Review TV : Gotham – Saison 1, épisode 3

Les points positifs :
  • L’Asile d’Arkham, imposant
  • La guerre des gangs démarre…
  • Oswald Cobblepot
Les points négatifs :
  • Répétitif
  • … mais bien trop doucement
  • Barbara Kean, relou

“I ain’t looking for no girl. I’m looking for a weapon.” – Fish Mooney


  • Réalisé par TJ Scott – Écrit par Ken Woodruff  13 octobre 2014

Gotham est à présent bel et bien lancée et le succès est apparemment assez important pour que la chaîne de télévision FOX se soit risquée à commander une saison entière de 22 épisodes pour cette série policière qui a abordé cette nuit son quatrième, portant le doux nom (pour les oreilles des fans) d’Arkham. Mais le succès n’est pas forcément synonyme de qualité. Alors, cette dernière est-elle au rendez-vous ? Gotham continue-t-elle d’attirer les regards, ou la ville déchue va-t-elle cesser de vous séduire ? Pour ma part, la garce a déjà perdu bien de son charme…

L’histoire, pas la peine de vous la raconter en détails, elle reprend les mêmes grandes lignes que celle de l’épisode précédent. James Gordon et Harvey Bullock chassent un criminel, Oswald Cobblepot se fraie doucement son chemin dans les méandres de la mafia Gothamite, Gordon va faire un petit tour chez les Wayne (histoire de rentabiliser le temps de présence du jeune David Mazouz) avec toujours en ligne de fond le prétexte de vouloir faire honneur à la mémoire des parents récemment assassinés, et on a droit à ces scènes avec Barbara Kean dont on se passerait franchement bien, le côté triangle amoureux – secrets de couple n’étant vraiment, vraiment pas intéressant. Enfin, ça ne regarde que moi, mais j’estime que si je veux ce genre d’histoires, j’irais orienter mes choix vers d’autres chaînes (comme la CW, histoire de taper un peu dessus, parce que c’est toujours bien de taper sur la CW), d’autres séries que celle là. Alors je ne dis pas que l’intrigue n’avance pas : le criminel de la semaine permet de lancer une thématique de guerre de gangs au sein de Gotham, une guerre ma foi pas bien folichonne pour le moment, qui ne consiste pour le moment qu’à assassiner des politiciens qui pourraient influencer dans le vote de la répartition du territoire d’Arkham entre les deux clans. Gageons que les choses aillent crescendo, parce que ça ne bouge pas beaucoup, même si Cobblepot profite de la situation et que Fish Mooney prépare encore et encore son coup contre Falcone. Quant au freak of the week, bah… c’est bien de nous montrer un mec avec des méthodes un brin brutales, mais j’ai largement préféré le Balloonman pour le côté un peu loufoque, un peu plus “comics” qu’il présentait. Là c’est juste un simple tueur à gages, ce qui ne rend pas la chose excitante.

Je crois que ce qui m’a le plus gêné dans cet épisode c’est le manque de rythme. Comme j’ai pu le noter au paragraphe précédent, l’intrigue avance, oui, mais elle avance doucement, bien trop doucement. Et j’ai bien peur que ça ne risque pas de s’arranger maintenant qu’on sait qu’on va étaler l’histoire sur 22 épisodes, et je risquerai bien de décrocher si on continue sur cette lancée pour le restant de la saison. De la même façon, j’ai trouvé les personnages assez mous dans cet épisode – même Bullock qui m’avait bien séduit au départ ne donne pas l’impression de croire à son personnage. Seul Oswald continue à sortir du lot, même si son apparition première, suite au cliffhanger de la semaine dernière, retombe complètement à plat. Mais la transformation du personnage se fait, et j’espère qu’elle se verra également sur le plan physique. Il y a également une impression de répétition dans les scènes par rapport aux épisodes précédents : on finit toujours par voir Gordon qui va voir les Wayne, les flics qui débarquent chez Fish Mooney, ce qui engrange une certaine monotonie que je trouve très dangereuse à installer alors que la saison vient à peine de démarrer.

Mais heureusement, tout n’est pas à jeter, et je suis toujours satisfait pour le moment de la direction artistique de la série, avec une mention particulière pour l’Asile d’Arkham que j’ai trouvé imposant, avec un chouette rendu mi-moderne, mi-gothique. C’est ce brassage de genres qu’on retrouve depuis le début dans cette Gotham qui fait que le charme continue d’opérer. En termes techniques pur, je n’ai pas relevé de choses incroyables à signaler quant à la réalisation, comme je n’ai pas trouvé de choses déplorables également. Je crois que c’est vraiment le problème de cet épisode, c’est qu’il est vraiment “moyen”. On en est pas encore à s’ennuyer ferme, mais il manque vraiment quelque chose pour se prendre vraiment au jeu. Et du coup, il n’y a pas assez de bon côtés pour que je m’étende en superlatifs, et pas assez de mauvais pour que puisse rager sur des kilomètres de phrase en rabâchant que c’est “à chier” (© Zeppeli).

