Le Coup de Cœur de la semaine

  • Trinity of Sin #3
Le Top de la semaine

  • Batman & Robin #37
Le Flop de la semaine

  • Wonder Woman #37

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans cette nouvelle édition de la rubrique des Review Express VO qui ose affronter tous les dangers et que même la Corée du Nord n’arrivera pas à censurer, ha ça non, jamais ! Le monde ne pourrait de toute façon pas se priver d’avoir, comme chaque semaine, les avis éclairés du staff de DC Planet sur les sorties VertigoBeyond the New 52 et New 52 de DC Comics ! Et pour cause !

Regardez ce beau 5 étoiles attribué au dernier numéro de The Multiversity qui a eu droit à sa critique dédiée ! Et il y a eu également plein d’autres choses à lire, vous n’avez qu’à voir par vous mêmes les notes de la semaine – et surtout les avis, en fait, on se donne pas du mal à les rédiger pour rien. Je ne vais pas insister longtemps, mais je ne dirais qu’une seule chose : lisez Batman & Robin #37.

Et surtout, n’hésitez pas à laisser vos avis et critiques de vos lectures de la semaine dans les commentaires ! C’est pas parce qu’il fait moche et froid que ça vous dispense de partager tout ça avec nous (un seul commentaire la semaine dernière, vous avez lacéré mon pauvre coeur avec des lames de rasoir rouillées, vous savez ?). Allez, bonne lecture et vive les comics !


VERTIGO

 

THE KITCHEN #2

review THE KITCHEN #2

Scénario : Ollie Masters Dessins : Ming Doyle

Après avoir mis au tapis le frère d’un mafieux, nos trois héroïnes continuent d’assurer le business de leurs maris mis en prisons en se basant sur la force de leurs noms. Mais tout cela ne suffit pas forcément et lorsqu’un homme qui a assisté au dérouillage du dernier numéro commence à vouloir les faire chanter, la situation dérape encore plus… Ollie Masters réussit à donner vie à ses personnages et au cadre de cette ville en proie au banditisme de quartier. Quelques nouveaux personnages arrivent pour mettre un peu de piment et l’on sent bien qu’une escalade incontrôlable de violence se prépare, mais Masters y va encore assez doucement. S’il se passe un peu plus de choses que dans le précédent numéro, ce qui est dommage c’est que la construction reste assez similaire (avec le même effet de cliffhanger) et on y sent une forme de répétition qui atténue le plaisir de lecture. De même, certaines planches de Ming Doyle semblent moins travaillées que le reste. Mais dans l’ensemble, la lecture reste encore assez solide pour qui recherche une bonne histoire type polar avec un trio de femmes fortes pour la mener.

– ArnoKikoo

Note : 7/10

THE SANDMAN : OVERTURE #4

review THE SANDMAN : OVERTURE #4

Scénario : Neil Gaiman Dessins : J.H. Williams III

Nous continuons notre aventure aux côtés de Dream. Une aventure qui a commencé il y a fort longtemps, dans une contrée bien loin de chez nous et hors de portée de notre imagination. On se laisse toujours porter par la poésie et la mélancolie dégagées par ce titre, mais ici, certaines révélations viennent ajouter une touche de suspense. On a droit à une histoire de famille, légèrement compliquée, des histoires d’étoiles légèrement capricieuses, à un travail sur un personnage nommé “Hope” et qui fait écho à l’espoir perdu, mais aussi un Dream qui se croyait déjà en bien mauvaise posture, mais qui était bien loin de s’imaginer comme allait tourner son histoire.

Par contre, il y a un point qui m’a chiffonné ici : les planches. Alors qu’on a droit à un Dream magnifique, des détails peaufinés avec soin, on a le père de Dream qui vient complètement détonner au milieu. Peut-être que cela ne choque que moi, mais il y a une telle différence que ça m’a perturbé un petit moment. Mes yeux allaient de Dream à son père et vice versa en me demandant “pourquoi ?”. Après c’est ponctuel et le reste est vraiment très beau.

– Harley

Note : 8/10


BEYOND THE NEW 52

 

ARROW SEASON 2.5 #8

review ARROW SEASON 2.5 #8

Scénario : Marc Guggenheim Dessins : Joe Bennett

Nous voilà avec un épisode assez riche en termes de situation, l’intrigue liée à Brother Blood (le nouveau, pas celui qui est mort) n’avance pas des masses mais l’irruption de Sara dans les pages du comicbook fera du bien à ses nombreux fans et apporte un moment de calme avant la nouvelle tempête. De quoi permettre à toute l’équipe également de faire le point sur la situation. Beaucoup de dialogues donc, un brin d’action, et un numéro qui se lit ma foi plutôt bien, les dessins de Joe Bennett n’étant pas trop désagréables (et ayant le mérite, je rappelle de coller un peu aux acteurs de la CW) ; reste toujours ces back-ups de deux pages, qui servent à teaser un futur arc avec uniquement la Suicide Squad dedans (je crois). Mais deux pages (en Digital First, de plus !), sérieusement, ça fait pas très professionnel…

– ArnoKikoo

Note : 7/10

 

BATMAN : THE JIRO KUWATA BATMANGA #24

review BATMAN : THE JIRO KUWATA BATMANGA #24

Scénario : Jiro Kuwata Dessins : Jiro Kuwata

Un nouvel arc débute cette semaine dans le Batmanga de Jiro Kuwata ! Et quel début ! On nous montre directement un match de catch auquel Bruce Wayne et Dick Grayson sont venus assister, et l’on découvre un nouvel ennemi mystérieux en la personne du “Hangman”, un lutteur qui possède une prise “finisher” bien particulière, dans le plus pur style de ce qui se fait à la WWE, par exemple. Très vite, des questions se poseront autour de ce catcheur et Batman sera sur sa piste. Le numéro débute efficacement cette nouvelle histoire et Jiro Kuwata met en scène le combat de catch qui ouvre l’épisode d’une bien belle manière, grâce à son trait toujours aussi dynamique. Connaissant l’attachement des Japonais envers ce magnifique sport qu’est la lutte professionnelle, l’on ne peut s’attendre qu’à du lourd dans les prochains chapitres, et rien que pour ça, je suis prêt à parier sur cette storyline.

– Zeppeli

Note : 7/10

 

FABLES : THE WOLF AMONG US #2

review FABLES : THE WOLF AMONG US #2

Scénario : Dave Justus, Matthew Sturges Dessins : Shawn McManus

The Wolf Among Us continue cette semaine, et l’on retrouve notre ami Bigby wolf en bien mauvaise posture, alors qu’il est passé par la fenêtre, et a atterri sur le toit du taxi de ce pauvre Toad. Il sera toujours confronté au Woodsman, et on découvrira quelques nouvelles informations sur la mystérieuse jeune femme que l’on avait croisée dans le premier numéro. Si on ne connaît pas du tout l’histoire du jeu, il est possible de s’intéresser au scénario de ce comic-book, qui reste assez agréable à lire, bien qu’il soit frustrant de ne pas pouvoir faire ses propres choix. Ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’avoir entre les mains cette petite pépite de chez Telltale découvriront un préquel assez bien foutu aux aventures de Bigby wolf, mais je ne conseillerais pas à ceux qui possèdent le jeu de se plonger dans cette lecture. Il est dommage que le titre ne prenne pas davantage de liberté, et ne nous montre rien d’autre que l’un des chemins que l’on pourrait prendre dans sa version vidéoludique.

