Superman/Wonder Woman #13
Les points positifs :
  • Classique mais efficace
  • C’est franchement beau
  • Un cliffhanger intriguant
Les points négatifs :
  • Beaucoup trop classique
  • Wonder Woman ne sait pas s’habiller
  • La tête de Wonder Woman en civil

“Date night over” – Wonder Woman


  • Scénario : Peter J. Tomasi – Dessins : Doug Mahnke – Couleurs : Tomeu Morey


Une autre série qui fait peau neuve ce mois-ci, et dans laquelle on retrouve encore Wonder Woman, c’est la série en laquelle personne ne croyait, basée sur une relation que l’on pensait tous totalement artificielle… et pourtant… cette série c’est Superman/Wonder Woman. À l’écriture on retrouve Peter J. Tomasi, le grand spécialiste des duos et aux dessins ce n’est rien d’autre que Doug Mahnke. Une équipe quatre étoiles pour une série qui a très vite su nous séduire et rendre crédible la relation entre Superman et Wonder Woman.

Première chose à noter, chez DC Comics on se moque du caractère des personnages puisque chacun fait comme il veut pourvu que ça serve l’histoire. Je fais directement allusion au début du numéro qui nous donne une Wonder Woman complètement froide et limite sans cœur alors que par ailleurs elle a quand même eu une sorte de relation avec un homme humain et qu’elle ne débarquait pas de son île la veille de l’attaque de Darkseid. Superman n’est pas forcément mieux loti, enfin si puisque pour le coup c’est le stéréotype du super héros qui se permet en plus donner des leçons alors que normalement à cette époque-là, c’était juste un gros con. Bon ce n’est pas non plus le gros point d’intérêt du numéro mais en tout cas ça ne replace pas les personnages correctement dans leur contexte et surtout leur évolution en trois ans. Au-delà de ce petit souci, Peter J. Tomasi que j’attendais comme le messie sur cette série préfère jouer la sécurité. Plus classique tu meurs.

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On commence par un petit tour dans le passé pour montrer les personnages de l’époque, puis retour dans le présent alors que Clark et Diana s’apprêtent à passer une soirée en amoureux, mais patatras, des méchants attaquent et la soirée est terminée avant même d’avoir commencé. Du coup même si c’est efficace c’est un peu la déception. Bon on comprend très bien que pour un premier numéro l’auteur ne veuille pas trop se mouiller pour nous préparer une suite un peu plus surprenante, je l’espère. C’est donc scolaire au possible mais aussi bien équilibré. L’intimité du couple, ou plutôt la partie « humaine/normal » du couple a droit à autant d’espace que l’action digne des meilleurs blockbusters. On apprend donc que Wonder Woman à des goûts douteux en ce qui concerne l’habillement, que Superman est plus efficace qu’une machine à laver ou encore qu’ils préfèrent prendre le taxi plutôt que voler directement à leur lieu de plaisir alors qu’ils étaient dans les airs quelques instants plutôt. D’ailleurs Diana ne sait pas s’habiller, Clark pourrait lui donner des leçons à tel point qu’il pourrait directement sortir d’un shooting pour GQ. Ou alors c’est à cause de Mahnke qui a trop dessiné Bruce Wayne

L’autre pointure qu’est Doug Mahnke est, disons le franchement, sûrement au top de sa forme. Les pages sont détaillées au possible, et il est aussi à l’aise dans les moments calmes que dans l’action. Autant dire qu’il est ici chez lui. Toutefois, malgré un talent évident, je trouve qu’il a un problème avec la tête de Wonder Woman lorsque celle-ci est habillé en civil, à la limite de l’excentricité d’une drag-queen alors que par la suite le problème n’est plus. Pareil pour Superman qui a parfois une tête vraiment louche proche d’un psychopathe alors qu’à d’autres moments il lui donne presque trop de grâce. L’autre GROS GROS problème c’est que j’ai juste l’impression qu’il a oublié que Clark Kent porte des lunettes. C’est bien simple, le mec se balade partout sans ses lunettes légendaires. Pareil pour son costume. Il peut apparaître et disparaître dès que Superman le souhaite, pourquoi le garder sous sa chemise ? Ceci n’est qu’un détail mais pour les lunettes c’est incompréhensible et surtout, comment ça se fait que personne n’a relevé la chose chez DC ? J’ai peut-être loupé quelque chose ? En tout cas la deuxième partie du numéro est bien meilleure que la première, à mon humble avis. Les personnages sont classes, autant les héros que les vilains. La puissance de ces derniers est très bien retranscrite à l’image et mettent d’ailleurs Superman et Wonder Woman en difficulté un peu trop facilement. C’est probablement pour artificiellement renforcer l’effet du cliffhanger.

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Superman/Wonder Woman #13 applique une recette classique mais efficace, sans aucune surprise. On suit tout de même le numéro avec un certain plaisir puisqu’il a la chance de flatter la rétine grâce à un Doug Mahnke en grande forme. Les quelques soucis de caractérisation sont assez vite oubliés et l’on croise les doigts pour le génial Peter J. Tomasi nous fasse un peu plus vibrer avec les prochains numéros de cette série qui a tout pour plaire.

4 Commentaires

  1. Les visages sont vraiment pas possibles. Diane avec une tête de travlo botoxé et Clark avec un regard de violeur ou un physique de mannequin, non vraiment, Doug, tu crains là. Côté scénario, c’est vraiment pas assez introductif pour qu’on en dise grand chose, même si j’aime bien le duo de vilains, avec leurs répliques de gros branquignoles de série B.

  2. Je trouve ça très moyen. Le scénar donne un peu l’impression de balancer aux orties ce que l’on peut voir ailleurs et les visages des personnages ne sont vraiment pas adaptés aux personnages par moment. Heureusement qu’il y a deux méchants qui viennent mettre le bazar dans tout ça pour offrir un peu d’intérêt au truc, et surtout cette fin qui (pour moi) a l’air d’introduire un nouveau personnage qui pourrait promettre de bonnes choses pour la suite.

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