Le Coup de Cœur de la semaine

  • Action Comics #35

Le Top de la semaine

  • Wonder Woman #34
Le Flop de la semaine

  • Infinite Crisis #20

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans ce nouveau numéro de la rubrique événementielle des Review Express VO qui a été choisie à l’unanimité pour représenter la France à l’Eurovision 2015.

M’enfin, si vous appréciez cette rubrique, c’est surtout qu’elle vous permet de retrouver les avis du staff sur toutes les sorties – ou presque – de Vertigo et des New 52 et Beyond the New 52 de DC Comics, et c’est normal que ça vous fasse zizir ! Surtout lorsque vous vous prêtez au jeu de partager vos avis dans les commentaires – je ne vous réponds pas forcément, mais je les lis toujours avec intérêt ! Cette semaine est la première d’octobre et c’est du LOURD les copains !

Pour fêter le début de ce mois très excitant, on vous a concocté des reviews entières pour 3 sorties importantes de la semaine : le premier numéro de Gotham Academy, nouvelle série qui amorce le renouveau de la diversité de la Bat-Family ; Lobo #1 qui donne un départ à cette nouvelle incarnation du personnage que tant d’entre vous s’amusent à conchier ; et New Gods : GodHead #1 qui a lancé le nouveau méga-crossover de l’univers Lantern et qu’apparemment c’est fort chouette à suivre ! Et si vous regardez le reste des sorties, il y avait de quoi s’en mettre plein les yeux avec du Vertigo (American VampireThe Names), du Beyond (Batman Beyond 2.0, la double dose d’Injustice), et du New 52 en pagaille (avec de chouettes lectures un peu partout). Seule ombre au tableau ? Le numéro de Green Arrow #35 avec la nouvelle équipe créative… Ouais, comme quoi, j’y avais mis un peu trop d’espoir en ceux-là ! Quoi qu’il en soit, vous pouvez retrouver nos avis ici même, et n’hésitez pas à partager les votre dans les commentaires ! Bonnes lectures à tous !


VERTIGO

 

AMERICAN VAMPIRE : SECOND CYCLE #5

review AMERICAN VAMPIRE : SECOND CYCLE #5

Scénario : Scott Snyder Dessins : Rafael Albuquerque

Dès les premières pages, c’est un plaisir de retrouver le jeune Gene Bunting, qui collecte les histoires et les bouquins pour les Vassaux de Vénus, depuis American Vampire #34, face à Abilena Book ça faisait un moment. Même si l’artiste est différent pour ce numéro fill-in, car en effet c’est Matias Bergara qui remplace Rafael Albuquerque, la colorisation de Dave McCaig permet au titre de garder son identité. Ce numéro est très intéressant car scindé en deux histoires que l’on suit parallèlement jusqu’à la rencontre finale. Gene Bunting a trouvé le journal d’un mineur qui va vivre une expérience très particulière. Cette expérience relatée dans le journal nous est aussi relatée dans des pages au design de journal avec quelques illustrations par ci par là. En fait, on a clairement l’impression de lire un journal et un comics à côté, ce qui est vraiment sympathique. Le lecteur peut se faire son idée de l’expérience vécue par les mineurs, tout en les aiguillant via les quelques illustrations.

Sur la partie comics, celle de Gene Bunting, les choses sont d’abord plutôt calmes, puis bien compliquées, et il semblerait que les mystères ne soient pas encore prêt d’être tous révélés. Je pensais en apprendre d’avantage sur le Mal, sur le Gray Trader mais il n’en est rien. Même si effectivement il semble que l’on en apprenne un peu plus, toute l’histoire reste bien mystérieuse et cela ne nous avance pas à grand chose pour l’intrigue principale. J’espère donc que Scott Snyder reviendra sur cette aventure avec par exemple Felicia Book qui partirait à la recherche de Gene Bunting, je dis ça comme ça.

– Harley

Note : 7/10

HINTERKIND #12

review HINTERKIND #12

Scénario : Ian Edginton Dessins : Francesco Trifogli

La guerre se prépare et l’ambiance se fait plus lourde dans ce douxième numéro pour Hinterkind. Nous avons d’un côté la guerre de pouvoir qui s’exerce au sein de la famille royale des Sidhe, et la guerre qui se monte contre les Sidhe par le reste de ce monde post-apocalyptique. Dit comme ça c’est un peu compliqué, mais au fil du numéro et du temps, Ian Edginton clarifie petit à petit les points sans trop alourdir le lecteur en révélations, et ceci est très appréciable. Chaque numéro amène son lot de compréhension tout en ajoutant une petite dose de mystère. Du coup, même si jusqu’à présent ce n’était pas super passionnant, ici on apprend à découvrir certains personnages et l’échiquier qui se met en place semble assez solide. Maintenant, il est vrai que même si l’intérêt gagne du terrain, je ne m’attache toujours pas aux personnages donc du coup, je vis moins les aventures avec passion. C’est dommage car avec un peu d’empathie le titre m’aurait vraiment accroché.

On retrouve toujours Trifogli sur les planches qui semblent vouloir enfin rester sur sa lignée de plutôt bonne facture. Non ce n’est pas mirobolant, mais c’est déjà ça de pris, car certaines créatures sont assez chouettes (même si d’autres sont plutôt très caca). Heureusement que Chris Peter apporte un peu de pep’s aux planches avec ses couleurs qui ne sont pas non plus criardes. Il vient un peu casser la monotonie qui se dégage du titre et c’est agréable.

