Lectrices, lecteurs, si vous le ne saviez pas encore, il faut que je vous apprenne que même si le mords change de bouche d’un Showcase à l’autre, la passation se fait toujours sous le regard attentif de Freytaw, ultime autorité sur cette rubrique hebdomadaire. Ainsi, lorsque, innocemment, on y voit apparaître un numéro de Jonah Hex, ou même encore un autre, ce n’est pas que un hasard du calendrier. Non, ce qui se passe, c’est que Freytaw, secondé par Skeetsaltère le passé pour que les numéros de son choix coïncident avec les jeudis Showcase. Mais, que ça reste entre nous hein, et toi inclus Freytaw, qui a dû être amené ici par les notifications emails qu’ont entraînées les deux liens vers tes Showcase sur Jonah Hex.

À ce stade, je devine une question sur vos lèvres érubescentes (ou je l’invente dans le cas où vous ne vous en poseriez aucune) : comment se fait-il que la proportion de numéros impliquant Booster Gold soit si faible, si c’est réellement Freytaw le grand manitou de cette rubrique ? Excellente question, lecteurs, si je puis me permettre de m’adonner à quelque flatterie avant de formuler un élément de réponse, en réalité double. D’une part en effet, de la même manière qu’au-dessus de Dieu règne Dan Didio, au-dessus de Freytaw il y a Edge et Nathko ! Et, à la différence de Freytaw, ceux-ci pensent (parfois) à vous, lecteurs, en nous interdisant de vous submerger de tel personnage ou en censurant telle pique à l’encontre des fans de Marvel qui se glisserait discrètement dans nos lignes, ou encore en nous recommandant de ne pas faire trop traîner les intros de nos Showcase, qui, si personne ne fait rien, vont bientôt se résumer à de longues digressions privées agrémentées d’illustrations d’un numéro choisi au pif.

L’autre raison qui explique cette relative absence de l’homme en gold and bluuUUUUUE, c’est que Freytaw se sert de la rubrique Off My Mind comme exutoire à sa tendresse pour Booster Gold, la moindre rumeur étant prétexte à un épanchement de mots doux et d’espoirs fragiles. Ceci explique pourquoi vous êtes restés épargnés par Booster Gold dans ce coin, jusqu’à aujourd’hui, car le scélérat a réussi à déjouer la vigilance des admins en mettant au programme un innocent numéro de Justice League. Même pas Justice League International quoi, comment Edge et Nathko auraient-ils pu sentir l’odeur de Booster Gold ? Et maintenant, c’est trop tard pour revenir en arrière.


En effet, si ce numéro est estampillé Justice League, il s’inscrit bel et bien dans le fameux run de Keith Giffen et J.M. DeMatteis sur la Justice League International avec lequel la rédac (comprenez : Freytaw) ne cesse de vous bassiner les oreilles. L’explication, c’est que justement après le numéro #6 qui fait l’objet de ce Showcase, la série s’est renommée Justice League International en gardant la numérotation, démarrant ainsi au numéro #7. Plus tard, la Justice League International se scindera à l’issue du numéro #25 en la série Justice League America, qui reprenait au numéro #26 les aventures de la succursale américaine, tandis qu’une nouvelle série Justice League Europe, également écrite par Keith Giffen et J.M. DeMatteis, démarrait au numéro #1 en suivant l’ambassade de Paris de la JLI, mais ceci est une autre histoire.

