Batman et Robin Tome 2
Les points positifs :
  • Une bonne caractérisation
  • Tous les Robin font leur apparition
  • Une super colo
Les points négatifs :
  • Pas vraiment de ‘guerre des Robin’ en tant que tel
  • Des visages pas toujours réussis
  • Des méchants qui manquent un peu de développement

« Damian, je suis fier de toi. » – Bruce Wayne


  • Scénario : Peter J. Tomasi – Dessin : Patrick Gleason, Lee Garbett, Andy Clarke, Tomas Giorello – Couleur : John Kalisz, Allen Passalaqua, Hi-Fi
  • Collectionne: Batman and Robin #9-14 + #0


Le duo Tomasi et Gleason revient en force pour ce deuxième tome des aventures de Batman et Robin, incarné par Damian Wayne. Entre deux croisades contre le mal, Damian décide de se mesurer à ses prédécesseurs pour (se) prouver qu’il est le meilleur Robin. Ce tome contient aussi Batman et Robin #0 qui revient sur les origines de Damian et raconte comment il s’est retrouvé sous la responsabilité de Bruce.

Batman et Robin Tome 2

Trois autres histoires principales sont racontées dans ce volume. La première revient sur l’événement de la Nuit des Hiboux qui avait impliqué toute la Bat-family et dont l’action principale est rassemblée dans BATMAN Tome 2 (Snyder, Capullo et al.), La Nuit des Hiboux. La seconde histoire implique un gang de ‘Bat-amochés’ (en gros des types qui en veulent à Batman parce qu’il leur a botté les fesses) qui sème la panique dans Gotham en imprimant le bat-logo au fer rouge sur la poitrine de tous ceux qu’ils croisent. La dernière histoire implique une secte glauque à souhait qui transforme ses adeptes en ‘zombies’ avides de chair fraîche. Sur les numéros qui racontent cette histoire, Tomas Giorello remplace Patrick Gleason sur certaines planches. C’est un peu étrange à la lecture mais, personnellement, je trouve les dessins très réussis et le style me plaît beaucoup. Par contre, il dessine Damian avec une allure beaucoup plus ‘adulte’, donc au premier regard je me suis demandé s’il s’agissait bien de lui et non de Tim.

Batman et Robin Tome 2

Pour ma part, j’ai trouvé la narration beaucoup plus dynamique que dans le tome précédent. Tomasi fait alterner moments d’actions, confrontation entre personnages et ‘séquences émotion’. De plus, le dynamic duo est confronté à des ennemis originaux, dans le sens où ils ne font pas forcément partie de la mythologie hyper connue de Batman. Voir Batman et Robin se battre contre le Pingouin ou Killer Croc aurait été redondant. Ici, Tomasi apporte de la nouveauté et de la fraîcheur avec des vilains de son cru. La problématique de la relation BruceDamian est développée dans ce tome aussi, mais on sent qu’elle est en train de s’améliorer. Le tome se termine sur un moment ‘familial’ très émouvant, j’en ai presque eu la larme à l’œil.

Par contre, malgré le titre, la ‘guerre des Robin’ ne prend pas une place principale dans le tome. Ça pourrait gêner mais, de mon côté, en dehors d’une légère déception (j’aurais bien aimé voir Damian mettre la pâtée à Dick, ou vice-versa) ça ne m’a pas autrement dérangé car, à mon avis, les autres histoires sont plus intéressantes. Par contre, on sent bien la rivalité entre les différents (ex-)Robin, surtout Tim et Damian. Ce dernier provoque en permanence Drake qui, un beau jour, perd son calme… s’ensuit un combat épique. La relation JasonDamian est aussi très épineuse, le jeune Wayne sachant exactement où appuyer pour faire mal. Par contre, entre Dick et Damian, il y a peu de rivalité et on sent que Grayson est un peu la seule personne que Damian écoute.

Batman et Robin Tome 2

Du côté dessin, le découpage des cases est très intéressant. Une bonne alternance entre gros plans et plans plus larges, les scènes d’actions sont rendues à merveille et Batman apparaît plus impressionnant (et badass !) que jamais. J’adore la manière que Gleason a de dessiner Damian, avec sa tête large et sa moue (‘pffff’). Par contre, même remarque que pour le tome précédent, lorsque les personnages sont en civil, certains visages sont un peu ratés, surtout au niveau des yeux… ce qui, entre nous soit dit, est certainement dû à l’encrage de Mick Gray. C’est dommage parce que sans cela, ce serait un sans-faute car la coloration de Kalisz colle à point au trait décidé de Gleason.

En résumé, une bonne lecture, pour ma part beaucoup plus appréciée que le tome précédent (oui, je sais, plein de gens l’ont adoré mais moi pas). Le fait qu’il y ait plusieurs histoires racontées à la suite, entrecoupées par des moments où les personnages sont ‘en civil’, donne beaucoup de dynamisme à la narration. La caractérisation est bien faite (même si Damian passe parfois un peu pour un psycho), j’aime le fait d’avoir tous les hommes de la Bat-family rassemblés à certains moments et je trouve intéressant la manière dont les relations entre les différents personnages sont exploitées. La seule chose à regretter serait un peu d’approfondissement du côté des vilains (on ne sait pas trop d’où Terminus vient) mais j’imagine que c’est inévitable lorsque les histoires sont racontées en deux ou trois issues maximum. On espère que l’équipe créative de Batman et Robin nous livrera, si ce n’est du meilleur, au moins un travail équivalent pour la suite.