-Harley

Note : 5/10

THE NAMES #2

review THE NAMES #2

Scénario : Peter Milligan Dessins : Leandro Fernandez

J’apprécie particulièrement cette ambiance de polar moderne, sur fond de grand complot capitaliste, qui prédomine dans ce récit piloté par un Milligan en pleine forme. Et grâce à un trio de personnages incroyable. Katya Walker et The Surgeon sont des personnages superbement charismatiques, inspirant l’empathie pour l’une et l’effroi pour l’autre, et avec des caractères aussi forts, nul doute que la rencontre fera des éclats dans tous les sens. Et Phil se révèle tout aussi intriguant avec cette obsession malsaine qu’il entretien pour Katya. Reste que la mort de Kevin ne sera pas laissée irrésolue et l’enquête nous emmène dans un univers fascinant, avec une lutte intestine entre deux grosses organisations secrètes, dont on attend d’en apprendre plus. Puis graphiquement, le titre a une patte particulière, ça me ferait penser à du Risso avec un trait moins abimé… et c’est très brut, très violent, ce qui dans un polar du genre, ne peut que me réjouir !

– ArnoKikoo

Note : 8/10


BEYOND THE NEW 52

 

ARROW SEASON 2.5 #3

review ARROW SEASON 2.5 #3

Scénario : Marc Guggenheim Dessins : Joe Bennett et autres

Si Sebastian Blood est décédé, le masque de Brother Blood a trouvé une nouvelle tête pour être porté, et c’est ce qui nous intéresse dans ce numéro… même si la révélation tombe à plat, puisque je n’ai aucune idée de qui cette personne est – et ce n’est pas la case de flashback hasardeuse placée là qui va m’aider. Reste un Arrow blessé qui arrive quand même à se battre, un Diggle qui fait un petit tour à Blüdhaven, quelques répliques pas trop mal senties… on est dans l’univers de la CW et de ce point de vue là, pas de grande surprise. Je regrette légèrement que l’arc ne s’emballe pas plus – et moi non plus du coup. Aux dessins, Joe Bennett livre un travail appréciable : ses personnages sont fidèles à leurs versions télévisées, il y a un souci du détail sur les extérieurs, et les scènes d’action bénéficient d’un bon dynamisme. Une petite lecture sympa et sans prise de tête, avec en bonus une double-page de back-up sur la Suicide Squad, qui ne nous apprend pas grande chose, mais c’est déjà cool de la voir développée, même si ce n’est que sur papier !

– ArnoKikoo

Note : 7/10

 

BATMAN BEYOND 2.0 #35

review BATMAN BEYOND 2.0 #35

Scénario : Kyle Higgins, Alec Siegel Dessins : Thony Silas

Haaaa, c’est typiquement ce genre de numéro que j’aime (même si, si vous suivez mes reviews de la série depuis le début – merde, 35 numéros déjà ! – vous aurez remarqué qu’en général j’aime bien à chaque fois) : on fait avancer l’histoire, il y a une bonne dose d’action, des jeux de dupes qui se font, un team-up improbable mais méchamment classe : que du bon, sous les traits d’un Thony Silas en jolie forme. Seules quelques pages un peu sans rapport avec le reste viennent un peu casser le rythme, mais la dynamique entre Terry McGinnis et la superbe Melanie Walker (ça y est, je retombe amoureux) est délicieuse à suivre. Alors cet arc n’apporte pas d’enjeux énormes (malgré un joli clin d’oeil au passé du DCAU), mais il est diablement plaisant ; vivement la conclusion !

– ArnoKikoo

Note : 9/10

 

BATMAN : THE JIRO KUWATA BATMANGA #13

review BATMAN : THE JIRO KUWATA BATMANGA #13

Scénario : Jiro Kuwata Dessins : Jiro Kuwata

Nouvel arc dans le Batmanga de Jiro Kuwata. Cette fois-ci, le dynamic duo devra enquêter sur un cambrioleur de haut vol, qui se surnomme lui-même le Magicien. Dès le début du numéro, il accomplit un terrible forfait en dérobant trois trésors de Gotham City, et annonce ce crime en l’écrivant en lettres de glace dans le ciel. C’est dire la maîtrise du bonhomme ! Nous le voyons ensuite en action, et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’est un as de la baguette magique… L’ambiance est kitsch à souhait, et le tout se laisse lire très vite, sans réfléchir, et le numéro se clôt sur un petit cliffhanger qui montre que ce méchant est peut-être bien plus redoutable qu’il ne le semble. Voir Batman confronté à ce Weather Wizard du pauvre est une bonne idée, et j’attends avec impatience le prochain numéro de ce Batmanga déjanté.

– Zeppeli

Note : 7,5/10

 

INFINITE CRISIS : FIGHT FOR THE MULTIVERSE #20

review INFINITE CRISIS : FIGHT FOR THE MULTIVERSE #20

Scénario : Dan Abnett Dessins : Christian Duce

Dan Abnett est un petit malin. Quand on a pas grand chose à raconter, on meuble comme on peut. Ici c’est encore une fois à coup de grosses pages de baston, en se reposant sur son artiste pour faire passer la pilule. Sauf que ça fait déjà un moment qu’elle a du mal à passer, la pilule. Pour résumer donc, ça se fighte pendant une bonne moitié de l’épisode et le reste n’est que dialogues interminables et pas particulièrement bien écrits, tout ça à même un goût un peu vieillot… Ceux qui, comme moi, suivent toujours courageusement la série, se consoleront encore une fois avec les dessins. Christian Duce soigne ses planches, en tout cas la plupart du temps, et ça fait son petit effet mais alors vraiment tout petit. Les numéros des séries numériques se lisent généralement plutôt vite alors quand on en vient à s’ennuyer en moins de 5 minutes devant son écran, ça veut tout dire.