– Zeppeli

Note : 5/10

 

INFINITE CRISIS : FIGHT FOR THE MULTIVERSE #29

review INFINITE CRISIS : FIGHT FOR THE MULTIVERSE #29

Scénario : Dan Abnett Dessins : Eduardo Francisco

Au risque de me répéter, les dialogues d’Infinite Crisis n’ont jamais été le fort de la série. Alors forcément quand un numéro se concentre intégralement sur la confrontation verbale entre plusieurs personnages, ça n’est pas fait pour me rassurer. Ajoutez à ça, des personnages qui changent d’humeur comme de chemise et ça n’arrange pas les choses. On retrouve par exemple une Hawkgirl super intense qui veut tabasser Luthor à coup de masse dans une page et qui drague ouvertement Superman dans la suivante, ou encore  un Batman parfois complètement out of character… Bref, vous avez compris le problème. Alors d’accord ces dialogues interminables étaient peut-être nécessaires pour mettre tous les personnages de l’histoire à la page mais il y avait surement une meilleure façon de faire tout ça. J’aimerais vous dire que les dessins rattrapent le tout mais ça serait mentir. Les délais, certainement très serrés, pour finir les pages se font sentir et les planches d’Eduardo Francisco manquent de finitions, avec en plus de gros problèmes au niveau des personnages. C’est simple sur certaines pages Superman est difforme tandis qu’il faudra se contenter de fonds tout gris, tout bleu ou tout jaune en guise d’arrière plan tout au long de l’épisode. En gros, Infinite Crisis #29, ce n’est pas bien passionnant et pas très beau non plus.

– n00dle

Note : 4/10

INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR THREE #12

review INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR THREE #12

Scénario : Tom Taylor Dessins : Mike S. Miller

Vous connaissez la ritournelle. En fait ce que je commence à ressentir, c’est presque de la lassitude à ce niveau. Non pas que la série soit mauvaise ou quoi, mais simplement que de savoir que tout ce qui se passe ici, n’a, finalement, que très peu d’importance, fait que tous les twist et autres coups surprises ne sont que des coups d’épée dans l’eau. Ça a bien fonctionné pendant un temps mais là c’est comme si ça tournait en rond. Superman est toujours là, aussi puissant que jamais, ses alliés sont à ses cotés et les différentes tentatives de l’insurrection ne servent à rien. Je pense d’ailleurs que ce sentiment va rester présent jusqu’à ce que l’on arrive à un moment crucial (le truc classique chez DC, le truc avec les machins parallèles là…) qui pourra re-pimenter la sauce qui a perdu quand même pas mal de saveur. Les lecteurs fidèles s’y retrouveront mais les autres ce n’est pas ici que vous allez commencer cette série. C’est peut être aussi pour ça que Tom Taylor décide de se séparer de cette série, probablement qu’il a déjà raconté ce qu’il voulait et qu’il n’a plus la même flamme qu’au début. Par contre j’aimerais bien voir et savoir ce qu’a réellement fait Batman à la fin de ce numéro, j’avoue que ça m’intrigue un peu tout ça !

– Nathko

Note : 7/10

LEGENDS OF THE DARK KNIGHT #81

review LEGENDS OF THE DARK KNIGHT #81

Scénario : Ron Marz Dessins : Cully Hamner

Des références littéraires, une ambiance sordide et très gothique, Edgard se montrant un méchant avec un caractère assez fort, une personnalité qui donne dans une certaine grandiloquence, et s’il est aidé par une troupe de freaks assez banale, la situation semble quand même bien mal partie pour le Chevalier Noir et sa compagne féline. On se doute bien que la situation devrait s’arranger dans la prochaine partie (quoique, on est dans du Beyond the New 52, ce serait le moment de laisser libre cours à son imagination…), en tout cas le numéro nous sert une bonne dose de tension, servie par des dessins (et une colorisation très fortement appuyée) qui aident à retransmettre le stress et l’angoisse. Vraiment sympathique.

– ArnoKikoo

Note : 8/10

 

SENSATION COMICS FEAT. WONDER WOMAN #19

review SENSATION COMICS FEAT. WONDER WOMAN #19

Scénario : Amy Chu Dessins : Robert Chang

Les arcs diffèrent entre les différentes équipes créatives pour ce Sensation Comics Featuring Wonder Woman. Souvent après un arc cool, il y en a un moins bien qui suit. Mais là, on quitte Apokolips et les Female Furies (non je ne fais pas une obsession dessus) pour se retrouver au milieu de l’armée. On suite la lieutenante Santiago, qui doit aller à la rencontre d’enfants et d’une femme afghane entre autres, sous l’oeil attentif d’un membre de l’équipe avec un appareil photo pour immortaliser le rôle des femmes dans l’armée. Santiago est une fan de Wonder Woman et lors du retour de mission, elle fera sa rencontre alors que l’escouade rencontre un moment très difficile. Sauf qu’une fois sortie d’affaire, personne ne la croit, mais elle, elle garde la foi et croit en son héroïne. On ressent à travers cette histoire que quand on a foi en quelqu’un ou quelque chose, on peut accomplir des miracles, même si les autres ne le voient pas. Wonder Woman est un symbole pour elle comme pour beaucoup de femmes bien qu’elle n’existe pas physiquement dans notre réalité. La force, la bonté, l’héroïsme, Wonder Woman c’est tout ça à la fois.

En plus, ce récit prenant qui rend hommage à Wonder Woman malgré un temps de présence très restreint, est dépeint à merveille par les planches de très bonne facture. Wonder Woman inspire, et inspirera encore longtemps j’espère.

– Harley

Note : 8/10

THE FLASH SEASON ZERO #8

review THE FLASH SEASON ZERO #8

Scénario : Andrew Kreisberg Dessins : Phil Hester

Conclusion d’arc contre ce premier vilain qu’était BlissFlash fait appel à ses capacités pour réaliser des choses incroyables impossibles à retransmettre dans la série tv, tout est au final très attendu, comme n’importe quel épisode de type “freak of the week”. Le seul gros souci que j’ai maintenant avec ce qu’on nous montre, c’est qu’il y a plein d’éléments qui ne collent pas du tout avec l’aspect “ce que vous voyez se passe entre les deux premiers épisodes de la saison” (qui était le pitch de départ). Les dessins sont toujours très cartoony, avec là les personnages qui ressemblent à peine aux acteurs qui les incarnent, mais bon, on y est habitué à présent. Une conclusion tranquille, mais sans plus.

