Review TV : Arrow – Saison 3, épisode 5

Les points positifs :
  •  Un bon rythme
  •  Des clins d’oeil sympa
  •  Un cliffhanger franchement inattendu
Les points négatifs :
  • Des origines incomplètes
  • L’intrigue qui avance peu
  • Des clichés à éviter

“In college, we were hacktivists.” – Felicity Smoak


  • Réalisé par Michael Schultz  Écrit par Ben Solokowski, Brian Ford Sullivan  5 novembre 2014

Après plus de deux saisons entières à l’avoir côtoyée, nous découvrons enfin dans cet épisode qui est Felicity Smoak et quel était son style vestimentaire il y a cinq ans. Adulée par les fans du duo Olicity, détestée par d’autres, c’est un personnage qui n’en laisse que peu indifférents. Cet épisode, qui fait une petite pause dans l’intrigue générale, nous en apprend un peu plus sur cette informaticienne.

Durant ces 40 minutes, Felicity sera rattrapée par son passé, que l’on découvrira notamment au travers de flashbacks qu’on peut aisément différencier du présent. Pour Oliver Queen, c’est ses cheveux longs qui changent, pour Felicity, son style gothique avec des cheveux noirs à mèches violettes et un rouge à lèvre bien foncé. Comme d’habitude dans les épisodes d’Arrow, les flashbacks viennent ponctuer l’épisode pour enrichir l’enjeu des personnages. Certes, c’est une bonne idée de vouloir approfondir la demoiselle Smoak de cette manière, malheureusement pour les fans de la jeune blonde, ils sont très incomplets et c’est d’autant plus frappant en comparaison avec la série The Flash qui choisit des flashbacks beaucoup plus pertinents. Finalement on en apprend assez peu durant les séquences du passé, ou du moins tout ce qu’on apprend est raconté ensuite par Felicity dans le présent, par contre certains éléments, qui seraient bien plus intéressants pour le spectateur, ne sont qu’évoqués oralement. Par exemple un événement terrible concernant le premier amour de la jeune blonde à lunettes vient un peu de nulle part alors qu’absolument rien dans les flashbacks ne laissait entendre ce qui allait arriver. Comme ce moment n’est pas souligné, on ne comprends pas pourquoi il existe et ça rend la révélation de qui est le vilain de l’épisode franchement pas intéressante et encore moins surprenante.

Malheureusement, même dans le présent, l’intrigue de l’épisode manque déjà cruellement d’intérêt puisqu’on comprend dès le début de l’épisode ce qui va se passer, ou alors les rares surprises qu’on y trouve sont tellement plates que j’ai de la peine à les appeler des surprises. L’intrigue de base, qui est quand même l’action la plus intéressante puisqu’elle se développe sur plusieurs épisodes, est bien en retrait ici, au profit d’une histoire anecdotique pour ceux que Felicity n’intéresse pas ou alors frustrante pour ceux qui aimeraient la connaître mieux. Le thème de l’épisode semble tourner autour de la famille, qu’on doit aimer et qui est très importante dans notre vie, un thème pas bien intéressant qui souligne des évidences abordées, de plus, avec une surdose d’eau de rose (non, la rime n’était pas voulue, mais maintenant qu’elle est là il faut savoir l’apprécier) et les yeux de Felicity qui pleurent tellement qu’on pourrait presque se laver les mains en-dessous. C’est ici une performance qu’on peut laisser à l’actrice, elle est capable de pleurer en continu à grosses gouttes, peu importe la situation, pendant une très grande partie de la saison.

Malgré tous les défauts que je suis capable de trouver à cet épisode, il y a quand même eu quelques bonnes choses. En tout cas deux, on va dire. Premièrement, même si les râleurs pourraient encore déplorer la porteuse du costume, le style gothique de miss Smoak est un clin d’œil évident au personnage de Death, issu de l’univers de Sandman scénarisé par le célèbre Neil Gaiman. Personnage très intéressant et très populaire de chez Vertigo, c’est quand même sympa de la part de la série de nous faire penser à quelque chose qu’on aime. En plus de cela, vous pourrez remarquer sur l’image ci-dessus le t-shirt du jeune homme, avec un être qui ressemble à s’y méprendre à l’emblématique ennemi de la Justice League : Starro. Alors même si je suis systématiquement dégoûtée quand je vois ladite étoile de mer extraterrestre géante, la référence est quand même chouette. Finalement, un vrai bon point qui soit plus qu’un t-shirt, c’est le cliffhanger final qui tient bien son rôle. Dans les hypothèses à propos du personnage qui a tué Sarah, je n’ai vu personne trouver le véritable meurtrier (enfin, après il y a toujours celui qui exécute et celui qui tire les ficelles, mais quand même). Si je me méprends et que vous aviez vu juste, je vous invite à l’indiquer dans les commentaires avec preuve à l’appui pour me permettre de réparer mon tort.

