Chez DC Planet, on aime faire les choses correctement. Alors voyez-vous quand on a lancé la rubrique Showcase, la règle était simple. Il s’agit, en effet, de présenter un ancien comics, choisi en fonction de sa date de sortie et si possible en réaction à l’actualité du moment. En prenant ça en compte, vous pensez bien qu’Halloween approchant à grand pas, l’idée de choisir une série versant dans l’horreur et le fantastique pour ce numéro nous est venue il y a déjà plusieurs semaines. Cependant après de longs débats agités, nous avons décidé que, non, nous ne tomberons pas dans la facilité. Halloween c’est trop mainstream, c’est même beaucoup trop ‘pop culture’ pour nous… Tournons nous plutôt vers ce cosmique R.E.B.E.L.S Annual #1 sorti en octobre 2009 et en plus, la cinquième semaine du mois, c’est bien la semaine des annuals non ?!

Bon d’accord, je vois bien que vous n’êtes pas dupes et je peux déjà sentir vos regards accusateurs à la lecture de ce paragraphe. Personnellement, je n’ai aucun problème à vous mentir lâchement mais certains membres du staff n’apprécient pas tellement. Alors voilà, la triste vérité, c’est qu’on a juste oublié Halloween bien comme il faut en préparant le planning. Ca révèle cependant une chose, les plannings sont préparés à l’avance ! Oui on se rattrape comme on peut… Je peux même affirmer que Freytaw fait ça avec le plus grand soin mais il est un peu ailleurs en ce moment. Tout ça, à cause d’une sombre affaire de démo vidéo qu’il prépare, dans son plus beau costume de Booster Gold, afin de devenir le nouvel animateur de DC All Access, mais encore une fois, je m’égare… Malgré tout ça, amateurs de citrouilles, de sang, de zombies et autres joyeusetés, n’ayez crainte ! Nous avons bien vite réalisé notre erreur (enfin c’était il y a deux jours) et mon petit doigt me dit que, dès demain, tout s’arrangera avec une petite surprise que l’on vous réserve de ce côté là. Enfin je ne peux en dire plus pour le moment parce que comme dirait Harley, c’est secret et on est très méchants !


Maintenant que tout est dit, retour à là Revolutionary Elite Brigade to Eradicate L.E.G.I.O.N. Supremacy ou R.E.B.E.L.S. pour les intimes (et pour tous les autres d’ailleurs puisque c’est quand même le nom de la série…). Relancée en 2009 par Tony Bedard, la série suit les aventures de Vril Dox et de son équipe à travers le DC Universe. Les origines de l’équipe en question n’ont finalement pas grande importance dans cet annual qui se concentrera plutôt sur celles de Starro The Conqueror. Du R.E.B.E.L.S. sans R.E.B.E.L.S. en somme. Le prologue nous met d’ailleurs tout de suite dans le bain. Un narrateur, dont on ignore l’identité pour le moment, nous fait revivre les premières conquêtes de Starro à travers la galaxie pour prendre le contrôle de planètes et, accessoirement, trouver des ennemis digne de lui. Digne comme la Justice League par exemple, c’est là que Starro The Conqueror a remarqué la Terre pour la première fois. Cependant, la Terre peut attendre, il a d’abord un léger différend à régler avec Vril Dox. Ce dernier ayant essayé de l’enfermer dans un champs de force dans une partie de la galaxie pour stopper sa conquête.

Prologue efficace donc qui pose les bases de l’histoire rapidement pour effectuer la transition vers le premier chapitre, The Doom That Came to Kalanor. Bon, rien que le titre nous fait bien comprendre qu’il ne s’agira pas d’une belle ballade bucolique. La planète se retrouve donc sous l’assaut des troupes de Starro, troupes composées d’ailleurs de toutes les espèces dont il a pris le contrôle jusque là. Pour faire simple c’est une boucherie, sauf que sur Kalanor réside un être qui répond au doux nom de Despero. Vous vous dites que sur le papier un petit Starro The Conqueror vs. Despero ça a de la gueule et ça promet quelque chose d’épique. Sur le papier oui… mais dans les faits ce dernier finit la tête séparée du corps et en deux minutes, l’affaire est pliée. De retour du combat, le conquérant a une petite explication avec son bras droit Astrild Storm-Daughter et nous apprenons que Starro souhaite une chose plus que tout, faire de Vril Dox son esclave.