– ArnoKikoo

Note : 6,5/10


NEW 52

 

BATMAN #37 – Endgame

review BATMAN #37

Scénario : Scott Snyder Dessins : Greg Capullo

Bon, me voilà dans de beaux draps. Numéro encensé par la critique, mais numéro que je ne peux que difficilement encadrer. Essayons d’être mesuré et de peser le pour et le contre. Clairement, et c’est assez remarquable pour être signalé tant on l’a réclamé, Snyder va ENFIN au bout de ses idées. Il assumerait enfin d’imposer une nouvelle mythologie pour le personnage du Joker et de compléter avec force ce qu’il avait instauré comme piste dans Death of the Family. Ensuite, le rythme du numéro est bien plus oppressant et rythmé que ce dont nous avons droit d’habitude. On passera quelques clichés scénaristiques évidents et on se décollera la rétine avec des dessins assez fabuleux de Greg Capullo. La partie graphique étant quasi parfaite et transmettant au mieux les idées du scénariste (même si j’aurais plus de réserves concernant le back-up là dessus, mais ce n’est plus Capullo, donc…). En fait, j’ai envie de vous dire que oui, nous tenons là un numéro haletant et terriblement horrifique, qui constituerait en somme une bonne histoire. Mais, vous noterez l’emploi du conditionnel… Car est-ce vraiment une bonne histoire sur Batman ? Est-ce vraiment ce que j’ai envie de lire ? Subjectivement, absolument pas. Objectivement, j’ai plus de mal mais pour moi, il y a plusieurs choses qui ne collent pas dans ce récit et son back-up. Snyder nous raconte une chose nouvelle à propos du Joker. Il en fait un genre de créature mythologique liée à Gotham City, une sorte de “croque-mitaine”, dans son sens le plus strict et poussé à son paroxysme, qui effraie les enfants et les grands adultes superstitieux. Le coté farceur s’évapore au même titre que sa relation avec Batman qui prend du plomb dans l’aile, comment fonctionne aujourd’hui l’alchimie entre les deux personnages ? Pour son coté “croque-mitaine” dont je vous passe les détails pour ne pas trop vous spoiler, on peut suspecter très fortement de la machination liée au personnage. Seulement voilà, pourquoi les back-ups poursuivent cette idée ? Si tout ceci n’est qu’une “farce”, qu’est-ce qu’on essaye de nous raconter ? Et finalement, Snyder va-t-il vraiment au bout de ses idées pour le coup ? Dans les deux cas, je suis pantois, car j’ai peur que dans le prochain numéro, on nous dise que tout ceci n’était qu’un écran de fumée sans impact sur le statu quo (sauf sur un détail qui se détache de cet aspect, mais j’ai aussi peur de la façon dont ça aussi sera géré) et on se retrouve finalement avec une fausse demi-bombe à la Snyder. Mais si c’est assumé, auquel cas j’accepterais sans problème le nouveau statu quo, qu’en est-il finalement de l’intérêt de cette révélation ? En quoi se transforme le titre Batman, jusque là plus terre à terre et réaliste, bien que le mystère ait toujours eut un rôle dans l’équation ? Personnellement, j’ai du mal à adhérer à ces idées et cette direction. De plus, Snyder fait encore une fois preuve d’égocentrisme en ignorant tout ce qui se fait dans le Bat/DC Verse, en dehors de ses propres oeuvres. Et c’est vraiment un autre détail qui me gêne (sans parler de la sensation de répétition entre Justice League et ce titre, vous devinerez vous même la relation). En fait, plus que scénaristiquement, c’est éditorialement que j’ai un vrai problème avec ce numéro. Batman, pas Batman, cohérent, pas cohérent avec l’univers ? Pardonnez moi l’expression, mais là, j’ai le cul entre deux chaises.

– Freytaw

Note : 5/10

BATMAN & ROBIN #37 – Robin Rises

review BATMAN & ROBIN #37

Scénario : Peter J. Tomasi Dessins : Patrick Gleason, Mick Gray

Et voilà, on y est. Je ne sais pas trop comment aborder cette mini-review parce que ce numéro, c’est trop pour moi. Il faut savoir que le numéro #18 de la série m’avait complètement mise à l’envers, et j’ai beaucoup pleuré, on m’avait enlevé mon pitchoune. Par la suite, je n’aimais pas les discussions sur Damian qui me pinçaient toujours le coeur (très fragile oui ça va hein). J’attendais avec impatience l’annonce d’un nouveau Robin, avec beaucoup de crainte je l’avoue. Mais lorsque l’on a su que c’était Damian qui revenait, mon coeur a raté quelques battements. C’était donc avec une impatience sans nom que j’attendais ce Batman and Robin #37. Je me suis alors lancé dans la lecture, qui tient clairement le lecteur en haleine. Batman conte Darkseid c’est du lourd, on a envie de donner toutes nos forces à Batman pour qu’il cogne encore plus fort, mais il est impressionant quand même tout seul. Son intelligence surpasse celle de Darkseid et même si le combat peut être grotesque pour certains, lorsqu’on se bat pour son fils, je n’imagine pas quelle force et quelle rage on peut développer donc moi j’y crois dur comme fer. Au final, on se retrouve avec un numéro qui peut paraître facile, mais l’envie de voir son fils revenir se fait sentir à travers les planches, on a hâte avec lui, c’est violent et stressant, pour enfin révéler une planche d’une beauté dingue. On reprend pour la troisième fois une composition qui a toujours eu du sens entre le père et le fils pour la sublimer et nous faire à nouveau pleurer.

Bref, c’est beau, dans tous les sens du terme, que ce soit les planches ou l’histoire, merci à l’équipe du titre. Et si vous croyez que ça s’arrête là, détrompez vous, car les coeurs sont mis à rude épreuve, et ce n’est pas Batman qui nous prouvera le contraire. On ne joue pas avec la vie et la mort si facilement…

– Harley

Note : 10/10

Un numéro qui contraste fortement avec l’autre lecture batman de la semaine et qui a su me convaincre malgré que là aussi, en y regardant de plus près, on est pas non plus dans du Batman pur et dur. Même si… Et c’est bien là la différence d’exécution entre un Snyder et un Tomasi, c’est que ce dernier va tout faire pour intégrer son histoire dans le Bat-Verse et le DC Verse, et ici de la meilleure des façons. Cette rencontre entre Batman et Darkseid, bien que légèrement stéréotypée et exagérée fait appel à ce que nous connaissons dans l’univers. Cela raccroche les wagons avec les origines de la Justice League en plus de cette fois-ci, donnait un vrai charisme à Darkseid, qui surpasse Batman en tout point si ce n’est celui de l’intelligence du terrain. Un numéro un peu bourrin donc, mais relativement malin sur son dénouement et bien évidemment, comme le souligne ma comparse plus haut, qui joue une fois de plus la carte de l’émotion, une force incroyable de ce run. Mes seules réserves seront sur l’aspect crédible de la chose, réserve que j’ai eu depuis que Batman a plongé sur Apokolips. Une super-armure, ça fait vraiment tout ? Bon, la finalité du numéro et son cliffhanger nous ramène tout de même à la réalité et je pense que la conclusion dans Robin Rises en sera d’autant plus marquante. Dans tous les cas, ce numéro est un coup de coeur appuyé car le scénariste nous évite les écueils habituels sur la résurrection et tente une nouvelle approche, franchement réussie et iconique de la chose, et Gleason rend le tout juste à la perfection (au moins sur cette planche qui réunit père, fils et Bat Family).

