plus intéressant dans ce numéro, c’est peut-être le côté tourisme en Irlande.

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