Des flashbacks mal choisis, un ennemi trop peu développé pour être intéressant, les défauts se multiplient dans cet épisode qui n’est pas de très bonne qualité. L’intrigue générale est complètement oubliée au profit d’un approfondissement du personnage de Felicity bien trop incomplet pour justifier sa présence ici. Quelques détails sympa aident à garder les yeux dirigés sur l’écran mais n’aiderait pas assez l’épisode pour qu’il soit considéré comme plus qu’anecdotique. 


UN DEUXIÈME AVIS C’EST BIEN AUSSI !!

Felicity, c’est un peu la CW. Elle peut être drôle, mimi, sympa, attirante par moments – et puis, le lendemain ou la semaine suivante, on ne la supporte plus, ses défauts transparaissent au détriment du reste, elle en devient pesante et son charme disparaît. Cet épisode (qui fera plaisir à notre Riddler préféré) est une parfaite mise en abyme de cette dualité de tons entre un personnage et une chaîne, avec des codes aussi immobiles que difficiles à subir semaine après semaine au bout de trois longues années (treize si vous comptez Smallville. Est ce que vous comptez Smallville ?). Il s’agit ici d’un filler, dont le but est l’exploration du personnage de Felicity. Jeunesse, amour, complexe maternel, le portrait dressé par Andrew Kreisberg autour de la création dont il est (j’en suis persuadé) le plus fier est appesanti sous une somme de clichés, dont on s’accommodera plus ou moins bien selon l’humeur. En résumé : intrigue bancale, rythme curieux, méchant expédié, un ou deux deus ex machinas mal justifiés (la transition de Felicity en Death de Sandman à son look de BCBG geeky, on peut en parler ?), ne reste que les vingt dernières secondes pour vous donner envie de passer à la suite (ou le décolleté de maman Smoak, à vous de voir) pour justifier l’intérêt de cet épisode aux non-fans de Felicity, qui ne sont vraisemblablement pas la cible de cette semaine. Pas d’inquiétudes si vous êtes dans cette catégorie : au global, l’avantage d’un filler, c’est que vous pouvez le sauter pour aller directement au suivant. Alors, heureux ?

– Corentin

31 Commentaires

  1. Maman Smoak m’avait un peu fait peur sur les photos, mais le rendu final n’est pas si catastrophique que ça.

    Sinon je confirme que le gros de l’intérêt de l’épisode se trouve dans les 10 dernières secondes.

    • Disons que moi je me suis pas ennuyée non plus, j’ai une grande capacité à m’intéresser à n’importe quoi, mais niveau contenu j’ai trouvé franchement mauvais mais peut-être que si tu t’attends à un truc nul tu seras surpris en bien!

      • D’accord… Étant un grand fan de Green Arrow ça me rend triste de voir que la série devient de moins en moins bien… Menfin je me mets devant…. Je verrai bien.

  2. Je trouve cette épisode bien meilleur que celui de la semaine dernière mais les notes disent le contraire.

    On en apprend plus sur Felicity, on retrouve Ray Palmer (autant j’avais pas trop aimé l’acteur dans Superman autant en Ray Palmer j’adore !), Le cliff de fin est surprenant mais trop facile et rapide, quelqu’un d’autre doit tirer les ficelles. En plus si il y a l’apparition de Brother Eye ou les prémices de ce que pourrait être Brother Eye en espérant que ce n’est pas juste un petit Easter Egg.

    Les relations n’avancent pas par contre, Ray montre un intérêt certain à Felicity mais elle semble toujours le fuir, Théa et Oliver sont soient disant honnête mais se mentent toujours autant sur une bonne partie de leur vie.

    Sinon attention à l’overdose de Felicity, d’accord c’est un peu la mascotte de la série en ce moment tout le monde l’aime mais bon.

  3. Totalement d’accord avec les avis, un épisode filler dispensable qui n’a d’intérêt que pour les fans du perso. Je me suis ennuyé, ça reste moins naze au final que l’épisode précédent qui était une simulation de facepalm.