– Freytaw

Note : 8/10

BATMAN ETERNAL #37

review BATMAN ETERNAL #37

Scénario : Scott Snyder, James Tynion IV, Ray Fawkes, Kyle Higgins et Tim Seeley Dessins : Andrea Mutti

Avec ce nouveau numéro de Batman Eternal dont le script est signé Ray Fawkes, on délaisse quasi-complètement les intrigues qui englobaient l’histoire depuis plus d’une dizaine de numéros pour revenir sur certains aspects qui avait été abordés auparavant, parfois même il y a trèèès longtemps. Vous vous souvenez de Red Robin et des nanobots ? Non ? C’est normal, mais on y revient quand même. Fawkes essaie également de raccrocher les wagons via le statut de Selina Kyle et de lancer une nouvelle sous-intrigue avec pas mal de vilains bien connus de Gotham City (avec un potentiel énorme faux raccord/problème de continuité avec Arkham Manor du coup), et l’on sent que cet épisode essaie de faire une légère transition pour amener des choses nouvelles. Même du côté de Bard il y a un changement de caractère, et Fawkes essaie de renouer avec le côté fantastique de Gotham avec l’armure de Batwing qui semble hantée. Ouaip, messieurs. Au final, on nous raconte pas mal de choses, mais l’ensemble est assez indigeste. La réunion entre les super-vilains n’apporte pas grand chose et la caractérisation des différents protagonistes à ce passage me semble assez bancale, surtout pour Bane. Qui tape dans des bouts de viande pour se passer les nerfs, soit. Au niveau des dessins, c’est Andrea Mutti qui s’y colle cette semaine et… bah c’est pas très beau. Le trait est assez léger, mais ce sont les personnages qui souffrent d’un réel manque de finition. Clayface par exemple, est vraiment moche pour le coup. Un numéro donc vraiment faible par rapport à ce qu’il s’est fait ces derniers mois.

– ArnoKikoo

Note : 6/10

BATMAN/SUPERMAN #17

review BATMAN/SUPERMAN #17

Scénario : Greg Pak Dessins : Ardian Syaf, Sarah Hope

Batman/Superman #16 avait été une super surprise le mois dernier avec Greg Pak et Ardian Syaf qui commençaient un nouvel arc sur les chapeaux de roues. Un homme s’attaque aux bien aimés de Superman et notre héros est bien impuissant face à cet adversaire qui en sait bien trop. La suite ne laisse aucunement sur notre faim et délivre d’excellents moments. Nos héros continuent l’enquête et passent en revue les êtres potentiellement capables de ce genre d’action. C’est la première force de l’histoire, l’aspect enquête. Nous sommes finalement assez peu habitués à voir Superman aussi dépassé par un ennemi et c’est un genre qu’on a le plus tendance à attribuer à Batman. Greg Pak parvient, de manière très efficace, à conjuguer les deux. Si Batman a commencé avec Detective (Comics), Superman a lui commencé avec Action (Comics). On ajoute à ça la rencontre avec un homme à la peau gris/bleue qui donne lieu à de l’action pétaradante, la quête des indices qui mène Superman et Batman à visiter de vieilles connaissances, l’habitude de blâmer Luthor qui ici ne sert à rien et surtout le fait que l’on ne sache encore rien du méchant et vous obtenez une nouvelle fois un excellent numéro. Ardian Syaf est un tueur qui se sert de Superman comme de ses munitions pour mieux nous flinguer les yeux de ses pages ébouriffantes ! On ressent quand même grandement l’influence de Jim Lee tout au long du numéro.

– Nathko

Note : 9/10

BATWOMAN #37

review BATWOMAN #37

Scénario : Marc Andreyko Dessins : Georges Jeanty

Ah ! Voilà ! Enfin un numéro intéressant ! Bon, toutes proportions gardées bien entendu. Ici, on en apprend un tout petit peu plus sur comment l’équipe se retrouvera face à Morgan Le Fay. Bon après, il ne faut pas s’attendre à une histoire hyper rocambolesque. On apprend juste que le but des encapuchonnés mystérieux est de faire revenir Morgan pour faire des humains des esclaves. Mais du coup, Batwoman fait équipe avec Etrigan, qui a tenté de se débarrasser de Jason Blood amnésique et nu comme un ver dans son appartement. Je suis toujours sceptique vis à vis de cette histoire. Peut-être à cause de la présence d’Etrigan, Clayface et Ragman. Peut-être à cause de cette orientation Morgan Le Fay qui finira dans l’histoire. Je ne sais pas, mais toujours est-il que je n’accroche pas vraiment. J’ai l’impression que Batwoman n’est pas dans son élément. En plus, on aura droit à sa soeur Alice, et il y a tellement d’histoires à exploiter entre les deux sans pour autant passer par un gros n’importe quoi avec des “guests”. Après c’est pas non plus “à chier” comme dirait une certaine personne. Mais je ne sais pas, c’est bizarre. Et puis, en plus j’ai un peu de mal avec le style au niveau des planches. C’est joli, mais on pourrait s’attendre à mieux, surtout dans une histoire impliquant Etrigan et Morgan Le Fay. Là ça fait brouillon.

– Harley

Note : 4,5/10

CATWOMAN #37

review CATWOMAN #37

Scénario : Genevieve Valentine Dessins : Garry Brown

Selina Calabrese Kyle est dans de sales draps. L’un des membres de sa famille a fait une grosse boulette et c’est à elle de régler cette affaire, sans nuire à la réputation qu’elle tente de se construire. Et comme elle le dit elle même, il faut parfois être une crapule pour maitriser d’autres crapules qui font encore bien pire. Du coup, elle devra prendre une décision radicale et douloureuse qui lui sera probablement reprochée plus tard, mais elle n’a pas le choix. Ce numéro reste sombre, et dur. On est toujours dans cette ambiance un peu polar, avec des nouveaux mystères. On pourrait avoir peur que Black Mask éclipse Selina par sa présence et que ça devienne un concours de grandes cornes. Mais non Selina reste maîtresse dans ce numéro et Black Mask n’est là que pour signifier un enjeu supplémentaire. C’est très agréable. L’arrivée de Genevieve Valentine fait du bien au titre en le renouvelant et en arrivant à garder une ligne cohérente au fil des numéros sans tomber dans l’excès. Mon petit bémol viendrait des planches. En général l’équipe artistique arrive à me satisfaire bien que quelques cases soient brouillon, mais ici, il y a un peu trop de cases brouillon. On a droit à une histoire qui mériterait plus de détails. Après bien sûr, on a une colorisation qui donne clairement le ton à l’histoire. Franchement, Catwoman continue d’être un plaisir à lire, et nous appâte encore pour le prochain numéro avec une fin et un prochain titre de numéro qui annonce pas mal de mystère.

