Dans le hollywood d’aujourd’hui, lancer un projet de série TV ne coûte pas bien cher, à l’heure où ceux ci se multiplient, adaptant comic books, romans, et servant de spin-offs ou de réécritures de classiques du cinéma. Dans le registre BD, après Lucifer, Preacher, les DMZ et Scalped qui ne donnent plus signe de vie, les productions CW et les (nombreux) projets issus d’autres éditeurs, il n’y a décidément pas que les super-héros qui trouvent grâce aux yeux des producteurs. Dernière oeuvre en date du registre creator owned à parler adaptation : Global Frequency de Warren Ellis.

C’est Jerry Bruckheimer, producteur de référence chez Walt Disney (Pirates des Caraïbes, Lone Ranger, Prince of Persia) qui s’occupera de réaliser le pilote, d’ores et déjà commandé par les pontes de Warner Bros. TV, à destination de la Fox. A l’écriture, on retrouvera Rockne S. O’Bannon, scénariste (entre autres) de la série Defiance et du film Alien Nation, avec une assistance peu précise de Warren Ellis, annoncé en producteur exécutif parmi d’autres noms.

Parue en 2001, la maxi-série en douze numéros est issue de l’imprint WildStorm de Jim Lee. Après son rachat en 1999, WildStorm continua d’offrir de nombreux comics issus des grands noms de l’industrie, sous l’égide de DC, tels que Brubaker, Moore ou Warren Ellis, qui partit ensuite pour les plus vertes prairies d’Avatar Press, en laissant derrière lui Planetary, Global Frequency ou Desolation Jones, republiés par Vertigo après l’arrêt de Wildstorm en 2010.

La série se focalise sur l’organisation secrète Global Frequency (d’où le nom ! Et oui !), chargée de gérer les dangers liés aux projets gouvernementaux (et parfois paranormaux) tenus secrets, sous les formes les plus variées. Agents de renseignements mais aussi de terrain, les hommes de Global Frequency sont autant d’espions que de militaires, communiquant entre eux par un réseau téléphonique permettant une surveillance constante par le seul personnages récurrent des douze numéros, Aleph. La série a ceci de particulier que chaque numéro fonctionne comme un stand-alone (Ellis a d’ailleurs précisé avoir calqué le mode d’écriture sur celui d’une série télé), y compris au niveau du dessin, où l’on retrouve un artiste différent par épisode, dont David Lloyd, Gene Ha ou encore Lee Bermejo.

Si ce nouveau projet semble bel et bien commandé et validé par Warner, ce ne sera pas la première fois que Global Frequency atterrit dans la pile de projets d’un producteur d’hollywood. Un pilote, tourné et leaké sur la toile, avait déjà été commandé en 2004, mais n’avait pas donné suite, malgré un bon accueil du public et de l’auteur lui même. Espérons que celui ci sera d’une nature plus convaincante aux yeux des décideurs – si la qualité est au rendez vous, ce à quoi on répondra par la prudence. En attendant, vous avez le droit de lire le comics, et tout Warren Ellis en règle général (si si, je vous jure : vous avez le droit).

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