  4. Je viens de finir de regarder et franchement, je dois avouer que j’ai trouvé cet épisode nettement meilleur que le précédent… Après, peut-être qu’effectivement je m’attendais à trop mauvais et que du coup j’ai trouvé bien… Je suis le seul à avoir trouvé que le jeu d’acteur (notamment de Stephen Amell) était meilleur cet épisode, ou c’est juste une impression ?
    Par contre, je suis d’accord avec l’avis de Maddy, les origines sont… Ben en fait j’ai pas bien vu où elles étaient. C’est assez incomplet. Et par pitié, virez-moi cette robe bleue -_-
    Et le cliffhanger… OH-MON-DIEU. Je ne m’y attendais mais alors pas du tout ! Vite la suite ! :)

  5. Épisode rythmé mais qui reste moyen. Un épisode un peu remplissage qui permet de faire évoluer (très) doucement les relations entre les personnages.
    Mais il porte très mal son nom, on ne sait au final que peu de choses des origines de Felicity et on ne sait toujours pas trop comment elle a finit au service informatique de Queen Consolidated !
    Sinon une sacrée fin qui promet pour la suite et une dernière petite note sur l’épisode… C’est quoi cette cagoule pour Diggle ???

    • Bah personnellement je préfère parceque je trouvais ça idiot que Ollie et Roy (et même Sara) se baladent masqués alors que lui y aller gueule découverte…

  6. Alors : – Laurel, on l’a pas trop vu donc ça passe (mais quand on l’a vu elle a fait n’importe quoi)
    – Felicity, j’ai pas aimé. Origine inintéressante, mère idem
    – Ray Palmer, trop bien. Comme d’hab
    – le cliff de fin, je doute. On entend un arc qui se tend dans l’épisode 1
    Episode bof, en conclusion

    • @lerhak c’est vrai qyon entend un arc qui se tend, surtout que Roy avec ses mains, lancé des flèches sans le mirakuru… Ahem
      Et putain Brandon Routh en Ray Palmer, il cartonne ce con!!!! Il est excellent!
      Qui pour un spin off sur Ray Palmer??? ^^

    • oep je me suis dit la même chose pour l’arc qui se tend puis roy est un peu un bizu encore donc c pas lui lol

    • Non mais Laurel c’est une catastrophe. J’ai presque eu de la peine pour elle quand son vieux lui fait la morale sur son attitude récente, le jeu d’actrice qu’elle dégage m’a évoqué un animal à l’agonie sur une aire d’autoroute, c’est juste pas possible.
      Je m’étonne que cette nana ait réussi à devenir actrice (c’est l’instant où je me lâche^^), même sur le plan physique, y a des filles sans talents beaucoup plus jolies, même sur la CW.
      Et ouais, Ray Palmer, baaah Brandon Routh quoi. I told you so, Superman Returns was a great movie.

      • Nan mais Katie Cassidie est pas si mauvais actrice que ça faut arrêter (j’ai pas dit bonne actrice ou excellent hein, attention) et je prédit quelque chose de plus intéressant quand elle deviendra Black Canary et qu’ils en auront fini avec la mort de Sara.
        Regardez “The Scribbler” (pas un chef d’œuvre mais sympa) ça donne une idée de ce qu’elle peut faire (perso je ne l’ai pas reconnue avant de voir son nom au générique).

        • Honnêtement, quitte à ouvrir le débat, je trouve (mais vraiment hein ^^) que c’est une actrice effroyable. Mauvaise actrice c’est pas le terme qui convient, parce qu’il y a de mauvais acteurs qui font leur possible, qui essayent, sincèrement, ou qui s’évertuent à appliquer des codes par paresse. Là, c’est un autre niveau. Katie Cassidy n’est JAMAIS juste ^^ c’est dingue, c’est même rarissime.
          Et je ne le dis pas parce que c’est cool de trasher ou par élitisme mal placé. J’adore Stephen Amell tout en ayant conscience de ses limites, et j’adore Arrow parce que je sais ce que je regarde devant. Honnêtement, ça me gave de voir le personnage de Laurel, parce qu’elle ternit une série que j’apprécie. Et ça m’insupporte.

  7. J’ai retenu la phrase: “You were right”
    Avec “maintenant on se dit tout”, j’ai l’impression de l’entendre partout.

    J’adore Ray Palmer, presque autant que John Barrowman, il m’avait manqué la semaine dernière. Il remplace un peu Felicity à ses débuts je trouve.