– Harley

Note : 7/10

EARTH 2 : WORLD’S END #11

review EARTH 2 : WORLD'S END #11

Scénario : Daniel H. Wilson, Marguerite Bennett et Mike Johnson Dessins : Eddy Barrows et d’autres

Bon dieu que j’aime cette série ! Daniel H. Wilson, qui mène la barque, bien aidé de ses compères, parmis ceux dont on attendais le moins, font un travail assez extraordinaire. Non content d’afficher une série des plus dynamiques et mouvementées du moment (en même temps, la fin du monde, j’imagine que cela ne laisse que peu de place à la décompression), ils se permettent en plus de raccrocher les wagons avec Futures End. Et j’entrevois déjà le lien avec Godhead et je l’espère, Darkseid War, sauf si Johns nous fait encore une saloperie de Johnserie, mais je m’égare. Ce numéro est assez intense. Trahision, dé-trahison, re-trahison… On comprend la tension qui règne entre Barda, Fury et Mister Miracle dans Futures End. Il est même assez inconcevable qu’ils arrivent finalement par s’entendre, mais tout n’est pas réglé, cela se sent. Et Fury, ce personnage que je découvre finalement à travers ces deux séries, me parait être vraiment digne de sa mère et se révèle être un personnage très bien écrit et plaisant à découvrir (alors que l’exercice n’est pas des plus simples). Il n’y a rien à faire, j’adore cette série. C’est encore un excellent numéro ! Il est peut-être un poil moins complet que les précédents, mais c’est bien pour chipoter. Et les dessins, alors que pas mal de personnes s’en plaignent, me semblent tout à fait excellents ici, surtout pour du Scott McDaniel ! Darkseid a rarement autant eu la classe, même chose pour Fury et consorts. Il se dégage une vraie personnalité apocalyptique de cette série et ce numéro qui se passe entièrement sur Apokolips garde ce ton (en même temps, vu le lieu…).

– Freytaw

Note : 8/10

GREEN LANTERN : NEW GUARDIANS #37 – GodHead, Acte 3 partie 3

review GREEN LANTERN : NEW GUARDIANS #37

Scénario : Justin Jordan Dessins : Robert Chang, Mirko Colak

Le moins que l’on puisse dire c’est que Kyle Rayner n’est pas un petit joueur. Le problème c’est que très peu de gens le savent. La chance c’est qu’ils vont enfin s’en rendre compte. Avec Green Lantern : New Guardians #37 on reprend là où Green Lantern Corps #37 nous avait laissé pour enfin fusionner les deux intrigues. Le couple pas forcément très couple, Carole et Kyle passent par une zone de turbulence qui risque d’être compliquée à passer pour Carole après ce qu’elle a subi lors de la crise de pouvoir de Kyle. C’est pas simple de savoir ce que ça fait d’être mort, et encore moins d’être dans les baskets de l’ex. En tout cas il s’agit d’une relation qui sort de l’ordinaire des couples super-héroiques et ça c’est cool. Justin Jordan mène définitivement sa barre avec constance et direction. L’équilibre entre action, discussion sérieuse et humour est à nouveau une démonstration du talent de l’auteur et la narration est d’une grande fluidité. En fait, le principal problème de ce numéro c’est la partie que l’on ne lit pas mais celle que l’on regarde. Ça flatte pas la rétine du tout et c’est franchement dommage.

– Nathko

Note : 7,5/10

JUSTICE LEAGUE #37

review JUSTICE LEAGUE #37

Scénario : Geoff Johns Dessins : Jason Fabok

Ce que je trouve fou, ce que 9 fois sur 10, dans les histoires qui contiennent Batman et un autre meta-humain, on ajoute toujours quelque chose au personnage. Soit c’est une forme d’invulnérabilité, soit une forme de super-force, ou tout autre astuce scénaristique pour faire de lui plus qu’un simple humain alors que paradoxalement, c’est ça force. Du coup ce Justice League #37 me gène d’une certaine manière alors que d’un autre côté je ne peux pas dire autre chose que du bien de ce numéro. Dans la droite lignée de ce qu’était le chapitre précédent, l’intrigue n’avance pas vraiment puisqu’aucune réponse ne nous est donnée et qu’il s’agit là surtout d’une bonne grosse scène d’action contre un ennemi qui n’est autre qu’une transposition organique de ce qu’était Amazo dans sa première version. C’est un twist sympathique mais Geoff Johns a intérêt à nous donner quelque chose à mâcher le mois prochain sinon ça risque de râler, et je serai le premier ! Étaler une histoire juste pour le plaisir de la faire durer sans que cela ne soit justifié par l’histoire elle-même n’a pas de raison d’être. Aussi, il faut reconnaître que les planches de Jason Fabok donnent une pêche à Justice League que la série n’avait pas connue depuis quelques temps, même si des grands noms s’y sont succédés. D’ailleurs, autant être honnête et avouer que si ce numéro-ci et le précédent n’avaient pas été aussi beaux, ils n’auraient clairement pas été aussi agréables à parcourir. Ce que j’ai bien apprécié dans ce que Johns propose c’est l’interaction entre les personnages. Lire du bon Wonder Woman et voir Luthor en lutte avec ses propres démon. C’est une chose à laquelle l’auteur nous a habitués puisque depuis la fin de Forever Evil, Lex est clairement le personnage à qui Geoff Johns porte le plus d’attention.

– Nathko

Note : 8,5/10

 

RED HOOD AND THE OUTLAWS #37

review RED HOOD AND THE OUTLAWS #37

Scénario : Scott Lobdell Dessins : RB Silva

Après le gros n’importe quoi du mois dernier, Scott Lobdell décide de nous raconter le passé de Roy Harper et surtout sa relation avec Oliver Queen lorsque les deux se sont rencontrés et ont fait équipe. Un sujet qui a déjà été abordé dans la série et ailleurs, on se tape donc une histoire de Secret Origins dont on a pas grand chose à faire, surtout que certains flashbacks ne sont vraiment pas intéressants (genre, celui qui ouvre le numéro. Dommage). Reste qu’au moins Lobdell reste raccord avec le caractère détestable du Oliver Queen du début des New 52, c’est déjà ça. On attend toujours de voir le titre nous emmener dans une vraie direction, puisque là c’était un peu la pause narrative et ça sonnait bien creux. Aux dessins, RB Silva nous fait ce qu’il sait faire. C’est pas bien beau, des visages souvent ratés, mais c’est pas non plus la catastrophe. Et malgré tout, Red Hood and the Outlaws est là, et subsiste. Mais dites moi, QUI sont les lecteurs de cette série ??