– n00dle

Note : 3/10

INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR TWO ANNUAL #1

review INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR TWO ANNUAL #1

Scénario : Tom Taylor, Marguerite Bennett Dessins : Jheremy Raapack et David Yardin

Cet Annual de Year Two est une lecture largement dispensable puisqu’elle raconte des évènements qui n’ont pas d’impact sur l’intrigue principale. Divisé en deux parties bien distinctes, la première se concentre sur la relation entre Barbara Gordon et son père. Alors que celui-ci voit son temps compté, et encore plus rapidement en utilisant les pilules magiques, un personnage issu du passé resurgit. Rien de bien transcendant ici mais le thème principal qu’est celui de savoir tourner la page est plutôt bien traité. Le tout traine peut-être un peu trop dans le larmoyant sans pour autant en devenir dépressif. Ne comptez pas sur cette partie pour vous remonter le moral. En revanche, la seconde partie porte en elle bien plus de positivisme, surtout pour des personnages du camp de Superman. Toutefois, cela pose un problème de cohérence (mineure !) à la relation qu’ils entretiennent à la fin de ce Year Two.  Pas de surprises non plus, Marguerite Bennett et Tom Taylor connaissent leur boulot et les personnages qu’ils manipulent et c’est donc typiquement ce que l’on pouvait attendre d’une histoire sur ce duo. Classique mais efficace. Artistiquement c’est cette seconde moitié qui me correspond le plus puisque c’est Jheremy Raapack qui s’occupe des dessins et que je suis fan. Pour la première c’est plus compliqué puisque quatre artistes se partagent les 22 pages. Concrètement c’est inégal mais ça reste solide.

– Nathko

Note : 7/10

INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR THREE #1

review INJUSTICE : GODS AMONG US YEAR THREE #1

Scénario : Tom Taylor Dessins : Bruno Redondo

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour avoir la suite (deux numéros la même semaine !) de l’un de mes comics préférés de la semaine, depuis un bout de temps déjà. Injustice : Year Three débarque et c’est une bonne entrée en matière. Fait surprenant, tout le monde rejoint le monde d’Injustice ici. Alors oui, pour ceux qui ne commencent de rien cela risque d’être un peu brut de décoffrage comme introduction mais finalement l’essentiel est bien là. En plus c’est raconté par Sire Constantine alors pourquoi se plaindre. Pas d’action pour ce premier chapitre, on recommence la construction d’une nouvelle histoire avec quelques changements dans les protagonistes principaux. On commence avec Constantine bien sûr, ainsi qu’une petite révélation directement dans les premières pages et puis on nous fait miroiter une rencontre entre le fameux magicien et le plus grand détective du monde. Et c’est là que la dernière page du chapitre fera son petit effet. Tom Taylor installe également la nouvelle menace tout doucement avec de petites bribes d’informations. Les personnages sont fidèles à eux-mêmes alors que certains pourront trouver Constantine un peu trop « facile ». Ce n’est pas Hellblazer certes, mais il en garde bien des traits de caractères reconnaissables et pas forcément très enviables. Injustice : Year Three fait son travail d’introduction correctement et l’on est déjà paré pour la suite. Petit bémol pour la partie artistique en retrait par rapport à d’autres numéros.

– Nathko

Note : 7,5/10

SENSATION COMICS FEATURING WONDER WOMAN #8

review SENSATION COMICS FEATURING WONDER WOMAN #8

Scénario : Neil Kleid Dessins : Dean Haspiel

Nouvelle équipe créative pour le numéro de la semaine avec Neil Kleid, Dean Haspiel et Allen Passalaqua. Ici nous revenons sur l’ouverture de l’esprit, les différences croyances sur la réincarnation, la résurrection, en gros la vie après la mort. Et qui de mieux placer que Deadman pour ouvrit les yeux et l’esprit à Wonder Woman ? Il prend comme hôte Etta, l’amie de Wonder Woman qui l’accompagne dans son combat contre Ra’s al Ghul. C’est plutôt intéressant, et puis il est agréable d’apercevoir des personnages liés aux croyances de l’âme comme Hawkman, Hawkgirl, ou encore le Spectre. L’équipe artistique apporte un petit côté cartoon au numéro qui permet de ne pas trop alourdir le discours de Deadman et amène une petite touche de fun.

Cela reste une lecture tout à fait agréable pour une fin de semaine, mais après, ce n’est pas vraiment un hommage à Wonder Woman, juste une petite histoire avec une petite morale. La série a déjà eu de meilleurs numéros depuis ses débuts encore tous récents.

– Harley

Note : 6/10

TINY TITANS : RETURN TO THE TREEHOUSE #5

review TINY TITANS : RETURN TO THE TREEHOUSE #5

Scénario : Art Baltazar, Franco Dessins : Art Baltazar

Honnêtement quand un numéro vous fait rire dès la première page, c’est gagné ! Ce pari, Tiny Titans : Return to the Treehouse #5 le remporte haut la main avec la politique des amazones : les garçons ne doivent pas toucher le sol, donc, c’est en chaussons roses que nous retrouvons Robin. Les voilà donc en quête d’une nouvelle Treehouse après un vol en jet invisible en compagnie de Wonder Woman. Sauf que les choses ne se déroulent pas comme prévues et Cheetah et Chauncey décident de faire une farce à Wondie en lui cachant son jet invisible. Vous ne suivez pas ? C’est pas grave c’est vraiment bête à souhaits et marrant, l’important c’est vraiment de le lire ! Ensuite nous retrouvons Deathstroke et Trigon dans un discours sur la fin de monde dans une école primaire tout en parlant de fête de fin du monde et de pancakes. Et comment dire ? Voir Trigon se prendre le jet invisible plus vraiment invisible dans la tête puis avec des chaussons roses, c’est assez débile ! Au passage, il y a des notions de multivers qui s’insèrent à l’histoire d’une jolie façon. Assez pour revenir sur l’existence de différentes Terres sans en faire un dialogue sans fin.

Et puis la fin, sérieusement la fin, une bataille de Justice League en noix de coco ou en orange (le fruit), il n’y a que dans Tiny Titans que l’on peut retrouver des histoires pareilles et franchement, je le répèterai jamais assez, c’est frais, c’est mignon, ça fait rire. C’est vraiment une très bonne lecture pour relâcher la pression en fin de semaine.

