Power Girl Tome 2
Les points positifs :
  • Le dessin et la colorisation
  • L’humour et la répartie de Power Girl
  • Les petites apparitions du Dr Mid-nite… c’est chouette de le «croiser»
Les points négatifs :
  • La légèreté du récit : c’est sympa mais ce n’est pas une histoire qui marquera les esprits
  • Le potentiel méga-glauque de Satanna et compagnie
  • Beaucoup de stéréotypes

« Elle a un sacré tempérament, je te le dis. »


  • Scénario : Justin Gray et Jimmy Palmiotti Dessin : Amanda Conner – Colorisation : Paul Mounts

Le second opus des aventures de Power Girl, léger et rafraîchissant, vous arrachera certainement plus d’un sourire à la lecture. En effet, ce deuxième tome est dans la veine du premier : misant sur la vieille recette humour et coup de poings… et ça marche !

Dans ce volume, Power Girl, alias Karen Starr, doit faire face aux avances de Vartox, super-séducteur un peu relou sur les bords qui veut «s’accoupler» (je cite), avec elle pour sauver sa planète, dont les habitants ont été rendus stériles. Mais elle doit aussi affronter une seconde fois Ultra-Humanite, un scientifique rendu fou par sa peur de la mort, qui a d’abord transplanté son cerveau dans un gorille, puis, dans ce tome, dans un autre corps. Ce qui cause bien des émotions à l’héroïne. En plus de cela, l’amante d’Ultra-Humanite, la scientifique Satanna, a décidé de se venger de Power Girl et fait tout ce qui est en son pouvoir pour l’anéantir. Et c’est sans compter sur un petit malin qui a réussi à prendre Karen en photo lorsqu’elle enfile son costume de Power Girl, comme il est suggéré dans le premier volume. Heureusement, la tactique et la gentillesse de Karen l’aide à se sortir de cette situation délicate sans trop de problèmes.

Power Girl Tome 2

Ainsi, contrairement au premier tome qui rassemblait trop de petites histoires, celui-ci contient plutôt deux histoires parallèles dont les trames s’entremêlent. À nouveau, l’humour est au rendez-vous. Entre un bonhomme de neige bleu voleur et les coutumes (surtout concernant la mode) de Valeron, la planète de Vartox, qui est lui-même loufoque. Tout cela est contrebalancé par Satanna et ses sbires mi-animaux, mi-humains qui sont assez glauques. On voit pas mal Karen Starr en civil dans ce volume, et ça apporte une petite pause dans l’action qui est bien soutenue tout le long de l’histoire. Le parallèle entre sa vie d’héroïne et privée est mis en avant, avec la difficulté pour elle de concilier les deux : elle doit se rendre à la banque, qui se trouve être attaquée par les sbires de Satanna. Elle veut prendre le métro pour se rentre au travail (petit rappel : Karen a fondé une entreprise qui cherche des solutions aux problèmes globaux sur Terre), bam ! Nouvelle attaque… Mais cela fait office de bonne transition entre les phases Power Girl et les phases Karen.

Power Girl Tome 2

Autre gros point fort, du moins selon moi, Karen et Terra (jeune super-héroïne qui provient d’un peuple sous-terrain et amie de Power Girl) visitent Strata, capitale du monde souterrain, d’où Terra est originaire, à la fin du récit. Cela permet toute les fantaisies graphiques – et on sent qu’Amanda Conner s’en est donné à cœur joie – mais aussi de mettre l’accent sur l’amitié entre Karen et Terra, qui se rapprochent lors de cet épisode. Power Girl rencontre aussi les parents de Terra, ce qui rappelle à Karen à quel point sa famille lui manque. Mais, en arrivant à son entreprise, elle se rend compte qu’elle s’est entourée de personnes attentionnées et sympathiques, ce qui permet de terminer le volume sur une petite note joyeuse.

Pour ce qui est du dessin, Amanda Conner (Before Watchmen : Spectre Soyeux, Birds of Prey, Terra…) continue de faire de l’excellent travail. Son style assez cartoon, très expressif et sexy en a certainement conquis plus d’un (moi comprise) ! Associée à la colorisation lumineuse (mais parfois assez kitsch) de Paul Mounts, c’est un énorme atout de la série. Le scénario peut être parfois à la limite du crédible, le loufoque peut devenir pesant… mais le dessin relève le tout. Valeron (la planète de Vartox) et Strata sont le réceptacle de la créativité de Conner et on se régale.

Power Girl Tome 2

Bref, Power Girl tome 2 est, comme son prédécesseur, comme un coulis aux framboises sur un moelleux au chocolat noir… rafraîchissant dans le monde des super-héros où la vie est bien loin d’être rose ! On peut adhérer à l’humour et à la légèreté de l’équipe Gray-Palmiotti-Conner… ou on peut détester et trouver ça lourdingue. Mais, pour ma part, c’est une parenthèse bienvenue entre d’autres lectures plus sombres, proche du comiques bim-bang-boum! des premiers comics. Par contre, pas sûr que ça marque mon expérience de lectrice à vie… et surtout que ça marche sur le long terme. Le changement d’équipe sur la série apportera peut-être un renouveau bienvenu. L’avenir nous le dira.