– ArnoKikoo

Note : 4/10

SUPERGIRL #37

review SUPERGIRL #37

Scénario : Kate Perkins, Mike Johnson Dessins : Emanuela Lupacchino

Non mais comment c’est trop bien ! Franchement, j’aime beaucoup la tournure que prend la série Supergirl. Les planches sont superbes, les couleurs sont éclatantes, l’ambiance est très chouette et pas trop niaise. En plus, au fil du numéro on suit les pensées de Kara, et on peut se prendre d’empathie pour elle. Elle semble s’épanouir à la Crucible Academy et semble avoir trouvé sa place. Après ce qu’elle a vécu elle le mérite. On arrive déjà à distinguer des caractères plus forts, des caractères plus tournés dans la séduction, mais dans l’ensemble les personnages s’équilibrent. S’il vous croyez que c’est juste une “Poudlard” version super-héros aux différents pouvoir il y a quand même des différences. Le binôme à la tête de l’établissement sont sur deux fronts différents, former les élèves pour les envoyer au casse-pipe sur des missions dangereuses, et élaborer un plan de secours à l’éthique douteuse. En fin de numéro, on en apprend un peu plus sur l’un des personnages qui accompagne Kara dans son groupe de travail, et franchement, pour une première mission ça commence fort. Vraiment, j’ai hâte de lire la suite.

– Harley

Note : 8/10

Tout comme l’ont fait d’autres séries, la métamorphose de la série qui s’est opérée au changement d’équipe créative a fait du bien à la série. Ce second numéro de ce nouveau départ confirme cette nouvelle donne autant qu’elle reste fondamentalement la même. Pour donner une nouveau souffle à Kara, le mieux c’était de la changer d’environnement. Quoi de mieux qu’une école spéciale super héros pour ça ? Parce que oui, l’école c’est l’endroit où il se passe toutes sortes de choses extraordinaires, mais que dans les livres. Là c’est pareil, elle apprend pleins de trucs super vite (elle risque de devenir plus forte que Superman si ça continue…), elle fait de nouvelles rencontres alors elle est super contente mais en fait ça va pas durer super longtemps. Dans le fond, elle reste cette adolescente qui se cherche encore, après tout ce qu’elle à vécu déjà. D’ailleurs elle le dit elle même à la toute fin du numéro “I’ll never learn”. Je me demande du coup si le personnage n’est pas destiné à tourner en rond indéfiniment, jusqu’à que quelqu’un qui a vraiment quelque chose à raconter avec elle le fasse. En l’état la série reste tout à fait sympathique mais loin d’être indispensable et pourrait faire penser à une espèce de Gotham Academy cosmique. Ça plaira sûrement beaucoup à certains, un peu moins à d’autres.

– Nathko

Note : 6,5/10

TEEN TITANS #5

review TEEN TITANS #5

Scénario : Will Pfeifer Dessins : Kenneth Rocafort

Je suis toujours un peu embêté avec la série Teen Titans. D’un côté il faut bien avouer que c’est plutôt fun, rythmé et même parfois drôle même si l’humour ne fonctionne pas toujours mais il manque quand même une petite dose de folie pour faire décoller le tout. En l’état c’est finalement très scolaire avec, ici, un pitch de départ que j’ai l’impression d’avoir vu 100 fois. Il faut avouer que le coup de la drogue qui donne des pouvoirs à ceux qui la consomme, on a fait mieux question originalité. Malgré tout, Will Pfeifer tient bien ses personnages en installant une bonne dynamique d’équipe. La légèreté, certes toute relative, qui parcourt l’épisode est en plus assez rafraichissante. L’auteur doit maintenant juste oser sortir de la routine qui s’installe doucement, ce que le final du numéro peut laisser espérer. Pour la partie artistique, Scott Hepburn réalise un fill-in ultra efficace avec des planches chargées et un coup de crayon très dynamique qui amène un aspect un peu plus cartoony à la série. On pourra pester contre certaines expressions faciales parfois exagérées à l’excès mais rien de dramatique sur la longueur. Au final, Teen Titans #5, c’est sympa et si on en attend rien de plus, ça fait largement l’affaire.

– n00dle

Note : 6,5/10

THE NEW 52 : FUTURES END #33

review THE NEW 52 : FUTURES END #33

Scénario : Keith Giffen, Dan Jurgens, Jeff Lemire, Brian Azzarello Dessins : Drew Geraci

Cette semaine, un numéro typique de ce qui s’est établi comme une formule dans la série Futures End. De belles promesses, une écriture structurée, une série chorale avec peut être trop de personnages, mais surtout : où est le rythme ? Lent par endroits, accéléré brutalement par d’autres, le tout mêle bastons cosmiques entre entités super-héroïques et freaks supposément invincibles avec à l’autre bout du monde une enquête qui piétine et une nouvelle Firestorm étrangement caractérisée. On se perd dans ce grand méli-mélo, d’une série qui entend intégrer tout l’univers DC mais dont on s’étonne de la voir s’attarder sur des trucs qui n’intéressent personne. Autre défaut de la formule : les cliffhangers. Un par semaine, ça lasse, d’autant que le procédé éditorial adopté par DC fait qu’on connaît déjà la fin dans les grandes lignes. Au lieu de raconter le chemin qui va mener à cette fin, on a plus l’impression d’être sur un récit de l’événement distillé, où ce qui ressort en définitive reste une histoire sympatoche mais trop lente, où des gamines psychotiques et des vilains diformes tirent les ficelles dans l’ombre, pendant que des super-héros aux designs douteux parlent de robotique et de contrôle satellaire au lieu d’agir concrètement. A la limite, si vous n’avez pas lu O.M.A.C., persistez. Sinon, y a Convergence qui arrive, et ce sera mieux a priori.

