Alors que la New York Comic Con 2014 ne fait que commencer, voilà que nous avons droit à deux annonces de nouvelles séries chez Vertigo. La première se nomme Effigy, écrite par Tim Seeley, et l’autre dont je vous parle ici est Clean Room, écrite tout simplement par Gail Simone (qui s’occupera également de l’arrivée des Secret Six dans les New 52). Elle aura à ses côté l’artiste Jonathan Davis-Hunt. The Mary Sue a pu rencontrer l’équipe pour en savoir un peu plus.

Clean Room sera une série horrifique psychologique qui nous présentera Chloe, une reporter dont le fiancé a été assassiné alors qu’il enquêtait sur une église capable de soigner les troubles divers avec des thérapie hors de prix. L’église conduite par Astrid se sert pour ses thérapies d’une pièce appelée la Clean Room, une pièce hermétique située sous les bureaux principaux.

L’équipe de The Mary Sue a posé une question intéressante à Gail Simone en lui demandant pourquoi elle n’écrit pas d’histoire de petit animaux mignons et d’arc en ciel (ou de poneys hein on se comprend). La scénariste répond tout simplement qu’elle déteste la majesté et le côté merveilleux de la nature car la nature est une « Jerk » (à traduire si vous le voulez, mais nous restons polis). En fait, elle aime tout simplement écrire des histoires sombres, elle pense que l’héroïsme vient d’une lutte contre des choses importante. Si les héros ne sont pas testés au plus profond d’eux-même ce n’est pas intéressant. Comme pour Batgirl, elle voulait la faire triompher d’une Gotham très sombre.

Dans son histoire, c’est le chagrin et la douleur de la perte d’un être cher qui vont conduire la protagoniste a enquêter. Perdre une personne dans sa vie est une expérience humaine très puissante partagée par la plupart des gens. L’histoire se déroulera dans les temps actuels et s’inspire du fait que ceux qui détiennent le pouvoir sont rarement ceux que l’on pense être. Il y a du personnel dans des entreprises dont on n’entend jamais parler mais qui a plus de pouvoirs que des sénateurs et c’est ce qui effraie Gail Simone. On ne peut pas combattre ces forces que l’on ne connait pas. Il y aura un aspect politique à la série avec des gens faibles qui seront manipulés et transformés en armes.

Chloe, le personnage principal, est une journaliste venue d’une petite ville de Floride. Elle a un fiancé très charismatique et talentueux qui est obsédé par les écrits d’une nouvelle gourou Astrid Mueller. Il se donnera la mort avec le livre de cette dernière ouvert à ses côtés. Chloe voudra savoir ce qui a bien pu le pousser à agir de la sorte dans ce livre. Elle n’a plus rien à perdre et se lancera dans une enquête sur l’église d’Astrid. Mais il y a bien plus que ce qu’Astrid et Chloe savent, et ce qu’elle découvrira ira bien plus loin que ce à quoi elle peut penser. Astrid possède une Clean Room et ce qui s’y passe est mauvais, vraiment très mauvais et ne peut être expliqué. Astrid est une personne très charismatique, et on ne sait pas dans quel camp elle se range. Toujours est-il que dans la Clean Room elle connait tous vos secrets et vous possède.

Elle ne connaissait pas le travail de Jonathan Davis-Hunt et a été bluffée quand elle a découvert sa version des personnages. Il les a quelques peu modifiés par rapport aux consignes de la scénariste qui a par la suite modifié ses scripts pour mieux coller aux personnages. Il a dessiné une première page qui va hanter les lecteurs, à couper le souffle, qu’il a colorée de trois manière différentes pour avoir plus d’impact selon Simone.

Pour décrire le sentiment qui se dégage de la lecture de Clean Room, Gail Simone parle de l’effet de marcher sur la glace qui craque et lorsque l’on se demande : si la glace craque, qu’est-ce qu’il y a en dessous ? Et si c’était une chute sans fin ? Le monde n’est pas comme on nous a appris à le penser. Il y a de terribles secrets et les personnes impliquées ne sont pas du tout celles à qui l’on pense.

Clean Room arrivera au printemps 2015. Découvrez ci-dessous la première couverture, ainsi que la huitième page sans lettrage signée par Jonathan Davis-Hunt.