    Sinon pas d’accord avec Corentin (la transition de Felicity en Death de Sandman à son look de BCBG geeky, on peut en parler ?). Avant l’épisode j’ai eu peur de ça, mais bon la mort de son copain ça peut être un bon motif (ok elle passe du tout au tout)

    Je ne m’attendais pas du tout au cliffhanger, même si je pense comme tous les autres.

    • Je ne dis pas que la mort de son copain n’est pas un bon motif, je critique l’application de cette transition. J’entre dans la salle de bains, ok, je suis vaguement gothique, hackeuse et étudiante en deuil, je ressors en blonde cadre sup, j’ai déjà refait toute ma garde robe, je porte la même coupe de cheveux et la même paire de lunettes que j’aurais cinq ans plus tard, c’est n’importe quoi. On dirait Loïs et Clark quand Superman tournait sur lui même pour passer du mode Clark Kent au mode super-héros ^^ Elle aurait tout aussi bien pu juste se couper les cheveux, je sais pas, pour le symbole.
      Ce qui est étonnant c’est qu’il y a des personnages pour lesquels ils sont plus subtils que ça. L’évolution psychologique d’Oliver a toujours été beaucoup mieux écrite à travers ses flashbacks. D’où le paradoxe Felicity : Kreisberg l’aime et veut la montrer au monde entier comme un papa qui emmène son fille au square pour la présenter à tout le quartier, mais il est incapable d’en faire quelque chose d’intéressant ^^

  8. Episode sympa mais plus. La mère bon ben elle me dérange pas mais on la verra sans doute plus, donc bon. Pour la robe, c’est unpeu stéréotypé mais ça va avec la vision qu’ils ont du perso. La fin remonte un peu son perso, qui est un peu inutile la première moitié de l’épisode.
    Par contre, je trouve que c’est plutôt Emily Brett Rickard qui m’a gêné dans son jeu. Sa diction était bizarre.

    Sinon Brandon Rough, ben je crois que c’est mon perso préféré de la saison. Mon dieu quel kiff !!!

    Vivement le prochain épisode, qu’on comprenne un peu, même si comme bcp, je pense que c’est moins évident qu’il n’y parait.

  9. Pas un épisode exceptionnel mais pas si pire que ça.
    Ok, Felicity porte mal la perruque (on voir même un raccord sur le front à un moment), ok c’est léger comme origine et ne sert que de prétexte au méchant du jour mais on à vu pire.
    Disons que c’est un épisode dispensable mais qui contient son petit lot de fan service (futur Brother Eye ? ça serait raccord avec OMAC, Lady Death c’est sympa comme idée, Staro, Myron Forest, je vous donne pas tous les easter eggs mais comme ils disent sur un autre site, c’est une omelette cette semaine).
    Quand au cliff de fin d’épisode, je suis partagé.
    D’un côté ça me semble pas possible, de l’autre ça me semble possible (résurgence de Mirakuru ?)…wait and see…

  10. Je n’ai pas vraiment apprécié cette épisode, bien que le cliffhanger était pas prévu. Ray et Laurel m’intriguent de plus en plus en tout cas. Mais j’ai trouvé cette épisode assez moyen.

  11. A un moment donné dans l’épisode quand Felicity et Ray parle d’invention, il y a Ray qui lève le sourcil quand il,dit que même les plus petites inventions sont les meilleurs… Aurait-il déjà trouvé le moyen de rapetisser a la taille d’un atome?… Telle est la question… ^^

  12. Le coup de se laver les mains avec les larmes de Felicity m’avait fait rire, mais après avoir vu l’épisode je suis d’accord. En fait, je trouve que Ray Palmer est le seul point positif de l’épisode. Le reste c’est juste gros, caca et inutile. Tout est joué d’avance et vraiment prévisible. J’espère que le prochain sera mieux (en même temps ce sera pas bien difficile)

  13. Un épisode très moyen, on fait la part belle à Felicity et son passé de super “hacker” qui s’en être inintéressant, n’apporte rien à l’intrigue, sans parler du cliché de la mère bimbo qui fait sourire sans plus.
    Du coup l’intrigue principale, elle, n’avance guère et l’ennemi de l’épisode était prévisible et sans grand intérêt.
    J’attends de voir l’évolution de Laurel au fur et à mesure, son personnage prend de l’épaisseur. Et surtout il me tarde de revoir Ras’Al Ghul sur le devant de la scène, ça promet un sacré combat.

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