– Corentin

Note : 5/10

TRINITY OF SIN #3

review TRINITY OF SIN #3

Scénario : J.M. DeMatteis Dessins : Yevel Guichet

La semaine des révélations ! DeMatteis est de retour ! Oui ok, il écrit cette série depuis deux mois, mais… il est seul cette fois, ça compte ? Dans tous les cas, je trouve enfin une véritable ambiance dans ce titre, à qui cela manquait cruellement sur le fond, même si la forme était pourtant là. Le fait que cette fois-ci, tout le monde a le droit à son petit moment, et que Pandora réussit un joli tour de force. De plus, la situation de décompression à l’extrême est totalement absente et après deux numéros mous au possible, ça fait du bien. La situation est critique pour la Trinité et je me sens enfin proche d’eux et de cette intrigue. Les thèmes chers au scénariste sont ici bien mis en avant, le destin des héros bien cerné, leur mission aussi, la situation est complexe mais pas trop, et le méchant représente cette fois-ci une véritable menace sérieuse. Et le cliffhanger de fin me laisse assez intrigué pour la suite ! Trois numéros pour que cette série décolle, c’est pas dommage… Enfin si, puisqu’on sait maintenant qu’elle s’arrêtera à six… En espérant que la Trinité trouvera son chemin en juin dans un nouveau titre, même si en toute franchise, je ne miserais pas là dessus. Mais ce numéro est bon, bien rythmé et vraiment prenant, ne gâchons pas notre plaisir. Côté dessins, ce n’est pas la panacée, mais Yvel Guichet fait ce qu’il peut pour se maintenir et livre un travail commun et propre. On s’en contentera.

– Freytaw

Note : 7/10

WONDER WOMAN #37

review WONDER WOMAN #37

Scénario : Meredith Finch Dessins : David Finch

Après un premier numéro en demi-teinte le mois dernier il fallait que le couple Finch nous démontre qu’ils savaient où est-ce qu’ils allaient. Malheureusement l’espoir ne fait pas tout et il faut se rendre à l’évidence. Wonder Woman sous les Finch, ça ne risque pas d’être très glorieux, tout juste si c’est passable. La raison, c’est que déjà l’écriture de Madame n’est pas très subtile et qu’en plus de cela elle ne fait pas spécialement honneur à l’héroïne forte et à la gloire d’une Amazone, encore moins d’une reine. La discussion entre elle est Clark est un summum de ringardises que j’aurais pu écrire moi-même avec les copains du PMU après une demi-bière. Le hic c’est que du côté du mari non plus ce n’est pas génial. Si certaines cases sont effectivement sympa à regarder, il semblerait que les mains ne soient pas du tout le fort du dessinateur alors que lors de la scène avec Clark, ce dernier n’est pas du tout réussi et ressemble bien plus à un Bruce Wayne qu’à autre chose. Le dynamisme nécessaire à ces scènes n’est pas présent non plus. Inutile de vous dire que je n’ai pas du tout passé un bon moment et ce n’est pas ce cliffhanger qui fera grincer de nombreuses dents qui va sauver l’affaire. Ce qui est dommageable, c’est qu’il y a de quoi faire et là aussi, certains thèmes sous-jacents pourraient être intéressant à développer… avec quelqu’un qui sait écrire !

– Nathko

Note : 3,5/10

22 Commentaires

  1. Qui sont les lecteurs de Red Hood ? je plaide coupable. J’avoue j’aime le coté plutôt paumé des trois qui cherchent à avancer entre paumés !
    Et je me dis que les trois ont un gros potentiel pour faire mal sur un gros event, entre un Jason mystique, Arsenal hyper intelligent et une Starfire aux super pouvoir. J’espère vraiment les voir dans event/crossover aux cotés des stars DC entre les mains d’un bon scénariste parce que bon Lobdell…

    Sinon Batman et Robin… Batman quoi ! Tous le monde dans le multivers fait des cauchemars en pensant à Darkseid mais Batman lui simple humain il y va, peur de rien pour sauver son fils ! Prends en de la graine Superman.

  2. Juste une correction: les dessins de Batman & Robin 37 ne sont pas de Greg Capullo mais de Mick Gray (comme d’hab).

  3. Le justice league était médiocre pour ma part, il ne se passe rien. ça commence à me faire mal de claquer de l’argent dans cette série. Après c’est beau il n’y a rien à redire, et johns maîtrise Luthor, mais sinon les autres persos sont de pâles caricatures d’eux-mêmes je trouve. J’ai l’impression de lire du Bendis pas inspiré…

    Sinon Batman pas mal, dommage que j’ai l’impression de lire un récit hors continuité…

    puis après ben batman and robin juste parfait et world’s end merveilleux, double dose de darkseid c’est trop bon!!!!

  4. Bon, je termine ce dimanche de rattrapage avec une partie des titres de la semaine (la suite viendra un peu plus tard). :-)
    – Injustice. Ah, l’hécatombe reprend apparemment, il faut dire qu’il y a une moyenne de mort/numéro à tenir sur cette série, c’est un peu comme Game of Thrones. Et puis on a encore droit à une ou deux petites surprises. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. :-)
    – Batman. Y a pas à dire, le Joker c’est un peu le cauchemar ambulant pour Batman à chaque fois qu’il revient. Et comme pour Death of the Family, je me demande ce qui au final restera du cauchemar et ce qui sera bel et bien de la réalité. J’ai bien aimé cette backup story, je la préfère aux deux précédentes.
    – Batman & Robin. Non. En un peu plus développé, l’arc mène exactement où je craignais et conduis donc à l’un des trucs qui m’agacent le plus dans les super-héros. Un jour faudra qu’ils apprennent à vraiment tuer des personnages.
    – Batman Eternal. Numéro de transition et qui revient pas mal sur Catwoman ainsi qu’un certain nombre d’habitués d’Arkham. On en oublierait presque le grand plan pour faire tomber Batman, d’autant plus que du côté de Batwing, les choses ne vont pas au mieux. Sympathique mais pas transcendant.

  5. Entre Batman Eternal, Batman, Batman & Robin et Justice League, on en a bouffé du Batou cette semaine !
    Batman Eternal bah c’était moche, et j’ai du m’y prendre à trois fois pour la lire parce que c’était vraiment pas top et qu’elle m’endormissais complètement. Batman, j’ai adoré. Batman & Robin, j’ai adoré. Justice League, j’ai adoré. J’suis d’accord, entre Batman et Justice League ça fait beaucoup de virus et de patient zéro. Certes Justice League est un peu mou. Certes avec toutes ces séries Batman on se demande juste comment ça se passe la continuité parce que là ça devient difficile à comprendre. Mais on verra plus tard si on a les réponses, pour l’instant j’adore ce que je lis.
    Futur’s End cette semaine pas terrible, World’s End énorme. Teen Titan assez cool, j’attends de voir la suite.
    Et Multiversity… Y’a pas moyen d’avoir une régulière Thunderworld ?

  6. Perso si j’avais pas été emballé par le début d’Endgame, je dois avouer être complètement emballé par cette idée du Joker que Snyder a apporté dans Batman #37, et le côté film d’horreur qui en ressort visuellement dans les dernières pages, c’est génial. Faut juste qu’il tienne ses engagements, mais je suis à 100% dans cette nouvelle vision !

