L’actualité de Ben Affleck ne se résume pas qu’aux univers de super-héros. Si le calendrier de l’acteur doit être bien rempli pour les années à venir, il trouve encore le temps de tourner avec David Fincher, dans le tout prochain Gone Girl à venir en fin d’année. C’est lors de la promotion de ce film qu’il a été interrogé (comme la tradition l’exige) sur ses autres rôles, et particulièrement sa performance en tant que Batman sous la caméra acérée de Zack Snyder, influencée ou non par le Dark Knight Returns de Frank Miller. Question fréquemment posée (tenez, encore récemment), mais à laquelle l’acteur a tout de même pris la peine de répondre, très succinctement.

Je ne veux pas trop en parler, parce que ce n’est pas vraiment l’endroit pour. Mais je pense que oui, Zack et toute l’équipe sont énormément influencés par cette histoire. C’est une oeuvre incontournable, je ne pense pas qu’une seule adaptation de cet univers n’ait pas été influencée par ce comics. Si vous êtes malins, vous volez les idées des meilleurs. C’est pourquoi en ce qui me concerne, je compte bien tout piquer à David Fincher à l’avenir !

Au cours d’une autre interview, toujours dans le cadre de sa collaboration avec le réalisateur de Fight Club, l’acteur a également parlé des acteurs de Marvel Studios, Chris Hemsworth et Chris Evans. Les incarnations live de Thor et Captain America seraient, pour l’acteur, des inspirations d’accomplissement physique pour les acteurs d’aujourd’hui.

J’ai pris du muscle, c’est vrai. Je me suis beaucoup entraîné. Tous les rôles nécessitent un peu de préparation. Le public est de plus en plus exigeant là dessus, ce n’est plus les années ’50, où on pouvait juste se contenter d’être grand et de ressembler à Burt Lancaster. A l’époque, ça allait, mais aujourd’hui, regardez les Chris Hemsworth et Chris Evans et tous ces types avec des corps incroyables, on se demande comment c’est possible.

L’acteur a aussi parlé du costume de Michael Wilkinson pour ce nouveau Batman cinématographique. Sur le ton de la blague, Affleck partage une anecdote sur le plateau de Live!

Je pense que je recevrais beaucoup d’invitations à des fêtes d’anniversaires une fois que le film sera sorti (rires). Alors je leur ai demandé « est ce que je pourrais garder le costume quand le tournage sera fini? » Ils m’ont répondu : « tu pourrais, oui, en échange de 100 000 dollars ». Là dessus, j’ai dit « ok, je me prendrais en photo avec, ça suffira ». On ne s’en rend pas compte, mais le travail de design des costumes dans ce type de films est vraiment devenu un enjeu important, des tas de designers sont impliqués, et celui qui a travaillé sur le costume a fait du super boulot.

Le film Batman V Superman poursuit actuellement son tournage dans la ville de Détroit où pas mal de choses se sont dévoilées depuis peu. La journée la plus récente a donné lieu à une mise en scène en forme d’hommage à Action Comics, une scène bien connue des lecteurs de Superman (et attention spoiler alert!) dans laquelle la foule manifeste contre le Kryptonien, scandant le fameux slogan « Earth 4 earthlings » (« la Terre aux Terriens ») devenu « Earth belongs to Humans » (« la Terre appartient aux humains »), partagée sur twitter, avec un autre cliché où l’on peut lire certains panneaux des manifestants. L’événement tourné à Détroit devrait faire écho aux conséquences de la fin de Man of Steel, et l’affrontement de Kal-El et du Général Zod, qui aurait, selon Zack Snyder, engendré 5000 victimes collatérales.

Mais si Détroit est bien la cité où Gotham City trouve ses racines dans cette nouvelle incarnation ciné, Zack Snyder devrait tout bientôt retourner à Chicago, ville choisie par le réalisateur pour représenter Metropolis (et qui avait, par le passé, servi à Christopher Nolan pour une partie de sa Gotham City) dans son premier film au sein du DCCU.

En attendant, l’heure est encore à Bruce Wayne et au costume sombre, à travers un visuel basse qualité lâché sur la toile, où l’on retrouve Ben Affleck en tenue, décidément imposant, à côté de son fidèle bolide aérodynamique. En somme, à part pour la crise de l’emploi et le taux de mortalité, on se dit qu’ils ont bien de la chance, à Détroit.