– Harley

Note : 9/10


NEW 52

ACTION COMICS #35, “Superman : Doomed Aftermath”

review ACTION COMICS #35

Scénario : Greg Pak Dessins : Aaron Kuder

Des numéros comme ça je pourrais en manger par dizaines. Le chemin qu’a parcouru l’Homme d’Acier depuis le début des New 52 est assez énorme et diantre que ça fait du bien. L’évolution s’est faite doucement mais sûrement lors de la prise de pouvoir de Greg Pak sur la série et on arrive à une sorte de fin d’ère avec cet aftermath du crossover Superman : Doomed. La place de Superman est remise en question, ce n’est pas nouveau, après tant de destruction. C’est Lois qui est normalement à l’origine de l’article « Le monde a-t-il besoin de Superman ? » de manière classique sauf que là c’est Clark Kent lui-même qui va le faire. Suite à cela deux des trois femmes qui ont le plus d’influence dans sa vie vont s’exprimer elles aussi. Deux camps s’opposent, comme toujours, sur ce sujet et tout cela dépend vraiment de soi au final. Toujours est-il qu’il y a plus de Clark Kent dans cet Action Comics que de Superman est c’est là aussi une bonne nouvelle. Greg Pak prend le temps de travailler son personnage ainsi que son environnement, lui laissant le temps de souffler et nous avec. Pleins de petits instants simples qui avaient surement manqué à beaucoup de monde, et si Clark ressent de la nostalgie à se rendre à Smallville, nous c’est en lisant des numéros comme celui-ci que la nostalgie se fait sentir. Comme si le fantôme du Superman pré-New 52 refaisait surface dans ces moments, se rappelant à notre mémoire. C’est juste une bonne nouvelle en fait !

– Nathko

Note : 8,5/10

AQUAMAN AND THE OTHERS #6

review AQUAMAN AND THE OTHERS #6

Scénario : Dan Jurgens Dessins : Allen Martinez, Lan Medina

Début d’un nouvel arc pour la série Aquaman and the Others, après l’histoire de Futures End. On voit que quelques pistes vont dans le sens de ce qui a été fait dans cette histoire futuriste, mais nul doute que le futur sera un peu plus radieux que ça pour Aquaman. Le récit est simple mais efficace, et fait intervenir un nouveau Vostok X, ainsi qu’un mystérieux espion russe… On se croirait en pleine guerre froide, mais je vous avoue que j’ai trouvé cela très sympathique, ça donne un cachet un peu 80’s / début 90’s au titre, et c’est du plus bel effet. A côté de ça, le scénariste développe la relation entre Aquaman et Mera, et c’est toujours réussi, on tient là le couple le mieux écrit des New 52, et ce n’est pas rien. La fin du numéro annonce de grands dangers pour l’équipe des Others, et l’on peut dire que le comicbook remplit son rôle, puisque j’ai terriblement envie d’aller lire la suite.

– Zeppeli

Note : 7/10

BATMAN/SUPERMAN #14

review BATMAN/SUPERMAN #14

Scénario : Greg Pak Dessins : Diogenes Neves, Marc Deering

C’est maintenant clair, cet arc ne va aller nulle part, tout comme le premier de la série en fait. Logique, vu la relation que Batman et Superman entretiennent dans le présent, comment auraient-ils pu avoir des aventures communes réussies et dont ils se souviennent… Même si cela fait donc un nouvel arc qui ne s’inscrira pas dans la continuité, sauf exception et surprises sur la fin, il n’en reste pas moins qu’il s’agit d’une lecture divertissante, rafraichissante et sympathique. Nos héros sont donc amnésique et Satanus, avec Kaiyo, observent ce qu’ils pourraient être, sans tous les bagages de leur passé. Il faut reconnaitre à Greg Pak qu’il sait ce qu’il fait et va même jusqu’à inverser les rôles. Superman devient ce Super Dark Knight alors que Batman est plutôt celui par qui arrivent les quelques rictus que vous arrachera ce numéro. Car oui, les héros ne deviennent pas qui ils sont parce que c’est comme ça, mais grâce ou à cause de ce qu’ils ont vécu dans un passé plus ou moins proche. Ce sont nos souvenirs, nos expériences qui font de nous ce que nous sommes et en cela Pak fait du bon boulot. Lois Lane est fidèle à elle-même, brut de décoffrage, directe et toujours le flair pour les ennuis. Catwoman manipule gentiment, et farde cet esprit plus libre. Batman/Superman est un titre qui joue sur les duos et pas uniquement celui des deux super héros et c’est encore une fois le cas ici. Pour l’instant ça se lit surtout comme un elseworld plaisant. Jae Lee n’est pas de la partie mais au final Diogenes Neves et Marc Deering parviennent à donner le même souffle à la série sans pour autant atteindre la finesse des traits de Jae Lee. Leur prestation est très bonne et je pourrais facilement m’en contenter à l’absence de l’artiste original.

– Nathko

Note : 7,5/10

BATMAN ETERNAL #26

review BATMAN ETERNAL #26

Scénario : James Tynion IV Dessins : R.M. Guéra

Et voilà, la loi martiale est déclarée sur Gotham City, la ville est en feu, les émeutes éclatent de partout, et Batman se trouve bien désemparé face à un Hush qui donne l’impression d’avoir plusieurs trains d’avance. Mais le reste de la Bat-Family est là et un sentiment d’union prédomine, car ces alliés comprennent bien que l’ennemi du Chevalier Noir cherche à détruire tous les liens qui l’unissent à d’autres. Ce numéro nous apprend également les “origines” pas si différentes de Thomas Elliot avec carrément un énorme copié-collé du style graphique qui avait été utilisé dans le récit de Jeph Loeb. Un hommage, peut-être, mais difficile de trouver ça très fin. En revanche, le numéro amorce une véritable descente aux enfers pour Alfred et ça s’annonce vraiment mal pour lui, je commence à m’inquiéter. Graphiquement, on ne peut pas dire que R.M. Guéra soit franchement adapté à ce type de productions. Les visages sont difformes, l’action est passable, mais ça ne sied pas vraiment à l’ensemble. Heureusement que l’intrigue continue de nous emporter !