    • Oui, l’idée qu’utilise Snyder est du genre qui remet en cause pas mal de fondements de Gotham, ce qu’il avait d’ailleurs déjà fait en créant la cour des hiboux. Et j’aime cette façon de faire. Vive la nouveauté ! :p

    • c’est un peu le problème avec Snyder, il implante toujours des éléments intéressants pour finalement ne pas les assumer. Là c’est clair que ça remettrait en cause pas mal de choses, pourvu qu’il tienne!!

  7. Vu “BATMAN & ROBIN #37 – ROBIN RISES” mais c’est d’une nullité sans nom à mon sens. On est content de revoir Damian mais mon dieu que son retour a été pourri. Akopolips, super méga armure qui fait tout, des ennemis puissants qui succèdent à des ennemis puissants qui eux même succédaient à des ennemis puissant… Rien ne m’aura emballé dans ce bourbier. Vraiment rien.
    S’il fallait se rendre à apokolips et prendre des “items” ou des gemmes de là bas, bah on pourrait ressuciter tout le monde quoi…

    • Moi, je ne suis même pas content de le revoir. :p
      Damian n’est pas un personnage auquel j’étais particulièrement attaché mais surtout j’espérai que pour une fois on nous avait bel et bien tué un personnage et qu’il ne reviendrait pas avant longtemps. Mais il faut croire que la mort des héros, c’est plus trop ça dans les comics.

  8. C’est vrais que la manière dons il est revenue est assez pourrit mais bon contrairement a celle de jason elle a le mérite d’être claire :)

    Sinon moi je suis content de revoir pitchoune mais j’espère qu’il vont enfin continuer l’intrigue avec carrie kelley .

  9. là il y a trop de robin ou de sidekick pour Batman en ce moment. Robin, red robin, red hood, batgirl, batwoman, julia et alfred pennyworth, Nightwing, Batwing, BlueBird, Carrie Kelley/robinGirl (?) et Spoiler. J’ai pas évoqué les autres qui peuvent graviter autours de Batman. Y’a un moment faut arrêter. Heureusement qu’il n’y a pas un taux de natalité élevé chez la batmfamily sinon faudrait organiser 3 bus pour aller battre les ennemis ^^

  10. C’est pas faux :) après ce que pourrait faire dc (si snyder ni trouve rien a redire)ce serait de disperser son équipe un peut partout genre l’un chez les teen titan avec red robin,les outsider ou n’importe mais pas les focaliser a gotham.

  11. De retour après quelques jours en vacances pour Noël, j’en termine avec les numéros de cette semaine.
    – Batman – Superman. Une nouvelle menace qui semble omnisciente et imbattable. Je trouve ça pas mal, bon on a connu mieux et on sent que Superman est particulièrement sur les dents, notamment quand on croise Lobo. Mais ça me plait bien et sur le plan graphique ça se défend bien.
    – Batwoman. J’ai l’impression d’avoir un peu décroché de la série depuis l’épisode dans l’espace et je n’arrive plus trop à raccroché les wagons. Je glisse tout doucement dans la zone « je m’en cogne » et l’annulation de la série ne m’attristera pas trop. C’est quand même dommage quand on voit le début de la série.
    – Catwoman. Y a pas à dire, la différence avec l’ère Nocenti est indiscutable. Ce numéro est assez léger en terme d’événements mais on prend justement bien le temps de plonger dans l’esprit de Selina Kyle et dans le dilemme auquel elle fait face. Plus on avance dans ce nouvel arc et plus je suis curieux de voir où tout ça va nous mener. Le seul défaut reste le graphisme qui est parfois encore un peu trop light et n’aide toujours pas à distinguer certains personnages.
    – E2WE. Mais c’est pas mal du tout ce numéro, du retournement de situation, de la révélation, tout ça plutôt bien dessiné. Et surtout la série fait enfin ce que les deux autres hebdomadaires ont fini par faire : se concentrer plus sur un arc pendant un numéro, en se dispersant moins le récit gagne enfin en densité. J’espère que la suite restera un peu dans ce schéma.
    – GL- NG. La balance commence à pencher dans l’autre sens, mais visiblement Highfather a encore plus d’un tour dans son sac. Pas grand chose à en dire, le crossover suit son cours tranquillement.
    – Justice League. Visiblement, la JL a trouvé un adversaire à sa hauteur. Enfin c’est surtout de Batman et Superman qu’il est question, avec un soupçon de Wonder Woman histoire de dire que c’est toujours la JL. Le reste de l’équipe continue de faire de la figuration. On pourrait avoir un peu plus de nervosité dans l’écriture, vu qu’on a quand même quatre double-pages dans le numéro, mais bon, ça permet d’avoir quelques belles planches de Fabok, je ne vais pas m’en plaindre.
    – Supergirl. Le précédent numéro ne m’avait pas particulièrement enthousiasmé mais je commence à être doucement intéressé par cet arc. J’ai l’impression que la série a subi un léger changement de style, pour la rapprocher des Teen Titans, de Batgirl, de Gotham Academy ou de Klarion, à la recherche d’un public un peu plus jeune. En tout cas, c’est toujours agréable quand on a du Supergirl sans Kara qui pique une crise. :-)
    – Teen Titans. Un peu dommage de ne pas voir Rocafort sur ce numéro, mais bon c’est pas non plus la série phare du moment. Je trouve que sur certains points c’est toujours pas terrible, notamment la caractérisation de Red Robin. J’ai du mal à voir comment il peut avoir bosser avec Batman. Par contre, il y a quelques petits trucs intéressants dans le début de ce nouvel arc, en particulier le coup des jeunes cons qui testent une nouvelle drogue. Les problèmes de Cassie avec ses groupies est un truc qu’il aurait été surprenant de ne pas finir par voir à un moment ou un autre.
    – TN52FE. Ça continue de bouger du côté de Stormwatch et c’est pas mal, le reste est un peu en roue libre mais ça se lit bien. J’avoue avoir rigolé en voyant la réaction de Cole qui a Susy Q au bout du fil. Et comme on pouvait le prévoir, ça va repartir du côté de Brother Eye.
    – Trinity of Sin. Je trouve que ça gagne doucement en qualité. DeMatteis prend à nouveau le temps de plonger à l’intérieur de ses personnages et c’est quand même comme ça que le resultat est le meilleur. J’ai cru un instant que tout ça allait être un peu trop facile, mais finalement il n’en est rien.
    – Wonder Woman. Le premier numéro ne donnait pas beaucoup d’espoir et ce deuxième numéro du run du couple Finch n’améliore pas vraiment les choses. Si Finch se décidait à dessiner WW autrement que comme une gamine de seize ans, on pourrait dire que sur le plan graphique c’est sympa. Et si notre héroïne n’était pas charactérisée comme une gamine énervée, un peu façon Kara dans certains numéros de Supergirl, il y aurait matière à faire des choses intéressantes avec les quelques idées posées par l’intrigue de fond. Seulement voilà, il y a tous ces défauts qui font que la série n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était sous la direction de l’équipe précédente.

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