Attention. Les propos virulents proférés par ici n’engagent que l’auteur de l’article. Et c’est de l’humour aussi, hein. 

Il y a des jours comme ça où vous avez l’impression que vos camarades rédacteurs ne vous aiment pas. On est posey à la rédac et aujourd’hui c’est un peu la course avec les interviews de la PCE à fignoler pour pouvoir vous les rendre disponibles au plus tôt, mes rubriques des Review Express et du Récap DC TV à boucler avant la beuverie du vendredi soir (vous verriez l’état dans lequel se met Zeppeli…), la correction, bref, tout le touitouin. Et là, y a Freytaw qui arrive avec son p*tain de robot parlant « Ha au fait Kikoo, t’as un Showcase à faire aujourd’hui ! ». Et de repartir l’air goguenard, sauf que j’me dis que maintenant qu’on a couché ensemble, avec Freytaw ça va mieux, on a fini de se faire des crasses. J’ouvre donc le sac magique à Showcase (dans lequel on peut récupérer par la magie des comics le numéro désigné), et je m’attends à quelque chose qui me parle, genre du Batman ou, je sais pas, du Batman. Bref, un truc que je connais… Et me voilà avec The Spectre #1. Ouais avec l’argumentation que c’est parce que y a Gotham by Midnight #1 qui est sorti, alors voilà… Oui on laisse tomber les arguments des dates ou autre hein, la semaine prochaine ce sera Captain Carrot #23 parce que y avait Multiversity ou je ne sais quoi d’autre ! Encore que le Spectre, pourquoi pas. Mais là je regarde l’année de publication : 1967. Et de lâcher cette terrible catchphrase qui n’est pourtant pas de mon ressort : « Oh misère… »


The Spectre

Nous voilà donc plongés dans le premier numéro de cette nouvelle série consacrée au Spectre, publiée alors en plein Silver Age, période avec laquelle j’ai énormément de mal, non pas parce que les histoires sont complètement pétées (et celle là ne va pas déroger à la règle), mais c’est la façon de raconter qui m’insupporte au possible. Exemple type : le personnage marche vers une porte. Il y a une case de narration en haut qui dit « ce personnage marche vers une porte ». Et le personnage qui pense (ou pire, parle à voix haute) : « halala, je vais marcher vers cette porte ». C’est nul ! C’est lourd ! C’est vieillot ! J’aime pas ! Et j’en entends déjà venir à la Crazy-El ou Freytaw qui vont la jouer « halala petit jeune lol tu as encore beaucoup à apprendre » ou autres « retourne lire du Snyder gros naze ! », mais je vous merde, bande de fascistes de la bonne lecture, qu’on ne me parle pas de plaisir nostalgique alors qu’on a pas vécu à cette époque, j’ai horreur de cette façon de raconter ultra-lourde et j’ai clairement passé un sale moment de lecture. Je tenais à vous le dire, j’ai envie de râler. Et si votre interview d’Andrea Sorrentino mets du temps à être publiée c’est parce que je suis coincé avec ce numéro !

Bon. Et si je vous parlais de l’histoire ? Allez. Y a un type qui se fait descendre. Genre un ambassadeur super important, dont la mort affole tout le monde parce que ça pourrait annoncer une nouvelle guerre mondiale. Il est en salle d’opération, et alors qu’on attend de voir s’il va se réveiller, c’est un mec qui n’a absolument rien à voir qui sort de la salle en courant, puis se sauve, tout en passant d’abord se prendre un costume de pirate.

Voilà, vous avez mal au crâne ? Moi aussi. Donc il s’enfuit en voiture, et comme de par hasard, Jim Corrigan est dans le coin et va se mettre à le suivre, parce que se balader en costume de pirate par plein jour, la bienséance et l’atteinte aux yeux d’autrui, merci. Jim tire même dans le pneu arrière de la voiture, mais celui se regonfle (oui) alors on se dit « Chouette ! It’s a job for… The Spectre ! » – mais n’allez pas trop vite, il n’est pas encore là. La voiture est arrêtée, les deux personnages se collent des roustes dans les dents, le pirate finit par s’envoler (oui) et soulève une statue de cheval pour la jeter sur un Jim Corrigan à terre. Et là, ZBRA. Y a le Spectre qui débarque. Sauf qu’au lieu de se la jouer deus ex machina comme dans Eternal, il est un peu baltringue le Spectre ici. Surtout qu’en se battant il arrête pas à penser à plein de choses, alors qu’il ferait mieux de se concentrer sur la baston, si vous voulez mon avis. Du coup, comme le pirate est plus malin, il laisse son épée se battre contre le Spectre (oui, oui…) et va déterrer ce qu’il était venu chercher…

Showcase #43 - The Spectre #1

Vous ne devinez pas ? Un pirate ? Allez, petit effort ? Bingo : un trésor. Une fois débarrassé de l’épée toute seule, Spectre et Jim Corrigan (qui sont donc deux entités distinctes ici) ont une petite discussion, pour expliquer tout ce bordel, et on apprend que le type qui est sorti de la chambre d’opération n’est bien pas l’ambassadeur mais Captain Skull, qui s’est incrusté dans son corps par la voie magique de la réincarnation, parce que Skull est en fait un de ses ancêtres, et que l’anesthésiant utilisé à l’hôpital devait décidément pas être très frais.

Du coup Spectre retrouve Skull dans les airs qui veut aborder un avion, il l’éclate entre deux rochers mais en fait non, puis il ouvre une brèche spatio temporelle et tout le récit part en couilles et j’ai maaaaaal à la tête !! Y a des corsaires, évidemment, des chevaliers également, le bad trip à la Visiteurs, Spectre qui se faufile par la visière d’un chevalier (oui, oui…) puis on fait un tour du côté des gladiateurs et ça devient looooooong… et finalement après de longs efforts, Spectre comprend qu’il faut qu’il renvoie l’esprit de Skull dans son corps d’origine, ce qu’il fait en lui collant un gros uppercut parce que y a que ça de vrai, et tout revient à la normale, l’ambassadeur de la paix mondiale est sauvé, et Corrigan qui en a quand même pas foutu une se sirote un café peinard dans son canapé, tu parles d’une récompense.


Freytaw, je te déteste. Cordialement.