– ArnoKikoo

Note : 7/10

DETECTIVE COMICS #35

review DETECTIVE COMICS #35

Scénario : Ben Percy Dessins : John Paul Leon

Première partie d’un fill-in qui en comptera deux, ce numéro a pourtant plusieurs points communs avec le premier arc de Manapul et Buccellato sur la série. On retrouve par exemple la même ambiance sombre, renforcée par une approche cinématographique et réaliste, peut-être même encore plus poussée ici. Tellement d’ailleurs que le numéro a une petite odeur de blockbuster des années 80/90. Pas d’explosions dans tous les sens mais un certain sens, justement, du rythme et de la montée de tension. Malgré tout, il est bien difficile de juger du numéro en tant que tel, tant il fait office d’introduction pour la suite et la qualité de l’histoire dépendra en grande partie de la résolution de celle-ci. Sans écrire une histoire extraordinaire, Ben Percy a la bonne idée de se reposer sur John Paul Leon. Fidèle à lui-même, l’artiste livre des illustrations d’une précision diabolique aussi bien dans la représentation de ses personnages que dans le découpage. Son style caractéristique nous attire dans l’univers du livre d’entrée de jeu pour nous captiver jusqu’à la fin. C’est d’ailleurs bien la partie artistique qui se révèle être le véritable intérêt de la chose avant d’en savoir plus sur l’histoire.

Detective Comics #35 est donc un fill-in, loin d’être honteux mais que je ne pourrai vraiment conseiller qu’à ceux attirés par le style graphique de l’oeuvre.

– n00dle

Note : 7/10

GRAYSON #3

review GRAYSON #3

Scénario : Tim Seeley, Tom King Dessins : Mikel Janin

La mémoire du numéro Futures End résonne encore dans mon esprit. Mon appréhension à la lecture de ce numéro était à son paroxysme, je ne peux pas m’en cacher. Fort heureusement, les sensations se sont doucement améliorées au fil de la lecture… Mais le périple fut un peu tortueux avant d’en arriver au soulagement. Dick est ici présenté comme le coureur de jupon de ces dames. Ou plutôt, ce sont elles qui viennent lui courir dans les pattes. L’exécution est quelque peu forcée et maladroite, même si en soi, ça ne trahit pas vraiment l’esprit du personnage. Mais la nana du jour va simplement servir de faire-valoir pour justifier l’histoire, et c’est en ça que je trouve l’ensemble un peu facile. Au delà de ça, le coté action/espionnage reste rondement mené, et bien évidemment, les fabuleux traits de Mikel Janin sont de retour, un vrai bonheur (hormis peut-être, ce caméo de Batman un peu étrange, mais bon, passons). Maintenant, les intentions des auteurs dans ce numéro sont relativement claires et je l’espère, cherchent à donner raison à Dick et à sa politique du “no gun”. Evidemment, là où je continue de bien flipper, c’est que tout se rapporte à ce numéro précédent et que l’évolution inexorable d’un Dick dans une impasse et obligé de succomber à la facilité des “armes” peut aussi être en train de se confirmer (alors qu’on sait que lui ou Batman trouveraient n’importe quelle autre solution pour pallier à ça). Bon sang… pourquoi je n’arrive pas à oublier ce numéro de Futures End ? Il va me hanter la nuit je pense !

– Freytaw

Note : 7/10

GREEN ARROW #35

review GREEN ARROW #35

Scénario : Andrew Kreisberg, Ben Solokowski Dessins : Daniel Sampere

Bon. Vous vous souvenez, il y a quelques mois, je vous livrai un Off My Mind sur le devenir de Green Arrow avec ce titre. Bah j’ai été bien trop optimiste. Mon premier souhait était simplement qu’Andrew Kreisberg conserve l’héritage de Lemire, mais en fait non : en une seule phrase, il envoie balader EmikoNaomi et Fyff qui composaient notre fine équipe, pour ne garder que Diggle. Alors bon, la dynamique entre les deux est sympathique (les répliques fusent), mais merde, pourquoi nous enlever Emiko ? Oui, ça ne devrait être que temporaire (puis de toute façon, elle et Naomi sont dans Futures End alors on se consolera comme on peut), mais l’ambiance en prend un sacré coup. On se retrouve également avec quelque chose de plus terre-à-terre, de plus sombre également, et de, pour l’instant, pas super intéressant (même le cliffhanger ne tient pas en haleine… en fait il confirme les craintes qu’on pouvait avoir au début de la lecture). Un point positif c’est que Kreisberg et Solokowski ont pris l’effort d’intégrer les récents évènements des New 52, mais se loupent complètement sur un échange verbal entre Oliver QueenBruce Wayne et Lex Luthor, avec des dialogues affligeants de nullité, et un Bruce Wayne que je vous mets au défi de reconnaître. Pour ce qui est des dessins, là aussi attendez-vous à tomber des nues, après le génial Sorrentino. La mise en scène est pourtant au début assez dynamique, et il y a quelques idées visuelles que je trouve bien utilisées (les alter-égos dans les vitres), mais bordel, Sampere ne sait vraiment pas gérer ses visages. N’importe quel personnage se verra un moment ou l’autre défiguré… Un truc qui m’avait déjà exaspéré sur Pandora, et j’espère que la série ne va pas tomber à ce niveau. Enfin bon, j’espère que ce changement n’est que passager et que le titre reprendra de meilleures couleurs, parce que pour l’instant je reste encore un peu optimiste, c’est pas super mauvais, et peut-être que c’est juste le contraste avec l’ancienne équipe qui accentue la déception. J’veux dire, c’est quand même toujours mieux que du Nocenti