N’allons pas trop vite en besogne cependant, puisque le deuxième chapitre nous offre les origines de la mystérieuse Storm-Daughter. Nous découvrons qu’elle vivait sur la planète Varidian et qu’elle était considéré comme une Déesse. En effet, elle tire son pouvoir de la force vitale de sa planète, pouvant donc guérir les maladies et faire pousser plantes et nourriture à foison sur ses terres. Les habitants de Varidian vivent donc des jours heureux sous le regard bienveillant d’Astrild jusqu’au jour où Starro débarque, assoiffé de conquête. Storm-Daughter est évidemment la seule pouvant résister quelque peu à la puissance de son ennemi mais pour ce faire, et dans un élan de rage, elle prend en elle toute la force vitale de sa planète. Le résultat est catastrophique et toute forme de vie disparait par sa faute. Starro la laisse là, seule, entourée par la mort et c’est alors qu’elle découvre que la vie, l’amour et tout ça, c’est quand même un peu surestimé et que seul compte le pouvoir. Elle décide alors de rejoindre son ex-adversaire dans sa quête. Comme quoi ce n’est pas compliqué de se faire des amis, il suffit juste de les faire assassiner tous ceux qu’ils aiment…

Nouveau chapitre avec cette fois le conseil des généraux de Starro, tous réunis pour comploter contre Vril Dox. On fait, en particulier, la connaissance de Smite et vous commencez à connaitre la chanson, nous voilà plongé dans un flashback pour découvrir sa rencontre avec Starro. Vous voyez, Smite c’est le genre de mec sympa qui tue uniquement pour le plaisir. Le genre de psychopathe qui dépeuple un monde pour la beauté du geste, jusqu’au jour où il arrive sur la planète Parthon pour faire face à un groupe de quatre surhumains. Pendant douze longues années le combat entre eux durera sans qu’aucun n’arrive à prendre l’avantage sur l’autre. Tout ça, évidemment, va changer à l’arrivée de Starro qui ridiculisera Smite, forçant ce dernier à s’allier avec ses quatre adversaires de toujours. Vous l’avez sûrement deviné, ça ne suffira pas et les quatre surhommes périront tandis que Smite fera le choix de servir son nouveau maitre.

Sans transition ou presque, l’auteur nous amène vers le dernier chapitre et disons le franchement, il a certainement gardé le meilleur pour la fin, avec l’origine du mal, celle de Starro The Conqueror. Bienvenue donc sur la planète Hatorei. On y découvre des gens simples, vivant des vies simples, avec une particularité tout de même puisque tous les habitants sont liés entre eux, télépathiquement. L’union des esprits et la paix ne durent hélas qu’un temps surtout quand une reine Starro débarque sur la planète pour y contrôler ses habitants afin de vivre des derniers jours paisibles en mettant au monde une nouvelle reine. Le contrôle que subissent les habitants de Hatorei ne détruit, cependant, pas le lien télépathique qui les unis mais le corrompt, amenant ces pauvres âmes vers la folie et la mort. Cette folie conduira deux frères, Andrez et Cobi dans un combat mortel. On a tous connu des petites disputes entre frères mais ici, ça se termine quand même par une décapitation, encore une ! Fou de rage, le survivant Cobi parvient à se libérer du contrôle de Starro et à, lui même, prendre possession de cette nouvelle reine et par prolongement de toute l’espèce grâce à son pouvoir télépathique. Ainsi est né Starro The Conqueror.

Au final, Tony Bedard livre un récit intéressant pour ce qu’il raconte, avec les origines d’un vilain majeur, en élargissant sa mythologie. Quant à savoir si c’est pour le meilleur ou pour le pire, je vous laisse seuls juges. Hélas la façon dont tout ça est raconté ne met pas en valeur une histoire qui devient beaucoup trop répétitive à mesure qu’elle avance et que l’on pourrait résumer très vite. Starro est venu, Starro a vu, Starro a vaincu.


En bonus je vous laisse avec ‘Baby Starro The Conqueror’ déjà atteint de la folie des grandeurs à cet âge… Beware The étoile de mer !

2 Commentaires

  1. Ahh c’est triste pas de références à Halloween, pourtant du bons matériels existent, dont un numéro de la Young Justice est super pour l’occasion.

    Mais ça va avec celui-ci, Starro toujours intéressant.

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