[Review VF] Geoff Johns présente Superman tome 5 1
Les points positifs :
  • Le petit interlude sur Toyman
  • Bonne surprise, la Supergirl pré-New 52 est supportable !
  • Dessins, Scénario…
Les points négatifs :
  • La vulgarité excessive et inutile de Cat Grant
  • Donnez à manger à Supergirl, on voit ses côtes !

« Il y a différent types de personnes dans le monde… Ceux qui sont plus « Batman » et ceux plus « Superman »… Moi, je suis plutôt « Superman ». » – Toyman


  • Scénario : Geoff JohnsDessin : Gary Frank, Jesus Merino Couleur : Brad Anderson, Hi-Fi


Cinquième et avant dernier tome de la série « Geoff Johns présente Superman » et, je l’annonce tout de go, le meilleur jusqu’à maintenant de mon point de vue. Tout commence par un petit interlude sur Toyman qui remet avec brio de l’ordre dans le bazar des apparences dudit vilain. Ce petit intermède passé, on attaque dans le dur, Brainiac continue de traquer Superman en envoyant des sondes à travers l’univers, fatalement l’une d’elle tombe sur Terre et repère le dernier fils de Krypton. Pour éviter de mettre en danger sa planète d’adoption, il décide d’aller à sa rencontre pour l’affronter personnellement et pas par le biais d’un avatar. Mais la Terre finit par en pâtir et Metropolis par être embouteillé. Clark peut compter sur le soutien de sa cousine Supergirl qui, en tant que Kryptonienne, a un sérieux contentieux à régler avec le Coluan.

Ce tome contient sept volumes : Action Comics #865-870 et New Krypton Special #1 qui sont parus originellement en 2008.

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Geoff Johns a été pris d’une soudaine envie d’expliquer le fait que Brainiac et Toyman n’aient jamais le même visage et il en fait deux histoires. Une courte pour Toyman et une plus longue pour Brainiac. Et le pire, c’est qu’il y arrive très bien, la petite histoire sur un Toyman frustré d’être un vilain poursuivi par Batman et non Superman est géniale, sympathique est drôle. Bon, la ficelle pour expliquer ses multiples apparences est un peu grosse mais colle bien au personnage, bravo, il était temps de faire le ménage là-dedans. Pour ce qui est de Brainiac, si l’explication sur ses apparences est très similaire, encore une fois elle est crédible au regard de l’histoire du collectionneur (plutôt présenté comme un assoiffé de connaissance), mais surtout un petit événement va avoir lieu, Superman va lui faire réellement face. Une énorme baston parfaitement scénarisée et passionnante va se déclencher et si vous me permettez un petit spoil, Sup’ va même pousser le vice jusqu’à lui écraser sa tronche de grosse tête prétentieuse dans une flaque de boue (scène particulièrement jouissive). Et surtout, le tout est très équilibré entre scène d’action et scène plus réfléchie, avec même une grosse séquence émotion à la fin !

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Les dessins du chapitre Toyman sont signés Jesus Merino, avec un personnage principal mal rasé, un peu patibulaire, très réussi. Tout le reste est à l’avenant, c’est bon et même les scènes un peu glauques sont belles, bien qu’un peu édulcorées par la colorisation. Tout le reste est signé Gary Frank, ses personnages ont chacun une personnalité propre et le Superman qui prend vie sous ses crayons a des faux airs de Christopher Reeve… Mais un Christopher Reeve sous stéroïdes car le style Gary Frank est très sexualisé. Comprenez par là que les mâles sont baraqués et viril et les femmes gaulés comme des poupées gonflables, le pompon revient à Cat Grant qui est d’une vulgarité affligeante sans que cela soit plus expliqué que par « elle a perdu son fils »… Ok, ben heureusement que les gens en deuil ne s’habillent pas tous comme ça parce que les cimetières auraient des airs de mauvais film porno. Un autre petit détail qui coince un peu avec Supergirl, qui sort visiblement d’un régime ultra sévère, parce qu’elle est tellement maigre que son costume laisse apercevoir ses côtes. Mis à part ces petits détails, les dessins sont vraiment beaux. On pourrait résumer cela par Gary Frank fait du Gary Frank

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Je vais donc répéter en conclusion ce que j’ai dit en introduction, ce volume est probablement le meilleur de la collection… Pour l’instant… Une histoire béton, parfait équilibre de matière grise et de testostérone, avec des corrections aux mythes de vilains iconiques, des dessins au top, mais pas exempt de tout défaut, bref, tous les éléments d’une histoire réussie. Le prochain et dernier volume de la collection aura la dure tâche de lui faire suite tout en tentant de faire mieux.