– ArnoKikoo

Note : 5/10

GREEN LANTERN #35, GODHEAD Acte 1, partie 2

review GREEN LANTERN #35

Scénario : Robert Venditti Dessins : Billy Tan, Rob Hunter

Première page, un bras détaché de son corps qui flotte dans l’espace. Merci DC Comics d’avoir autant d’humour et d’autodérision, ça fait chaud au cœur. Deuxième partie du premier acte de GodHead et l’on se trouve dans la droite lignée de la première partie. Les New Gods se mettent au travail pour trouver le secret du White Lantern et de la Life Equation. Pour ce faire, Metron et Orion se chargent de récupérer les informations nécessaire à cette chasse. Chose qui devait arriver, la position de ces derniers arrive aux oreilles du Green Lantern Corps qui se dépêche de se rendre aux coordonnées. C’est le moment pour Orion et Metron d’affirmer leur personnalité, surtout de la confirmer. Orion est la tête brulé du groupe, celui qui cherche les noises et qui aime bien en découdre physiquement, celui qui défie l’autorité. Metron est plutôt le calculateur, celui qui n’a pas de maître autre que lui-même et ne jure que par la connaissance, qui est aussi une forme de pouvoir. Ça ce se lit rapidement, c’est limpide et franchement une réussite. L’histoire n’avance pas énormément mais place les échelles de puissances d’un seul coup, magistral et barbare. La tension est palpable et l’action brutale est divertissante, surtout que Billy Tan est excellent. Des questions restent malheureusement en suspens. Une telle démonstration prouve à quel point les New Gods sont puissants. L’inquiétude du Highfather de perdre cette guerre me parait un poil exagérée quand on pense que dès le premier arc de Justice League, l’invasion de Darkseid est repoussée, et ce, même sur Earth 2. Tout comme le fait que les anneaux de pouvoir ne soient pas interchangeables. Ce n’est pas comme s’ils étaient personnels. La suite, vite !

– Nathko

Note : 8/10

JUSTICE LEAGUE 3000 #10

review JUSTICE LEAGUE 3000 #10

Scénario : J.M. DeMatteis, Keith Giffen Dessins : Howard Porter

Hé bien, dix numéros pour avoir enfin droit au combat final tant attendu entre la Justice League et les Five, ce n’est pas peu… Mais ne boudons pas notre plaisir, car ce numéro est bon. Aussi bon que peut l’être cette Justice League 3000, mêlée entre humour parodique (avec quelques phrases qui font mouche et font bien sourire) et un monde très sérieux et dramatique (avec une menace sérieuse et un combat avec des enjeux importants) ! Giffen et DeMatteis construisent leur univers (car clairement, c’est le leur, maintenant on en est sûr), et les références au reste du DC Verse et au passé (potentiellement inconnu) de cette Terre sont légion. Ainsi, la présence de Camelot et d’un caméo sympathique d’un certain démon qui devrait revenir dans le prochain numéro nous laissent rêveurs ! Cet univers est riche, en plus d’être formidablement bien dépeint par Howard Porter, qui sait définitivement poser des ambiances. Bon, on pourra toujours se questionner sur les visages de ses personnages féminins, mais ce n’est que chipotage. Le seul défaut finalement, c’est que les auteurs ont pris sans doute trop le temps de poser tous les personnages et que dix numéros pour en arriver à cette conclusion, c’est sans doute un peu long. Tout comme le combat final qui oppose la JL à des ennemis soit disant invincibles, peut s’avérer un peu trop vite gagné… Mais bon, c’est la magie du comicbook, et heureusement, ils savent nous rappeler qu’il ne faut pas prendre tout ça trop au sérieux !

– Freytaw

Note : 7/10

JUSTICE LEAGUE #34

review JUSTICE LEAGUE #34

Scénario : Geoff Johns Dessins : Scott Kollins

Ce Justice League #34 exploite le nouveau statu quo de la plus grange équipe de super-héros de tous les temps. Geoff Johns ne se contente pas juste de mettre en scène les personnages contre des ennemis. Le point central ici c’est Lex Luthor qui rentre dans une espèce de quête d’acception, comme s’il voulait mériter d’être dans la Justice League. Il va alors discuter avec Superman, Wonder Woman et Batman sur différents thèmes que l’on n’a pas l’habitude de lui voir associés. D’ailleurs, chacun des trois héros n’est pas très chaud d’avoir Luthor dans leurs rangs et chacun apporte une pierre à cette quête. De là à dire que cette quête est honnête et sans arrière-pensée est un cap que je ne franchirai pas, car après tout il s’agit de Lex Luthor. Que ce soient nos héros ou même le lecteur, il est difficile de savoir s’il y a de l’arrière-pensée dans ces actions du côté héroïque. Par contre il est évident que Lex a bien entendu un plan à lui dont personne ne connait l’existence. Captain Cold a enfin droit à un peu d’intérêt et c’est l’occasion de balancer une bonne petite révélation. Shazam et Cyborg ont aussi droit à quelques pages, histoire de nous montrer qu’il s’agit d’une nouvelle bromance au sein de la Justice League. Ailleurs c’est Flash et la nouvelle Lantern qui font un peu plus connaissance. Le style de Scott Kolins est superbe malgré le fait de ne pas nécessairement coller au ton de la série. L’ensemble parait trop jovial, coloré et rond. Rendez-vous le mois prochain pour le nouvel arc majeur et Jason Fabok !