Du coup, cette critique se veut assez courte, car elle témoigne du peu de choses que m’ont inspirées cet épisode. L’histoire progresse, certes, mais de façon trop douce à mon goût, tout comme le ton et l’ambiance de l’épisode qui ne sont pas assez rentre-dedans pour moi. Le méchant de la semaine est anecdotique, certaines scènes sont agaçantes, mais visuellement ça reste agréable à suivre, puis le côté fanboy fait qu’on a encore un peu envie d’y revenir. Un épisode plus faible que les précédents, et j’espère que les prochains ne suivront pas cette direction !


Un avis supplémentaire c’est bien aussi !

Dans ce quatrième épisode, les choses commencent sérieusement à avancer, les protagonistes prennent gentiment de l’importance mais surtout de vraies problématiques sont abordées pour Gotham. Plus que le simple lieu des actions, la ville obtient peu à peu la personnalité qu’on lui connaît. La question de l’asile d’Arkham est abordée sérieusement et visuellement, c’est grandiose. Le bâtiment est à la hauteur du mythe qui l’entoure. Les conflits entre les deux grandes familles italiennes, qui étaient déjà ressentis dans les autres épisodes sans vraiment éclater, gagnent les enjeux qui leur sont dus. De simple ville corrompue anonyme, même si avec des personnages connus, la série se déroule enfin dans le lieu qui lui a donné son nom : Gotham.

Dans cet épisode, les scènes anecdotiques sont moins nombreuses, la grande majorité des actions a un but plus grand et c’est vraiment agréable de voir les choses avancer. Cependant, on retrouve toujours des scènes peu importantes, voire un peu lassantes, notamment celles avec Barbara Pas-encore-Gordon, qui sentent un peu le conflit fabriqué pour qu’il se passe quelque chose mais finalement, on arrive aussi à apprécier quand les personnages s’entendent bien, faut pas se sentir obligé… D’épisode en épisode, la compagne de James se démarque par le gros manque d’intérêt que je porte aux scènes où elle apparaît. Finalement, un des grands favoris de cette série, Oswald Cobblepot, continue d’avancer et on sent, dans cet épisode, qu’il commence à gagner une petite parcelle de la notoriété qui est sienne dans la mythologie du personnage. Il est assez malin pour gravir peu à peu les échelons vers quelque chose de plus grand qu’il ne l’imagine encore. Il passe de penguin (manchot en français) à auk, un véritable pingouin prêt à prendre son envol.

– MadAsAHatter

18 Commentaires

  1. je suis un peu d’accord avec la review j’arrête Gotham et je continue avec the flash et arrow,en attendant de voir ce que Constantine donne.

  2. Pour ma part, j’ai vraiment trouvé cet épisode sympathique, probablement parce que je n’attends rien de cette série qui me surprend depuis déjà deux semaines. Je dois avouer que si la relation Barbara/James semble traité avec les pieds (l’un comme l’autre ayants des réactions bien pathétiques), le petit trio Bruce/Alfred/Gordon nous offre de magnifiques scènes. Le fait que la ville soit au centre de l’intrigue permet d’explorer pas mal de pistes intéressantes. Sinon, c’est moi où dans le cauchemar de Bruce, on détermine le sexe du tueur ?

  3. Mis à part le passage avec Barbara Kean que j’avais déjà peur de retrouver dans le précédent épisode (mais finalement non donc j’avais bien apprécié Balloonman), je trouve que cet épisode est quand même assez cool dans la globalité. J’adore plus que tout Cobblepot (l’acteur et là le personnage qu’ils ont fait pour la série), et j’aime toujours autant le jeu agressif de Fish Mooney. L’Arkham a vraiment de la gueule, rien que le portail en jète terrible !

  4. Le jeune Bruce. Sérieusement ? Qu’on lui donne la cape et le masque maintenant. Le personnage est servi par des dialogues inappropriés. On lui fait dire ce qu’un Bruce Wayne trentenaire pourrait dire. A 11 ans il collabore presque sur les dossiers de la GCPD. Les mecs c’est Bruce Wayne là, pas Damian.

  5. Oswald Cobblepot sauve l’épisode qui est assez simpliste. Mais par pitié secouez Barbara, elle est détestable.

  6. C’est parti pour Le barbie bashing^^ enfin en même temps je la trouve déjà exaspérante dans le comics… Sinon bon épisode, ça a de la gueule le manoir d’arkham!!!!! puis bon concernant Bruce pour accomplir ce qu’il fera en tant que Batman, une certaine précocité n’est pas particulièrement inadaptée. Encore une fois mention spéciale au pingouin, il est juste fantastique.