Dans le récit qui nous intéresse, la Justice League International est composée de BatmanMartian ManhunterBlue BeetleMister MiracleBlack CanaryGreen Lantern (Hal Jordan Kyle RaynerJohn Stewart peut-être ? Perdu ! C’est Guy Gardner qui occupe le poste, mais le guignol ne tient pas un grand rôle dans ce numéro, vous pouvez donc rester encore un peu). S’y ajoutent encore Captain Marvel et Dr Fate, que l’équipe se met justement en idée de secourir, tandis que ces deux-là ont été fait captifs par un mystérieux individu connu sous le sobriquet de Gray Man, teasé depuis plusieurs numéros (histoire de vous rafraîchir la mémoire). Vaincre Dr Fate et Captain Marvel, il faut le faire quand même ! Le Gray Man n’est en effet pas dépourvu de capacités, puisqu’il tire une quasi-omnipotence des fameux Seigneurs de l’Ordre et du Chaos, contre lesquels il s’est rebellé, et qui constituent également les maîtres auxquels répond Dr Fate. Vont-ils réussir à tirer leurs amis de cette situation précaire ? Et quel rôle s’apprête à jouer le Creeper, dépêché sur les lieux du désastre sans que personne ne l’ait convoqué ? Pour avoir ces réponses, il faudra malheureusement lire le numéro (et le suivant d’ailleurs, puisque l’arc avec le Gray Man trouve sa conclusion dans le Justice League International #7).

Au cas où vous n’êtes pas familiers avec l’esprit de la JLI de Giffen et DeMatteis, sachez que c’est une franche tranche de rigolade. On y trouve parmi les meilleures lignes de dialogues de toute l’histoire de DC Comics, les blagues fusent à chaque page et frappent juste à tous les coups. Cependant, le vrai exploit c’est que tout en ne se prenant pas au sérieux, les auteurs ne passent pas à côté de personnages plus sombres, comme Batman, qui même s’il apparaît un peu comme le rabat-joie de l’équipe, garde son autorité et son rôle de stratège. De fait, Giffen et DeMatteis maîtrisent parfaitement le mélange de second et premier degré, autrement dit, ils concoctent le comic book idéal : c’est à la fois thrilling (ow yeah je talk english yeah yeah) et marrant ! Le portrait du villain en est un exemple : The Gray Man est un personnage très premier degré, qui tient dans ce numéro une longue tirade qui dépeint la solitude séculaire dans laquelle l’ont plongé les Seigneurs de l’Ordre, dans une caractérisation de vilain très ‘classique’, mais, assortie de ses pouvoirs quasi illimités, amène tout de même un sentiment de menace réelle au-dessus de la tête de nos héros. Et juste après, les auteurs sont capables de nous faire éclater de rire avec une scène où Booster Gold, tombant dans le vide à  côté de Black Canary, lui demande “Euh, excuse-moi, je suis pas très au fait des pouvoirs de chacun vu que je viens d’arriver. Tu sais voler toi c’est juste ?” Et Canary qui lui répond : “Non.” “Non ?” “NON !” “Oh.“. Oups.

Des personnages outrageusement attachants (même Guy Gardner à la longue, c’est dire), un bel esprit d’équipe, des intrigues tout de même trépidantes qui ne se limitent pas à un cocktail de blagues (songeons au bref séjour sur Apokolips un peu plus tard, contraste parfait entre le premier degré de Darkseid et le second degré du Lord Manga Khan, toujours dans la dérision). Cette Justice League International reste pour moi, et pour Freytaw, parmi les plus belles pages de DC Comics et on ne saurait trop vous recommander de lui donner sa chance.


Et si vous n’êtes pas convaincu, peut-être que ceci s’en chargera :

4 Commentaires

  1. “Mais, que ça reste entre nous hein, et toi inclus Freytaw, qui a dû être amené ici par les notifications emails qu’ont entraînées les deux liens vers tes Showcase sur Jonah Hex.”

    Sinon, cet article est rempli de calomnies insolentes à mon encontre. Cela ne se passera pas comme ça !
    En plus, faute de pertinence ultime, tu n’as pas pensé à rattaché ce numéro à l’actualité ! Oui, car le run de Giffen et DeMatteis se poursuit aujourd’hui même dans les pages de Justice League 3000 #11, avec le retour du Blue and Gold originel !

    Et ce single, il est sorti quand ? Vilain !

    Bon ok… le reste c’est du bon travail, et tu vend bien la série… Mais méfie toi !

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