– Nathko

Note : 8/10

SWAMP THING #35

review SWAMP THING #35

Scénario : Charles Soule Dessins : Jesus Saiz

Nouvel arc cette semaine qui commence doucement, mais sûrement. En gros c’est de l’exposition, mais délivrée intelligemment. Les enjeux importants sont donc clairement établis avec un vrai sens du dialogue et tant mieux puisqu’il n’y a pas grand chose d’autre ici. Charles Soule continue tranquillement d’approfondir son personnage principal et la mythologie qui l’entoure et on se laisse emporter avec la promesse que les choses sérieuses débuteront pour de bon le mois prochain. Côté dessins, Jesus Saiz continue de gâter la Créature du Marais avec des planches superbes. On en prend plein les yeux et l’artiste se fait plaisir, et à nous aussi, sur certaines compositions de pages. Il arrive même à rendre charismatique un nouveau personnage alors que ce n’est, au final, qu’une machine avec un visage ovale en métal tout lisse et ça ce n’était pas gagné !

Même dans ces moments plus calmes et d’exposition, Swamp Thing reste un comicbook qui vaut largement le détour et ce numéro en est la preuve.

– n00dle

Note : 8/10

THE NEW 52 : FUTURES END #22

review THE NEW 52 : FUTURES END #22

Scénario : Brian Azzarello, Keith Giffen, Dan Jurgens, Jeff Lemire Dessins : Patrick Zircher

Pas mal d’avancées dans ce numéro. Le bon rythme est toujours présent et j’ai bon espoir qu’il ne quitte plus la série dorénavant. On retrouve enfin quelques personnages perdus, comme les deux personnages qui forment Firestorm, ou encore les nanas de la bande à Cole Cash aka Grifter, toujours absent lui d’ailleurs (c’est un truc de fou quand même), et Terry McGinnis dont la mission se précise et qui va se trouver un nouvel allié de poids… Et enfin, on sait ce qu’il advient de nos pauvres amis perdus dans l’espace (Franky, Amethyst, tout ça), ce qui donnera lieu d’ailleurs à un cliffhanger de folie, avec une apparition qui était très attendue depuis les numéros importants du mois dernier (à noter que tout est bien ficelé niveau sortie, y’a pas à dire). Il reste tout de même encore toutes ces zones de flou que l’on peine à comprendre. Justement, même si on les revoit, tous les personnages cité n’ont pas encore de but bien défini, en tout cas, le lecteur n’est pas encore au courant, ce qui, au numéro #22, peut s’avérer un peu pénible pour les moins patients d’entre nous. Heureusement que le numéro reste dynamique, non pas forcément pour l’action, car à vrai dire, c’est une issue plutôt calme (en dehors de la fin donc), mais pour ces nombreuses scènes et dialogues, assez complets. On a eu des numéros bien vides à coté de celui-ci. Bref, ça se précise dans tous les cas, et cela en devient de plus en plus intense et passionnant ! Pour les dessins, c’est notre ami Zircher qui est aux commandes, et c’est tout de même le haut du panier pour cette série. Ca fait le taf, même si ça ne transcende pas les genres non plus. Dans tous les cas, nous avons un numéro sympathique.

– Freytaw

Note : 7/10

WONDER WOMAN #34

review WONDER WOMAN #34

Scénario : Brian Azzarello Dessins : Cliff Chiang

Dans cet épisode plus que dans aucun autre jusque là, il y a de quoi être épaté de voir avec quel aisance Azzarello parvient à jongler entre des dizaines de personnages en 20 petites pages sans jamais perdre le fil. C’est simple, ça part dans tous les sens et tous ont leur propre voix. Le sens du dialogue et de la catchphrase de l’auteur n’est plus un secret et il le prouve encore une fois. Alors d’accord, certains jeux de mots sont un peu de trop et il y a bien quelques ficelles qui viennent casser un peu le rythme mais on pardonne ça facilement devant le final qui se construit sous nos yeux. Une histoire épique, il suffit de voir la dernière page pour s’en convaincre, qui n’oublie jamais que ce sont les personnages et ce qu’ils représentent qui sont le plus important. À cet effet chacun évolue à sa façon ici que ce soit au niveau des actions ou des mentalités, ce qui vient apporter du crédit à ce qu’ils ont vécu durant les 33 premiers numéros. Cliff Chiang, de son côté, fait ce qu’on attend de lui sans décevoir. La facilité avec laquelle il donne du caractère à ses personnages est exemplaire et la construction de ses pages d’une clarté absolue. Tout ça sans jamais trop en faire pour laisser s’exprimer l’histoire sans effets parasites.

Wonder Woman est donc, encore une fois et sans forcer, une réussite à tous les niveaux.

– n00dle

Note : 9/10

14 Commentaires

  1. “Non, non, on mets Kreisberg et Solokowski sur Green Arrow, mais le but est pas de faire un Arrow : the comics, rassurez-vous !”
    Et dire que j’avais gobé ça…

  2. Pour Superman en fait la nouvelle tonalité sur le kryptonien a débuté dans le titre Superman avec Geoff Johns. Action Comics relance cette maxime pratiquement devenue une éthique quand nous touchons à Kal-El. C’est vrai que, pour la 1e fois, ce n’est pas Lois Lane qui le dira, depuis le début elle a toujours cru en l’Espoir que représente Superman. Oui en effet une histoire touchante en tout point, le retour de Clark à Smallville, etc.

  3. Hola hola, pourrait-on éclairer ma lanterne ? Concernant cette nouvelle lantern (laule) qqn peut m’expliquer qui c’est ?
    et j’ai pas saisi la touche d’humour concernant le bras dont tu parles dans ton point sur le GL 35, qqn pour m’expliquer aussi ?

