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Dans l’univers de Wonder Woman, Cupidon vous tire dessus avec des pistolets! Il n’est donc pas étonnant que le roi des enfers soit un gosse se baladant avec des bougies sur le crâne et surtout des daddy issues!

Si vous pensiez que le but d‘Hadès était de tuer Wonder Woman dans le #8 vous aviez….peut-être raison finalement. Notre héroïne s’est fait tirer dessus par Hadès avec les pistolets d’Eros et elle semble bel et bien amoureuse du roi du monde souterrain. Fait-elle semblant ou est-elle sous l’influence du charme? Le roi aussi doute et il va se servir d’un bien bel outil pour s’assurer que les intentions de la belle sont sincères.

L’approche que Brian Azzarello a de Wonder Woman est toujours aussi réussie. En 9 numéros nous avons finalement très peu eu l’occasion de voir l’amazone en action. Les épreuves auxquelles elle se retrouve confronté sont souvent orientées vers les relations entre les personnages. Les conflits sont des joutes verbales plus que des joutes martiales et cela donne à Wonder Woman un coté plus « humain » que lorsqu’elle est avec la Justice League par exemple, moins héroïque dans la forme mais plus dans le fond. Bien évidemment, cela se passe à l’échelle des dieux donc forcément cela implique une bonne dose d’extraordinaire et de fantastique. La phycologie d’Hadès est aussi vraiment intéressante, proche de la sociopathie. Sadique sans cœur d’un coté, déçu de l’amour de l’autre, lequel de ces deux est le « vrai » Hadès?

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Le coté horrifico-clauque est encore et toujours bien présent. Entre des bras tailladés ensanglantés, une reconstitution de Paradise Islande grâce à des âmes ou encore l’improbable « alliance » qu’Hadès offre à Wonder Woman, l’ambiance est toujours aussi forte et malsaine. Toutefois, Cliff Chang est absent de ce numéro et cela se sent. Le style cartoon est respecté mais les traits sont bien moins précis…certaines planches sont assez grossières et j’avoue que cela est vraiment dommageable, surtout sur la scène où Wonder Woman « pleure » à laquelle on ne croit pas du tout.

De plus l’apparition d’Aphrodite est pour moi assez déstabilisante. La construction des pages est telle qu’on ne nous montre jamais son visage ou son corps entier. En soit, ce n’est pas une mauvaise idée du tout (c’est quand même difficile de donner un visage à la plus belle femme de tous les temps sans en décevoir certains) mais les cases sont agencées d’une manière très particulière qui m’a presque mis mal à l’aise…je me demande si cela était la volonté de l’artiste.

Wonder Woman #9 est sans doute le numéro le moins fort depuis le début de cette excellente série. Il n’en reste pas moins une bonne lecture pour ceux qui suivent les aventures de la fille de zeus. Et vous, que pensez vous de ce numéro?

Nathko

Nathko