  7. L’épisode était correct. C’est loin d’être transcendant, mais ça fait le job, même si cette foutue Barbara est capable de flinguer un épisode, tant son jeu ferait passer les acteurs de la CW pour de grands shakespeariens…

  8. Depuis le début de la série, j’ai un souci avec le personnage de Cobblepot. J’arrive à m’habituer à son côté freaky, mais pourquoi en faire une petite catin de chouineuse ? Surtout pourquoi nous imposer une telle scène avec Gordon après le cliffangher de l’épisode 3 ? Ensuite il y a un gros souci sur son ascension, notamment sur le coup du pognon sauvé ? Comme a-t-il pu voir que les hommes se sont faits tuer, pour ensuite prendre la moitié du magot ? Si tous les mafieux sont cons comme la lune, ça va aider à sa prise de pouvoir. Et sinon personne est choqué par les trois braqueurs qui s’extasient devant des cannoli ?
    Et comme le dit bouiboui, il y a aussi un gros problème avec le jeune Bruce Wayne. Que Gordon communique sur une affaire avec un enfant est une insulte au personnage. Et sinon, juste comme ça mais que fait Alfred, qui manifestement laisse jouer un jeune gamin de 11 ans, témoin de la mort de ses parents, avec des photos de cadavre ?
    Bref, Gotham s’enfonce et arriverait presque à réhabiliter Arrow, série somme toute cohérente dans ses (gros) défauts. Gotham est une série niaise mais qui voudrait faire du Scorcese. Forcément la chute est dure.

  9. Merci Barbara…maintenant même Laurel remonte dans mon estime…
    Plus sérieusement, l’annonce du nombre d’épisode de la saison 1 + cet épisode mou me laisse vraiment de fortes craintes…

  10. Cette fois point de critique à rallonge, les défauts sont toujours les mêmes et la série stagne au lieu de s’envoler…mais je persiste dans l’espoir que ça s’améliore et surtout pour Cobblepot qui est toujours le seul point intéressant de la série pour l’instant.

    Certains ne comprennent toujours pas pourquoi Cobblepot agit comme une pleureuse, c’est juste de la manipulation, sauf quand Gordon s’énerve sur lui ou quand ça sent le roussi pour ses palmes mais ça peut se comprendre.

    On voit bien l’évolution du personnage et ses différentes facettes suivant la situation. J’ai adoré la scène des cannellonis (même si c’était prévisible), avec un Cobblepot tout sourire, tout sympa qui bute ses comparses joyeusement.
    Niveau vestimentaire aussi il évolue, certains lui reprochaient un aspect clodo…ben normal quand on vient de sortir d’une rivière, là il a un peu d’argent et on voit qu’il est plutôt dans la classe.

    Si j’ai un conseil pour les scénaristes, réorientez tout sur Cobblepot ça vous évitera de refaire toujours la même chose et d’avoir des personnages insipides au possible…

  11. Un épisode assez pépère, dans l’ensemble. Pas mauvais, mais il lui manque un salopard intéressant, parce que ce tueur au canif, il faut un peu pitié, quand même !
    Je suis content de voir que la série ne repose pas sur un soi-disant fan-service, tel qu’on lui a reproché après le pilote. Les personnages avancent, prennent leur temps, et on sent que ça va monter crescendo. Mais pour l’instant, pépère !
    J’aime bien la façon dont Bruce Wayne est dépeint. Ici, en le voyant discuter avec Alfred, j’ai eu une bonne image de celui qui un jour décidera de quitter Gotham pour commencer son initiation. Là, c’est juste un gamin qui cherche à comprendre pourquoi on s’en est pris à ses parents, et comment “fonctionne” le monde, en particulier Gotham. C’est juste un gosse qui a soif de savoir, pas un justicier en devenir. Et tant mieux.
    Ensuite, Cobblepot, j’en suis définitivement fan ! Mais sa soif de pouvoir va forcément se heurter à Fish Mooney, et James Gordon en fera aussi les frais ! C’est passionnant !
    On voit les pions qui commencent à se mettre en place, c’est pépère, mais c’est très encourageant ! :D

  12. J’ai aimé l’épisode pour ma part. Le plan d’Oswald est assez génial et je suis définitivement fan de l’acteur, de son jeu et son personnage est le mieux écrit de tous. Tant qu’il sera dans la série je la suivrai assidument pour voir son évolution.
    Le souci que j’ai eu c’est finalement ce vilain du jour avec son arme ridicule…c’était quoi le concept srsly ? Barbara est chiante (pourquoi tu me caches des trucs plz c tro pa bi1) mais c’est nécessaire pour isoler un peu Jim.
    Tout est encore à faire avec cette série mais je ne m’en lasse pour ainsi dire pas.

  13. Le Pingouin relève vraiment la série ! J’adore la série, je trouve que ça change, les persos sont bien j’ai encore un peu de mal avec Bruce Wayne mais je me dis que ça viendras…

    Pour les canelonis je pense qu’ils devaient être bien affamés ^^

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