    • C’est juste que le truc du bras coupé, c’est un gimmick qui revient souvent chez DC, et d’autant plus dans Futures End, ou y a déjà du avoir 3-4 bras coupés dans l’histoire (en plus de certains numéros du mois spécial)

  4. – Action Comics. Un épilogue bien fichu où Clark Kent s’interroge sur son alter ego, la phase de doute peut-être classique mais bien mise en scène et parfaitement justifiée. Et la fin accroche bien pour donner envie de lire la suite. :-)
    – Aquaman and the other. Un numéro de transition un peu plan-plan mais qui fini quand même avec un peu d’action et de suspense. Le coup de la chambre submersible m’a fait lever les yeux de consternation. Heureusement qu’après ça on voit débouler un bon méchant qui semble là pour semer la mort et la destruction. :p
    – Batman/Superman. Le début de cet arc me plaisait plutôt bien et ce nouveau numéro confirme la chose : j’aime vraiment l’idée de départ et le traitement qui en est fait. L’inversion des personnages et le jeu avec Catwoman et Lois Lane sont bien fichu. Et ça donne quelques moments amusants, comme lorsque Lois s’énervent parce que Batman ne sait pas tout. Ça n’aura clairement aucune influence sur le reste de l’univers, ni même probablement la série en elle-même, mais je m’en fiche, je prends beaucoup de plaisir à lire ça et j’attends la suite avec envie.
    – Batman Eternal. Numéro très intéressant pour moi qui n’ai pas encore lu Batman Silence (oui, encore une lacune à combler un jour). On redescend un peu des sommets qu’on avait atteint pendant quelques numéros, mais ça reste bon, on revient un peu sur Death of the family, et le pauvre Alfred est décidément bien maltraité. Niveau graphisme, je préfère ne rien dire pour rester poli.
    – Detective Comics. J’avais un peu peur au niveau graphique et en fait ça passe très bien. Bon, faudra voir la suite pour juger le niveau global de l’intrigue, mais le démarre est bien amené et j’attends maintenant la suite avec un soupçon d’inquiétude. Du bon boulot. Je note quand même en passant que Bruce Wayne c’est un peu Detective Conan (ou Hercule Poirot) : même quand il essaie de partir en vacances, y a une merde qui lui tombe dessus. :-)
    – Grayson. Le côté “toutes les filles vont passer dans son lit” m’agace sensiblement, heureusement que le numéro contient de quoi se sustenter un peu à côté. Si l’histoire de Old Gun est assez classique, c’est toujours plaisant de voir ce type de schéma narratif quand il est bien utilisé. Et visiblement l’avenir de Grayson chez Spyral s’annonce compliqué (j’occulte le numéro Futures End).
    – Green Arrow. Aaaaah ! Pourquoi ! Mais pourquoi ! J’avais complètement oublié que la série changeait d’équipe, mais on nous le rappelle très vite. Je n’aime pas trop cette impression d’avoir passé à la trappe la majeure partie de ce que Lemire avait installé, ça peine à m’intéresser ce début d’arc. Et mes yeux pleurent Sorrentino. Les visages sont régulièrement mal foutu, les proportions des corps ce n’est pas toujours ça non plus, apparemment Diggle est sous venin, Bane à de la concurrence. Et la “belle” planche avec les crédits où Green Arrow s’apprête à tirer à l’arc, je vous met au défi de prendre la même pose, vous allez voir que vous avez des problèmes d’anatomie. Je prie pour que le niveau remonte par la suite, sinon gare aux dégâts.
    – Green Lantern. On est servi en action et ça décoiffe bien. La raclée permet de bien situer qui domine qui et ça laisse penser que les problèmes ne vont pas se résoudre en deux coups de cuillères à pot. Décidément, ce crossover démarre bien avec ces deux premiers numéros. Vivement la suite. :-)
    – Justice League 3000. Je m’amuse toujours autant avec ce truc. Les gros méchants finissent par se prendre un mur, et si c’est un peu rapide, ce n’est pas désagréable. Et je sens que la suite ne va pas être triste avec le futur ennemi de la JL, il y a moyen de s’amuser encore un moment.
    – Justice League. Toute cette affaire de Luthor intégré à la JL se suit avec plaisir. Le numéro fait le tour de pas mal de personnages sans trop se perdre en cours de route et ça se termine avec une de ses bonnes fins qui me font lâcher un “oh punaise !” d’enthousiasme.
    – Swamp Thing. On explore plus en profondeur l’un des éléments présentés dans le numéro Futures End et je trouve ça plutôt intéressant. Holland se fait un peu remettre à sa place pour son côté “non mais en fait tu sais pas tant de trucs que ça sur les royaumes et les avatars”. Et puis c’est toujours beau à regarder. J’attends de bonnes choses de la suite.
    – TN52FU. Y a quelques passages intéressants, essentiellement Terry & Plastique et la fin avec le trio qui rencontre enfin celui-dont-on-parle-depuis-un-moment. Par contre, j’avais complètement oublié Voodoo et ses copines, du coup en les voyant je me suis d’abord dit “mais c’est qui celles-là, d’où elles sortent, qu’est-ce qu’elles veulent…”, bref à force de nous coller du Cole Cash inutile pendant quinze numéros de suite, on en oublie les personnages qui n’apparaissaient plus. J’espère que tout ça va quand même finir par avoir un sens.
    – Wonder Woman. C’est rien de dire que je kiffe le boulot d’Azzarello et Chiang sur cette série et ce n’est pas ce numéro qui me fera me renier. Il en sort de partout et tout a un sens. Et une bonne petite claque supplémentaire pour la page finale. Je veux la suite !

        • Disons que j’ai du temps à perdre et que DC m’a plus attiré que Marvel pour ce qui est de m’intéresser un peu sérieusement aux super-héros. Mais Vertigo reste mon label préféré en matière de comics. :-)

          (et encore, je lis au moins autant de manga/bd que de comics et surtout plus de livres que tout le reste).

          • La lecture ce ne sera jamais du temps perdu :) (sauf peut être le livre de Trierweiler. Sûrement même). J’aimerais pouvoir prendre le temps de lire autant que toi !

          • Dans tout les cas, on te remercie de donner tes avis chaque semaine sur cette rubrique ! En plus, t’es majoritairement d’accord avec moi, donc ça c’est cool ! ahah

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